Anne Kagan-Moszkowska
Anne Kagan-Moszkowska, également citée sous le nom d'Anne Moszkowska-Kagan, est une biologiste ayant travaillé en France, notamment au Collège de France. Spécialiste de la glande pinéale, elle étudie notamment son influence sur le fonctionnement de l'hypophyse et sur la régulation hormonale de la reproduction. Ses travaux sont récompensés par la médaille d'argent du CNRS en 1977.
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Biographie
modifierAu Collège de France, Anne Kagan-Moszkowska travaille dans le domaine de l'endocrinologie. En 1970, sous le nom d'Anne Moszkowska-Kagan, elle dirige le laboratoire d'histophysiologie du Collège de France, précédemment dirigé par le biologiste Jacques Benoit. Un chercheur accueilli cette année-là dans le laboratoire la décrit comme une spécialiste internationalement reconnue de l'étude de la fonction de la glande pinéale[1].
Elle reçoit en 1977 la médaille d'argent du CNRS[2].
Travaux de recherche
modifierLes recherches d'Anne Kagan-Moszkowska portent principalement sur la glande pinéale, ou épiphyse, une petite glande endocrine située dans le cerveau. Elle étudie en particulier ses relations avec l'hypophyse, qui intervient dans la régulation de nombreuses fonctions hormonales.
À partir des années 1950, elle étudie expérimentalement l'influence de la glande pinéale sur le fonctionnement de l'hypophyse. Elle s'intéresse notamment aux gonadotrophines, des hormones produites par l'hypophyse qui participent au contrôle du fonctionnement des ovaires et des testicules. Ses expériences in vitro montrent que des extraits de glande pinéale peuvent diminuer ou inhiber la libération de gonadotrophines par l'hypophyse[3]. Ces expériences sont décrites comme pionnières dans des travaux ultérieurs consacrés au rôle de la glande pinéale dans la régulation hormonale de la reproduction[4].
Dans les années 1960, Kagan-Moszkowska cherche à déterminer quelles substances de la glande pinéale pourraient être responsables de ces effets. Elle étudie notamment le rôle possible de la sérotonine et de la mélatonine dans les interactions entre la glande pinéale et l'hypophyse[5].
Elle étudie également l'hypothèse selon laquelle d'autres substances produites par la glande pinéale pourraient agir sur la sécrétion hormonale. Avec ses collaborateurs, elle fractionne des extraits de glande pinéale afin d'en isoler les composants biologiquement actifs. Elle étudie notamment les effets de ces différentes fractions sur la sécrétion de l'hormone folliculo-stimulante (FSH) et de l'hormone lutéinisante (LH)[6].
Distinction
modifier- 1977 : médaille d'argent du CNRS[2].
Publications sélectionnées
modifier- A. Moszkowska, « Action d'extraits aqueux de glandes pinéales de moutons sur les souris mâles et femelles ; antagonisme épiphyso-hypophysaire », Comptes rendus des séances de la Société de biologie et de ses filiales, vol. 145, nos 11-12, , p. 847-850 (PMID 14887130)
- A. Moszkowska, « Le rôle de l'épiphyse dans la fonction gonadotrope hypophysaire : étude in vitro », Journal de physiologie, vol. 51, no 3, , p. 537-538 (PMID 13665638)
- A. Moszkowska, « Quelques données nouvelles sur le mécanisme de l'antagonisme épiphyso-hypophysaire – rôle possible de la sérotonine et de la mélatonine », Revue suisse de zoologie, vol. 72, , p. 145-160 (PMID 14281688)
- A. Moszkowska, « Étude des extraits épiphysaires fractionnés. Physiologie », Biologie médicale, vol. 56, no 4, , p. 403-412 (PMID 4237545)
Notes et références
modifier- ↑ (hu) « A Magyar Biofizikai Társaság Értesítője » [PDF], (consulté le )
- 1 2 « Les médailles d'argent du CNRS », sur Comité pour l'histoire du CNRS (consulté le )
- ↑ A. Moszkowska, « Le rôle de l'épiphyse dans la fonction gonadotrope hypophysaire : étude in vitro », Journal de physiologie, vol. 51, no 3, , p. 537-538 (PMID 13665638)
- ↑ (en) Bryant Benson et Ielskina Ebels, « Other Pineal Peptides and Related Substances — Physiological Implications for Reproductive Biology », dans Russel J. Reiter, The Pineal Gland : Volume II: Reproductive Effects, Boca Raton, CRC Press, , 165-188 p., p. 169
- ↑ A. Moszkowska, « Quelques données nouvelles sur le mécanisme de l'antagonisme épiphyso-hypophysaire – rôle possible de la sérotonine et de la mélatonine », Revue suisse de zoologie, vol. 72, , p. 145-160 (PMID 14281688)
- ↑ A. Moszkowska, « Étude des extraits épiphysaires fractionnés. Physiologie », Biologie médicale, vol. 56, no 4, , p. 403-412 (PMID 4237545)