André Fourgeaud

juriste et économiste français

André Fourgeaud, né le à Périgueux (Dordogne) et mort le à Nice, est un avocat, juriste, professeur d'université, haut fonctionnaire et économiste français.

André Fourgeaud
André Fourgeaud en 1927.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
NiceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Professeur d'université (à partir de ), avocat, conseiller, juristeVoir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Fernand Jadin (d) (beau-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Distinction

Biographie

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Durant l'entre-deux guerres

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Né en 1894, André Fourgeaud réalise sa thèse de doctorat à Nancy en 1926 sur la dépréciation et la revalorisation du mark allemand et les enseignements monétaires de l’expérience allemande. De 1930 à 1940, il occupe un poste de professeur après avoir passé l'agrégation en 1932 (il termine 4ème et dernier)[1].

De 1924 à 1926, sous le Cartel des gauches, il est professeur d'économie politique à la Faculté de Droit de Toulouse et devient chef de cabinet du socialiste-SFIO Vincent Auriol qui préside alors la commission des finances de la Chambre des députés[2] et dirigeant du service ministériel de la Statistique générale de la France en remplacement de Michel Huber. Défendant une économie de type planiste et syndicaliste, il participe à la fondation, le , de l'éphémère Parti républicain syndicaliste avec Georges Valois et Jacques Arthuys[3] qu'il avait déjà fréquenté en écrivant dans Le Nouveau Siècle.

Caricature d’André Fourgeaud en 1934.

Sous l'Occupation

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Devenu professeur à la Faculté de droit de Caen sous l'Occupation, il adhère au Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat où il s'occupe des questions liées au syndicalisme, à la Charte du travail et à l'économie[2].

Il est homologué comme ayant appartenu aux forces françaises combattantes (réseau Brutrus), aux forces françaises libres et comme déporté interné de la résistance[4]

Après la guerre

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Toujours professeur après la guerre, il occupe un poste de titulaire de la chaire d’économie politique à Nice (faculté basée à Aix-Marseille car l’Université de Nice ne sera créée qu’en 1965 sur place) entre 1954 et 1965[2].

Distinctions

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Publications

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  • La Dépréciation et la Revalorisation du mark allemand et les enseignements de l'expérience monétaire allemande, impr. Lafolye frères, Vannes, ; Payot, Paris, 1926
  • Du code individualiste au droit syndical. Essai de synthèse économique du droit nouveau, libr. Valois, Paris, 1929
  • La Rationalisation. États-Unis. Allemagne. Taylorisme. Socialisme rationnel. Fordisme. Normalisation. Agriculture. Concentration. Moules économiques et juridiques. Essai de synthèse doctrinale, impr. R. et P. Deslis, Tours ; Payot, Paris, 1929
  • L'Homme devant le capitalisme, essai d'une économique rationnelle, impr. Dardaillon et Dagniaux, Saint-Denis, ; Payot, Paris, 1936
  • L'Origine magique de la monnaie, Association des anciens élèves de l’École des hautes études commerciales, Paris, 1938
  • La Conjoncture et ses conditions préalables, Centre de documentation chimique, Paris 1942
  • Doctorat, sciences économiques. Économie et rationalisation des entreprises, Librairie de l'Université, Aix-en-Provence, 1954
  • L'Homme et les richesses. Tome 2. 1re partie. La Monnaie, la Pensée universitaire, Aix-en-Provence, 1955 - L'Homme et les richesses. Tome 2. 2e Partie. Crédit et banques
  • Principes généraux de l'organisation et de la gestion des entreprises, Pensée universitaire, Aix-en-Provence, 1957
  • Analyse critique et synthétique du bilan, la Pensée universitaire, Aix-en-Provence, 1959

Notes et références

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  1. Luc Marco, La corporation des économistes : une histoire de l'ANDESE 1953-2023, EDI-GESTION, (lire en ligne), page 66
  2. 1 2 3 François Facchini, « Histoire doctrinale du corps professoral d’économie politique dans les facultés françaises de 1877 à 1942 », Revue d'économie politique, vol. 134, , pages 197 à 251 (lire en ligne Accès limité)
  3. Georges Valois, L’homme contre l’argent : Souvenirs de dix ans 1918-1928, Presses Universitaires du Septentrion, (lire en ligne), page 335
  4. « Rechercher dans les bases nominatives », sur memoiredeshommes.defense.gouv.fr (consulté le ).

Liens externes

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