Antares (réseau)
ANTARES est un réseau de télécommunications numérique des services publics français qui concourt aux missions de sécurité civile française. Son déploiement a commencé en 2004.




ANTARES est l'acronyme d'« Adaptation Nationale des Transmissions aux Risques Et aux Secours »[1].
Il sera remplacé progressivement à partir de 2024 par le réseau radio du futur (RRF)[2].
Définition INPT
modifierL'Infrastructure Nationale Partageable des Transmissions (INPT) est un réseau radio numérique chiffré national dans la bande 380-400 MHz sur une technologie TETRAPOL (EADS). Il sert de support au réseau CORAIL NG pour la gendarmerie nationale, ACROPOL pour la police nationale et ANTARES pour les sapeurs-pompiers et la sécurité civile. Il permet une totale interopérabilité pour les communications entre ces différents services[3].

Le réseau RUBIS, propre à la gendarmerie (essentiellement les unités de Gendarmerie départementale), s'appuie également sur la technologie TETRAPOL, mais sur une infrastructure physique distincte et sur une bande de fréquences différente (70 MHz). La technologie employée étant identique au réseau INPT, une interopérabilité native ou via des moyens connexes est possible[3].
Le réseau INPT remplace les anciens réseaux analogiques. La première plate-forme expérimentale a été ouverte dans le département de l'Ain à l'été 2004 : la police, les sapeurs-pompiers et le SAMU exploitent au quotidien ce système commun. Le , un exercice opérationnel inter-services a permis de qualifier la performance de l'interopérabilité des services telle que fixée par la loi de modernisation de la sécurité civile en 2004.
Tous ces services disposent désormais d'un outil de télécommunications opérationnelles intégré permettant la coordination préfectorale et la remontée d'information à tous les niveaux hiérarchiques, du terrain jusqu'au niveau du gouvernement.
Le réseau INPT est organisé autour d'environ mille cinq cents sites-relais, qui couvrent environ 95 % du territoire métropolitain français[réf. souhaitée]. Il s'agit de la combinaison des sites relais des réseaux CORAIL NG, ACROPOL et ANTARES[réf. souhaitée]. Le réseau ACROPOL, constitué initialement d'environ mille cent sites relais (85 % du territoire), a été achevé en 2007[réf. souhaitée]. Le réseau CORAIL NG s'articule autour d'un commutateur de gestion propre à la gendarmerie et d'extensions de voies radio réalisées sur certains relais. Le réseau ANTARES est étendu par la direction de la Sécurité Civile française (+300 relais) de 2007 à 2009. Les unités nationales de la sécurité civile (unités d'instruction et d'intervention UIISC, le déminage, les hélicoptères, les avions…) sont équipées durant cette période, sauf la flotte d'avions bombardiers d'eau (ABE) dont les équipements radio numériques n'ont pas encore satisfait aux exigences de la DGAC ; les services d'incendie et de secours (cent mille terminaux) migrent progressivement sur ce réseau à partir de 2005.
Simulation
modifierPour pouvoir communiquer comme en opérationnel avec les mêmes capacités et les mêmes contraintes, des outils[Quoi ?] existent pour pouvoir simuler l'infrastructure réseau ANTARES d'une organisation et imiter l'utilisation des terminaux radios associés. Il devient alors possible de réaliser des formations et des exercices d'entraînement de cadres, sans occuper le réseau ANTARES opérationnel. La société Crise fournit un simulateur d'infrastructure INPT.
Notes et références
modifier- ↑ « Communications - Qu’est-ce qu’Antarès ? », sur www.sdis06.fr (consulté le )
- ↑ « Lancement du projet "Réseau Radio du Futur" (RRF), le réseau très haut-débit souverain des services de sécurité et de secours | Ministère de l'Intérieur et des Outre-mer », sur www.interieur.gouv.fr (consulté le )
- 1 2 « Les experts en télécommunication de la gendarmerie en action ! », sur www.gendarmerie.interieur.gouv.fr (consulté le )
