Antoine Sallaert

peintre flamand
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Antoine Sallaert, parfois nommé Antoon Sallaert, Anthonis Sallaert voire Anthony Salart, né à Bruxelles en 1594 et mort dans la même ville en 1650, est un peintre brabançon d'histoire, de portraits et de compositions religieuses et un auteur de cartons de tapisseries.

Antoine Sallaert
Naissance
Décès
Activités
Lieu de travail

Biographie

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La Crucifixion de saint Pierre

Antoine Sallaert est né à Bruxelles et fut baptisé[1] à Notre-Dame de la Chapelle [2] le 27 novembre 1594[3],[4],[5],[6], comme fils de Philippe Sallart et d'Anna van den Berghe qui s'étaient mariés[7] à Bruxelles, paroisse Notre-Dame de la Chapelle, en 1590. Ce dernier mourut en 1636 et peut-être exerçait-il un métier d'art car trois des parrains de ses enfants ont des liens avec la corporation des peintres[8].

De son épouse Anna Moens ou parfois Moons, fille de Geeraert Moens et d'Anna de Vrise, qu'Antoine avait épousée à Notre-Dame de la Chapelle[9] le 28 janvier 1625, il eut plusieurs enfants, tous nés à Bruxelles et baptisés en la même église[10], qui sont Philips Sallaert né[11] en 1626, Anna Sallaert née[12] en 1628, Carola Adriana Sallaert née[13] en 1630, Catharina Sallaert née[14] en 1633, Elisabeth Sallaert née[15] en 1635, Antoon Sallaert né[16] en 1637, Gaspar Sallaert né[17] en 1640 et enfin Maria Sallaert née[18] en 1643 et dont l'artiste Lancelot Lefebure sera le parrain.

Il est souvent affirmé qu'Antoine Sallaert a eu un fils nommé Jean-Baptiste, baptisé à Notre-Dame de la Chapelle à Bruxelles[19] le 14 février 1612, reçu maître en 1644, et qui était un peintre médiocre[3] mais il s'agit là d'une affirmation erronée et ce Jean-Baptiste est en réalité un cousin germain[20], et non un fils.

Antoine Sallaert est mort en juin 1650 et fut inhumé le 12 de ce mois dans l'église Notre-Dame de la Chapelle à Bruxelles même, au grand portail[21].

Formation et parcours artistiques

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Il est inscrit en 1606 comme apprenti dans le livre de la corporation des peintres de Bruxelles[3]. C'est ainsi qu'il travaille, à partir du 14 avril 1606, chez le peintre miniaturiste Michel de Bordeaux[22], de Bourdeaux ou Bourdeaux[3],[23],[5] (1579 - 1627).

Admis comme maître le [3], il devient quatre fois doyen[4], dans les années 1633-1634, 1634-1635, 1646-1647 et 1647-1648[3].

Il est spécialisé dans les représentations de cortèges et de processions[24]. Dans les années 1620 et 1630, Antoine Sallaert reçut plusieurs commandes des Archiducs Albert et Isabelle mais ne fut jamais nommé officiellement peintre de la Cour. Parallèlement, il peignait pour la noblesse brabançonne et réalisait des œuvres religieuses pour les églises jésuites de Bruxelles et de ses environs. Il exerçait également l'activité de peintre de carton de tapisseries, pour laquelle il obtint des privilèges de la part du Magistrat de Bruxelles.

Contemporain et ami de Rubens[25], ils s'entre-aident dans leurs travaux[26].

Il forma plusieurs apprentis de talent[1] : Hans De Sanmore (1613), Bartholomeus Dandelot (1617), son frère Melchior Sallaert (1621), Daniel De Duck (1626), son cousin Jan Baptist Sallaert (1629), Robert Dandelot (1632), Philips Jan Willeman (1637), Hendrick Van Leeuw (1644), Jan Van den Steen (1649), ainsi que Gelaude Fige (1650).

Œuvres

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Antoine Sallaert traite l'histoire et le genre et fait les cartons de vingt-quatre tentures pour les tapissiers bruxellois[4]. On voit ses ouvrages dans les musées de Bruxelles, Gand, Madrid, Berlin, etc.[4]. Le plus remarquable et celui du musée de Turin, représentant une procession de plusieurs centaines de figures[4].

Il signe "A.S."[27].

Liste non exhaustive de ses œuvres :

  • Procession des corps de métiers sur la grande place de Bruxelles[28],[29] (hauteur 1,20 m - largeur 3,83 m)[30]
  • Suite de cette procession[28]
  • Tir à l'arbalète auquel assistent l'archiduc Albert et l'infante son épouse[28]
  • Solennité du tir de l'arc[29]
  • Procession de l'Ommegang[28],[29] (hauteur 1,20 m - largeur 3,83 m)[3]
  • Suite de la Procession de l'Ommegang (hauteur 1,20 m - largeur 3,83 m)[3]
  • Allégorie de la passion du Christ[28],[29] (hauteur 1,97 m - largeur 1,32 m)[3]
  • L'infante Isabelle abattant l'oiseau au tir du Grand-Serment (hauteur 1,80 m - largeur 3,38 m)[3]
  • La Procession des Pucelles du Sablon (hauteur 1,75 m - largeur 3,35 m)[3]
  • Vie de Salomon[31]

Références

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  1. 1 2 Fiche Anton Sallaert du Rijksbureau voor Kunsthistorische Documentatie, sous le lien
  2. L'acte de baptême montre qu'il a été prénommé comme son parrain Anthoine Salarts, ou S Alarts (?).
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Édouard Fétis, Catalogue descriptif et historique du Musée Royal de Belgique (Bruxelles) : précédé d'une notice historique ..., Ve J. Van Buggenhoudt, , 443 p. (lire en ligne), p. 392-395
  4. 1 2 3 4 5 Camille Dreyfus et André Berthelot, La Grande Encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, vol. 29, Lamirault et cie, (lire en ligne), p. 361
  5. 1 2 (en) « Antoine Sallaert », extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit Accès payant, sur Oxford Art Online, (ISBN 9780199773787)
  6. (en) The Burlington Magazine, 2009
  7. Roland d'Anethan, Les Sallaert dits de Doncker, dans Brabantica, tome IX, première partie, Bruxelles, 1968, page 253.
  8. Roland d'Anethan, op. cit., p.254.
  9. Bruxelles, registre des mariages de Notre-Dame de la Chapelle, pour l'année 1625, f° 22, Anthonius Psalart (sic) Anna Moens, conjugati sunt 28 jan(ua)ry 1625.
  10. Fiche Anton Sallaert du RKD, citée.
  11. Bruxelles, Notre-Dame de la Chapelle, 16 février 1626 : Philippus ; Anthonius Sallaert, Anna Moens, Ss Philippus Sallaerts, Anna de Vries.
  12. Bruxelles, Notre-Dame de la Chapelle, 27 mars 1628 : Anna ; Anthonius Sallarts, Anna Moens, R.D. Bartholomeus Tirho, Anna vanden Berghe.
  13. Bruxelles, Notre-Dame de la Chapelle, 27 (et non 17) juillet 1630. Les parrain et marraine étant Carolus Sallart et Adriana de Vriese.
  14. Bruxelles, Notre-Dame de la Chapelle, 15 mai 1633.
  15. Bruxelles, Notre-Dame de la Chapelle, 24 avril 1635.
  16. Bruxelles, Notre-Dame de la Chapelle, 25 novembre 1637 : son parrain, Anthoine Sallarts, lui a donné son prénom.
  17. Bruxelles, Notre-Dame de la Chapelle, 20 juillet 1640. Les parrains et marraine étant Gaspar Sallaert et Theresia Constantia Pinsen vander Aa.
  18. Bruxelles, Notre-Dame de la Chapelle, 1er octobre 1643.
  19. L'acte de baptême dit cet enfant, prénommé Joannes, fils d'Anthon Salart et d'Anna Verbrughe, son parrain est Joannes van den Berghe et sa marraine Petronella van den ... (?). Or, Antoine Sallaert est né en 1594 : le rapprochement des deux dates rend un mariage antérieur et cette paternité peu crédible.
  20. Roland d'Anethan, op. cit., page 254.
  21. Bruxelles, registre des inhumations de Notre-Dame de la Chapelle, registre des fossoyeurs : Anton Sallart (...) begraven inde kerck aen het grot portail. Il est à notre que le second registre des inhumations, plus "officiel", mentionne erronément à cette date l'inhumation dans l'église d' Anthonette Sallart, du quartier bruxellois t'Nieuwlandt (Terre-Neuve).
  22. Ce peintre, Michel de Bordeaux, aura de son épouse Sophie Cattebroeck, au moins deux enfants baptisés à Bruxelles, paroisse Notre-Dame de la Chapelle, en 1603 et 1605.
  23. Alphonse-Jules Wauters, Le Musée de Bruxelles : tableaux anciens, notice, guide et catalogue, , 263 p. (lire en ligne), p. 136
  24. Éduard Michel, Les grands maîtres flamands au seizième et au dix-septième siècle, vol. 1, F. Nathan, (lire en ligne), p. 133
  25. Adolphe Siret, Dictionnaire historique des peintres de toutes les écoles depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours : Précédé d'un abrégé de l'histoire de la peinture, suivi de la nomenclature des peintres modernes et d'une collection complète de monogrammes, C. Muquardt, , 527 p. (lire en ligne), p. 54
  26. Jean-Pierre Baverel et François Malpé, Notices sur les graveurs qui nous ont laissé des estampes marquées de monogrammes, chiffres, rébus, lettres initiales, etc., avec une description de leurs plus beaux ouvrages et des planches en taille-douce, contenant toutes les marques dont ils se sont servis : suivies d'une table qui en donne l'explication, vol. 2, Besançon, Taulin-Dessirier, (lire en ligne), p. 197
  27. François Brulliot, Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés, vol. 2, Munich, J.G. Cotta, , 440 p. (lire en ligne), p. 18
  28. 1 2 3 4 5 A. Lavice et André Absinthe Lavice, Revue des musées de Belgique, de Hollande et de Russie, Renouard, , 331 p. (lire en ligne), p. 108
  29. 1 2 3 4 Dr. Claude Lachaise (pseud. C. Sachaile), Manuel pratique et raisonné de l'amateur de tableaux indiquant tout ce qui se rapporte à l'étude tant artistique que commerciale des tableaux et contenant des appréciations sur plus de 1200 artistes par le dr. Lachaise, Librairie centrale, , 515 p. (lire en ligne), p. 475
  30. Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Musée royal de peinture et de sculpture de Belgique, Imprimerie de J. Stienon, , 154 p. (lire en ligne), p. 57
  31. Guy Delmarcel, La tapisserie flamande du XVe au XVIIIe siècle, Lannoo Uitgeverij, , 384 p. (ISBN 978-2-7433-0337-2, présentation en ligne), p. 241

Bibliographie

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En français

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  • Victor Doublet de Villers, Dictionnaire national belge : historique, biographique, géographique, statistique, artistique, industriel et commercial, L'auteur, , 839 p. (lire en ligne), p. 695
  • Roland d'Anethan, Les Sallaert dits de Doncker, dans Brabantica, tome IX, première partie, Bruxelles, 1968.
  • M. van der Vennet, Le peintre bruxellois Antoine Sallaert, dans le Bulletin des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, 23-9, (1974-1980), p. 171-197.

En anglais

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  • (en) John Herbert Slater et F. W. Maxwell-Barbour, Engravings and Their Value : A Complete Guide to the Collection and Prices of All Classes of Prints, Kudos Publications, , 707 p. (lire en ligne), p. 563

En néerlandais

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Liens externes

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