André Waroquy
André Waroquy (Moyeuvre-Grande, - Nanteuil-sur-Marne, ) est un peintre français, affichiste et décorateur de théâtre, représentant du courant post-impressionniste.

Biographie
modifierFormation
modifierAndré Waroquy naît en 1863 à Moyeuvre-Grande, en Moselle, dans une famille lorraine. Admis à l'École des Beaux-Arts de Paris, il y suit l'enseignement de Julien Boilevin et de l'académicien Alexandre Cabanel.
Le cercle des Nabis
modifierDans les milieux artistiques parisiens des années 1880 et 1890, Waroquy fréquente le cercle des Nabis. Il se lie d'amitié avec Maurice Denis, Édouard Vuillard et Pierre Bonnard. Selon des témoignages familiaux, il aurait également été proche de Camille Pissarro.
Sa présence dans cet entourage est attestée par un tableau d'Édouard Vuillard, Autoportrait avec Waroquy (1889), conservé au Metropolitan Museum of Art de New York[1], dans lequel André Waroquy apparaît à l'arrière-plan.
Il participe au Salon de Nancy en 1896, exposition répertoriée dans le Fonds Wiener de la Société d'histoire de Lorraine et du Musée lorrain[2].
Vie familiale
modifierEn novembre 1900, à Paris, André Waroquy épouse Thérèse Jardin, de vingt et un ans. Le couple a trois enfants : Jacques (1900), Lucie (1903) et Pauline (1912). Les deux filles meurent jeunes — Lucie à six ans, Pauline à dix-neuf ans en 1931, alors qu'elle était institutrice. Leur petit-fils Paul Waroquy (1931–2011), professeur de faculté à Caen, consacre une partie de sa vie à faire redécouvrir l'œuvre de son grand-père.
Carrière artistique
modifierAndré Waroquy travaille à Paris comme décorateur de théâtre et affichiste jusqu'en 1932, date à laquelle il se retire à Nanteuil-sur-Marne, en Seine-et-Marne. Les paysages de cette région inspirent ses œuvres les plus personnelles. Il y décède en 1938.
Son œuvre est répertoriée dans les Cahiers d'Art de l'Académie Léonard de Vinci de Rome, et un dossier le concernant est conservé à la documentation du musée d'Orsay[3].
Rétrospectives posthumes
modifierEn février 1970, une exposition rétrospective lui est consacrée à Paris, à la Galerie Louis Soulanges (20, rue de l'Odéon, 6e arrondissement), du 5 au 15 février[4]. La critique accueille favorablement cette redécouverte : le Nouvel Observateur salue en lui un petit maître post-impressionniste dont les paysages et les scènes d'intimité révèlent des tons et des lumières d'un raffinement exquis[5].
Une rétrospective est également organisée à Lyon, publiée dans La Revue moderne des arts et de la vie. La critique souligne sa touche souple, l'intensité raffinée de ses coloris et l'atmosphère particulière de ses toiles[6].
Un tableau de Waroquy représentant une église en Seine-et-Marne est conservé à la mairie de Nanteuil-sur-Marne.
Style
modifierPeintre discret et exigeant, André Waroquy est associé au courant post-impressionniste. Ses contemporains retiennent une touche souple et l'intensité raffinée de ses coloris, une atmosphère particulière dans laquelle la lumière chatoie délicatement. Ses thèmes de prédilection sont les paysages de Seine-et-Marne et les scènes d'intimité.
Notes et références
modifier- ↑ Autoportrait avec Waroquy, Édouard Vuillard, 1889 — Metropolitan Museum of Art
- ↑ Fonds Wiener, Société d'histoire de Lorraine et du Musée lorrain, catalogue des expositions 1896, p. 98.
- ↑ Répertoire des artistes et personnalités, musée d'Orsay, Paris.
- ↑ Galerie Louis Soulanges, carton d'invitation, février 1970 (archives familiales Waroquy).
- ↑ Le Nouvel Observateur, mars 1970.
- ↑ La Revue moderne des arts et de la vie, numéro spécial, mars 1972, p. 15.
Sources
modifier- Galerie Louis Soulanges, carton d'invitation, février 1970
- La Revue moderne des arts et de la vie, numéro spécial, mars 1972
- Le Nouvel Observateur, mars 1970
- Cahiers d'Art, Académie Léonard de Vinci (Rome)
- Répertoire des artistes et personnalités, musée d'Orsay, Paris
- Fonds Wiener, Société d'histoire de Lorraine et du Musée lorrain