André Fanton

avocat et homme politique français

André Fanton, né le à Gentilly (Seine, aujourd'hui Val-de-Marne) et mort le à Paris, est un homme politique français.

André Fanton
Illustration.
André Fanton en 2012.
Fonctions
Député français

(4 ans et 19 jours)
Élection 28 mars 1993
Circonscription 3e du Calvados
Législature Xe (Cinquième République)
Groupe politique RPR
Prédécesseur Yvette Roudy
Successeur Yvette Roudy

(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection 16 mars 1988
Circonscription Calvados
Législature VIIIe (Cinquième République)
Groupe politique RPR

(5 ans)
Élection 11 mars 1973
Circonscription 9e de Paris
Législature Ve (Cinquième République)
Groupe politique UDR
Prédécesseur Michel Marquet
Successeur Alain Devaquet

(10 ans, 7 mois et 13 jours)
Élection 30 novembre 1958
Réélection 25 novembre 1962
12 mars 1967
30 juin 1968
Circonscription 9e de la Seine (1958-1967)
9e de Paris (1967-1969)
Législature Ire, IIe, IIIe et IVe (Cinquième République)
Groupe politique UNR (1958-1962)
UNR-DT (1962-1967)
UD-Ve (1967-1968)
UDR (1968-1969)
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Michel Marquet (suppléant)
Conseiller général du Calvados

(19 ans et 10 jours)
Circonscription Canton de Lisieux-3
Prédécesseur canton créé
Successeur Brigitte Comet-Chérel
Député européen

(5 ans)
Élection 17 juin 1984
Législature 2e
Groupe politique Rassemblement des démocrates européens

(1 an, 9 mois et 21 jours)
Législature 1re
Groupe politique Démocrates européens de progrès
Secrétaire d'État chargé de la Défense nationale

(3 ans et 15 jours)
Gouvernement Chaban-Delmas
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Gentilly (France)
Date de décès (à 97 ans)
Lieu de décès 13e arrondissement de Paris (France)
Sépulture Cimetière du Montparnasse
Nationalité Française
Parti politique UNR
UD-Ve
UDR
RPR
Profession Avocat

Biographie

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André Fanton suit des études de droit et obtient une licence de droit. Il est admis au barreau de Paris[1].

Il est député (UNR) de la Seine (1958-1962) et (1962-1967) puis député (UDR) de Paris (1967-1968), (1968-1969) et (1973-1978) puis député (RPR) de la troisième circonscription du Calvados (1986-1988 élu à la proportionnelle, 1993-1997)[2].

Il occupe le poste de secrétaire d'État auprès du ministre d'État chargé de la Défense nationale du gouvernement Chaban-Delmas du au . Il est également conseiller général du Calvados jusqu'en 2004, élu dans le canton de Lisieux III.

André Fanton souhaite remplacer René Tomasini à la tête de l’UDR en 1962, mais Georges Pompidou s'y oppose, le jugeant trop proche de Michel Debré. Pourtant, il obtient 43 voix sur 115 votants contre 56 à Alain Peyrefitte et 15 pour Alexandre Sanguinetti. puis 50 voix contre 61 à Peyrefitte après les manœuvres de Jacques Foccart pour que les électeurs de Sanguinetti portent leurs choix sur le candidat de Pompidou[2].

Il s'oppose au maintien à la tête du parti quand Alain Peyrefitte retourne au gouvernement quelques mois plus tard. Pour lui succéder en , il affronte Alexandre Sanguinetti, soutenu par Pierre Messmer et Georges Pompidou. À égalité au premier et second tour, il est battu au 3e scrutin par 58 voix contre 56[2].

En tant que député, il milite dans les années 1970 pour la création d’un impôt sur les grosses fortunes, avec le soutien de la gauche, et se déclare opposé au libéralisme économique[3].

Il est investi par l'UDR et les républicains indépendants dans la première circonscription de l'Orne pour les élections législatives de 1973 dans l'Orne à la suite de l'UDR Louis Terrenoire. Mais face à la candidature dissidente à droite d'Hubert d'Andigné, sénateur, président du conseil général, membre du conseil politique du Centre démocratie et progrès, il renonce à cette circonscription et est réélu à Paris.

Candidat sur la liste « Défense des intérêts de la France en Europe » pour les élections européennes de 1979, il siège au Parlement européen de 1980 à 1982 puis est élu en 1984 sur la liste de Simone Veil. Il ne cache pas son hostilité à la création d'une Europe fédérale[3].

La tombe d'André Fanton au cimetière du Montparnasse.

Il meurt le à Paris[4]. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse (division 6)[5].

Notes et références

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  1. « Entretien d'André Fanton, réalisé par Anne Leboucher-Sebbab et Frédéric Turpin », sur FranceArchives (consulté le )
  2. 1 2 3 Jérôme Pozzi, « Chapitre XII. L’Union des démocrates pour la République (UDR) de 1972 à 1974 : entre crispation idéologique et dérive conservatrice », dans Les mouvements gaullistes : Partis, associations et réseaux (1958-1976), Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 271–291 p. (ISBN 978-2-7535-6826-6, lire en ligne)
  3. 1 2 « André Fanton, ancien secrétaire d’Etat et gaulliste de toujours, est mort », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  4. « André Fanton, ancien secrétaire d’Etat et gaulliste de toujours, est mort », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  5. Cimetières de France et d'ailleurs

Liens externes

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