Alice Biró

architecte suisse (1923-2018)

Alice Biró, née le à Győr (Hongrie) et morte le , est une architecte suisse établie dans le quartier de Gockhausen à Dübendorf, près de Zurich en Suisse.

Alice Biró
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Biographie

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Alice Biró naît Alice Aescher le à Győr, dans le nord-ouest de la Hongrie, d’où était originaire sa mère[1]. Le physicien Edgar Ascher (de) est son frère aîné[1]. Elle passe son enfance à Zagreb[1].

Sa famille doit fuir en à la suite de l’attaque de la Yougoslavie par l’Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale[1]. Elle se rend à Ljubljana en Slovénie où elle termine ses études gymnasiales[1]. Mais avant d’obtenir sa maturité, elle doit émigrer en Italie, puis en Suisse en 1943[1]. C’est alors qu’elle décide d’entreprendre des études d’architecture à l’École polytechnique universitaire de Lausanne (EPUL), sous la direction de Jean Tschumi[1]. Alice Biró compte parmi les premières femmes diplômées de l'EPUL[1].

Les échanges entre son professeur Sigfried Giedion et Alvar Aalto permettent à Alice Biró, tout comme une trentaine d’autres jeunes bâtisseurs suisses, de se rendre en Finlande[1]. Elle y effectuera un stage de six ans,bénéficiant de l’enseignement d'Aalto[1]

De retour en Suisse, à Zurich, Alice Biró travaille d’abord dans le bureau de Carl Lippert et Arnold von Waldkirch puis, jusqu'à sa retraite en 1984, collabore avec Eduard Neuenschwander (de)[1].

En 1953, elle épouse Janos Biró, ingénieur diplômé de l’École polytechnique fédérale de Zurich[1].

Alice Biró obtient en 1979 thèse de doctorat en Lettres[2], sous la direction de Robert Zett, sur le langage de l'architecture russe du XVIIIe siècle[3].

Elle est membre de la Société d'ingénieurs et d'architectes depuis 1958[1].

Elle décède le [4].

Constructions

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L’influence d’Alvar Aalto est visible dans deux de ses constructions: sa propre maison, qu’elle édifie en 1965 à Gockhausen, et le nouveau bâtiment de la Kantonsschule Rämibühl (de) à Zurich, élevé en 1959-1964 sur les plans d’Eduard Neuenschwander (de), Rudolf Brennenstuhl, Dieter Kohler, Brian Thurston et Alice Biro[1].

Publications

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  • (de) Alice Biró, Russische Baufachsprache des 18. Jahrhunderts : Dolžnost’ architekturnoj ekspedicii, Peter Lang, coll. « Slavica Helvetica » (no 20), , 365 p. (ISBN 978-3-261-04978-0).
  • (de) Alice Biró, Die Pflichten des Architekturamts : Ein russisches Baureglement des 18. Jahrhunderts, Peter Lang, coll. « Slavica Helvetica » (no 27), , 336 p. (ISBN 3-261-03803-9)[5].
  • (de) Alice Biró, « Alvar Aalto – Vanha Chefi. Erinnerungsbilder », Bulletin Alvar Aalto Gesellschaft, no 4,‎ .
  • Alice Biró, Toujours en charrette, Gockhausen, .

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Gaëlle Favre, « Alice Biro (-Ascher), une femme architecte zurichoise formée en Suisse romande », Revue vaudoise de généalogie de d’histoire des familles, vol. Trajectoires d’architectes vaudois. Douze carrières de constructeurs des XIXe et XXe siècles,‎ , p. 177-195 (ISSN 2296-7087, lire en ligne).
  2. ↑ (de) Alice Biró, Russische Baufachsprache des 18. Jahrhunderts : Dolžnost’ architekturnoj ekspedicii, Peter Lang, coll. « Slavica Helvetica » (no 20), , 365 p. (ISBN 978-3-261-04978-0)
  3. ↑ (de) Hanno-Walter Kruft, « Baupolizei in St. Petersburg », Neue Zürcher Zeitung,‎ , p. 39 (lire en ligne)
  4. ↑ « Gedenkseite von Alice Biró » (consulté le )
  5. ↑ (de) Hans Martin Gubler, « Bauorganisation im 18. Jahrhundert », Neue Zürcher Zeitung,‎ , p. 19 et 20 (lire en ligne)

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Gaëlle Favre, Alice Biro, femme architecte au XXe siècle, mémoire de maîtrise Université de Lausanne, Faculté des Lettres, 2012.
  • Gaëlle Favre, « Alice Biro (-Ascher), une femme architecte zurichoise formée en Suisse romande », Revue vaudoise de généalogie de d’histoire des familles, vol. Trajectoires d’architectes vaudois. Douze carrières de constructeurs des XIXe et XXe siècles,‎ , p. 177-195 (ISSN 2296-7087).

Liens externes

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