Amélie Suard

salonnière et femme de lettres

Amélie Suard, née Panckoucke le à Lille et morte le à Paris 2e, est une femme de lettres et salonnière française.

Amélie Suard
Miniature d’Amélie Suard à 50 ans au château de Talcy.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marie Amélie PanckouckeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Fratrie
Conjoint

Biographie

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Sœur de l’éditeur Charles-Joseph Panckoucke, Amélie Panckoucke épousa l’homme de lettres Jean-Baptiste-Antoine Suard le .

Elle a correspondu avec Condorcet avec lequel elle était très liée et auquel elle a même donné des conseils de cœur de 1771 à 1773. Visiteuse de Ferney, elle fut également en correspondance avec Voltaire. Elle tenait, le mardi et le samedi, un salon littéraire, qui fut fréquenté par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, l’abbé Guillaume-Thomas Raynal, l’abbé André Morellet, François de Pange, Pierre Daunou, les frères André Chénier et Marie-Joseph Chénier, les deux Trudaine, Vittorio Alfieri, Jeanne-Marie Leprince de Beaumont et Nicolas de Condorcet, et qui avait grande influence sur les nominations à l’Académie française, à commencer par celle de son mari, titulaire du fauteuil 26.

Elle consacre un legs à une pension Suard remise par l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon et de Franche-Comté.

Jugements

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« Il est vraiment fâcheux que l’académie française ne soit pas ouverte aux femmes ; car, pour en être, Mme Suard aurait eu des titres au moins aussi importants que ceux de son mari[1]. »

— Charles Du Rozoir

Publications

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Bibliographie

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  • Jules Bertaut, Égéries du XVIIIe siècle : madame Suard, madame Delille, madame Helvétius, madame Diderot, mademoiselle Quinault, Paris, Plon, , 4e éd., 257 p., in-16 (OCLC 1336222406, lire en ligne).

Notes et références

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  1. ↑ Charles Du Rozoir, « Suard (Jean-Baptiste-Antoine) », dans Dictionnaire de la conversation et de la lecture, t. 50 Ste-Ten., Paris, Belin-Mandar, , 493 p. (OCLC 165954348, lire en ligne), p. 58.

Liens externes

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