Alphonse de Vismes

écrivain français

Alphonse-Marie-Denis de Vismes (ou Devismes), dit Saint-Alphonse, est un auteur dramatique et librettiste français, fermier général, né en à Paris où il est mort le .

Alphonse-Marie-Denis Devismes de Saint-Alphonse
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Période d'activité
Fratrie

Biographie

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Famille

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Alphonse Denis de Vismes de Saint-Alphonse est le fils de Pierre Martin de Vismes (1711-1777), directeur des gabelles des Trois-Évêchés et domaines de France-Comté et Alsace, lecteur de cabinet du prince de Condé, et de Marie-Louise Legendre, sa seconde épouse. Il est le frère de Joseph Jacques Martin de Vismes (1741-1795), d'Anne-Pierre-Jacques de Vismes du Valgay (1745-1819) homme de lettres, éphémère directeur de l'Opéra de Paris, et d'Adélaïde-Suzanne de Vismes (1759-1835) épouse en premières noces du fermier général Jean-Benjamin de Laborde, lui-même librettiste, chorégraphe et compositeur, né en , condamné à mort comme nombre de ses confrères fermiers généraux et guillotiné à Paris le [1].

Sans information sur un éventuel mariage, on sait seulement qu'Alphonse de Vismes aurait souhaité épouser Adélaïde Prévost, salonnière, devenue Madame de la Briche en . Celle-ci dit de lui « qu'il avait infiniment d'esprit, [mais] qu'il n'a qu'une place de finance peu considérable, aucun bien acquis, aucune existence ni par sa famille, ni par sa naissance. »[2].

Activités professionnelles

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Au début de sa vie active il est officier d'artillerie. Il devient directeur des fermes, fermier général du comté de Sarrebruck de à , puis fermier général du bail Mager en -1791. Il est enfin nommé adjoint auprès des cinq commissaires chargés de la liquidation des Fermes générales unies supprimées le [3].

Implication dans l'art lyrique

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Il profite de l'arrivée de son frère à la tête de l'Opéra en [4] pour y faire jouer des œuvres auxquelles il a fortement contribué.

En effet, comme librettiste, il donne à l’Académie royale de musique Les Trois Âges de la Musique, musique de Grétry (1778)[5], remanie Amadis de Gaule, opéra en trois actes de Philippe Quinault sur une musique de Jean-Chrétien Bach (1779)[6], L’Heureuse Réconciliation (1785), Rosanie (1780) et Eugénie et Linval, ou le Mauvais Fils (1798).

L'ami des lettres et des arts

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À la mort de son père en il reprend la charge de lecteur de cabinet du prince de Condé, titre qui accompagne sa citation comme souscripteur des Tableaux topographiques, pittoresques, ... politiques littéraires de la Suisse, ouvrage en 2 volumes publié en sous la direction de son beau-frère Jean-Benjamin de la Borde[7]. Il est membre de l’Académie de Dijon.

Ami de Vivant Denon, il accepte en 1786 d'accueillir provisoirement dans son appartement une importante collection de près de 500 vases étrusques collectés à Herculanum et Pompéi par Denon qui souhaite les déposer au musée du Louvre. Du fait des longs délais d'aménagement du musée, Denon libère le logement de Saint-Alphonse en faisant transporter les caisses de vases à la Manufacture de Sèvres[8]. On peut comprendre l'impatience de Saint-Alphonse, locataire d'un appartement de seulement quatre pièces avec cuisine, situé à l'entresol d'une maison qui jouxte l'entrée du couvent des Feuillants, rue Saint-Honoré. Après sa mort, tout le contenu de l'appartement est vendu aux enchères en , y compris son importante bibliothèque dont la dispersion nécessite plusieurs jours de vacations[9].

Il fait bâtir à Passy une folie, dont le parc aurait pu inspirer Watteau. Il y fit ériger un théâtre où l'on dut jouer Marivaux et Beaumarchais.[réf. nécessaire]

Notes et références

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  1. Dictionnaire de Juilly, p. 158.
  2. Pierre de Zurich, Une femme heureuse, Madame de La Briche (1755-1844). Sa famille, son salon, le château du Marais, Paris, E. de Boccard, , XIV+588, p. 51.
  3. Dictionnaire de Juilly, Id.
  4. Louis Petit de Bachaumont, Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la république des lettres en France depuis 1762 jusqu'à nos jours, t. 10, Londres, J. Adamson, , 430 p. (BNF bpt6k6336759n, lire en ligne), p. 298.
  5. Louis Petit de Bachaumont, Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la république des lettres en France depuis 1762 jusqu'à nos jours, t. 11, Londres, J. Adamson, 1780-1789, 238 p. (BNF bpt6k65317496, lire en ligne), p. 205.
  6. Nérée Désarbres, Deux siècles à l'Opéra (1669-1868), Paris, E. Dentu, , 297 p. (BNF bpt6k5774520b, lire en ligne), p. 189.
  7. Consulter en ligne sur Gallica.
  8. Édouard Garnier, « Le musée et les collections de la Manufacture de Sèvres », Revue des arts décoratifs, Paris, t. IX, , p. 143 (BNF bpt6k5651670v, lire en ligne).
  9. Dictionnaire Saint-Honoré, p. 539.

Bibliographie

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  • Étienne Broglin, Dictionnaire biographique sur les pensionnaires de l'académie royale de Juilly, t. II, Paris, Centre Roland Mousnier, , 2436 p. (BNF 35967363, lire en ligne).
  • Ferdinand Hoefer, « Alphonse-Marie-Denis de Vismes », Nouvelle Biographie générale, t. 46, Paris, Firmin-Didot, 1866, p. 301.
  • Dominique Waquet, Dictionnaire des habitants, occupants, propriétaires et lieux remarquables de la rue et du cloître Saint-Honoré pendant la Révolution et l'Empire, Paris, Dominique Waquet/Société d'études robespierristes, , 607 p. (lire en ligne), p. 538-539.

Liens externes

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