Amiens Métropole

intercommunalité française de la Somme
(Redirigé depuis Amiens métropole)

La communauté d’agglomération Amiens Métropole est une communauté d'agglomération française, située dans le département de la Somme et la région Hauts-de-France.

Communauté d’agglomération Amiens Métropole
Blason de Communauté d’agglomération Amiens Métropole
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Forme Communauté d'agglomération
Siège Amiens
Communes 39
Président Frédéric Fauvet (PS)
Budget Recettes : 225,44 millions € Dépenses : 209,25 millions  (2018[1])
Date de création
No SIREN 248000531
Démographie
Population 182 854 hab. (2022)
Densité 524 hab./km2
Géographie
Superficie 348,70 km2
Localisation
Localisation de Communauté d’agglomération Amiens Métropole
Localisation dans la Somme en 2018.
Liens
Site web https://www.amiens.fr
Fiche Banatic Données en ligne
Données INSEE Dossier en ligne

Malgré sa dénomination, cette structure intercommunale ne constitue pas une métropole au sens de la réforme des collectivités territoriales françaises et de l’acte III de la décentralisation.

Historique

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En 1991 est créé le Syndicat intercommunal d'étude et de programmation amiénois (Siepa) afin de réaliser les études de révision du schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme (SDAU) de 1980. Le Siepa est l’origine du district du Grand Amiens, créé en 1994 avec 18 communes[2].

Conformément à la loi relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale (loi Chevènement du ), celui-ci se transforme en 2000 en communauté d'agglomération[3],[4] sous l’impulsion de Gilles de Robien, alors maire d’Amiens[2], et devient Amiens Métropole, à laquelle adhèrent immédiatement Allonville et Bertangles. L’intercommunalité regroupe alors les 20 communes de l’ancien district.

Dès l’origine, la communauté d’agglomération exerce un grand nombre de compétences : les compétences obligatoires pour toutes les communautés d’agglomération : développement économique, habitat, aménagement (dont les transports) et politique de la ville, mais également l’ensemble des compétences optionnelles prévues par la loi[5] : voirie, assainissement, eau, environnement, équipements culturels et sportifs. Elle assume également d’importantes compétences facultatives : collecte des déchets ménagers, politique de formation, création et gestion d’un crématorium, développement des technologies de l’information et de mission locale[2]. Pour cela, l’intercommunalité se constitue en 2007 comme employeur de la quasi-totalité du personnel municipal d’Amiens, la ville lui remboursant le montant des charges assumées dans son intérêt[6],[7].

Neuf communes ont demandé en 2017 leur intégration dans Amiens Métropole, et le conseil communautaire d’Amiens Métropole a émis un avis favorable le (Pour 51, Contre 23 et 15 abstentions)[8].

La commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) du a donné un avis défavorable à l'adhésion des communes de Rainneville, Coisy et Fréchencourt, qui ont donc vocation à rester dans la communauté de communes du Territoire Nord Picardie, et un avis favorable à l'adhésion des 6 autres communes (Cardonnette, Ferrières, Querrieu, Seux, Saint-Vaast-en-Chaussée, Vaux-en-Amiénois)[9],[10],[11], qui intègrent Amiens Métropole au [12].

Territoire communautaire

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Géographie

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La communauté d’agglomération Amiens Métropole regroupe 39 communes membres pour une population de plus de 180 000 habitants dont près de 75 % sont domiciliés dans la ville centre, Amiens, ancienne capitale régionale de Picardie

Cette intercommunalité qui s'étend sur une superficie de 348,73 km² est néanmoins est loin de regrouper l’ensemble des communes de l’aire d'attraction d'Amiens, qui regroupe 369 communes et 354 368 habitants en 2023.

Carte de l'aire d'attraction d'Amiens.
  • Commune-centre
  • Commune du pôle principal
  • Commune de la couronne
  • Depuis sa création, le territoire administré par Amiens Métropole s'est étendu à plusieurs reprises :

    • Territoire à sa création le  : communes d'|Amiens, Blangy-Tronville, Boves, Cagny, Camon, Dreuil-lès-Amiens, Dury, Glisy, Longueau, Pont-de-Metz, Poulainville, Rivery, Sains-en-Amiénois, Saint-Fuscien, Saleux, Salouël, Saveuse, Vers-sur-Selle
    • adhésions 2000 : Allonville, Bertangles,
    • adhésion 2003 : Thézy-Glimont
    • adhésions 2004 : Bovelles, Clairy-Saulchoix, Creuse, Guignemicourt, Pissy, Revelles,
    • adhésions 2007 : Estrées-sur-Noye, Grattepanche, Hébécourt, Remiencourt, Rumigny, Saint-Sauflieu,
    • Extensions 2018 :

    La commune de Coisy a manifesté sa volonté de rejoindre Amiens Métropole mais la communauté de communes du Territoire Nord Picardie s'oppose à son départ[13].

    Selon le rapport de la chambre régionale des comptes des Hauts-de-France de 2024, « le territoire d’Amiens Métropole se distingue par une population plus jeune que celle du département de la Somme et de la région Hauts-de-France. Les ménages habitant dans le périmètre de la communauté d’agglomération se caractérisent par une part légèrement supérieure de foyers assujettis à l’impôt sur le revenu (47,7 %, contre respectivement 45,2 % et 45 % pour le département et la région).
    Le taux d’activité (67,2 %) est en revanche inférieur au reste du département (71,8 %) et de la région (71,9 %). S’agissant du taux de chômage au sens de l’INSEE, Amiens Métropole connaît une situation plus dégradée que dans le reste du département (17,3 % contre 14,9 %).
    S’agissant de la commune d’Amiens, ces deux indicateurs se révèlent encore plus défavorables (taux d’activité de 65,2 % et taux de chômage de 20,1 %).
    Par ailleurs, selon les données présentées par l’observatoire fiscal d’Amiens Métropole à l’occasion de l’élaboration du pacte financier et fiscal 2022-2026, le territoire de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) se révèle très hétérogène quant au revenu moyen par habitant[14]
     ».

    Composition

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    En 2025, la communauté d'agglomération est composée des 39 communes suivantes[4] :

    Liste des communes de l'intercommunalité
    Nom Code
    Insee
    Gentilé Superficie
    (km2)
    Population
    (dernière pop. de réf.)
    Densité
    (hab./km2)
    Amiens
    (siège)
    80021 Amiénois 49,76 136 449 (2023) 2 742
    Allonville 80020 Allonvillois 10,37 778 (2023) 75
    Bertangles 80092 Bertanglois 8,57 815 (2023) 95
    Blangy-Tronville 80107 Blangeois 12,44 613 (2023) 49
    Bovelles 80130 Bovellois 6,87 425 (2023) 62
    Boves 80131 Bovois 25,37 3 234 (2023) 127
    Cagny 80160 Cagnisiens 5,29 1 191 (2023) 225
    Camon 80164 Camonois 12,9 4 359 (2023) 338
    Cardonnette 80173 Cardonnettois 5,46 513 (2023) 94
    Clairy-Saulchoix 80198 6,52 376 (2023) 58
    Creuse 80225 5,02 186 (2023) 37
    Dreuil-lès-Amiens 80256 Dreuillois 3,18 1 576 (2023) 496
    Dury 80261 Duriens 10,99 1 441 (2023) 131
    Estrées-sur-Noye 80291 Estrésiens 5,96 287 (2023) 48
    Ferrières 80305 Ferriérols 3,47 496 (2023) 143
    Glisy 80379 Gliséins 5,55 791 (2023) 143
    Grattepanche 80387 Grattepanchois 6,43 321 (2023) 50
    Guignemicourt 80399 Guignemicourtois 4,48 386 (2023) 86
    Hébécourt 80424 Hébécourtois 5,04 576 (2023) 114
    Longueau 80489 Longacoissiens 3,42 5 680 (2023) 1 661
    Pissy 80626 Pisséens 6,63 284 (2023) 43
    Pont-de-Metz 80632 Messipontins 7,69 2 425 (2023) 315
    Poulainville 80639 Poulainvillois 12,6 1 335 (2023) 106
    Querrieu 80650 Querrorivains 10,03 626 (2023) 62
    Remiencourt 80668 Remiencourtois 4,82 164 (2023) 34
    Revelles 80670 Revellois 14,41 530 (2023) 37
    Rivery 80674 Riverains 6,37 3 636 (2023) 571
    Rumigny 80690 Ruminois 7,83 613 (2023) 78
    Sains-en-Amiénois 80696 Sainois 9,92 1 187 (2023) 120
    Saint-Fuscien 80702 9,92 1 409 (2023) 142
    Saint-Sauflieu 80717 Sessoliens 7,76 976 (2023) 126
    Saint-Vaast-en-Chaussée 80722 4,72 504 (2023) 107
    Saleux 80724 Saleusiens 8,02 2 739 (2023) 342
    Salouël 80725 Salouasiens 4,28 4 179 (2023) 976
    Saveuse 80730 Saveusiens 3,99 1 096 (2023) 275
    Seux 80735 Seuxois 3,53 162 (2023) 46
    Thézy-Glimont 80752 Thézy-Glimontois 6,76 661 (2023) 98
    Vaux-en-Amiénois 80782 Valois 11,18 444 (2023) 40
    Vers-sur-Selle 80791 11,18 929 (2023) 83

    Démographie

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    Évolution démographique du territoire communautaire
    tel qu'existant au
    1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2022
    147 709166 910171 097173 866178 385178 861178 053179 958182 854
    Les données présentées sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie en vigueur au .
    (Source : INSEE Recensement de la population 2022[15])

    Administration

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    Le siège de la communauté d’agglomération est en l’hôtel de ville d’Amiens[4].

    La communauté d'agglomération est administrée par son conseil communautaire, composé pour la mandature 2026-2032 de 96 conseillers municipaux représentant chacune des communes et répartis en fonction de leur population  mais sans que la commune la plus importante puisse détenir plus de la moitié des sièges  de la manière suivante[16] :
    - 48 délégués pour Amiens ;
    - 4 délégués pour Longueau ;
    - 3 délégués pour Camon et Salouel ;
    - 2 délégués pour Boves, Rivery et Saleux ;
    - 1 délégué ou son suppléant pour les autres communes.

    À la suite des élections municipales de 2026 dans la Somme et le retour à gauche d'Amiens[17], et alors que la droite regroupée autour de la maire de Dury Anne Pinon avait tenté de réunir autour d'elle les élus d'opposition d'Amiens et les maires ruraux de l'agglomération[18], le conseil communautaire renouvelé a élu le son nouveau président, Frédéric Fauvet, PS, maire d’Amiens, par une voix d'avance sur Anne Pinon[19], ainsi que ses 14 vice-présidents, qui sont[20] :

    1. Anne Pinon (maire de Dury) – délégation : chargée de l’intelligence des territoires et des ruralité
    2. Léon Deffontaines (adjoint au maire d’Amiens) – délégation : chargé de l’industrie et la recherche
    3. Pierre Savreux (conseiller municipal d’Amiens) – délégation : chargé des patrimoines
    4. Laurent Accart (2e adjoint au maire de Camon) – délégation : chargé des mobilités, des voiries et du secteur nord
    5. Bernard Bocquillon (maire de Rivery) – délégation : chargé du sport
    6. Assia Nouaour (conseillère municipale d’Amiens) – délégation : chargée des politiques de la ville et de la cohésion sociale
    7. Thomas Lhermitte (conseiller municipal d’Amiens) – délégation : chargé de l’enseignement supérieur et de l’innovation étudiante
    8. Eric Capron (maire de Creuse) – délégation : chargé du Plan Climat Air Énergie et présidence de la commission Finances.
    9. Eric Maquet (Adjoint au maire de Longueau) – délégation : chargé de la protection et de la gestion de la ressource en eau
    10. Loïc Bulant (maire de Pont-de-Metz) – délégation : chargé de l’agriculture et du secteur ouest
    11. Maxime Gignon (adjoint au maire d’Amiens) – délégation : chargé des ressources humaines et de l'administration générale
    12. Louise Boyard (conseiller municipal d’Amiens) – délégation : chargée du tourisme
    13. Marylène Brare (Maire de Boves) – délégation : chargée des déchets, de la gestion des risques et des zones humides
    14. Logan Brague (conseiller municipal d’Amiens) – délégation : chargé de la transition écologique et énergétique

    D'autre part, les conseillers métropolitains délégués nommés sont :

    1. Karl Tourais, (conseiller municipal délégué d’Amiens) – Conseiller métropolitain délégué à la culture
    2. Franck Darragon, (maire d’Salouël) – Conseiller métropolitain délégué au secteur sud
    3. Pascal Tonnelier, (maire d’Remiencourt) – Conseiller métropolitain délégué à l’alimentation durable
    4. Omar Labtani, (maire d’Thézy-Glimont) – Conseiller métropolitain délégué au secteur est
    5. Daniel Desmaret, (maire d’Ferrières) – Conseiller métropolitain délégué aux mobilités rurales et à l’accessibilité
    6. Dominique Hesdin, (maire d’Hébécourt) – Conseiller métropolitain délégué aux programmes et fonds européens
    7. Félix Bodoulé Sosso, (conseiller municipal délégué d’Amiens) – Conseiller métropolitain délégué aux finances et à l’évaluation
    8. Zoé Desbureaux, (conseillère municipale d’Amiens) – Conseillère métropolitaine déléguée à la rénovation urbaine et à l’habitat
    9. Benoît Carpentier, (conseiller municipal d’Amiens) – Conseiller métropolitain délégué au projet et au pacte métropolitain

    Ensemble, ils constituent le bureau d’Amiens Métropole pour la mandature 2026/2032.

    Celui-ci est donc composé de[20] :

    • sept vice-présidents proposés par Frédéric Fauvet : Logan Brague (Les Écologistes), Maxime Gignon, Assia Nouaour, Loïc Bulant (maire de Pont-de-Metz), Bernard Bocquillon (maire de Rivery), Camon (maire-adjoint de Camon), Laurent Accart et Léon Deffontaines ;
    • six vice-présidents proposés par Anne Pinon : Marylène Brare (maire de Boves), Louise Boyard (colistière de Hubert Jenlis aux municipales à Amiens), Eric Maquet (maire-adjoint de Longueau et vice-président 2020-2026 chargé de la gestion de l’eau), Eric Capron (maire de Creuse), Thomas Lhermitte (UDI, maire-adjoint 2020-2026 d'Amiens) et Pierre Savreux (vice-président 2020-2026 à la culture).

    Liste des présidents

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    Liste des présidents successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1994 2008 Gilles de Robien UDF Agent général d'assurance
    Maire d’Amiens (1989 → 2002 et 2007 → 2008)
    Ministre (2002 → 2007)
    Député de la Somme (2e circ.) (1986 → 2002)
    Conseiller régional de Picardie (1992 → 1998)
    2008 avril 2014 Gilles Demailly PS Enseignant-chercheur
    Président de l’Université de Picardie (2001 → 2006)
    Maire d’Amiens(2008[21] → 2014[22])
    avril 2014 avril 2026[23] Alain Gest[24],[25] LR[26] Enseignant
    Maire-adjoint d’Amiens (2014 → 2026)
    Député de la Somme) (6e puis 4e circ.) (1993 → 1997 et 2012 → 2017)
    avril 2026[20] 2032 Frédéric Fauvet PS Délégué général d'une organisation professionnelle
    Maire d'Amiens (depuis 2026)
    Conseiller départemental d'Amiens-2 (depuis 2021).

    Organisation administrative

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    La communauté a adopté une structure administrative très inhabituelle, puisque c’est la même administration qui gère la Commune d’Amiens et la Communauté d’agglomération Amiens Métropole. Les élus en attendent plus d’efficacité en évitant les doublons administratifs, mais l’on peut craindre que cela ne soit ressenti comme une forme d’annexion par Amiens des bourgs et villages de la Communauté[6].

    Compétences

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    Amiens Métropole exerce les compétences qui lui ont été transférées par les communes membres dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales. Il s'agit de :

    Production, distribution d'énergie

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    • Soutien aux actions de maîtrise de la demande d'énergie (MDE)

    Environnement et cadre de vie

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    • Eau (Traitement, Adduction, Distribution)[27]
    • Assainissement collectif
    • Assainissement non collectif
    • Collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés[28]
    • Lutte contre les nuisances sonores
    • Lutte contre la pollution de l'air
    • Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI)
    • Autres actions environnementales

    Services funéraires

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    • Création, gestion et extension des crématoriums et sites cinéraires

    Sanitaires et social

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    • Action sociale

    Politique de la ville / Prévention de la délinquance

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    Étouvie, quartier prioritaire de la politique de la ville.
    • Élaboration du diagnostic du territoire et définition des orientations du contrat de ville ; animation et coordination des dispositifs contractuels de développement urbain dans les quartiers prioritaires, de développement local et d'insertion économique et sociale ainsi que des dispositifs locaux de prévention de la délinquance ; programmes d'actions définis dans le contrat de ville

    Développement et aménagement économique

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    • Actions de développement économique ; création, aménagement, entretien et gestion de zones d'activité industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique, portuaire ou aéroportuaire ; politique locale du commerce et soutien aux activités commerciales[29]

    Développement et aménagement social et culturel

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    • Construction, aménagement, entretien et gestion d'équipements culturels et sportifs
    • Programme de soutien et d'aides aux établissements d'enseignement supérieur et de recherche et aux programmes de recherche
    • Activités culturelles ou socioculturelles
    • Activités sportives

    Aménagement de l'espace

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    • Schéma de cohérence territoriale (SCOT)
    • Schéma de secteur
    • Création et réalisation de zone d'aménagement concertée (ZAC)
    • Constitution de réserves foncières
    • Organisation de la mobilité, au sens des articles L.1231-1 et suivants du code des transports
    • Transport scolaire
    • Création, aménagement, entretien de la voirie
    • Parcs de stationnement

    Développement touristique

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    • Promotion du tourisme dont la création d'offices de tourisme

    Logement et habitat

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    • Programme local de l'habitat
    • Politique du logement non social
    • Politique du logement social
    • Action et aide financière en faveur du logement social
    • Action en faveur du logement des personnes défavorisées
    • Amélioration du parc immobilier bâti
    • Droit de préemption urbain (DPU) pour la mise en œuvre de la politique communautaire d'équilibre social de l'habitat
    • Actions de réhabilitation et résorption de l'habitat insalubre

    Diverses

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    • Aménagement, entretien et gestion des aires d'accueil des gens du voyage

    Régime fiscal et budget

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    L'intercommunalité est un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre.

    Amiens métropole, comme toutes les communautés d’agglomération, est financé par la fiscalité professionnelle unique (FPU), qui a succédé a la Taxe professionnelle unique (TPU), et qui assure une péréquation fiscale entre les communes regroupant de nombreuses entreprises et les communes résidentielles[4].

    Elle perçoit également la taxe d'enlèvement des ordures ménagères[4].

    Amiens métropole ne reverse pas de dotation de solidarité communautaire[30] (DSC) à ses communes membres[4].

    L'intercommunalité a perçu de l'État en 2025 une dotation globale de fonctionnement qui s'est élevée à 19 523 672 €, soit 103 €/habitant[4].

    Réalisations et projets

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    Conformément aux dispositions légales, une communauté d'agglomération a pour objet d'associer « au sein d'un espace de solidarité, en vue d'élaborer et conduire ensemble un projet commun de développement urbain et d'aménagement de leur territoire[31] ».

    Réalisations

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    Enseignement

    En 2017, la communauté d'agglomération gère 82 écoles qui accueillent 10 500 enfants scolarisés en maternelle et élémentaire[32].

    Projets

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    Transports publics

    Amiens métropole est l’autorité organisatrice de la mobilité sur son territoire, et, à ce titre, est l’autorité concédante des transports en commun d'Amiens, connus sous la marque Amétis. Lors de mandature 2014-2020 a été élaboré le projet du tramway d'Amiens[33]. Celui-ci fut l’un des sujets des polémiques électorales des municipales de 2014, et la nouvelle équipe élue a, conformément à son programme, abandonné ce projet[34],[35] au profit du développement de trois lignes de bus à haut niveau de service (BHNS), dont la première phase pourrait être mise en service début 2019[36]. La métropole mène une concertation en 2015-2016 sur ce projet, dénommé Projet Ametis 2.0[37],[38].

    Si la communauté d'agglomération gère l'aérodrome d'Amiens - Glisy, celui-ci n'a plus d'activité douanière, et Amiens Métropole a décidé d'intégrer en 2018 le syndicat mixte de l’aéroport Albert-Picardie, qui gère l'aéroport Albert-Picardie, désormais le seul terrain douanier de la Somme pour les pilotes étrangers. Amiens métropole continue néanmoins à financer Amiens - Glisy, dont l'activité activité loisirs se développe avec de la voltige ou du parachutisme, à hauteur de 250 000 € par an, pour un budget global de 450 000 euros[39].

    Équipements sportifs

    Amiens Métropole gère 250 sites sportifs hébergeant 300 clubs, 35 000 licenciés sur 72 disciplines, ainsi que l'accueil des scolaires. Elle a approuvé un projet sportif et un plan pluriannuel d’investissements, sur cinq ans (2015-2020) afin de rénover le Coliseum, le Nautilus (qui rouvre en ) et le stade de la Licorne (dont les travaux évalués à 10 millions d'euros devraient s'achever en 2018), et de construire un nouveau centre nautique en remplacement de celui de Vallerey. Ce plan prévoit également la réalisation de travaux sur de nombreux autres équipements[32].

    Équipements culturels

    Amiens Métropole prévoit d'investir en 2018 pour rénover et étendre le Musée de Picardie à hauteur de 6,5 millions d'euros[40].

    Notes et références

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    1. Budget 2018-Amiens Métropole
    2. 1 2 3 Fabien Dorémus, « Politique locale: le vrai pouvoir d’Amiens métropole », Médiapart, édition Le Télescope d’Amiens, (lire en ligne).
    3. Délibération du conseil de district du 29 décembre 1999 et arrêté préfectoral du 30 décembre 1999.
    4. 1 2 3 4 5 6 7 « CA Amiens Métropole », Fiche signbalétique BANATIC, Ministère de l'intérieur - DGCL, (consulté le ).
    5. Article L. 5216-5 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance.
    6. 1 2 « Gestion unifiée du personnel », Les institutions, Ville d’Amiens et Amiens métropole (consulté le ).
    7. Rapport d’activité 2012, document mentionné en liens externes, p. 7.
    8. Bakhti Zouad, « De nouvelles communes dans Amiens Métropole ? : Neuf nouvelles communes pourraient bientôt intégrer la métropole », Le Courrier Picard, (lire en ligne).
    9. « Procès-verbal de la séance du 29 septembre 2017 de la formation restreinte de la commission départementale de la coopération intercommunale » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le ).
    10. Benoît Delespierre, « Divorces, mariages forcés et frustrations : La décision du préfet d’autoriser certaines communes et pas d’autres à changer d’intercommunalité passe mal par endroits. Tour d’horizon », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ).
    11. « Procès-verbal du Conseil de la communauté d'agglomération du 9 novembre 2017 » [PDF], sur amiens.fr (consulté le ), p. 6-7.
    12. « Arrêté préfectoral du 12 décembre 2017 portant extension du périmètre de la communauté d'agglomération Amiens Métropole aux communes de Cardonnette, Querrieu, Saint-Vast-en-Chaussée, Vaux-en-Amiénois, Ferrières et Seux à compter du  », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2017-086, , p. 120-122 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
    13. Benoit Delespierre, « Coisy n’a pas son bon de sortie vers Amiens-Métropole » Accès payant, sur courrier-picard.fr, (consulté le ).
    14. Rapport d'observations définitives de la Chambre régionale des comptes, document mentionné en Liens externes, 2024, p. 9.
    15. INSEE, Recensement de la population 2022, Document mentionné en liens externes, tableau POP T1.
    16. « Arrêté préfectoral du 10 octobre 2025 constatant la représentativité du conseil communautaire de la communauté d'agglomération Amiens Métropole à compter du prochain renouvellement général des conseils municipaux en mars 2026 » [PDF], Actions de l'État > Collectivités Locales > Intercommunalité > Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) > Arrondissement d'Amiens, sur https://www.somme.gouv.fr/ (consulté le ).
    17. Bakhti Zouad, « Maire d’Amiens et président de la Métropole, comment les candidats se positionnent », Le Courrier picard, (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « À moins de 100 jours des élections municipales, la question d’une décorrélation des deux fonctions se pose chez les principaux candidats déclarés au moment où une lettre ouverte des maires de l’agglomération circule. Décryptage ».
    18. Térézinha Dias, « Élection du président d’Amiens métropole : la droite tente un coup politique », Le Courrier picard, (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « Qui succédera à Alain Gest (LR) à la tête d’Amiens Métropole ? En coulisses, la droite, qui fait bloc autour de la maire de Dury Anne Pinon (LR), négocie le soutien des maires face à Frédéric Fauvet (PS), maire d’Amiens. La droite amiénoise veut-elle prendre sa revanche ? ».
    19. Inès Messaï, Corentine Sellie, « Le maire d'Amiens élu de justesse au conseil communautaire : "on sera obligés d'être plus convaincants que prévu" », France 3 Hauts-de-France, (lire en ligne, consulté le ) « Le 7 avril au soir, une seule voix a permis au maire d'Amiens, Frédéric Fauvet (PS), d'être élu président de la métropole. Il y a eu un moment de flottement après le dépouillement, on a aussi dû recompter les voix, mais ce scrutin serré s'est soldé par 48 voix pour le maire d'Amiens contre 47 pour son adversaire Anne Pinon (LR), la maire de Dury ».
    20. 1 2 3 Christophe Berger, « La division jusqu’au bout de la nuit au conseil d’Amiens Métropole », Le Courrier picard, (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « Le maire d’Amiens, Frédéric Fauvet (PS) a été élu à une voix près à la présidence d’Amiens Métropole face à Anne Pinon (LR), maire de Dury qui réussit malgré tout à rafler la moitié des postes de vice-présidents ».
    21. « Gilles Demailly (PS) arrache Amiens à Robien : Le socialiste, président de l’université de Picardie, a mis fin à 19 ans de règne de l’ex-UDF Gilles de Robien à la tête de la ville », Le Parisien, (lire en ligne).
    22. Bakhti Zouad, « Gilles Demailly ne briguera pas un second mandat », Le Courrier picard, (lire en ligne).
    23. « Président d’Amiens Métropole, Alain Gest (LR) quittera la vie politique à l’issue de son mandat en mars 2026 », Le Courrier picard, (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « Le président d’Amiens Métropole, Alain Gest (LR), a annoncé, vendredi 9 janvier, sa décision de se retirer de la vie politique à l’issue de son mandat en mars 2026. Il ne se représentera pas aux prochaines Municipales mais entend apporter un soutien (négocié) au maire sortant, Hubert de Jenlis (divers centre), qui ne s’est pas encore déclaré ».
    24. Réélu pour le mandat 2020-2026 : Bakhti Zouad, « Le nouveau Conseil d’Amiens Métropole entre renouvellement et continuité », Le Courrier picard, (lire en ligne).
    25. Alexandre Boudard, « Alain Gest, président d’Amiens Métropole : « 330 millions d’euros seront investis en cinq ans » : À la tête d’Amiens Métropole depuis deux ans, Alain Gest (LR) a dressé un bilan d’étape ce lundi 18 avril, annoncé une 4e ligne pour le BHNS, confirmé les travaux au zoo et avoué être inquiet pour la Licorne, quant au montant de sa rénovation », Le Courrier picard, (lire en ligne).
    26. « Somme : Alain Gest élu président des Républicains », Le Courrier picard, (lire en ligne).
    27. NOTA : Sous la responsabilité d’Amiens Métropole ont été distribués 15 125 988 m3 d’eau potable à 37 542 abonnés en 2005
    28. SOURCE : base de données ASPIC du ministère de l’intérieur
    29. Code général des collectivités territoriales - Article L4251-17
    30. « DSC - dotation de solidarité communautaire », sur https://comersis.fr (consulté le ).
    31. Article L. 5216-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance.
    32. 1 2 David Vandevoorde, « De très coûteux équipements sportifs à Amiens Métropole : Second volet du bilan à mi-mandat de la Ville et de la Métropole, avec les coûteux équipements sportifs, la gestion des écoles et le retour du dialogue avec les associations », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ).
    33. Guillaume Roussange, « Amiens rejoint le club des villes tramway : Le tramway d’Amiens Métropole entrera en fonction en 2019. Une ligne de 10 km reliant le nord au sud de la ville va être construite moyennant 200 millions d’euros », La Gazette des communes, (lire en ligne).
    34. Gontran Giraudeau, « Alain Gest (UMP) élu président d’Amiens Métropole : Sans surprise, Alain Gest a été élu par le conseil d’Amiens Métropole réuni jeudi soir. Il a recueilli soixante-dix voix, contre douze à celle de Thierry Bonté (PS). Six conseillers ont voté blanc ou nul, trois conseillers n’ont pas participé au vote », France 3 Picardie, (lire en ligne).
    35. David Vandevoorde, « Le coût de l’abandon du tramway d’Amiens vaut-il un Parpaing d’Or ? », Le Courrier picard, (lire en ligne).
    36. Robert Viennet, « Amiens : après l’abandon du tram, le BHNS se précise : Le projet de trois lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) se précise à Amiens. L’agglomération vient de lancer un appel d’offres européen pour la maîtrise d’œuvre, la conception et la réalisation de trois lignes de BHNS, soit 45 kilomètres. La première phase pourrait être mise en service début 2019. Un investissement estimé à 85 millions d’euros », Transports publics, (consulté le ).
    37. « Les premières assises du transport d’Amiens Métropole : Sur le thème « Le réseau de transports urbain d’Amiens Métropole », les premières assises du transport se tiennent samedi 7 février 2015, à l’Espace Dewailly, à Amiens », Ville d’Amiens et Amiens Métropole, (consulté le ).
    38. « BHNS : étape 2 pour la concertation du 2 au 13 mai », Ville d’Amiens et Amiens Métropole, (consulté le ).
    39. Estelle Thiebault, « Amiens Métropole embarque à l’aéroport d’Albert », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ).
    40. Estelle Thiebault, « Encore des économies de fonctionnement pour Amiens Métropole : Amiens Métropole devra limiter la hausse de ses dépenses à 1,2 % en 2018, mais continue à investir », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ).

    Voir aussi

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    Articles connexes

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    Bibliographie

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    Paul Oudart, « Amiens Métropole », Mappemonde, vol. 2002.1, no 65, (ISSN 1769-7298, lire en ligne [PDF]).

    Liens externes

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    • Site officiel (site commun à la ville d’Amiens et à Amiens métropole)