Ordre des avocats de Paris

désigne l’ensemble des avocats du tribunal judiciaire de Paris
(Redirigé depuis Barreau de Paris)

Barreau de Paris

Ordre des avocats de Paris
Histoire
Fondation
Cadre
Forme juridique
Domaine d'activité
Siège

Maison de l'ordre des avocats, 11 rue André-Suarès, 75017 Paris

Maison du Barreau, 11 place Dauphine, 75001 Paris
Pays
Organisation
Membres
environ 37000
Bâtonnier
Vice-bâtonnière
Conseil de l'Ordre
42 membres élus
Affiliation
Site web

L'Ordre des avocats, ou communément « barreau », de Paris est l'organisation professionnelle qui regroupe l'ensemble des avocats du ressort du tribunal judiciaire de Paris.

Premier barreau de France, il compte environ 37 000 avocats[1], soit près de la moitié des avocats exerçant en France[2]. Il est également le plus grand barreau de l'Union européenne en nombre d’avocats inscrits[3].

Histoire

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Origine

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Le mot « barreau » désigne l'ordre des avocats depuis l'Ancien Régime. Il vient de la « barre », ou « barreau », derrière laquelle les avocats se tenaient lors des audiences pour plaider[4].

Le bâtonnier est la personne élue à la tête de l'ordre. À l'origine, le mot désignait le doyen des avocats chargé de porter, lors des cérémonies, un bâton à l'effigie du saint patron de la profession, saint Nicolas, puis saint Yves[5].

Du Moyen Âge à la Révolution

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La profession d'avocat naît en France au XIIIe siècle. Comme l'indique l'étymologie (vocatus ad : « appelé pour »), l'avocat assiste autrui en justice.

D'après les textes réglementant la profession, dont le premier est une ordonnance du roi Philippe III le Hardi datée du 23 octobre 1274, l'avocat est tenu de prêter un serment professionnel, de percevoir des honoraires réglementés et d'être inscrit sur une liste officielle. La première liste conservée pour Paris, qui date de 1340, comporte 51 noms[6].

L'Ordre des avocats en tant qu'institution s'affirme sous le règne de Louis XIV, avec à sa tête le bâtonnier, assisté des députés du barreau, ancêtres des actuels membres du conseil de l'ordre[7].

Au XVIIIe siècle, le barreau manifeste son indépendance vis-à-vis des institutions publiques en intervenant dans les grands débats qui agitent la France d'avant la Révolution. Cette dernière est bien accueillie par de nombreux avocats, dont nombre sont désignés comme délégués aux États généraux de 1789[8]. La profession reste toutefois liée à l'organisation judiciaire de l'Ancien Régime et disparaît avec elle par le décret du 2 septembre 1790. Le barreau de Paris comptait alors environ 600 membres[9].

De la Révolution à la Troisième République

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Durant la Révolution, certains avocats poursuivent leurs activités, notamment en défendant certains accusés devant le Tribunal criminel révolutionnaire. Les avocats obtiendront de Napoléon le rétablissement des barreaux et des ordres d'avocat en 1810. L'empereur veut cependant, selon sa propre expression, « couper la langue à un avocat qui s'en sert contre le gouvernement »[10]. Napoléon Ier confie donc au procureur général le soin de nommer le bâtonnier et les membres du Conseil de l'ordre.

C'est Louis-Philippe qui donnera le droit aux avocats de choisir eux-mêmes leurs représentants par l'ordonnance du 27 août 1830, permettant ainsi un affranchissement de la tutelle des pouvoirs publics[11].

De la Troisième République à la Seconde Guerre mondiale

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La Troisième République est souvent surnommée « la République des avocats »[12]. Les avocats sont alors très présents dans la vie publique : à l'Élysée, au gouvernement et au Parlement. Les grands ténors du barreau jouissent aussi d'une notoriété comparable à celle des responsables politiques.

Dans ce cadre, la profession s'interroge sur le modèle d'avocat hérité du début du XIXe siècle. Une loi de 1900 autorise les femmes à exercer la profession, malgré les réticences d'une partie du barreau. Olga Petit et Jeanne Chauvin deviennent les premières avocates parisiennes[13].

Il faut attendre 1919 pour que les premières élections ordinales comptent des votes en faveur de femmes avocats, Jeanne Chauvin et Maria Vérone, et elles n’obtiennent, respectivement, que 21 et 15 voix (sur 836 votants)[14]. En 1950, Lucile Tinayre devient la première femme membre du conseil de l'Ordre des avocats de Paris[15]. Ce n'est qu'au bout de douze ans qu’une autre femme y est élue, en 1962[14].

Soucieux de professionnaliser l'accès au métier, le barreau demande aux pouvoirs publics de créer un certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), exigé en plus de la licence en droit. Il est institué en 1941[16]. Le régime de Vichy prend dans le même temps d'autres mesures à l'égard du barreau, qui entraînent l'exclusion de plusieurs centaines d'avocats juifs et d'origine étrangère, sans protestation publique de l'Ordre. Selon Yves Ozanam, ces années de guerre, qui divisent le barreau, sont les plus sombres de l'histoire de la profession[17].

De 1945 à nos jours

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En 1954, deux réformes modifient l'exercice et l’organisation du barreau : la profession peut s'exercer sous forme d'association, alors que le cabinet individuel était jusque-là la règle[18] et les avocats sont autorisés à effectuer les règlements pécuniaires liés aux procédures dont ils ont la charge[19].

La loi du 31 décembre 1971, qui substitue une nouvelle profession d'avocat aux professions d'avocat, d'avoué et d'agréé près les tribunaux de commerce[20], modifie également la composition et l'organisation des barreaux. Elle encadre notamment l'exercice en société civile professionnelle et le statut du collaborateur et institue les centres de formation professionnelle des avocats (CFPA).

La loi du 31 décembre 1990 fusionnent les professions d'avocat et de conseil juridique[21], contribuant à l'évolution des effectifs au sein du barreau de Paris.

Déjà accessible aux ressortissants de l'Union européenne, le barreau français s'ouvre également, sous conditions, aux avocats de pays tiers. Le barreau de Paris passe ainsi d'environ 2 500 membres en 1945 à environ 37 000 en 2025 (au premier tour des élections ordinales du 2 décembre 2025, le nombre total d'inscrits s'élevait exactement à 36 752[1]).

L'ordre des avocats de Paris est l'un des 164 ordres d'avocats établis en France, au vu de la liste des barreaux définie par le Conseil National des Barreaux.

Le barreau de Paris lance, en mars 2026, un « Institut du leadership au féminin », porté par la vice-bâtonnière Carine Denoit-Benteux, destiné à favoriser l'accès des femmes aux postes de responsabilité dans la profession juridique[22],[23].

Organisation

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L'ordre des avocats de Paris veille au respect des règles déontologiques de la profession et à la discipline de ses membres. Il a pour principales missions de représenter les avocats parisiens et d'organiser et contrôler les services offerts aux avocats et au public[24].

Conseil de l'Ordre

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L'ordre est administré par un conseil de l'ordre, présidé par un bâtonnier. Le conseil traite les questions relatives à l'exercice de la profession, veille au respect des devoirs des avocats et à la protection de leurs droits. À Paris, il siège aussi comme conseil de discipline, alors que les autres barreaux relèvent d'un conseil régional de discipline[20].

Les membres du conseil sont élus pour trois ans par les avocats inscrits au tableau et les avocats honoraires du barreau. Depuis l'ordonnance du 31 juillet 2015, le scrutin est binominal majoritaire à deux tours : chaque binôme réunit une femme et un homme[25]. Le conseil est renouvelé par tiers chaque année. À Paris, quatorze membres sont élus à chaque scrutin[26].

Le conseil traite toutes les questions intéressant l'exercice de la profession, veille au respect des devoirs des avocats et à la protection de leurs droits. Il arrête et modifie le règlement intérieur du barreau, statue sur l'inscription des avocats au tableau et veille au respect des principes de probité, de désintéressement, de modération et de confraternité. Il gère les biens de l'ordre, vote son budget et fixe le montant des cotisations. Il vérifie enfin la tenue de la comptabilité des avocats, leur respect de l'obligation de formation continue et de leurs obligations en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux[20].

Bâtonnier

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Le bâtonnier est élu pour deux ans par les mêmes électeurs, au scrutin secret majoritaire à deux tours. Il peut être assisté d'un vice-bâtonnier élu avec lui[20]. À Paris, le bâtonnier est souvent élu plus d'un an avant sa prise de fonctions et le vote a lieu par voie électronique[27].

Le bâtonnier dirige le personnel salarié de l'ordre et exécute le budget voté par le conseil de l'ordre[28]. Il représente le barreau dans tous les actes de la vie civile[20] et en est le porte-parole[28]. Il prévient et règle les différends d'ordre professionnel entre avocats et instruit les réclamations formées par les clients[20]. Il intervient aussi dans les conflits entre avocats et magistrats. Organe exécutif du conseil de l'ordre, il le préside, y dispose du même droit de vote que les autres membres et lui soumet les questions qui relèvent de sa compétence. Il informe enfin les avocats de la vie de l'ordre[28].

Vice-bâtonnier

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Depuis le décret du 14 octobre 2009, le bâtonnier est secondé par un vice-bâtonnier, à qui il peut déléguer une partie de ses pouvoirs, voire leur totalité en cas d'absence ou d'empêchement temporaire. Le vice-bâtonnier exerce ses fonctions pendant toute la durée du mandat du bâtonnier et siège au conseil de l'ordre avec voix consultative[29].

Jusqu’en 2021, le siège de l’ordre des avocats de Paris est situé 11, place Dauphine à Paris, à la Maison du barreau, construite en 1912 par Georges Vaudoyer[30].

A partir de 2021, les services de l'ordre quittent la place Dauphine pour déménager à la Maison des avocats, dans le 17ème arrondissement de Paris, et le nouveau siège de l'Ordre devient le 4 bd. du Palais, dans le 1er arrondissement de Paris[31].

Bâtonniers et Vice-bâtonniers

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Case courrier des avocats à la cour d'appel de Paris.
Case courrier des avocats à la cour d'appel de Paris.

Longtemps dirigé par des hommes, l'ordre des avocats de Paris a élu quatre femmes à sa tête depuis 1998.

En 1998, Dominique de La Garanderie devient la première femme à diriger le barreau de Paris.

Liste des bâtonniers

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Sous l'Ancien Régime

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  • 1617-1618 : Denis Doujat
  • 1618-1619 : Mathias Maréchal
  • 1610-1620 : Jean Amariton
  • 1661-1662 : de Montholon
  • 1662-1663 : Deschamps de Labouleine
  • 1663-1664 : Reynault (ou Regnault) Lambert de La Motte
  • 1664-1665 : Martinet
  • 1677-1678 : Danes
  • 1680-1681 : Pousset de Montauban
  • 1681-1682 : Gallyot
  • 1682-1683 : Pinsson
  • 1683-1684 : de Lorrestière
  • 1684-1685 : Adam
  • 1685-1686 : Levasseur
  • 1686-1687 : Flacher
  • 1687-1688 : Dillart
  • 1688-1689 : Sommet
  • 1689-1690 : Issaly
  • 1690-1691 : Reversé
  • 1691-1692 : Husson
  • 1692-1693 : Bayen
  • 1693-1694 : Ignace Desloges
  • 1694-1695 : Chuppé
  • 1695-1696 : Berault
  • 1696-1697 : L'Évêque
  • 1697-1698 : Dupré
  • 1698-1699 : Severt
  • 1699-1700 : Charbon
  • 1700-1701 : Maurice
  • 1701-1702 : Favière
  • 1702-1703 : Juif
  • 1703-1704 : Favier
  • 1704-1705 : Lemoine
  • 1705-1706 : Gabriel de Berlise
  • 1706-1707 : Guyué
  • 1707-1708 : Louis Nivelle
  • 1708-1709 : René Gastier
  • 1709-1710 : Louis Euffroy
  • 1710-1711 : Charles de La Marlière
  • 1711-1712 : Gueau
  • 1712-1713 : Robethon
  • 1713-1714 : Chennot (ou Chenuot)
  • 1714-1715 : Robert de Saint-Martin
  • 1715-1716 : Du Perray
  • 1716-1717 : Chuberet
  • 1717-1718 : Arrault
  • 1718-1719 : Du Cornet
  • 1719-1720 : Taupinaret de Tillière
  • 1720-1721 : Babel
  • 1721-1722 : Pierre Vesin (ou Vezin)
  • 1722-1723 : Blanche-Barbe
  • 1723-1724 : Claude Vaillant de Guélis
  • 1724-1725 : Tribolet, puis à son décès Claude Vaillant de Guélis
  • 1725-1726 : Georges Le Roy
  • 1726-1727 : Guyot de Chesne
  • 1727-1728 : Groteste (ou Grossetête)
  • 1728-1729 : Claude Berroyer
  • 1729-1730 : Rousselet
  • 1730-1731 : Guillaume Tartarin
  • 1731-1732 : Le Roy de Vallière
  • 1732-1733 : Nouet
  • 1733-1734 : de La Vigne
  • 1734-1735 : Froland
  • 1735-1736 : Louis François Le Poupet
  • 1736-1737 : Guérin
  • 1737-1738 : Adrien Maillard (ou Maillart)
  • 1738-1739 : Augustin Guillaume Deniau (ou Denyau)
  • 1739-1740 : Louis Nivelle (fils)
  • 1740-1741 : Alixant de Chamonet
  • 1741-1742 : Prévost
  • 1742-1743 : Philippe Guillet de Blaru
  • 1743-1744 : Edme Ramonet (ou Ramonnet)
  • 1744-1745 : Pajon
  • 1745-1746 : Pierre-Salomon Pothouin
  • 1746-1747 : Maignan
  • 1747-1748 : Louis Gin
  • 1748-1749 : Vezinier
  • 1749-1750 : Sarrazin
  • 1750-1751 : Louis Doulcet
  • 1751-1752 : Pillon
  • 1752 : Doulcet
  • 1753-1755 : Rossicod
  • 1755-1756 : Estienne Demahis
  • 1756-1758 : Estienne Pons
  • 1758-1759 : Leherminier
  • 1759-1760 : Nicolas-Daniel Phelippes de La Marnierre
  • 1760-1761 : Estienne-Adrien Dains
  • 1761-1762 : Pierre Gillet
  • 1762-1763 : Jacques Merlet
  • 1763-1764 : Jean Grojard de Mongenault
  • 1764-1765 : Jean-Baptiste Paignon
  • 1765-1766 : Henry-Isaac Estienne
  • 1766-1767 : François Le Prestre de La Motte
  • 1767-1768 : Jean-Louis Rousselet
  • 1768-1769 : Jean-Baptiste Boys (ou Roys) de Maisonneuve
  • 1769-1770 : Louis-François Rigault
  • 1774-1775 : Nicolas Delambon
  • 1775-1776 : Pierre-Charles Pothouin
  • 1776-1777 : Nicolas Le Febvre de Dampierre
  • 1777-1778 : Jean-Prosper Duvert d'Emalleville
  • 1778-1779 : Pierre-Henri Caillau
  • 1779-1780 : Anselme-Joseph d'Outremont
  • 1780-1781 : Marc-Antoine Laget-Bardelin
  • 1781-1782 : Laurent-Jean Babille
  • 1782-1783 : Guy-Charles Aubry
  • 1783-1784 : Bertrand-Louis Le Camus d'Houlouve
  • 1784-1785 : François-Théodore Rouhette (ou Roumette)
  • 1785-1786 : Pierre-François Dandasne
  • 1786-1787 : Claude-Nicolas Sanson
  • 1787-1788 : Pierre-Jean-Baptiste Gerbier
  • 1788-1789 : Claude-Nicolas Sanson
  • 1789-1790 : François-Denis Tronchet

Après la refondation

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Liste des Vice-bâtonniers

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  • 2010-2011 : Jean-Yves Le Borgne
  • 2012-2013 : Yvon Martinet
  • 2014-2015 : Laurent Martinet
  • 2016-2017 : Dominique Attias
  • 2018-2019 : Basile Ader
  • 2020-2021 : Nathalie Roret
  • 2022-2023 : Vincent Nioré
  • 2024-2025 : Vanessa Bousardo
  • 2026-2027 : Carine Denoit-Benteux

Membres

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Controverses

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Invalidation des comptes

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Le Canard enchaîné indique que la Cour de cassation a invalidé en les comptes de l'Ordre des avocats de Paris pour l'année 2012, en raison d'un budget considéré comme opaque, voire mystérieux[33]. La Cour d'appel avait annulé en 2016 les comptes de l'ordre après saisine de plusieurs syndicats d'avocats, en raison d'un « défaut d’information de ses membres »[34].

L’avocat Avi Bitton, qui était Membre élu du Conseil de l’Ordre et Secrétaire général du syndicat Manifeste des avocats collaborateurs (MAC) avait déposé un recours à la Cour d’appel de Paris, car les comptes de 2012, sous le bâtonnat de Christiane Féral-Schuhl, faisaient apparaître 5 millions d’euros d’honoraires versés par l’Ordre à des « avocats missionnés », mais sans préciser les noms des avocats concernés, leurs missions et les montants perçus par chacun[35].

Défaut de transparence financière

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Le Barreau de Paris se voit fréquemment reprocher un manque de transparence en matière financière, « l’ordre parisien des avocats bénéficiant d’un confortable budget annuel de 80 millions d’euros (mais aussi d’un flux de 15 milliards d’euros transitant chaque année par ses comptes), dont quelque 5 millions sont redispatchés annuellement à des confrères triés sur le volet pour des prestations juridiques diverses »[34].

Une étude du cabinet Mazars pointe en 2017, selon l'avocat Jean-Louis Bessis, un « usage pernicieux consistant à distribuer discrétionnairement avantages, postes et honoraires » au sein du Barreau de Paris[36],[37].

Défaut de transparence

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Le processus d'élection du bâtonnier ainsi que la circulation de l'information entre les membres du Barreau de Paris semblent parfois problématiques[34],[38].

Références

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  1. 1 2 Ordre des avocats du barreau de Paris, « Élection au Conseil de l'Ordre 2025 : résultats du premier tour » Accès libre, sur Ordre des avocats du barreau de Paris,
  2. ↑ Grégoire Biseau, « Le barreau de Paris pressé de revoir ses procédures disciplinaires après plusieurs affaires concernant des avocats », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant)
  3. ↑ Ordre des avocats du barreau de Paris, « Stratégie numérique de l’Ordre des avocats du barreau de Paris » Accès libre, sur Ordre des avocats du barreau de Paris,
  4. ↑ Dictionnaire de l'Académie française, « Définition du mot barreau » Accès libre, sur Dictionnaire de l'Académie française, (consulté le )
  5. ↑ Ordre des avocats du barreau de Paris, « Un peu d'histoire » Accès libre, sur Ordre des avocats du barreau de Paris, (consulté le )
  6. ↑ Roland Delachenal, Histoire des avocats au Parlement de Paris, 1300-1600, Paris, Librairie Plon, (lire en ligne)
  7. ↑ Antoine-Gaspar Boucher d'Argis, Règles pour former un avocat, Maxtor, 12 mars 2011 (réédition), 490 p. (ISBN 978-84-9761-906-6)
  8. ↑ Histoire du Parlement de 1789 à nos jours, Jean Garrigues, Paris, Armand Collin, , 520 p. (ISBN 220035035X, lire en ligne), p. 30-31
  9. ↑ Jean-Louis Gazzaniga, Études d'histoire de la profession d'avocat, Toulouse, Presses de l’Université Toulouse Capitole, , 344 p. (ISBN 978-2-37928-101-3, lire en ligne), p. 207-219
  10. ↑ Alfred Rambaud, Histoire de la civilisation contemporaine en France, Paris, Armand Colin, , 750 p. (lire en ligne), p. 84
  11. ↑ « "Un peu d'histoire", article sur l'Ordre des avocats de Paris », sur avocatparis.org (consulté le )
  12. ↑ Gilles Le Béguec, La République des avocats, Paris, Armand Colin, , 234 p. (ISBN 9782200356385, 2200356382[à vérifier : ISBN invalide], lire en ligne)
  13. ↑ Henri de Wendel, « Les deux premières femmes avocats de France : Olga Petit et Jeanne Chauvin », La Vie illustrée, no 116,‎ , p. 215-234
  14. 1 2 Anne Boigeol, « Le genre comme ressource dans l'accès des femmes au « gouvernement du barreau » : l'exemple du barreau de Paris: », Genèses, vol. n° 67, no 2,‎ , p. 70 (ISSN 1155-3219, DOI 10.3917/gen.067.0066, lire en ligne, consulté le )
  15. ↑ « Mme TINAYRE-GRENAUDIER est élue membre DU CONSEIL DE L'ORDRE », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. ↑ Loi n° 2691 du 26 juin 1941 instituant le certificat d'aptitude à la profession d'avocat
  17. ↑ Yves Ozanam, « Le barreau de Paris pendant la Seconde Guerre mondiale (1940-1945) », Histoire de la justice, no 29,‎ , p. 63 à 82 (lire en ligne Accès libre)
  18. ↑ Bastien Brignon, « La structuration des cabinets : 50 ans après », La Lettre Juridique (Lexbase), no 893,‎ (lire en ligne Accès limité)
  19. ↑ Henri Ader, « Brève histoire de l'Union nationale des CARPA » Accès libre, sur CARPA de France,
  20. 1 2 3 4 5 6 Loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques
  21. ↑ Loi n° 90-1259 du 31 décembre 1990 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques
  22. ↑ « LE BARREAU DE PARIS LANCE L’INSTITUT DU LEADERSHIP AU FÉMININ », sur Barreau de Paris (consulté le )
  23. ↑ JSS, « Le barreau de Paris lance L’Institut du leadership au féminin, lieu « de propositions concrètes en faveur des droits des femmes » », sur jss.fr (consulté le )
  24. ↑ Ordre des avocats du barreau de Paris, « L'institution » Accès libre, sur Ordre des avocats du barreau de Paris, (consulté le )
  25. ↑ Dalloz Actu Etudiant, « Nouvelles modalités d'élection pour les conseils de l'ordre des avocats : les binômes paritaires arrivent ! », Dalloz Actu Etudiant,‎ (lire en ligne Accès libre)
  26. ↑ Ordre des avocats du barreau de Paris, « Election du bâtonnier, du vice-bâtonnier, des membres du Conseil de l’Ordre » Accès libre, sur Ordre des avocats du barreau de Paris, (consulté le )
  27. ↑ Ordre des avocats du barreau de Paris, « Elections ordinales 2024 » Accès libre, sur Ordre des avocats du barreau de Paris,
  28. 1 2 3 Ordre des avocats du barreau de Paris, « Rôle et missions du bâtonnier » Accès libre, sur Barreau de Paris (consulté le )
  29. ↑ Décret n° 2009-1233 du 14 octobre 2009 modifiant le décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991 et relatif au vice-bâtonnier
  30. ↑ « Siège de l'ordre des avocats », sur pss-archi.eu (consulté le ).
  31. ↑ Ordre des avocats du barreau de Paris, « Attention, nouvelle adresse postale de l’Ordre ! » Accès libre, sur Ordre des avocats du barreau de Paris,
  32. ↑ « La Conférence des Avocats du Barreau de Paris », sur laconference.net (consulté le ).
  33. ↑ « Des avocats parisiens qui se dérobent », Le Canard enchaîné,‎ , p. 3
  34. 1 2 3 Renaud Lecadre, « Paris contre le reste de la France : les avocats se mettent des bâtonniers dans les roues », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le )
  35. ↑ Mélanie Delattre, « Scandale au barreau de Paris - Avi Bitton : "Il faut que la justice enquête" », sur Le Point, (consulté le )
  36. ↑ Mélanie Delattre, « EXCLUSIF. Le rapport qui secoue le barreau parisien », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le )
  37. ↑ Mélanie Delattre, « Barreau de Paris : "Ce document confirme les attributions féodales du bâtonnier" », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le )
  38. ↑ Jean-Baptiste Jacquin, « Guerre de tranchées au barreau de Paris », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )

Annexes

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Charles Adrien Desmaze, Le Parlement de Paris, son organisation, ses premiers présidents et procureurs généraux, avec une notice sur les autres parlements de France et le tableau de mm. les premiers présidents et procureurs généraux de la Cour de Paris et les bâtonniers de l'ordre des avocats (1334-1860), 1860.
  • Yves Ozanam, Le Barreau de Paris, Paris, ordre des avocats de Paris, 1994 (ISBN 2-902336-12-8).
  • Yves Ozanam, « L'ordre des avocats à la cour de Paris : permanences et mutations de l'institution du XVIIe siècle à nos jours », dans Jean-Louis Halpérin (dir.), Les Structures du barreau et du notariat en Europe de l'Ancien régime à nos jours, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1996, p. 11-32 (ISBN 2-7297-0552-X).
  • Anne-Laure Catinat, « Les premières avocates du barreau de Paris », Mil neuf cent : Revue d'histoire intellectuelle, no 16,‎ , p. 43-56 (ISSN 1146-1225 et 1960-6648, OCLC 472897218).Voir et modifier les données sur Wikidata.
  • Anne Boigeol, « Le genre comme ressource dans l'accès des femmes au « gouvernement du barreau » : l'exemple du barreau de Paris », Genèses, Éditions Belin, vol. 2, no 67,‎ , p. 66-88 (ISSN 1155-3219 et 1776-2944, OCLC 23994411, DOI 10.3917/GEN.067.0066).Voir et modifier les données sur Wikidata
  • Philippe Bertholet, Frédéric Ottaviano et Hervé Robert (préf. Jean Tulard), Dictionnaire des avocats du Barreau de Paris en 1811 : après le rétablissement des barreaux par Napoléon Ier, Paris, Riveneuve, 2011 (ISBN 978-2-36013-077-1).
  • Yves Ozanam, « Le barreau de Paris pendant la Seconde Guerre mondiale (1940-1945) », Histoire de la justice, AFHJ (d), no 29,‎ , p. 63-82 (ISSN 1639-4399 et 2271-7501, OCLC 918932919, DOI 10.3917/RHJ.029.0063).Voir et modifier les données sur Wikidata.

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