Andrée Jeanny
Andrée Jeanny, née le , est une dirigeant syndicale, femme politique et ouvrière du textile impliquée dans la lutte pour les droits des femmes.
| Conseillère municipale | |
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| Déléguée syndicale | |
| Adjointe au maire | |
| Secrétaire (d) Union des jeunes filles de France |
| Naissance | |
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| Activités |
Ouvrière, syndicaliste, résistante, femme politique locale |
| Parti politique | |
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| Membre de |
Biographie
modifierAndrée Jeanny naît à Troyes le dans la famille Boigegrain. Ses deux parents sont communistes et anticléricaux et les Boigegrain sont connus comme une famille militante, syndicaliste et résistante[1],[2].
Jeanny obtient le brevet élémentaire et fait des études commerciales avant d'être employée dans une entreprise de bonneterie à Troyes. Elle adhère à la Confédération générale du travail (CGT) et s'encarte au Parti communiste. À la même période, elle devient amie avec Marguerite Flavien qui est expulsée du parti communiste à la fin de l'année 1939. Elle quitte le parti à son tour, considérant le renvoi de Flavien injuste[1].
En 1940, elle épouse Pierre Jeanny, membre des Jeunesses communistes, ouvrier et policier municipal. Ensemble, ils ont deux filles : Claudine (née en 1942) et Michèle (née en 1947). En 1961, son mari est licencié de la mairie de Troyes, et la famille déménage à Romilly où Jeanny ne parvient pas à trouver d'emploi. En 1964, il trouve un emploi permanent au sent de la fédération CGT des services publics et la famille déménage cette fois en région parisienne, à Bezons puis à Argenteuil. La même année, Andrée Jeanny entre dans l'Éducation nationale en tant que secrétaire de lycée[1].
Activité politique
modifierEn 1936, Andrée Jeanny est membre du Comité mondial des femmes à Sens. L'année suivante, elle devient secrétaire du syndicat CGT du textile et membre de l'Union des jeunes filles de France (UJFF) à Sens[3]. Avec Cécile Romagon-Ouzoulias, elle fonde la section auboise de l'UJFF et en devient la trésorière[1].
À partir de 1943, elle entre dans la Résistance et devient membre des Francs-tireurs et partisans. Elle participe notamment à l'obtention de faux papiers pour des agents de liaison[1]. Parallèlement, avec Cécile Romagon, elle diffuse des tracts enjoignant les femmes à s'impliquer dans la Résistance[3]. Son mari, résistant lui aussi, est arrêté quelques mois avant la Libération[1].
En 1945, elle entre au bureau de la section communiste de Troyes, puis devient secrétaire de la section Est de la ville. Elle est élue conseillère municipale de Troyes puis quatrième adjointe au maire. À la mairie, elle préside la commission d'assistance publique, puis devient secrétaire départementale de l'Association des familles de fusillés[1].
La même année, elle entre au Comité de la fédération communiste. En 1946-1947 elle est secrétaire permanente de l'Union des femmes françaises[1].
En 1951, Andrée Jeanny est employée par l'usine de bonneterie Doué-Lamotte et devient déléguée syndicale CGT de son usine. Elle redynamise le syndicalisme dans le secteur textile troyen en formant les nouvelles déléguées et en diffusant la presse syndicale[1].
Elle est élue pendant plusieurs années sur des postes à responsabilité de la CGT : au bureau fédéral du textile (1956-1964), à l’Union départementale (1955-1961) et à la commission féminine confédérale[1].
En 1956, elle est déléguée à la première Conférence mondiale des travailleuses à Budapest. L'année suivante, elle est envoyée au quatrième congrès de la Fédération syndicale mondiale. En 1958, elle est déléguée à la première conférence nationale des travailleuses de la CGT[1].
À Bezons, elle est élue conseillère municipale entre 1965 et 1971. En 1965, elle devient membre du Comité de la fédération de Seine-et-Oise Nord et s'investit dans la commission féminine. Elle milite toute sa vie à la base du parti communiste et à l'Union des femmes françaises[1].
Articles connexes
modifierBibliographie
modifier- Michèle Decaster, Andrée Jeanny, femme de coeur et de convictions : Une vie d'engagements et d'amitiés de Troyes à Argenteuil, Grâne (Drôme), Editions la grange, , 194 p.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Jocelyne George, « JEANNY Andrée [née BOIGEGRAIN Andrée, Léone, Eugénie] », sur Le Maitron, (consulté le )
- ↑ Jean Lefèvre, « SAMEDI 2 OCTOBRE A 16 H 00 À LA DÉPÊCHE DE L’AUBE », sur La Dépêche de l'Aube, (consulté le )
- 1 2 Jean Lefevre et Frédéric Gand, « FEMMES RESISTANTES », sur ADIRP de l'Aube (consulté le )