Alice Keppel

aristocrate anglaise

Alice Frederica Keppel, née Alice Frederica Edmonstone, le à Strathblane (Écosse, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande) et morte le près de Florence (Toscane, Italie), est une aristocrate britannique.

Alice Keppel
Alice Keppel vers 1900.
Biographie
Naissance
Décès
(à 79 ans)
Près de Florence (Italie)
Sépulture
Nom de naissance
Alice Frederica Edmonstone
Surnom
Freddie
Nationalités
Activités
Famille
Arrière-grand-mère maternelle de Camilla Parker Bowles
Père
William Edmonstone (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Mary Edmonstone (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Parentèle
Camilla Parker Bowles (arrière-petite-fille)Voir et modifier les données sur Wikidata

Elle est connue pour être la maîtresse d'Edward VII et l'arrière-grand-mère de Camilla Parker Bowles[1].

Biographie

modifier

Jeunesse

modifier

Elle naît Alice Frederica Edmonstone, fille de sir William Edmonstone, 4e baronnet Edmonstone, amiral à la retraite de la Royal Navy, et de Mary Elizabeth Edmonstone, née Parsons, à Woolwich Dockyard. Elle grandit à Dunthreat Castle, en Écosse[1].

Son grand-père est gouverneur des îles Ioniennes[2]. Elle a un frère et sept sœurs aînés[3].

Mariage

modifier

Le , elle épouse George Keppel (1865–1947), fils de William Keppel, 7e comte d'Albemarle[4].

Liaisons

modifier
Alice Keppel dans les années 1890.

En 1898, elle rencontre le prince de Galles, futur Édouard VII, alors âgé de 56 ans et de vingt-sept ans son ainé. Elle devient une de ses maîtresses.

Le mari d'Alice ne s'opposant pas à cette relation, Édouard VII rend régulièrement visite à Alice. Le couple bénéficie des faveurs du roi, par l'octroi d'actions dans des fabriques de caoutchouc, de dotations, et de promotions dans l'armée pour George Keppel, sous le commandement de Sir Thomas Lipton[1].

D'après Christopher Wilson, qui a publié d'importants travaux sur l'arrière-petite-fille d'Alice Keppel, Camilla Parker Bowles : « Alice Keppel a été d'une aide extraordinaire pour Édouard VII, plus que son épouse la reine Alexandra n'aurait pu le faire »[5].

Selon leur entourage, Alice est la seule à le comprendre et à l’apaiser[6].

Après la mort d'Édouard VII

modifier

À la mort d'Edward VII en , la reine veuve n'intègre pas Alice Keppel et sa famille à la cour[1]. Alice se retire à Ceylan pendant deux ans[7].

Par la suite, après avoir entendu qu'Édouard VIII était sur le point de renoncer au trône pour épouser Wallis Simpson, Alice Keppel fait remarquer que « les choses étaient bien mieux faites à mon époque »  Things were done much better in my day »)[8].

Postérité

modifier
Alice Keppel avec sa fille Violet.

En , la poste britannique sort un timbre-poste représentant Alice Keppel accompagnée de sa fille Violet, alors enfant[9].

Notes et références

modifier
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Alice Keppel » (voir la liste des auteurs).

Références

modifier
  1. 1 2 3 4 (en-US) « Who is Alice Keppel? Camilla's Ancestor was Mistress to King Edward VII », sur Town & Country, (consulté le )
  2. « Lieut.-Col. John Whitehill Parsons, British Resident at Zakyntos, Greece : Genealogics », sur www.genealogics.org (consulté le )
  3. Souhami 1996, p. 17.
  4. « Alice Keppel, arrière-grand-mère de la reine Camilla et maîtresse du roi Edward VII », sur parismatch.com, (consulté le )
  5. (en-GB) « Camilla's inherited role as royal mistress », news.bbc.co.uk, (lire en ligne, consulté le )
  6. Pierrick Geais, « Récit : Édouard VII, la reine Alexandra et Alice Keppel, le triangle amoureux qui bouscula la bonne société britannique », sur Vanity Fair, (consulté le )
  7. Régine, « Portrait : Alice Keppel – Noblesse & Royautés », (consulté le )
  8. Souhami 1996.
  9. (en) « 1st - Alice Keppel with her Daughter (Alice Hughes), 1995 - Great Britain - Stamp - 15955 », sur www.allnumis.com (consulté le )

Voir aussi

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

modifier
  • Don't look Round by Violet Trefusis, Hutchinson, Londres, 1952.
  • Edwardian Daughter, Sonia Keppel, first edition Great Britain by Hamish Hamilton Ltd. 1958.
  • Violet Trefusis, a biography, Philippe Julian et John Phillips, A Harvest/HBI Book, 1976.
  • Violet Trefusis, a solitary woman, Henrietta Sharpe, Constable. Londres, 1981.
  • The last Edwardians by John Phillips & Peter Quenell & Lorna Sage, The Boston Atheneum, Boston, 1985.
  • Mrs. Keppel and her daughter, Diana Souhami, Flamingo, 1996.
  • Diana Souhami, Mrs Keppel and her daughter, New York : St. Martin's Griffin, (ISBN 978-0-312-19517-5, lire en ligne)
  • Diana Souhami, Mrs Keppel and Her Daughter, Londres, HarperCollins, (ISBN 0-312-19517-6)

Liens externes

modifier