Ordre des avocats de Paris

désigne l’ensemble des avocats du tribunal judiciaire de Paris
(Redirigé depuis Barreau de Paris)

Barreau de Paris

Ordre des avocats de Paris
Histoire
Fondation
Cadre
Forme juridique
Domaine d'activité
Siège

Maison de l'ordre des avocats, 11 rue André-Suarès, 75017 Paris

Maison du Barreau, 11 place Dauphine, 75001 Paris
Pays
Organisation
Membres
environ 37000
Bâtonnier
Vice-bâtonnière
Conseil de l'Ordre
42 membres élus
Affiliation
Site web

L'Ordre des avocats, ou communément « barreau », de Paris est l'organisation professionnelle qui regroupe l'ensemble des avocats du ressort du tribunal judiciaire de Paris.

Premier barreau de France, il compte environ 37 000 avocats[1], soit près de la moitié des avocats exerçant en France[2]. Il est également le plus grand barreau de l'Union européenne en nombre d’avocats inscrits[3].

Jusqu’en 2021, le siège de l’ordre des avocats de Paris est situé 11, place Dauphine à Paris, à la Maison du barreau, construite en 1912 par Georges Vaudoyer[4].

A partir de 2021, les services de l'ordre quittent la place Dauphine pour déménager à la Maison des avocats, dans le 17ème arrondissement de Paris, et le nouveau siège de l'Ordre devient le 4 bd. du Palais, dans le 1er arrondissement de Paris[5].

Bâtonniers et Vice-bâtonniers

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Case courrier des avocats à la cour d'appel de Paris.
Case courrier des avocats à la cour d'appel de Paris.

Longtemps dirigé par des hommes, l'ordre des avocats de Paris a élu quatre femmes à sa tête depuis 1998.

En 1998, Dominique de La Garanderie devient la première femme à diriger le barreau de Paris.

Liste des bâtonniers

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Sous l'Ancien Régime

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  • 1617-1618 : Denis Doujat
  • 1618-1619 : Mathias Maréchal
  • 1610-1620 : Jean Amariton
  • 1661-1662 : de Montholon
  • 1662-1663 : Deschamps de Labouleine
  • 1663-1664 : Reynault (ou Regnault) Lambert de La Motte
  • 1664-1665 : Martinet
  • 1677-1678 : Danes
  • 1680-1681 : Pousset de Montauban
  • 1681-1682 : Gallyot
  • 1682-1683 : Pinsson
  • 1683-1684 : de Lorrestière
  • 1684-1685 : Adam
  • 1685-1686 : Levasseur
  • 1686-1687 : Flacher
  • 1687-1688 : Dillart
  • 1688-1689 : Sommet
  • 1689-1690 : Issaly
  • 1690-1691 : Reversé
  • 1691-1692 : Husson
  • 1692-1693 : Bayen
  • 1693-1694 : Ignace Desloges
  • 1694-1695 : Chuppé
  • 1695-1696 : Berault
  • 1696-1697 : L'Évêque
  • 1697-1698 : Dupré
  • 1698-1699 : Severt
  • 1699-1700 : Charbon
  • 1700-1701 : Maurice
  • 1701-1702 : Favière
  • 1702-1703 : Juif
  • 1703-1704 : Favier
  • 1704-1705 : Lemoine
  • 1705-1706 : Gabriel de Berlise
  • 1706-1707 : Guyué
  • 1707-1708 : Louis Nivelle
  • 1708-1709 : René Gastier
  • 1709-1710 : Louis Euffroy
  • 1710-1711 : Charles de La Marlière
  • 1711-1712 : Gueau
  • 1712-1713 : Robethon
  • 1713-1714 : Chennot (ou Chenuot)
  • 1714-1715 : Robert de Saint-Martin
  • 1715-1716 : Du Perray
  • 1716-1717 : Chuberet
  • 1717-1718 : Arrault
  • 1718-1719 : Du Cornet
  • 1719-1720 : Taupinaret de Tillière
  • 1720-1721 : Babel
  • 1721-1722 : Pierre Vesin (ou Vezin)
  • 1722-1723 : Blanche-Barbe
  • 1723-1724 : Claude Vaillant de Guélis
  • 1724-1725 : Tribolet, puis à son décès Claude Vaillant de Guélis
  • 1725-1726 : Georges Le Roy
  • 1726-1727 : Guyot de Chesne
  • 1727-1728 : Groteste (ou Grossetête)
  • 1728-1729 : Claude Berroyer
  • 1729-1730 : Rousselet
  • 1730-1731 : Guillaume Tartarin
  • 1731-1732 : Le Roy de Vallière
  • 1732-1733 : Nouet
  • 1733-1734 : de La Vigne
  • 1734-1735 : Froland
  • 1735-1736 : Louis François Le Poupet
  • 1736-1737 : Guérin
  • 1737-1738 : Adrien Maillard (ou Maillart)
  • 1738-1739 : Augustin Guillaume Deniau (ou Denyau)
  • 1739-1740 : Louis Nivelle (fils)
  • 1740-1741 : Alixant de Chamonet
  • 1741-1742 : Prévost
  • 1742-1743 : Philippe Guillet de Blaru
  • 1743-1744 : Edme Ramonet (ou Ramonnet)
  • 1744-1745 : Pajon
  • 1745-1746 : Pierre-Salomon Pothouin
  • 1746-1747 : Maignan
  • 1747-1748 : Louis Gin
  • 1748-1749 : Vezinier
  • 1749-1750 : Sarrazin
  • 1750-1751 : Louis Doulcet
  • 1751-1752 : Pillon
  • 1752 : Doulcet
  • 1753-1755 : Rossicod
  • 1755-1756 : Estienne Demahis
  • 1756-1758 : Estienne Pons
  • 1758-1759 : Leherminier
  • 1759-1760 : Nicolas-Daniel Phelippes de La Marnierre
  • 1760-1761 : Estienne-Adrien Dains
  • 1761-1762 : Pierre Gillet
  • 1762-1763 : Jacques Merlet
  • 1763-1764 : Jean Grojard de Mongenault
  • 1764-1765 : Jean-Baptiste Paignon
  • 1765-1766 : Henry-Isaac Estienne
  • 1766-1767 : François Le Prestre de La Motte
  • 1767-1768 : Jean-Louis Rousselet
  • 1768-1769 : Jean-Baptiste Boys (ou Roys) de Maisonneuve
  • 1769-1770 : Louis-François Rigault
  • 1774-1775 : Nicolas Delambon
  • 1775-1776 : Pierre-Charles Pothouin
  • 1776-1777 : Nicolas Le Febvre de Dampierre
  • 1777-1778 : Jean-Prosper Duvert d'Emalleville
  • 1778-1779 : Pierre-Henri Caillau
  • 1779-1780 : Anselme-Joseph d'Outremont
  • 1780-1781 : Marc-Antoine Laget-Bardelin
  • 1781-1782 : Laurent-Jean Babille
  • 1782-1783 : Guy-Charles Aubry
  • 1783-1784 : Bertrand-Louis Le Camus d'Houlouve
  • 1784-1785 : François-Théodore Rouhette (ou Roumette)
  • 1785-1786 : Pierre-François Dandasne
  • 1786-1787 : Claude-Nicolas Sanson
  • 1787-1788 : Pierre-Jean-Baptiste Gerbier
  • 1788-1789 : Claude-Nicolas Sanson
  • 1789-1790 : François-Denis Tronchet

Après la refondation

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Liste des Vice-bâtonniers

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  • 2010-2011 : Jean-Yves Le Borgne
  • 2012-2013 : Yvon Martinet
  • 2014-2015 : Laurent Martinet
  • 2016-2017 : Dominique Attias
  • 2018-2019 : Basile Ader
  • 2020-2021 : Nathalie Roret
  • 2022-2023 : Vincent Nioré
  • 2024-2025 : Vanessa Bousardo
  • 2026-2027 : Carine Denoit-Benteux

Membres

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Controverses

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Invalidation des comptes

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Le Canard enchaîné indique que la Cour de cassation a invalidé en les comptes de l'Ordre des avocats de Paris pour l'année 2012, en raison d'un budget considéré comme opaque, voire mystérieux[7]. La Cour d'appel avait annulé en 2016 les comptes de l'ordre après saisine de plusieurs syndicats d'avocats, en raison d'un « défaut d’information de ses membres »[8].

L’avocat Avi Bitton, qui était Membre élu du Conseil de l’Ordre et Secrétaire général du syndicat Manifeste des avocats collaborateurs (MAC) avait déposé un recours à la Cour d’appel de Paris, car les comptes de 2012, sous le bâtonnat de Christiane Féral-Schuhl, faisaient apparaître 5 millions d’euros d’honoraires versés par l’Ordre à des « avocats missionnés », mais sans préciser les noms des avocats concernés, leurs missions et les montants perçus par chacun[9].

Défaut de transparence financière

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Le Barreau de Paris se voit fréquemment reprocher un manque de transparence en matière financière, « l’ordre parisien des avocats bénéficiant d’un confortable budget annuel de 80 millions d’euros (mais aussi d’un flux de 15 milliards d’euros transitant chaque année par ses comptes), dont quelque 5 millions sont redispatchés annuellement à des confrères triés sur le volet pour des prestations juridiques diverses »[8].

Une étude du cabinet Mazars pointe en 2017, selon l'avocat Jean-Louis Bessis, un « usage pernicieux consistant à distribuer discrétionnairement avantages, postes et honoraires » au sein du Barreau de Paris[10],[11].

Défaut de transparence

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Le processus d'élection du bâtonnier ainsi que la circulation de l'information entre les membres du Barreau de Paris semblent parfois problématiques[8],[12].

Références

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  1. ↑ Ordre des avocats du barreau de Paris, « Élection au Conseil de l'Ordre 2025 : résultats du premier tour » Accès libre, sur Ordre des avocats du barreau de Paris,
  2. ↑ Grégoire Biseau, « Le barreau de Paris pressé de revoir ses procédures disciplinaires après plusieurs affaires concernant des avocats », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant)
  3. ↑ Ordre des avocats du barreau de Paris, « Stratégie numérique de l’Ordre des avocats du barreau de Paris » Accès libre, sur Ordre des avocats du barreau de Paris,
  4. ↑ « Siège de l'ordre des avocats », sur pss-archi.eu (consulté le ).
  5. ↑ Ordre des avocats du barreau de Paris, « Attention, nouvelle adresse postale de l’Ordre ! » Accès libre, sur Ordre des avocats du barreau de Paris,
  6. ↑ « La Conférence des Avocats du Barreau de Paris », sur laconference.net (consulté le ).
  7. ↑ « Des avocats parisiens qui se dérobent », Le Canard enchaîné,‎ , p. 3
  8. 1 2 3 Renaud Lecadre, « Paris contre le reste de la France : les avocats se mettent des bâtonniers dans les roues », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. ↑ Mélanie Delattre, « Scandale au barreau de Paris - Avi Bitton : "Il faut que la justice enquête" », sur Le Point, (consulté le )
  10. ↑ Mélanie Delattre, « EXCLUSIF. Le rapport qui secoue le barreau parisien », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. ↑ Mélanie Delattre, « Barreau de Paris : "Ce document confirme les attributions féodales du bâtonnier" », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. ↑ Jean-Baptiste Jacquin, « Guerre de tranchées au barreau de Paris », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )

Annexes

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Charles Adrien Desmaze, Le Parlement de Paris, son organisation, ses premiers présidents et procureurs généraux, avec une notice sur les autres parlements de France et le tableau de mm. les premiers présidents et procureurs généraux de la Cour de Paris et les bâtonniers de l'ordre des avocats (1334-1860), 1860.
  • Yves Ozanam, Le Barreau de Paris, Paris, ordre des avocats de Paris, 1994 (ISBN 2-902336-12-8).
  • Yves Ozanam, « L'ordre des avocats à la cour de Paris : permanences et mutations de l'institution du XVIIe siècle à nos jours », dans Jean-Louis Halpérin (dir.), Les Structures du barreau et du notariat en Europe de l'Ancien régime à nos jours, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1996, p. 11-32 (ISBN 2-7297-0552-X).
  • Anne-Laure Catinat, « Les premières avocates du barreau de Paris », Mil neuf cent : Revue d'histoire intellectuelle, no 16,‎ , p. 43-56 (ISSN 1146-1225 et 1960-6648, OCLC 472897218).Voir et modifier les données sur Wikidata.
  • Anne Boigeol, « Le genre comme ressource dans l'accès des femmes au « gouvernement du barreau » : l'exemple du barreau de Paris », Genèses, Éditions Belin, vol. 2, no 67,‎ , p. 66-88 (ISSN 1155-3219 et 1776-2944, OCLC 23994411, DOI 10.3917/GEN.067.0066).Voir et modifier les données sur Wikidata
  • Philippe Bertholet, Frédéric Ottaviano et Hervé Robert (préf. Jean Tulard), Dictionnaire des avocats du Barreau de Paris en 1811 : après le rétablissement des barreaux par Napoléon Ier, Paris, Riveneuve, 2011 (ISBN 978-2-36013-077-1).
  • Yves Ozanam, « Le barreau de Paris pendant la Seconde Guerre mondiale (1940-1945) », Histoire de la justice, AFHJ (d), no 29,‎ , p. 63-82 (ISSN 1639-4399 et 2271-7501, OCLC 918932919, DOI 10.3917/RHJ.029.0063).Voir et modifier les données sur Wikidata.

Liens externes

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