André Mathiau

peintre et poète français

André Mathiau, né le à Bourges et mort le à Saint-Doulchard, est un peintre et poète français associé à l'art brut.

André Mathiau
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Biographie
Naissance
Décès
Pseudonyme
Ovide MarchandVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
André Mathiau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Raymonde Mathiau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Monique Mathiau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Pierrette Mathiau (d)
Hélène Mathiau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature d'André Mathiau
Signature.

Biographie

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Famille

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Ses parents divorcent en alors qu'il n'a qu'un an[1]. Il est marié à Monique Mathiau (1942-2023), avec qui il a deux filles : Pierrette et Hélène.

Jeunesse

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Passionné dès son enfance par l'art, rassemblant durant celle-ci plus de 2 000 ouvrages sur la peinture ancienne et les impressionnistes, André Mathiau est un peintre autodidacte qui s'est tenu en marge des courants artistiques ainsi que des réseaux d'influence. Il partage ainsi sa vie entre son métier de typographe et son activité artistique[2].

Durant son adolescence, il est embauché en tant qu'apprenti par Marcel Boin (imprimeur, éditeur et peintre à Bourges) qui l'initie à l'art et lui fait découvrir les musées parisiens[2].

Carrière artistique

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Il effectue de nombreuses expositions personnelles et collectives à partir de 1956[3]. En parallèle de son activité de peintre, il publie quatre recueils de poèmes sous le pseudonyme d'Ovide Marchand entre 1969 et 1981[4].

Il tient l'atelier Saint-Méd’art avec son épouse Monique, ils promeuvent ainsi des artistes locaux, notamment les potiers de La Borne : Éric Astoul, François Maréchal, Hugh West, Geneviève Gay, Agnès Chapelet, Coralie Courbet. André Mathiau s'est d'ailleurs essayé à la poterie dans les années 1965-1970 en utilisant les fours de Pierre Mestre[5].

Son atelier est dispersé par Artenchères à Lyon en et en [6],[7].

Dans ses peintures, il représente d'étranges personnages de manière naïve[4]. Ses toiles de couleurs vives sont un « savant mélange de rêve et de réalité », chacun peut y voir paysages, violence, envie ou chaleur pour La Nouvelle République[8]. Constat partagé par Le magazine des enchères qui qualifie son œuvre de « colorée et onirique » et qui estime qu'il s'inspire des créatures surréalistes de Joan Miró et des puzzles de figures de Gaston Chaissac. Le journal voit dans les œuvres de Mathiau une évocation des animaux et personnages mystérieux de Victor Brauner[2]. La Gazette Drouot décrit quant à elle les figures des toiles de Mathiau comme des « personnages chimériques »[9].

A contrario, Marcel Boin rapproche la peinture de Mathiau plutôt de celle de Séraphine de Senlis. Peinture qui n'est « pas celle d'un faux naïf comme nous en avons tant vu depuis une cinquantaine d'années », selon Boin son œuvre est « hostile aux « cuisines », aux « recettes », aux artifices, au « hasard objectif » »[3].

Au fil des années, la nature devient le sujet principal des œuvres de Mathiau. Pour réaliser ses œuvres, il utilise différents supports : papier, toile, affiche, céramique. Ses œuvres restent méconnues et rares sur le marché de l'art[2].

Dans sa poésie, il s'inspire des surréalistes comme en témoignent les titres de ses poèmes : « Nigaud, ouvre la bouche », « La Nef du fou », « Fleurs de la folie »[2]. Pour Serge Brindeau, Mathiau dit « ce qu'il a envie de dire » suivant par là un de ses écrits « il faut écrire comme on pense tout naturellement sans se pressurer le cerveau » : il dit ainsi qu'il aime sa campagne, sa femme Monique, Dieu, que la vie n'est pas si simple, que les bistrots de campagne ont du bon, qu'il « renierait la civilisation pour le bleu des campanules », qu'il vaut mieux fréquenter les artisans locaux que les bourgeois de la ville (ce qui n'empêche pas la solidarité avec les hommes des buildings). Il ne faut pas chercher dans ses écrits une philosophie hautement élaborée, Mathiau n'ayant pas cette ambition[10].

Collections publiques

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Expositions

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Publications

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En tant qu'écrivain

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  • Ovide Marchand, L'Encre rouge, [15]
  • Ovide Marchand (ill. André Mathiau), Un chemin de terre, Paris, G. Chambelland, coll. « Pont de l'épée », , 76 p.
  • Ovide Marchand, Images à lire, Villers-Cotterêts, Jean Le Mauve, coll. « L'Arbre » (no 7), , 26 p.
  • Ovide Marchand (ill. André Mathiau), Couleur des saisons, Neuilly-Saint-Front, J. Le Mauve, coll. « L'Arbre » (no 13), , 24 p.
  • Ovide Marchand (ill. André Mathiau), Contrées de menthe et d'ancolie, Paris, Librairie Le Pont de l'Epée, coll. « La Coïncidence », , 63 p.

En tant qu'illustrateur

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  • Gérard Duchêne (ill. André Mathiau ; F. Seydlitz), Décantées,
  • Yves Martin (ill. André Mathiau), Le marcheur, Paris, Guy Chambelland, coll. « Poésie-Club », , 111 p.
  • Anne Creuchet (ill. André Mathiau), Poèmes du cherche-midi, Paris, G. Chambelland, coll. « Le Pont de l'Epée » (no 28), , 37 p.
  • Robert Poggi (ill. André Mathiau), Aubaine de mon vivant, Paris, G. Chambelland, coll. « Le Pont de l'Epée », , 76 p.
  • Janine Graveline (ill. André Mathiau), Racines du sable, Goudargues, G. Chambelland, , 80 p.
  • Jean Sannes (ill. André Mathiau), Requiem pour femme bleue, Goudargues, Éditions du Pont de l’Épée, , 56 p.

Notes et références

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  1. ↑ « Divorce », La Dépêche du Berry,‎ , p. 6 (lire en ligne Accès libre)
  2. 1 2 3 4 5 6 Diane Zorzi, « André Mathiau, un artiste brut singulier révélé à Lyon », Le magazine des enchères,‎ (lire en ligne Accès libre).
  3. 1 2 Création Franche 1996, p. 32.
  4. 1 2 3 « Mathiau, André (1933-2013) » Accès libre, sur musee-creationfranche.com.
  5. ↑ « 01 avril 2025 - Céramiques et Arts du XXème siècle » Accès libre, sur gazette-drouot.com.
  6. ↑ « ARTS DU XXe & ATELIER André MATHIAU » Accès libre, sur Artenchères (consulté le ).
  7. ↑ « Arts du XXème & Design - Atelier André Mathiau » Accès libre, sur Artenchères (consulté le ).
  8. 1 2 « André Mathiau anticonformiste de l'art », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ , p. 12.
  9. ↑ Caroline Legrand, « L’atelier d’un artiste indépendant », La Gazette Drouot,‎ (lire en ligne Accès payant).
  10. ↑ Serge Brindeau, La poesie contemporaine de langue francaise depuis 1945, Éditions Saint-Germain-des-Prés, , 927 p. (lire en ligne Accès libre), p. 301
  11. ↑ Création Franche 1996, p. 33.
  12. ↑ Lamy et Rigeade 2010, p. 126.
  13. ↑ « Les personnages de François Maréchal », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ , p. 5.
  14. ↑ « Aujourd'hui », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ , p. 14.
  15. ↑ Serge Brindeau, La poesie contemporaine de langue francaise depuis 1945, Éditions Saint-Germain-des-Prés, , 927 p., p. 730

Voir aussi

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Les jardiniers de la mémoire : Bègles, 28 septembre-24 novembre 1996, Bégles, Site de la création franche, , 51 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Martine Lamy et Pascal Rigeade (dir.), Collection Création franche, 1989-2010, Bègles, Musée de la création franche, , 228 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens externes

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