Anthée (Belgique)

section d'Onhaye, Wallonie (Belgique)

Anthée (en wallon Antêye[1]) est une section de la commune belge d'Onhaye située en Wallonie dans la province de Namur.

Anthée
Anthée (Belgique)
Le château « de Fontaine ».
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Dinant
Commune Onhaye
Code postal 5520
Code INS 91103C
Zone téléphonique 082
Démographie
Gentilé Anthéen(ne)
Population 442 hab. (1/1/2025)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 14′ nord, 4° 45′ est
Superficie 1 015 ha = 10,15 km2
Localisation
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Anthée
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Anthée
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Anthée
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Anthée

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Situé dans l'Entre-Sambre-et-Meuse, sur la route de Dinant à Philippeville, le village est traversé par le Flavion.

Étymologie

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Selon plusieurs chercheurs, le nom d'Anthée aurait son origine dans le nom latin Ananteius car suivant la légende l’empereur Tibère y aurait envoyé un certain Anteius. Ce dernier aurait trouvé l’endroit agréable et y aurait même construit une villa où il se serait établi. Toutefois une étude plus scientifique établit que l’origine du nom dériverait du nom celtique ande-tegia signifiant maison d’en face ou simplement à la maison.

Géographie

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Évolution démographique

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  • Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre
  • 1900: Scission en 1892 du hameau de Morville érigé en commune à part entière

Histoire

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Au cours de l'Antiquité, une villa romaine était implantée probablement du Ier siècle au IVe siècle à Anthée. Elle se trouvait à proximité de la chaussée romaine de Bavay à Trèves. Les importants vestiges découverts au cours des fouilles ont révélé qu'il s'agit de la plus grande villa romaine de Wallonie. Longue de 642 mètres, pars rustica comprise, sa largeur atteignait 212 mètres. Les pièces du corps de logis principal étaient richement décorées de mosaïques, de fresques, d'enduits peints et de marqueteries en marbre. On y trouvait une colonnade, des thermes et plusieurs locaux chauffés par hypocaustes. Dans la pars rustica, on trouvait des écuries, des granges, des étables, des réserves pour les denrées et des ateliers, dont deux destinés au travail de la métallurgie du fer et du cuivre[2].

Du haut Moyen Âge, on a retrouvé un petit cimetière mérovingien d'une trentaine de sépultures indiquant que le site a continué à être habité après la chute de l'empire romain. On y a découvert quelques objets de la vie courante sous les mérovingiens.

Au Moyen Âge, le village est sous la tutelle du fisc royal de Givet, ensuite il passe successivement sous l’autorité des Comtes d’Agimont, de Givet et enfin de Chiny (au XIIIe siècle). Après il est entre les mains de seigneurs de Senzeille, d’Agimont et enfin, en partie, de l'abbesse de l’abbaye de Félixpré qui s’en sépare en le revendant au maître de forge d’Anthée Laurent Jacquis. En 1733, toutes les terres de ce ban sont rassemblées entre les mains de Pierre Jacquier (un autre maître de forge). Les héritiers de ces familles en resteront propriétaires jusqu’à la fin de l'Ancien Régime.

Le , les 104e, 106e RI et 18e RHR -Régiment de Hussards de Réserve- de l'armée impériale allemande y passèrent 13 civils par les armes et y détruisirent 71 maisons, lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion[3]. Parmi les civils froidement assassinés se trouvait le bourgmestre, le docteur Félix Jacques, fusillé avec son plus jeune fils.

Le , lors de la bataille de France, Anthée est attaqué par les Allemands de la 7. Panzer-Division d'Erwin Rommel et défendu par le 23e régiment de tirailleurs algériens du colonel Magnin et des éléments de la 1re division légère de cavalerie dont son chef, le général d'Arras au château d'Anthée[4]. 47 défenseurs trouvent la mort mais l'attaque allemande est enrayée[4]. À 18h, la localité tombe finalement aux mains des Allemands[5].

Liste des bourgmestres de 1830 à 1977

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Patrimoine et culture

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Patrimoine architectural et monumental

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Monuments

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Il existe dans l'église trois pierres tombales remarquables de seigneurs dont la famille est originaire du lieu. Les deux premières ont été transférées de Saint-Martin, près de Rhisnes, lors de la démolition de la chapelle où elles reposaient :

  • celle de Jacques de Senzeilles († 1524), lieutenant-gouverneur de Namur, et d'Agnès de Berghes († 1535), sa seconde épouse;
  • celle de Pierre de Senselle († 1559), bailli et capitaine du château de Namur, et d'Anne de Hun († 1592) son épouse;
  • celle de Gille de Senseille († 1578), mayeur de Namur puis gouverneur de Bois-le-Duc, et de son épouse Geneviève de Hun[6],[7].

Culture

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Enseignement

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Galerie d'illustrations

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Économie

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Jusqu’au XIXe siècle, les principales richesses du village provenaient de l’exploitation du fer et du cuivre, de l’agriculture et de l'exploitation des ressources forestières. Au XIXe siècle, l’agriculture y est toujours importante puisque la moitié des terres y sont encore consacrées. Au XXe siècle, c’est l’élevage et le tourisme (chambres d’hôtes et gîtes à la ferme) qui ont pris le relais.

Vie associative

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Personnalités

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Notes et références

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  1. Jean Germain, Les Noms officiels des communes de Wallonie, de Bruxelles-Capitale et de la Communauté germanophone : Évolution et fixation orthographique des toponymes majeures de 1795 à nos jours avec indication de la prononciation française (API), de la forme régionale wallonne et du gentilé, Louvain-Paris, Peeters, coll. « Mémoires de la Commission royale de toponymie et de dialectologie. Section wallonne » (no 27), , 410 p. (ISBN 978-9-042944-01-5), p. 35.
  2. Philippe Laval, « La villa gallo-romaine d'Anthée », sur Villas romaines d'ici et d'ailleurs, (consulté le )
  3. John Horne et Alan Kramer, 1914 Les atrocités allemandes, Tallandier, , 640 p. (ISBN 2-84734-235-4), p. 482
  4. 1 2 Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 305
  5. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 331
  6. Auguste Soupart, « Les seigneurs et la noble famille de Senzeilles », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, no 25,
  7. Hadrien Kockerols, Monuments funéraires en pays mosan : Arrondissement de Dinant, Tombes et épitaphes 1200-1800, Malonne, chez l'auteur, , 333 p.

Bibliographie

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Sur les autres projets Wikimedia :

  • André Lépine et Guy Heynen, « Rommel traverse l’Entre-Sambre-et-Meuse, de Dinant à Landrecies, par Philippeville », Cahier du Musée de Cerfontaine, no 415,