Aloys Werner
Aloys Werner, né le à Chêne-Bougeries (originaire de Genève) et mort le , est un neurochirurgien, professeur de médecine et personnalité politique suisse.
| Aloys Werner | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseiller d'État genevois | |
| – | |
| Président | André Chavanne |
| Département | Prévoyance sociale et santé publique |
| Prédécesseur | Willy Donzé |
| Successeur | Christian Grobet |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Chêne-Bougeries (canton de Genève) |
| Date de décès | (à 92 ans) |
| Lieu de décès | Genève |
| Nationalité | suisse |
| Parti politique | Indépendant |
| Diplômé de | Université de Genève |
| Profession | Neurochirurgien |
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|
Il contribue au développement de la neurochirurgie à Genève et exerce comme professeur à la faculté de médecine de l'Université de Genève. Élu au Conseil d'État du canton de Genève en 1981, en qualité d'indépendant, il dirige le département de la prévoyance sociale et de la santé publique pendant quelques mois.
Biographie
modifierOrigines et formation
modifierFils du juriste, homme politique et humanitaire Georges Werner[1] et de Berthe Alice née Flournoy, fille du psychologue Théodore Flournoy[2], Aloys Werner naît le à Chêne-Bougeries, dans le canton de Genève[1]. Il est originaire de la ville de Genève[1]. La journaliste et féministe Émilie Gourd est sa belle-tante[3].
Il entreprend des études de médecine à Genève et Rome entre 1934 et 1941 puis se spécialise en neurochirurgie entre 1945 et 1949[1].
Parcours professionnel
modifierAloys Werner participe au développement de la neurochirurgie hospitalière à Genève avec la création d'une unité spécialisée en 1956, après celles de Zurich, Bâle et Berne mais avant celle de Lausanne[4].
Membre fondateur en 1954 de la Société suisse de neurochirurgie, qu'il préside de 1962 à 1964, son activité s'accompagne d'un engagement dans l'enseignement universitaire : il sert comme professeur de neurochirurgie à l'Université de Genève (1971-1986), où il dispense notamment un enseignement de diagnostic neurochirurgical[5], et comme directeur du département de chirurgie de l'hôpital cantonal à partir de 1976[6],[1]. Il dirige aussi l'université du troisième âge de 1986 à 1994[1].
Parcours politique
modifierCraignant l'étatisation du système de santé genevois, il se porte candidat comme indépendant au Conseil d'État lors d'une élection complémentaire en 1980[7]. Élu aux dépens du socialiste Christian Grobet, il succède à Willy Donzé à la tête du département de la prévoyance sociale et de la santé publique[7].
Son passage au gouvernement est de courte durée car il n'est pas réélu lors du renouvellement du gouvernement en 1981[7].
Mort
modifierAloys Werner meurt le à Genève[1], à l'âge de 92 ans.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 Hansjörg Roth, « Aloys Werner » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
- ↑ Yann Decorzant, « Georges Werner » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
- ↑ Hansjörg Roth, « Charles Werner » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
- ↑ (en) Martin N. Stienen, Carlo Serra, Lennart H. Stieglitz, Niklaus Krayenbühl, Oliver Bozinov et Luca Regli, « UniversitätsSpital Zürich: 80 years of neurosurgical patient care in Switzerland », Acta Neurochirurgica (de), vol. 160, no 1, , p. 3-22 (ISSN 0001-6268, DOI 10.1007/s00701-017-3357-z).
- ↑ Programme des cours de l'université de Genève, année académique 1971-72, Genève, Imprimerie Reggiani, , 226 p. (lire en ligne), p. 60.
- ↑ « Werner, Aloys », sur Base de données des élites suisses (consulté le ).
- 1 2 3 Virginie Stucki, Antipsychiatrie et droit des patient∙es : mouvements contestataires et crise institutionnelle à Genève (1972-1989), Genève, Georg éditeur, , 413 p. (ISBN 978-2825713655, lire en ligne [PDF]), p. 102 et 222.
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- « A. Werner, professeur ordinaire en neurosciences cliniques, université de Genève, 1985 », sur phototheque.unige.ch, Université de Genève (consulté le ).