Alocasia brisbanensis
Alocasia brisbanensis est une espèce de plantes à fleurs, de la famille des Aracées. Son aire de répartition naturelle se situe en Australie, du nord et de l'est du Queensland jusqu'à l'est de la Nouvelle-Galles du Sud. Ce sont des sous-arbrisseaux ou des arbustes qui poussent principalement dans le biome tropical à saison sèche.
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Embranchement | Tracheophyta |
| Classe | Liliopsida |
| Ordre | Alismatales |
| Famille | Araceae |
| Genre | Alocasia |
Description
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Alocasia brisbanensis a de très grandes feuilles en forme de pelle, veinées, sur de longs pétioles charnus, brun violacé à vert, longs de 1,1 m. La plante atteint une hauteur de 1,5 m à 1,8 m. Les feuilles sont sagittées à ovalo-sagittées, d'environ 70 cm de long et 60 cm de large. Elles sont d'un vert brillant, glabres. Les lobes du revers ont des pointes aiguës à rectangulaires, marginalement arrondies[1]. Des « points d'huile » étirés sont visibles le long des nervures des feuilles[2]. Les nouvelles pousses se développent simultanément avec l'inflorescence, sans période de repos. La tige est couchée à dressée, 13 cm de diamètre, disposée dans les restes bruns des bases foliaires fanées[1].
Inflorescence
modifierLe pédoncule est à peu près aussi long que les pétioles. La spathe mesure environ 25 cm de long, confinée sur environ un tiers de la longueur à partir de la base, et est pointue au bout et ouverte sur un côté. Le limbe est ovale à lancéolé, en forme de cuillère (rarement tordu), généralement vert, et se fane. Le spadice est légèrement plus court que la spathe, décroissant, et est extrêmement parfumé. Les fleurs mâles sont généralement droites avec jusqu'à 40 anthères consolidées[3]. Il y a un pic de floraison distinct en décembre et janvier, bien qu'il y ait des collectes de floraison et de fructification tous les mois, sauf en hiver[1]. Le pollen est blanc ou translucide, et le stigma est trilobé[2]. Les fleurs parfumées d'été sont de couleur crème verdâtre Les fruits ovoïdes, de 8 à 15 mm de long, rouges, avec un péricarpe rose ou rouge, apparaissent après la floraison.r Les fruits s'ouvrent en longueur à maturité[1] Les graines sont une ou deux par fruit, d'environ 6-7 mm de long. L'embryon mesure environ 5 mm de long[2]. L'ovaire est vert pâle, et la zone femelle contient 120 pistil[1].
Les fruits sont consommés par les caciques de Lewin, les paradisier du régent, les dindons de brousse, les dragons d'eau de l'est et les riflebirds de Victoria[2],[1].
Répartition et habitat
modifierAlocasia brisbanensis est originaire des forêts tropicales de l'est de l'Australie. Le nom commun "cunjevoi" dérive de la langue Bundjalung du nord de la Nouvelle-Galles du Sud[4].

On le trouve aux marges des forêts tropicales, subtropicales et tempérées chaudes à basse altitude, et comme plante herbacée de sous-étage dans des zones humides, ombragées à partiellement ombragées, telles que les ruisseaux et les zones humides[5]. Il prospère dans les sols pléiotropiques, le long des cours d'eau et sur les sols forestiers humides, tels que les forêts de chênes des marais côtiers[1].
En Nouvelle-Galles du Sud, il se trouve principalement dans les zones côtières et les zones perturbées, au nord du district de Illawarra, vers l'intérieur jusqu'à Dorrigo et le haut fleuve Clarence[3]. Son adaptation à l'altitude va du niveau de la mer jusqu'à 1 000 m[2].
Culture
modifierElle est cultivée comme plante d'intérieur et plante de jardin, notamment pour ses grandes feuilles à l'apparence exotique et ses fleurs parfumées. Elle prospère en plein soleil lorsqu'elle est cultivée à l'intérieur, bien que le soleil de l'après-midi puisse décolorer les feuilles. Dans le jardin, elle se comporte bien à l'ombre partielle, bien que, étant une plante tropicale, elle puisse être sensible au froid ou aux conditions sèches et nécessite des niveaux élevés d'humidité pour s'épanouir. En hiver, la plante traverse une période de dormance. La plante bénéficie d'un engrais pendant la saison de croissance pour sa nutrition. Les cochenilles farineuses, les acariens rouges et les pucerons sont des parasites qui affectent couramment la plante[6].
Chimie
modifierLa plante est toxique, et le contact avec la sève peut entraîner une irritation de la peau et des yeux en raison de la présence de cristaux en forme d'aiguilles de oxalate de calcium[7]. L'ingestion de toute partie de la plante provoque une douleur immédiate, une sensation de brûlure et un gonflement des lèvres, de la langue et de la bouche. Un petit nombre d'enfants sont morts à la suite de l'ingestion de parties de la plante[7].
Un pourcentage de personnes croit que les pétioles ou tiges fraîchement coupés de la plante agiront comme un antidote contre la piqûre de l'arbre urticant, soulageant la douleur due à la brûlure[7].
Galerie
modifierSystématique
modifierLe nom correct complet (avec auteur) de ce taxon est Alocasia brisbanensis (F.M.Bailey) Domin[8]. Le basionyme de ce taxon est : Alocasia macrorrhizos brisbanensis F.M.Bailey[8]
Alocasia brisbanensis est communément dénommé cunjevoi, elephant ear, native lily ou spoon lily.
Alocasia brisbanensis a pour synonymes[8] :
- Alocasia macrorhizus var. brisbanensis F.M.Bailey
- Alocasia macrorrhizos var. brisbanensis F.M.Bailey
Liens externes
modifier- (en) Catalogue of Life : Alocasia brisbanensis (F.M.Bailey) Domin (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Alocasia brisbanensis (F.M.Bailey) Domin (consulté le )
- (en) IPNI : Alocasia brisbanensis (F.M. Bailey) Domin, 1915 (consulté le )
- (en) IRMNG : Alocasia brisbanensis (F.M.Bailey) Domin (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Alocasia brisbanensis (F.M. Bailey) Domin (consulté le )
- (en) NCBI : Alocasia brisbanensis (taxons inclus) (consulté le )
- (en) POWO : Alocasia brisbanensis (F.M. Bailey) Domin, 1915 (consulté le )
- (en) Tropicos : Alocasia brisbanensis (F.M. Bailey) Domin (+ liste sous-taxons) (consulté le )
- (en) World Flora Online : Alocasia brisbanensis (F.M.Bailey) Domin (+WFO Plant List) (consulté le )
- View a map of historical sightings of this species at the Australasian Virtual Herbarium
- View observations of this species on iNaturalist
- View images of this species on Flickriver
- « Alocasia brisbanensis », sur Australian Plant Name Index (APNI), Centre for Plant Biodiversity Research, Australian Government (consulté le )
- « Alocasia brisbanensis (F.M.Bailey) Domin », sur Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew (consulté le )
- John Wrigley et Murray Fagg, Australian Native Plants, Kew, Victoria, Reed Books, , 4e éd. (ISBN 0-7301-0493-1)
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Alocasia brisbanensis » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 6 7 ALOCASIA BRISBANENSIS Aroidpedia. Retrieved 9 October 2025
- 1 2 3 4 5 « Alocasia brisbanensis », sur Australian Tropical Rainforest Plants, Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO) (consulté le )
- 1 2 A. Hay, « Alocasia brisbanensis (F.M.Bailey) Domin », sur PlantNET, (consulté le )
- ↑ « Aboriginal words in English », sur State Library of Queensland, (consulté le )
- ↑ Focus on Flora: Cunjevoi - Alocasia brisbanensis Forest Heart ecoNursery. Retrieved 9 October 2025.
- ↑ Alocasia Brisbanensis – Cunjevoi Elephant Ear – Plant Care Tips The Jungle Collective Nursery. Retrieved 9 October 2025.
- 1 2 3 « Cunjevoi (Alocasia brisbanensis) », sur Children's Health Queensland, Queensland Government (consulté le )
- 1 2 3 GBIF Secretariat. GBIF Backbone Taxonomy. Checklist dataset https://doi.org/10.15468/39omei accessed via GBIF.org, consulté le .