Jean-Michel Fourgous

personnalité politique française

Jean-Michel Fourgous, né le à Montreuil (Seine-Saint-Denis), est un homme politique français, maire d'Élancourt (Yvelines).

Jean-Michel Fourgous
Illustration.
Fonctions
Président de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines

(8 ans, 5 mois et 21 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Michel Laugier
Successeur Lorrain Merckaert
Maire d'Élancourt
En fonction depuis le
(30 ans, 5 mois et 16 jours)
Élection 31 mars 1996
Réélection 11 mars 2001
9 mars 2008
23 mars 2014
15 mars 2020
20 mars 2026
Prédécesseur Alain Danet
Député français

(10 ans)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Circonscription 11e des Yvelines
Législature XIIe et XIIIe (Cinquième République)
Groupe politique UMP
Prédécesseur Guy Malandain
Successeur Benoît Hamon

(4 ans et 19 jours)
Élection 28 mars 1993
Circonscription 11e des Yvelines
Législature Xe (Cinquième République)
Groupe politique RPR
Prédécesseur Guy Malandain
Successeur Catherine Tasca
Conseiller départemental des Yvelines

(2 ans)
Circonscription Canton de Trappes
Prédécesseur Jeanine Mary
Successeur Nicolas Dainville
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Montreuil (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR, UMP puis LR
Profession Chef d'entreprise

Image illustrative de l’article Jean-Michel Fourgous
Maires d'Élancourt

Il est député (UMP) de la onzième circonscription des Yvelines entre 1993 et 1997, puis entre 2002 et 2012.

Il est président de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines de 2017 à 2026.

Carrière

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Mandats électifs

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Mandats locaux

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Mandats nationaux

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Tentatives de réélection à la députation
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Aux élections législatives de juin 2012, il est battu au second tour, par le candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon (Hamon : 55,38 %, Fourgous : 44,62 %)[9].

En 2017, pour les élections législatives, la candidate Nadia Hai, investie par La République en marche !, recueille 32,98 % des voix au premier tour, Jean-Michel Fourgous, investi par Les Républicains, arrive en deuxième position (23,09 %) et le député sortant Benoît Hamon  candidat du Parti socialiste lors de l'élection présidentielle  est éliminé (22,59 %). Lors du deuxième tour, Nadia Hai est élue députée avec 52,96 % des voix[10]. Dans l'ensemble des villes de la circonscription, Nadia Hai est en tête, sauf à Élancourt, dont le maire est Jean-Michel Fourgous[11].

Formation

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  • Ingénieur CNRS[12]
  • Docteur en psychologie, sujet : « Analyse de la méthode du questionnaire informatisé en psychopathologie », thèse de 3e cycle[13]

Travaux parlementaires

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Jean-Michel Fourgous a été membre de la commission des Finances de l'Assemblée nationale et membre de la commission chargée de l'application de l'article 26 de la Constitution[8]. Rapporteur du budget de la Défense à la commission des Finances, il exerçait entre 2002 et 2004 la fonction de rapporteur du budget de la formation professionnelle puis entre 2004 et 2007, celle de rapporteur du budget de la recherche et des nouvelles technologies.

Il est l'auteur de 11 rapports parlementaires dont un, coécrit en 2009 avec le député Olivier Dassault, sur les fonds souverains[14] et d'un autre sur la modernisation de l'école par le numérique en 2010[15].

Ancien chef d'entreprise, Jean-Michel Fourgous a créé en 2002, avec Olivier Dassault, un groupe de travail parlementaire, « Génération Entreprise », qui rassemble quelque 100 députés, issus du secteur marchand, qui veulent promouvoir en France la pédagogie de l'entreprise[16]. Il a présidé par ailleurs le groupe d’études PME à l’Assemblée nationale.

Il a proposé le rétablissement de la peine de mort pour les auteurs d'acte de terrorisme en 2004[17],[18], puis il a fait retirer sa signature sur le document le [19], ce qui explique que le document actuel ne la porte plus[20].

Apports législatifs

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Amendement « Fourgous »

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Jean-Michel Fourgous est l’auteur d’un amendement inclus dans la loi du [21] pour la confiance et la modernisation de l’économie[22].

Cet amendement permet aux épargnants de transférer une partie de leur épargne constituée de contrats d'assurance-vie monosupport en euros à capital garanti vers des contrats multisupports avec des fonds en actions (au moins 20 % de fonds risqués[23]), sans perte de l'antériorité fiscale du contrat d'origine. Ces contrats « transfèrent une partie du risque financier sur les assurés[23] » plutôt que sur les assureurs et les frais sont plus élevés[23]. Ils ne sont pas à conseiller aux épargnants qui souhaitent des placements sans risques[23].

Amendement « ISF-PME »

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Il est à l’origine d’un amendement à la loi TEPA adoptée en 2007, permettant au contribuable assujetti à l’ISF, de diminuer une partie de son impôt en investissant au capital d’une PME : c'est la réduction d'ISF pour investissement en PME. Ce dispositif permet au contribuable de réduire de 75 % son ISF, dans la limite de 50 000  en investissant dans les PME non cotées ou des holdings ISF. En 2008, cette mesure a permis à 73 249 contribuables d'injecter 660 millions d'euros dans le capital des PME[24].

Rapport sur l'école numérique

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Le Premier ministre François Fillon a confié le à Jean-Michel Fourgous une mission auprès de Luc Chatel sur la modernisation de l’école par le numérique.

Le rapport, remis le à Élancourt, préconise 12 priorités déclinées en 70 mesures. Elles concernent tout d’abord l’équipement des établissements en haut débit, la généralisation des équipements tels que les TNI et l’ENT et le passage au « bimédia » pour les manuels scolaires. Le rapport préconise ensuite la mise en place d’actions de formation des enseignants et du personnel de l’Éducation nationale, afin de favoriser l’utilisation de ces outils et la transformation de la pédagogie. Enfin, le rapport recommande la création d’une structure nationale regroupant l’État, les collectivités et les partenaires publics et privés pour donner une impulsion au développement du numérique pédagogique[15].

Actions diverses

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Il engagea au nom de sa commune, un procès en 1998 contre un de ses administrés qui avait créé un site Internet citoyen. Se fondant sur le droit de la propriété intellectuelle, il tenta d'obtenir un droit exclusif sur le toponyme « Élancourt ». La commune a été condamnée en 2000 par la cour d'appel de Versailles[25], jugement définitivement validé par une ordonnance de déchéance de la Cour de cassation de Paris en 2001[26].

En tant que maire d'Élancourt, les nouvelles technologies au service des habitants, la modernisation du service public et le développement des partenariats public/ privé sont ses principaux engagements[27]. La ville d'Élancourt propose, depuis 2008, la diffusion sur Internet des mariages, afin de permettre aux familles éloignées (ou empêchées) d'assister en direct à la cérémonie[28].

La ville d'Élancourt a obtenu le « label Marianne[29] » en 2008[27]. Le , André Santini, secrétaire d'État chargé de la Fonction publique, est venu à l'hôtel de ville d'Élancourt pour lui remettre le label Marianne, en saluant « l'engagement de tous les agents territoriaux et de la municipalité quant à la qualité de l'accueil des usagers, symbole de la modernisation de la fonction publique ».

Depuis 2013 et la mise en place de la réforme des rythmes scolaires par Vincent Peillon, Jean-Michel Fourgous est un maire actif contre le dispositif. L'élu a ainsi rassemblé autour de lui un collectif de maires contre cette réforme[30]. Au cours de l'année 2014, cela l'amène à se montrer critique vis-à-vis du nouveau ministre de l'Éducation, également celui qui l'a défait à l'élection législative de 2012 : Benoît Hamon. Cependant, cette réforme est mise en application pour la rentrée 2014 à Élancourt[31].

Somme de 100 000 € reçue en liquide

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Mediapart révèle en 2026 que Jean-Michel Fourgous, alors député, a reçu 100 000  en espèces, en 2009, en tant que fondateur et président d'une commission « Coordination des observateurs franco-africains » (Cofa), créée à l'initiative de l'avocat Marcel Ceccaldi sur une demande de son ami Guy Brice Parfait Kolélas, ancien ministre du dictateur congolais Denis Sassou-Nguesso. Cette commission Cofa a justement pour objectif de valider l'élection de Denis Sassou-Nguesso cette même année. L'élection, qui voit le dictateur l'emporter avec 78 % des voix, est boycottée par l'opposition et fait l'objet de fraudes selon les ONG, les médias internationaux et l'Union européenne, mais la Cofa et Jean-Michel Fourgous en défendent la sincérité, évoquant un « grand moment démocratique ». Auprès de Mediapart, Jean-Michel Fourgous reconnaît avoir reçu de l'argent en liquide, « exclusivement [pour] les frais liés à la mission », tandis que Marcel Ceccaldi dément avoir remis de l'argent au député[32].

Distinctions

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Ouvrages

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  • Vivre avec le nucléaire, collectif, préfacé par Louis Néel (prix Nobel de physique), Hachette Pluriel, no 8381, 1982.
  • Évaluer les hommes : recrutement, performance, motivation et climat social, avec J-M. Lambert,  éd. Liaisons sociales, Paris, 1991.
  • Mesurer et améliorer le climat social dans l'entreprise, avec B. Iturralde, Les Éditions d'Organisation, Paris, 1991.
  • Qualité de vie au travail et Performance, avec E. Daujard, Les Éditions d'Organisation, Paris, 1993.
  • Au cœur de l’entreprise : vingt grands témoins disent leur vérité, ouvrage collectif,  éd. Village mondial, 1999 (ISBN 2-84211-060-9).
  • L'Élite incompétente : comment les hauts fonctionnaires mènent la France à la faillite, avec la collaboration de Grégoire Bourgeois,  éd. l'Archipel, Paris, 2007 (ISBN 978-2-84187-931-1).

Notes et références

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  1. La liste qu'il conduit lors de l'élection municipale de mars 2008 obtient la majorité des suffrages dès le premier tour avec 57,42 % des voix, soit 5,29 points de plus que lors de l'élection de 2001, où il fut élu au premier tour.
  2. La liste qu'il conduit lors de l'élection municipale de mars 2014 obtient la majorité des suffrages dès le premier tour avec 60,19 % des voix, soit 2,77 points de plus que lors de l'élection de 2014, où il fut élu au premier tour.
  3. Le binôme Anne Capiaux/Jean-Michel Fourgous obtient la majorité au deuxième tour de l'élection départementale de mars 2015, avec 53,13 % des suffrages.
  4. Résultats, sur le site du ministère de l'intérieur.
  5. « Trappes : Jean-Michel Fourgous démissionne du conseil départemental », Le Parisien, (lire en ligne, consulté le ).
  6. Laurent Mansart, « Saint-Quentin-en-Yvelines : Jean-Michel Fourgous élu président de l’agglomération – Comme prévu, le maire (LR) d’Élancourt, candidat de la majorité de droite, succède à Michel Laugier (DVD), démissionnaire », Le Parisien, (lire en ligne, consulté le ).
  7. Véronique Beaugrand et Sébastien Birden, « Présidence de Saint-Quentin-en-Yvelines : Jean-Michel Fourgous jette l’éponge, une voie royale pour Lorrain Merckaert » Accès payant, sur leparisien.fr, Le Parisien, (consulté le ).
  8. 1 2 « Jean-Michel Fourgous », site de l'Assemblée nationale.
  9. Résultats officiels, sur le site du ministère de l'Intérieur.
  10. Yvelines (78) - 11e circonscription résultats de la circonscription au deuxième tour.
  11. Nicolas Giorgi, « Législatives. 11e circonscription : Nadia Hai (LREM) bat Jean-Michel Fourgous (LR UDI) », sur 78actu.fr, (consulté le ).
  12. Biographie sur le site des élèves de l'université Paris-Dauphine [PDF].
  13. « Trois questions à… Jean-Michel Fourgous », regardsurlenumerique.fr.
  14. Jean-Michel Fourgous, Olivier Dassault, Sortie de crise, capitalisme et fonds souverains, 2009 [PDF].
  15. 1 2 Rapport de Jean-Michel Fourgous sur l'école numérique, La documentation française [PDF].
  16. « Jean-Michel Fourgous », larevueparlementaire.fr.
  17. Assemblée nationale – Proposition de loi no 1521 du 8 avril 2004 [PDF].
  18. Assemblée nationale – Proposition de loi no 1521, version portant la signature de Jean-Michel Fourgous.
  19. Assemblée nationale, session ordinaire 2006 – 2007, 23 janvier 2007 – « Addition et retraits de signatures » [PDF] (milieu de la page 16).
  20. Assemblée nationale – Proposition de loi no 1521, version sans la signature de Jean-Michel Fourgous.
  21. « L'amendement Fourgous : cap vers les contrats d'assurance-vie multi-supports », sur le site symetia.fr, consulté le 10 juin 2012.
  22. Loi pour la confiance et la modernisation de l'économie no 2005-842 du 26 juillet 2005 (Journal officiel du 27 juillet 2005, p. 12 160) [PDF], sur le site media.apce.com, consulté le 10 juin 2012.
  23. 1 2 3 4 Frédéric Giquel, « Votre Argent – Les dérapages des transferts Fourgous », sur votreargent.lexpress.fr, L'Express, .
  24. Anne-Sophie Lasserre, « L'ISF touche plus de monde… mais rapporte moins », L'Express, 23 février 2009, sur le site lexpress.fr.
  25. Cour d'appel de Versailles, Loïc Lofficial c/ Mairie d'Élancourt, référé, 29 mars 2000.
  26. Cour de cassation, Marie d'Élancourt /c Loïc Lofficial, 1er février 2001.
  27. 1 2 « Innovation et E-démocratie », site officiel de la ville d'Élancourt, consulté le 10 juin 2012.
  28. « Mariage en ligne – Votre mariage en direct sur le web », site officiel de la ville d'Élancourt, consulté le 10 juin 2012.
  29. Label Marianne, site de l'AFNOR, consulté le 10 jun 2012.
  30. « 55 maires n'appliqueront pas la réforme des rythmes scolaires », sur tempsreel.nouvelobs.com, Le Nouvel Observateur, (consulté le ).
  31. Élancourt magazine, journal municipal no 194, septembre 2014, p. 13.
  32. Antton Rouget, « Le maire d’Élancourt, le Congo et les 100 000 euros en cash », Mediapart, (lire en ligne, consulté le ).
  33. Décret du 15 janvier 2025 portant promotion et nomination dans l'ordre national du Mérite.

Liens externes

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