Dominique de La Garanderie
Dominique Payen de La Garanderie, née Dominique Tisseyre le , est une avocate française, première femme à avoir été élue bâtonnière de l'Ordre des avocats du barreau de Paris (1998-1999).
| Bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris | |
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Bernard Vatier (d) | |
| Président de section (d) Conseil national des barreaux |
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Dominique Tisseyre |
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Biographie
modifierElle est née en 1943 à Paris, d'un père journaliste, François Tisseyre, résistant mort en déportation, et d'une mère antiquaire[1].
Diplômée d'un DESS de droit privé obtenu à la faculté de Paris II Assas, Dominique de La Garanderie est avocate au barreau de Paris depuis 1968. Spécialisée en droit social et droit du travail, elle a aussi enseigné à l'université de Paris II Assas et à l’École supérieure de commerce de Paris.
Elle est avocate au sein du cabinet Rambaud-Lafarge-Flécheux pendant dix ans, avant de créer, avec Jean Veil notamment[2], le cabinet Veil-Armfelt-Jourde-La Garanderie, où elle est responsable du pôle droit social.
En 2006, elle participe à la fondation du cabinet La Garanderie Avocats, cabinet consacré exclusivement aux domaines du droit social[3].
Elle est élue bâtonnière de l'Ordre des avocats en 1997 (prise de fonction en 1998), devenant première femme à occuper cette charge. Cette élection est le fruit d'une longue carrière dans les instances syndicales et ordinales[4], qui s'est poursuivie ensuite : Conseil de l'Ordre, présidence de la section internationale du Conseil national des barreaux, présidence de la délégation française des Barreaux européens (jusqu'en 2006), présidence de la Commission internationale du Conseil national des barreaux de 2003 à 2005.
À l'issue de son bâtonnat, Dominique de La Garanderie poursuit son action en entrant au Comité consultatif national des droits de l'homme (1999-2005), où elle prend la vice-présidence du Comité sur les droits de l'enfant. Elle est aussi membre la Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH) et d'Avocats sans frontières et ancienne administratrice (2014-2019) de la fondation Notre-Dame[5]
De longue date engagée dans la promotion de l'éthique des affaires, la gouvernance d'entreprise, et l'égalité professionnelle, elle occupe et a occupé de nombreuses fonctions dans des organismes internationaux, et y défend sa vision d'un droit instrument de progrès social, auquel la RSE (responsabilité sociétale de l'entreprise) ouvre un champ d'action.
Son essai La Longue marche (2010) décrit cette diffusion progressive de normes sociales et environnementales dans les multinationales et chez leurs sous-traitants, sous la pression conjointe des ONG, des institutions internationales et des médias[6].
Pour honorer sa longue carrière, la promotion 2012-2013 de l'École de formation professionnelle des barreaux de la cour d'appel de Paris (EFB) porte son nom.
Fonctions
modifier- Membre du Comité d'éthique entrepreneuriale du MEDEF (2000-2014, 2018-2019)
- Présidente de l'Association des femmes juristes (fondatrice[7])
- Présidente de l'Institut français d'experts juridiques internationaux
- Vice-présidente de la Commission sur le gouvernement d'entreprise dans le secteur privé de l'OCDE (2005-2007)
- Ancienne membre du conseil d'administration de Renault (2003-2017)[8]
- Membre du Haut Comité du Gouvernement d'entreprise AFEP-MEDEF (2014-2018)[9]
- Présidente du comité d'éthique du groupe Le Monde (depuis 2017)[10]
- Membre du collège « Déontologie de la sécurité » du Défenseur des droits (depuis 2020)[11]
Décorations
modifierPublication
modifier- La Longue marche. Entreprises, droits de l'Homme, mondialisation, Éditions François-Xavier de Guibert, Paris, 2008.
Notes et références
modifier- ↑ Demonpion 1996.
- ↑ Yann Verdo, « Dominique de La Garanderie - Portrait », Les Échos, (lire en ligne).
- ↑ « Associés », sur lesechos.fr Les Echos, (consulté le ).
- ↑ Baÿt-Darcourt 1999.
- ↑ « Dominique de La Garanderie », sur fondationnotredame.fr Fondation Notre Dame (consulté le ).
- ↑ Bridier 2009.
- ↑ Vidalie et Constanty 2004.
- ↑ « Le Conseil d'administration - Renault Group », sur renaultgroup.com (consulté le ).
- ↑ « Nomination des membres du Haut comité de gouvernement d’entreprise (HCGE) », sur medef.com (consulté le ).
- ↑ « Nomination du nouveau président du comité d’éthique et de déontologie – SDL Le Monde » (consulté le ).
- ↑ « Décision du Défenseur des droits no 2020-213 du 15 décembre 2020 », sur legifrance.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Décret du 18 avril 2014 portant promotion », sur legifrance.gouv.fr (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jean-Louis Debré, Ces femmes qui ont réveillé la France, Éditions Fayard, (lire en ligne)
- Gilles Bridier, « Pour des entreprises responsables socialement », Rue89, (lire en ligne)
- Anne Vidalie et Hélène Constanty, « Les réseaux de femmes », L'Express, (lire en ligne)
- Denis Demonpion, « Madame le bâtonnier… », Le Point, (lire en ligne)
- Rédaction, « Barreau de Paris », Le Monde, (lire en ligne)
- Rédaction Libération, « Dominique de La Garanderie. Première bâtonnière de Paris », Libération, (lire en ligne).
Émission de radio
modifier- Célyne Baÿt-Darcourt, « Dominique de La Garanderie, bâtonnier de l'ordre des avocats », Femmes d'exception, sur de France Info,
