Ali al-Zaïdi
Ali al-Zaïdi (en arabe : علي الزيدي), né en 1986 à Dhi Qar, est un homme d'affaires et homme d'État irakien, Premier ministre depuis le .
| Ali al-Zaïdi (ar) علي الزيدي | ||
Ali al-Zaïdi en 2026. | ||
| Fonctions | ||
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| Premier ministre d'Irak | ||
| En fonction depuis le (4 mois et 8 jours) |
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| Président | Nizar Amidi | |
| Gouvernement | Zaïdi | |
| Législature | 6e | |
| Coalition | Cadre de coordination - TAK - Alliance Azem - PDK - UPK - Mouvement Babylone | |
| Prédécesseur | Mohammed Chia al-Soudani | |
| Biographie | ||
| Nom de naissance | Ali Faleh Kazim al-Zaïdi | |
| Date de naissance | ||
| Nationalité | irakienne | |
| Parti politique | indépendant | |
| Résidence | Palais républicain (en) | |
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| Premiers ministres d'Irak | ||
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Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierNé en 1985 à Bagdad[1], Ali al-Zaïdi appartient à une famille d'entrepreneurs connue en Irak : il est le frère du député Diaa al-Zaidi, propriétaire de la banque islamique Al Janoob (ar)[2], ainsi que de Hassan al-Zaidi, directeur de la Dijlah Media Foundation.
Ali al-Zaïdi est titulaire d'une licence de droit, ainsi que d'une licence et d'un master en banque et finance[3].
Carrière professionnelle
modifierAli al-Zaïdi est banquier et homme d'affaires[4], précédemment président du conseil d'administration de la banque islamique Al Janoob, qui a été sanctionnée par la banque centrale d'Irak[1] à la demande des États-Unis, qui la soupçonnait d'effectuer des transactions avec des proxy iraniens cherchant à contourner les sanctions américaines[5].
Par ailleurs, il est le propriétaire de la National Holding Company, un conglomérat fondé en 2017 et qui opère dans plusieurs secteurs comme celui de l'agriculture, de l'immobilier, de la banque, de la logistique, des énergies renouvelables, de l'éducation — présidant notamment le conseil d'administration de l'université Shaab —, et de la santé — où il est président du conseil d'administration de l'institut médical Ishtar —[1].
En tant qu'homme d'affaires, il a d'abord développé sa fortune avec des bureaux de change, avant de s’étendre dans le secteur bancaire, la grande distribution et les médias. Il est notamment propriétaire de la chaîne de télévision Al-Dijla[6].
Premier ministre d'Irak
modifierDésigné Premier ministre d'Irak par le Cadre de coordination — qui dispose d'une majorité parlementaire de 185 sièges[1] — suite aux élections législatives de 2025, et après le retrait des candidatures du Premier ministre sortant Mohammed Chia al-Soudani et de celle de l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki — dont la désignation a été rejetée par le président américain Donald Trump —, il est, le , officiellement chargé de former un gouvernement par le président de la République Nizar Amidi[4]. Bassem al-Badri (ar), jugé trop proche de Nouri al-Maliki, était un temps pressenti pour le poste de Premier ministre[1].
Disposant de trente jours pour former un gouvernement, il devient, à 40 ans, le plus jeune Premier ministre de l'histoire du pays[4]. Sa nomination est saluée par les États-Unis[7], al-Zaïdi étant félicité par le président américain Donald Trump[8]. Selon The Wall Street Journal, ce soutien américain a pour but de réduire l'influence iranienne en Irak[5]. Bien que l'Irak soit formellement un pays souverain les États-Unis possèdent d'importants instruments de pression à son encontre, tant grâce à la menace militaire que sur le plan économique ; la gestion des recettes pétrolières irakiennes est en effet assurée par la Federal Reserve Bank de New York depuis l'invasion américaine de 2003 et leur transfert à l'Irak peut être suspendue à tout moment[6].
Al-Zaïdi présente la moitié des membres du gouvernement au Parlement le [9]. Il est assermenté après avoir obtenu la confiance de la législature[10],[11]. Conformément à son programme gouvernemental et aux demandes américaines, il s'engage à « limit[er] le contrôle des armes à l'État », ce qui implique la démobilisation des milices chiites[12]. Cette initiative serait soutenue, au moins en partie, par cinq milices chiites, dont les Brigades de la paix et les Asaïb Ahl al-Haq, mais rejetée par le Mouvement al-Noujaba, les Kataeb Hezbollah et les Brigades Sayyed al-Chouhada (en)[13].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 (en) Mohammad Mansour, « Who is Ali al-Zaidi, the businessman named as Iraq’s PM-designate? », sur Al Jazeera (consulté le ).
- ↑ (ar) « معاقب أميركيًا ومتهم مع شقيقه بـ"ابتزاز العمال" انتخابيًا.. من هو مرشح رئاسة الوزراء علي الزيدي؟ » [« Sanctionné par les États-Unis et accusé avec son frère d'« extorsion de fonds » dans un contexte électoral… Qui est Ali al-Zaïdi, candidat au poste de Premier ministre ? »], sur Ultra Iraq, (consulté le ).
- ↑ (ar) « الإطار التنسيقي في العراق يرشح علي الزيدي لرئاسة الحكومة » [« Le Cadre de coordination en Irak propose Ali al-Zaïdi au poste de Premier ministre »], sur Amad Media, (consulté le ).
- 1 2 3 « Irak : le président nomme l’homme d’affaires Ali Al-Zaidi premier ministre », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
- 1 2 (en) David S. Cloud, « The U.S. Tied His Bank to Iran Proxies. Now He’s Trump’s Choice to Run Iraq. », sur The Wall Street Journal, .
- 1 2 Hélène Sallon, « En Irak, Ali Al-Zaidi, une figure de compromis appréciée de Donald Trump, prend la tête du gouvernement », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ (en) « US welcomes Iraqi PM-designate Ali al-Zaidi’s nomination », sur The New Region, (consulté le ).
- ↑ « «C’est le début d’un nouveau chapitre extraordinaire entre nos deux nations» : Donald Trump félicite le nouveau premier ministre irakien désigné », sur Le Figaro.fr, Le Figaro, (ISSN 0182-5852, consulté le ).
- ↑ (en) Sinan Mahmoud, « Iraqi parliament to vote on new government after months of political wrangling », The National, (consulté le ).
- ↑ (en) « Iraqi parliament approves partial government led by PM Zaidi », Reuters, .
- ↑ i24NEWS, « Irak : Le Nouveau Premier Ministre Investi Avec Un Gouvernement Partiel - i24NEWS », sur www.i24news.tv (consulté le ).
- ↑ « Irak : le nouveau premier ministre veut que l'État ait le monopole des armes », sur Le Figaro.fr, Le Figaro, (ISSN 0182-5852, consulté le ).
- ↑ (ar) Hamza al-Mustafa, « الصدر يمهل جناحه العسكري أسبوعاً للاندماج في الحكومة » [« Al-Sadr accorde à sa branche militaire une semaine pour s'intégrer au gouvernement »], Asharq al-Awsat, (consulté le )