Angelo Tamborini, né le 22 septembre 1901 à Milan et mort en 1982 en Argentine, est un coureur cycliste, terroriste, agent double et espion fasciste italien.

Angelo Tamborini
Angelo Tamborini en 1937.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Angelo Luigi Tamborini
Nationalité
Activité

Biographie

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Espion et terroriste fasciste

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Né en 1901 à Milan, Angelo Tamborini s'engage volontaire dans l’armée italienne à 17 ans, avec ses deux frères (morts lors des combats, l'un lors de la bataille de la Somme, le second en juillet 1937, des conséquences de ses blessures de guerre)[1]. En 1919, Tamborini participe comme légionnaire à l'Entreprise de Fiume de Gabriele D'Annunzio[2]. Rentré en contact avec le vice-consul Roberto Giardini, il s'expatria avec l'accord de la police politique et, en 1934, s'infiltra parmi les communistes de Barcelone[1].

Installé ensuite en France, il fut arrêté à Toulon le 13 septembre 1937[1] comme responsable d'attentats dirigés par les fascistes afin d'en faire retomber la responsabilité sur les exilés antifascistes[2]. L'un de ses attentats dévasta le siège de la Confédération française des employeurs[2].

Agent double pour le compte de la France

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En prison, Tamborini reconnut ses responsabilités et informa la police française de ses contacts dans les réseaux d'espionnage italiens. Il ne fut ainsi condamné qu'à quelques mois de détention et fut remis en liberté provisoire le 25 avril 1938[1]. Par la suite, pendant quelque temps, il agit comme agent double des services italiens et français. Le 29 octobre 1939, le chef de la police politique italienne, Guido Leto, rédigea une note à son sujet :

« Le fameux Tamborini continue d'être le même vaurien. Lui aussi a entrepris des démarches auprès du consulat français de Tanger pour être enrôlé dans l'armée française »[1].

Le , la Direction de la sécurité publique italienne établit que son nom figurait « dans les listes de la Sûreté nationale à Paris comme élément terroriste »[1]. Un mois plus tard, il fut signalé comme arrêté par les autorités espagnoles en raison des contacts qu'il avait établis avec les autorités britanniques de Gibraltar[1].

Carrière cycliste

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Entre 1932 et 1938, Angelo Tamborini a mené une carrière de cycliste professionnel sur route, participant au Giro (19e en 1938) et au Tour de Lombardie (46e en 1932)[3].

Émigration et fin de vie

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Après la Seconde Guerre mondiale, en 1946, Tamborini quitte l'Italie pour s'installer à Rio de Janeiro, au Brésil, puis s'établit dans la province de Misiones, en Argentine, où il décède en 1982 à l'âge de 81 ans[4].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 Mimmo Franzinelli, I tentacoli dell’OVRA, Bollati Boringhieri,
  2. 1 2 3 Benjamin Akriche, Une Pieuvre Noire au pays des Droits de l’Homme : étude sur l’OVRA en France, son traitement par la presse et son implication sur le territoire français (1926-1943), Université Paris I Panthéon-Sorbonne, (lire en ligne)
  3. « Angelo Tamborini », sur www.procyclingstats.com (consulté le )
  4. « FamilySearch.org », sur ancestors.familysearch.org (consulté le )

Bibliographie

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  • Benjamin Akriche, Une Pieuvre Noire au pays des Droits de l’Homme : étude sur l’OVRA en France, son traitement par la presse et son implication sur le territoire français (1926-1943), Université Paris I Panthéon-Sorbonne, 2025.
  • Mimmo Franzinelli, I tentacoli dell’OVRA, Bollati Boringhieri, 2020.