Ali Al Tantawi
Ali Al Tantawi (en arabe علي الطنطاوي), né le à Damas et mort le à Djeddah, est un universitaire, juriste et auteur saoudien. Il est considéré comme l'une des figures majeures de la prédication islamique et de la littérature arabe du XXe siècle. Il reçoit en 1990 le Prix international roi Fayçal pour services rendus à l'Islam.
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Université de Damas (Bachelor of Laws) (jusqu'en ) Maktab Anbar |
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Umm Ayman (d) |
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Biographie
modifierAli Al Tantawi nait le à Damas. Il est originaire d'une famille de lettrés égyptiens qui a émigré à Damas à la fin du XIXe siècle. Il obtient son diplôme de droit à l'université de Damas en 1932. Il suit également des cours particuliers auprès d'éminents érudits islamiques[1].
En 1930, il fonde Al-Baath ( La Renaissance ), le premier journal islamique de Damas, qui cesse de paraître en 1932 en raison de difficultés financières. Durant les années 1930, il rejoint le Bloc national , qui militait pour l'indépendance de la Syrie vis-à -vis du mandat français par des moyens pacifiques. En 1941, Al-Tantawi devient juge civil à Damas. Après l'indépendance de la Syrie, il enseigne à l'université de Damas[2]
Dans les années 1950, Ali Al Tantawi embrasse le nationalisme arabe nassérien et soutient la République arabe unie avec la Syrie. Lorsque cette union avec l'Égypte entraîne l'interdiction des partis politiques, la persécution des dissidents et des restrictions à la liberté de la presse, Il devient l'un des principaux critiques de l'union. Il soutient ensuite le coup d'État en Syrie qui mit fin à la RAU en 1961. Après la prise de pouvoir du parti Baas en 1963, Ali Al Tantawi, comme d'autres partisans du gouvernement post-nassérien de Nazem Koudsi, est persécuté politiquement et expulsé du pays[2].
Il s'installe à La Mecque et, depuis l'Arabie saoudite, mène des activités internationales en tant que religieux islamique. Extrêmement populaire dans son pays d'adoption, il présente des programmes à la radio et à la télévision pendant un quart de siècle et touche un large public grâce à des sermons publics diffusés dans les médias[2]. Il reçoit en 1990 le Prix international roi Fayçal pour services rendus à l'Islam[3],[1]. Il meurt à Djeddah [4]
Parmi ses ouvrages les plus connus figurent Fusul Islamiya ( Les Saisons de l'Islam ), Ma'a an-Nass ( Avec le Peuple ) et Fi Sabil al-Islah ( Sur la Voie de la Réforme ). Son livre Dimashq , une histoire sociale de Damas, et ses mémoires ont connu un grand succès dans le monde arabe[2].
Œuvres
modifierParmi ses œuvres, les plus connues sont[1] :
- Connaître l'Islam (trad. Ahmed Miske), Dar Al-Manara, (lire en ligne)
- Le récit de la vie de Umar (trad. Messaoud Boudjenoun), Beyrouth, Ibn Hazm, (ISBN 978-9953819761)
- (ar) Fatawa Ali Al-Tantawi, Part 2 (ouvrage posthume), Dar Al-Manarah, .
- (ar) Fusool Ijtima’iyah (ouvrage posthume), Dar Al-Manarah, .
- (ar) Noor Wa Hidayah (ouvrage posthume), Dar Al-Manarah, .
- (ar) Fusool Fi Al-Thaqafah Wa Al-Adab (ouvrage posthume), Dar Al-Manarah, .
- (ar) Fusool Fi Al-Da’wa Wa Al-Eslah (ouvrage posthume), Dar Al-Manarah, .
- (ar) Al-Bawakir (ouvrage posthume), Dar Al-Manarah, .
Références
modifier- 1 2 3 (en) « King Faisal Prize » (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) Sami Moubayed, Steel and Silk - Men and Women who Shaped Syria 1900-2000, Cune Press, , 623 p. (ISBN 9781885942418, lire en ligne), p. 397f.
- ↑ (en) Sami Moubayed, Syria and The USA, I.B.Tauris, , 240 p. (ISBN 978-1-78076-768-0 et 978-0-7556-0859-1, lire en ligne)
- ↑ (en) Adil Salahi, « Scholar of Renown Sheikh Ali Al-Tantawi », sur Arab News,