Alleutier
À l'époque féodale, un alleutier était soit le propriétaire d'une terre noble ne dépendant que du roi, soit un paysan libre ne dépendant d'aucun seigneur hormis le roi. Il possédait sa propre terre dite alleu ou franc-alleu.
Du fait des pressions seigneuriales beaucoup durent néanmoins se placer sous la protection d'un seigneur voisin. Dans le cas de paysans, ces terres devenaient dès lors des tenures soumises au cens et aux autres droits seigneuriaux[1]. Dans le cas d'une terre noble, l'alleu devenait un fief[2].
Concrètement, entrer en dépendance pouvait permettre à un seigneur d'entrer ou de se maintenir dans la noblesse ou à un paysan propriétaire d'accéder à la chevalerie[3]. De son côté, le seigneur ou le suzerain plaçait son vassal sous sa protection et devait contribuer à lui assurer la jouissance paisible de son bénéfice ou de sa terre. Ces termes étaient jurés lors de la cérémonie de l'hommage[2].
Notes et références
modifier- ↑ Cnrtl-ortholang, articles Alleu et Alleutier.
- 1 2 Florian Mazel, Nouvelle histoire du Moyen âge, Seuil, coll. « L'univers historique », (ISBN 978-2-02-146035-3), p. 257
- ↑ Michel Colardelle et Éric Verdel, Chevaliers paysans de l'an Mil : au lac de Paladru, Grenoble, Musée dauphinois, Errance, , 119 p.