André Charigny

peintre français

André Auguste Charigny est un peintre français, né le à Paris et mort à Besançon le .

André Charigny
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Naissance
Décès
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Nationalité
Activité

Biographie

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Il est le fils de marchands de couleurs à Montmartre, petit-fils d'un peintre en bâtiment et Compagnon du Tour de France. Habitant le 17e arrondissement, rue Balagny, (rue Guy-Môquet depuis 1945), il découvre le dessin à l'école municipale d’arts appliqués de garçons Bernard Palissy ; son professeur est Alexandre Lavalley (1862-1927), prix de Rome 1891 de peinture.

En , il obtient un premier prix de « dessin à vue » lors des concours généraux de dessin des écoles de la ville de Paris. Pour raisons de santé, il passera plusieurs années en Normandie, dans l'Eure, où il découvre la nature.

En 1920, il est admis à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, dans l'atelier de Cormon[1]. Il installe son atelier au 144 avenue Émile-Zola, dans le 15earrondissement et reste cinq ans à l'école de la rue Malaquais.

En 1924, son aîné le peintre Robert Fernier (1895-1977), fondateur du musée Courbet à Ornans, lui fait découvrir le Jura. À Pontarlier où il expose la même année, Charigny rencontre le peintre comtois d'adoption André Roz (1887-1946) ; ensemble, ils participeront à la fondation du salon des Annonciades à Pontarlier en 1927, auquel il restera fidèle.

En 1927, Charigny expose au salon des artistes français ; il reçoit une mention honorable en 1927, puis une médaille de bronze l'année suivante[2]. Il obtient le prix Leclerc-Maria-Bouland en 1928, la médaille d'argent en 1930 et la médaille d'or en 1931. Il y obtient aussi le prix Rosa-Bonheur.

En 1932, il obtient le prix Eugène-Thirion et en 1936 le prix Rosa-Bonheur, dont il se montrait particulièrement fier[1]. Au salon de 1934, trois bourses de voyage sont décernées à trois peintres : Lucien Fontanarosa, Paul Girol et Charigny pour Une scène de marché.

Au salon de 1940, Charigny obtient le prix Paul Chabas. De 1946 à 1964, il est membre du jury de ce salon national[1] ; il y rentre un an après Pierre Jouffroy, peintre établi à Montbéliard, et son admirateur.

En 1945, il épouse Antoinette Maître et, quatre ans plus tard, le couple s'établit définitivement rue Mégevand à Besançon.

Chaque été, son ami Pierre Bichet (1922-2008), peintre de la neige et opérateur du volcanologue Haroun Tazieff, l'invite à partager son atelier jurassien, route des Granges à Pontarlier. En 1945, étudiant aux Beaux-Arts de Paris, Bichet avait emménagé dans l'ancien atelier parisien de Charigny.

Son épouse meurt en 1977. André Charigny reste à Besançon.

En juillet-, le salon des Annonciades lui consacre une rétrospective, à l'occasion de ses 80 ans. De juin à , le Musée de Pontarlier, fondé en 1982, expose Charigny. Il fait partie des collections permanentes aux côtés de Courbet, Fernier, Roz, Bichet.

Il meurt en 2000, âgé de 98 ans.

Du au , à l'occasion du centenaire de la naissance du peintre, une rétrospective est organisée à la Chapelle des Annonciades de Pontarlier.

En août-, le château de Belvoir présente une rétrospective André Charigny intitulée Exquises esquisses.

Charigny a reçu le prix Rosa Bonheur, prix annuel créé en 1900 par Anna Klumpke à la Société des Artistes Français.

Œuvres

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Gray (Haute-Saône), musée Baron-Martin :

  • Coloquintes, huile sur carton, 22 × 16 cm ;
  • Paris, huile sur bois, 33 × 24 cm ;
  • Le Peintre Émile Wegelin au travail aux Enchants, 1938 huile sur carton, 26,8 × 21,8 cm.

Collections particulières :

  • La Cluse, les deux forts, s. d. (1948), huile sur toile, 59,7 × 48,7 cm[3] ;
  • Pâture dans le Haut-Doubs, soirée orageuse, s. d. (1950-1954), huile sur isorel, 64 × 54 cm[1].

Bibliographie

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  • Denis Bauquier, La Franche-Comté vue par les peintres, édition du Belvédère, 2014.
  • Pierre Bichet, Roland Bouhéret, André Charigny : une leçon d'harmonie, Cêtre (Besançon), 1989, 141 p.
  • Pierre Bichet, Michel de Paepe, L'art d'être comtois : Fernier, Roz, Charigny : hommage aux fondateurs du Salon des Annonciades, La Manufacture Cêtre (Besançon), 1992.
  • Véronique Brun, Le peintre André Charigny, [mémoire de master d'histoire de l'art], Besançon, 1984, 150 p.
  • Musée de Pontarlier, Exposition André Charigny (Paris 1902 - Besançon 2000), « Le Pays de la Vouivre ou (et) Chemin près d'un ruisseau », 1978, reproduction et texte intégral.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Chantal Duverget, Peindre le Doubs: d'Isenbart à Lombard, les Éditions du Sékoya, (ISBN 978-2-84751-178-9), p. 40.
  2. René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 273.
  3. Chantal Duverget, Peindre le Doubs: d'Isenbart à Lombard, les Éditions du Sékoya, (ISBN 978-2-84751-178-9), p. 41.

Annexes

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