Ali Rabeh
Ali Rabeh, né le à Poissy (France), est un homme politique franco-marocain, maire de Trappes depuis 2020 et co-coordinateur national de Génération.s de 2024 à 2025.
| Ali Rabeh | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Co-coordinateur national de Génération.s | |
| – (1 an, 6 mois et 1 jour) |
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| Avec | Hella Kribi-Romdhane |
| Élection | 28 février 2024 |
| Prédécesseur | Arash Saeidi |
| Successeur | Benjamin Lucas-Lundy |
| Maire de Trappes | |
| En fonction depuis le (4 ans, 10 mois et 23 jours) |
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| Élection | 15 octobre 2021 (partielle) |
| Réélection | 21 mars 2026 |
| Coalition | G·s-PCF-EELV/LE-LFI (2021-2026) G·s-PCF (depuis 2026) |
| Prédécesseur | Lui-même |
| – (1 an, 1 mois et 15 jours) |
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| Élection | 28 juin 2020 |
| Coalition | G·s-PCF-EELV |
| Prédécesseur | Guy Malandain |
| Successeur | Lui-même |
| 10e vice-président de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines[a] | |
| En fonction depuis le (6 ans, 1 mois et 27 jours) |
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| Élection | 11 juillet 2020 |
| Réélection | 9 avril 2026 |
| Circonscription | Trappes |
| Président | Jean-Michel Fourgous |
| Adjoint au maire de Trappes[b] | |
| – (6 ans, 2 mois et 29 jours) |
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| Élection | 30 mars 2014 |
| Maire | Guy Malandain |
| Prédécesseur | Jacques Monquaut |
| Successeur | Ayoub El Amrani |
| Conseiller municipal de Poissy | |
| – (6 ans et 8 jours) |
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| Élection | 16 mars 2008 |
| Maire | Frédérik Bernard |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Poissy (France) |
| Nationalité | Française Marocaine |
| Parti politique | PS (2006-2017) G·s (depuis 2017) |
| Syndicat | UNEF (2003-2007) |
| Diplômé de | Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines |
| Maires de Trappes | |
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Situation personnelle
modifierJeunesse
modifierAli Rabeh naît le [1] à Poissy[2], où il grandit sur la place Corneille au sein d'une famille originaire du Maroc arrivée en France à la fin des années 1960[3],[4]. Son père, originaire d'El Jadida, travaille comme ouvrier dans les usines Chrysler, puis Peugeot Poissy tandis que sa mère, femme au foyer, élève six enfants[1],[5].
Ali Rabeh possède la double nationalité franco-marocaine[6].
Formation
modifierAli Rabeh prépare une licence d'informatique à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines avant de s'orienter vers un master en carrières publiques et métiers du politique[4],[7], qu'il obtient en 2012.
Vie privée
modifierAli Rabeh est marié avec une femme bretonne travaillant dans un établissement et service d'accompagnement par le travail pour les personnes en situation de handicap[8]. Le couple est parent d'une fille née en 2022[9].
Carrière
modifierIl dit avoir participé à sa première manifestation le à Paris, pour protester contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour, qu'il qualifie rétrospectivement de « salissure sur la République »[3],[4]. Il rejoint l'UNEF l'année suivante[1],[4].
Début 2003, il milite activement contre le projet de loi du ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche Luc Ferry qui prévoit de décentraliser 100 000 postes non enseignants de l’Éducation nationale pour les affecter aux collectivités territoriales. C'est lors des mobilisations qu'il fait la connaissance de Benoît Hamon, son futur mentor, et de Mathieu Hanotin[4].
En 2006, avec d'autres cadres locaux de l'UNEF, il contribue à mobiliser l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines dans le mouvement contre le contrat première embauche pendant près de cinq mois. C'est dans le sillage de celui-ci qu'il adhère au Mouvement des jeunes socialistes afin, dit-il, de « pouvoir aborder d’autres sujets que la vie étudiante »[3]. Il en devient immédiatement le responsable départemental pour les Yvelines[4].
Le , il anime, en compagnie de Yannick Trigance et Bernard Castagnède, un débat organisé par le Parti socialiste à Rambouillet sur le thème « Quel avenir pour les jeunes aujourd'hui ? »[10].
Au terme des élections municipales de 2020, il est élu maire de la commune le .
Le , lors de la réunion d'installation du nouveau conseil de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, sous la présidence de Jean-Michel Fourgous (LR), Ali Rabeh est élu dixième vice-président délégué à l’économie sociale et solidaire[11] pour
Le , l'association de financement du parti politique national « avec Ali Rabeh » est agréée[12].
Le , lors du premier tour des élections municipales, la liste qu'il mène remporte le scrutin avec 55,61 % des voix[13].
Polémiques et accusations
modifierAccusation de fraude électorale
modifierEn , Ali Rabeh, candidat à la mairie de Trappes (Yvelines), est accusé d’irrégularités électorales après avoir distribué, par l’intermédiaire de son association Cœur de Trappes, environ 15 000 masques chirurgicaux (certains portant sa photo) pendant la pandémie de Covid-19, sans que ces dépenses soient incluses dans ses comptes de campagne[14],[15].
Dans son verdict, le tribunal administratif de Versailles, puis le Conseil d’État, ont invalidé l’élection municipale de et sanctionné Ali Rabeh au motif de « propagande électorale illégale » et de violation du code électoral. Malgré cela, lors de l’élection partielle organisée ensuite, Ali Rabeh est réélu maire en [16].
Mise en cause par Jordan Bardella
modifierLe , au lendemain de sa réélection à la tête de la mairie de Trappes, le président du parti d'extrême droite Rassemblement national publie un communiqué critique dans lequel il demande sa révocation et la mise sous tutelle de la commune[17]. Le , Jordan Bardella est mis en examen à la suite d'une plainte pour diffamation de l'intéressé visant ce passage du communiqué : « Alors que le gouvernement reste passif devant la constitution de Républiques islamiques en miniature, il est urgent d'interrompre cette conquête de nos territoires »[18].
Polémique autour du retrait de délégation d'une élue municipale
modifierEn mai 2024, une polémique éclate au sein de la majorité municipale de Trappes après qu’Ali Rabeh retire sa délégation à la conseillère municipale Dalale Belhout, alors chargée de l’insertion et de l’emploi des jeunes. Le maire justifie cette décision par des « désaccords internes » et un non-respect du fonctionnement collectif de la majorité municipale, tandis que l’élue affirme avoir été sanctionnée en raison de son engagement au sein de La France insoumise et de sa participation à la campagne des élections européennes de 2024. L’affaire prend une dimension nationale lorsque le député de la circonscription élu pour La France Insoumise,William Martinet apporte publiquement son soutien à Dalale Belhout et qualifie la décision du maire d’« inacceptable »[19]. Ali Rabeh critique alors l’intervention du député, estimant qu’il s’agit d’une « brouille inutile » avec un allié politique local[20].
Dalale Belhout siège ensuite dans l'opposition et se présente contre lui aux élections municipales de 2026[21].
Résultats électoraux
modifierVoir aussi
modifierArticles connexes
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 Rachid Laïreche, « Ali Rabeh, protections rapprochées », Libération, (consulté le )
- ↑ Amaury Brelet, « Incurie, clientélisme, communautarisme… Enquête et révélations sur le maire (déchu) de Trappes Ali Rabeh », Valeurs actuelles, (consulté le )
- 1 2 3 « Ali Rabeh, la soif de convaincre », Le Pisciacais, no 8, , p. 22 (lire en ligne [PDF])
- 1 2 3 4 5 6 Nicolas Scheffer, « Ali Rabeh: l'homme à connaître pour mieux comprendre Benoît Hamon », Slate, (consulté le )
- ↑ Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, La Communauté, Paris, Albin Michel, , 336 p. (ISBN 978-2-226-31910-4 et 2-226-31910-7, OCLC 1021288009), chap. 22 (« Bonjour ! Je m'appelle Benoît Hamon »)
- ↑ « Les jeunes loups Marocains de la politique Française », Maroc Hebdo International, (consulté le )
- ↑ Sophie Coignard, « Éducation nationale : la maison n'est pas tenue ! (2) », Le Point, (consulté le )
- ↑ Vincent Gibert, « "TPMP": Le maire de Trappes Ali Rabeh renvoie son "réel" à Jordan Bardella », sur Le HuffPost, (consulté le )
- ↑ Guillemette Faure, « Ali Rabeh, maire de Trappes : « Je n’arrive pas assez à concilier ma vie d’élu et de père » », Le Monde, (consulté le )
- ↑ « Débat sur l'avenir des jeunes Un secteur à éviter », Le Parisien, (consulté le )
- ↑ « Jean-Michel Fourgous réélu président de SQY : Ce samedi 11 juillet, les conseillers communautaires de SQY ont réélu Jean-Michel Fourgous, maire d’Élancourt, président de l’agglomération », sur saint-quentin-en-yvelines.fr
- ↑ « Où va Ali Rabeh? », sur Où va Ali Rabeh? (consulté le )
- ↑ Alexandre Marque, « Municipales 2026 à Trappes : le maire Ali Rabeh plébiscité avec « un score massif » », sur 78 actu, .
- ↑ Par Yves Fossey Le 18 décembre 2020 à 18h26, « Yvelines : le maire de Trappes épinglé pour «des manquements importants aux règles du code électoral» », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ Par Jeanne Cassard Le 2 février 2021 à 20h59, « Trappes : la justice annule le résultat des élections municipales », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ Le Conseil d'État, « Le tribunal administratif rejette le recours formé contre les élections municipales de Trappes », sur Tribunal administratif de Versailles, (consulté le )
- ↑ « Trappes : Bardella demande la mise sous tutelle de la ville et la révocation du maire », Valeurs actuelles, (consulté le )
- ↑ « Jordan Bardella mis en examen pour avoir qualifié Trappes de «République islamique» », Libération, (consulté le )
- ↑ « Le maire de Trappes retire sa délégation à une élue, le député s'en mêle », sur actu.fr, (consulté le )
- ↑ Alexis Cimolino, « Tensions politiques après le retrait de sa délégation à une élue de la majorité », sur La gazette Saint-Quentin-en-Yvelines, (consulté le )
- ↑ « Municipales 2026: Dalale Belhout lance sa campagne à Trappes, soutenue par LFI et EELV », sur BFM, (consulté le )
- ↑ Résultats dans le canton de Trappes sur le site du ministère de l'Intérieur.
- ↑ « Elections municipales et communautaires 2020 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ [PDF] Résultats de l'élection municipale partielle du 10 octobre 2021 - Trappes (Yvelines), sur interieur.gouv.fr (consulté le 5 décembre 2021)