Ermeton-sur-Biert
Ermeton-sur-Biert (en wallon Ermeton-so-Bier) est un village de Wallonie situé dans l'Entre-Sambre-et-Meuse sur la partie supérieure de la Molignée. Il fait administrativement partie de la commune de Mettet dans la province de Namur en Belgique. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
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L'ancien château, devenu monastère bénédictin. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
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| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Namur | ||||
| Commune | Mettet | ||||
| Code postal | 5644 | ||||
| Code INS | 92087E | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Armentois(e) ou Molignard(e) |
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| Population | 713 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 84 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 17′ nord, 4° 43′ est | ||||
| Superficie | 848 ha = 8,48 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
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Étymologie
modifierLe nom d’Ermeton-sur-Biert trouve son origine dans le mot latin armentum signifiant prairie pour gros bétail et le mot germanique berg signifiant montagne mais voulant vraisemblablement dire colline dans ce cas-ci. Selon d'autres sources, biert proviendrait du mot biesme, la "rivière aux castors". Le terme « Biesme » proviendrait de la traduction germanique du mot castor (Bebronna : il semblerait que bon nombre de castors vivaient autrefois sur les bords du cours d'eau. Le mot "bebronna" a donné en néerlandais "Beveren", mais aussi "Bièvre". Dans la commune confluent les rivières de "Biesmerée" et "Behoûde" pour donner la "Molignée".
Géographie
modifierDémographie
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- Sources:INS, Rem:1831 jusqu'en 1970=recensements, 1976= nombre d'habitants au 31 décembre
Histoire
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Au XVIe siècle, quatre procès pour sorcellerie eurent lieu à Ermeton[1].
Dès le dernier quart du XVe siècle et jusqu'au XIXe siècle, une activité métallurgique est attestée à Ermeton comme dans tout le Namurois. En 1477, on y fabrique de la fonte pour boulets de canon[2].
Durant les trois siècles suivants, des martinets servant au travail du fer sont attestés à Ermeton. La localité abrite un haut fourneau producteur de fonte ; une trentaine d'autres sont attestés dans la région[3]. Cela suppose la présence de minerais et de sites d'extraction du fer que la présence, sur le territoire du village, de deux lieux-dits "Ancienne mine" et d'un lieu-dit "Au maka" (martinet hydraulique) atteste encore aujourd'hui [4].
En 1832, la commune héberge encore un maître de forges aux commandes d'un "martinet composé d'un système de marteaux, d'une chaufferie et de deux tournants [roues] [...] (actionnés) par l'eau"[5]. Une partie du minerai utilisé provenait alors de la localité voisine de Fraire[6].
Ermeton au XVIIIe siècle : voir les cartes de Ferraris no 100 (Florenne) et 118 (Dinant)[7] publiées en 1777.
Lors de la Première Guerre mondiale, Ermeton voit l'un des épisodes de la retraite de la garnison belge de Namur. Poursuivi par les Allemands qui se sont emparés de Namur le lors du siège de Namur, la garnison belge tente d'échapper à l'encerclement par le 1er régiment de la Garde prussienne. Parti de Bioul au petit matin du , le 3e bataillon du 13erégiment de Ligne suit la grand-route de Fraire à l'ouest de Bioul puis oblique vers le sud. Á 9 h, ils traverse Ermeton-sur-Biert puis, par le plateau de Biert, se dirige ver Couvin. Or, les éclaireurs allemands ont repéré leur progression. Le 1er régiment de la Garde prussienne qui avait déjà atteint Biesmerée fait demi-tour et attaque l'arrière-garde belge constituée de 200 à 300 hommes. Embusqués dans les maisons d'Ermeton et au château d'Ermeton, les Belges ouvrent un feu nourri et infligent de lourdes pertes aux Prussiens. Des renforts allemands submergent la résistance belge[8]. Comme partout ailleurs en Belgique, ceux-ci exercent des représailles en raison de la résistance du 13e régiment de Ligne. Ils incendient 86 maisons du village avec des cartouches incendiaires en indiquant à ses habitants que « tout village où on s'est battu devait être brûlé »[9].
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
modifierPatrimoine et folklore
modifierPatrimoine architectural
modifier- Le monastère est un ancien château féodal (château d'Oultremont) de plusieurs siècles (XIVe et pour l'essentiel XVIe siècle[10]), restauré en 1632, 1754 et 1903. Dans un écrit daté de 1202, il est déjà fait mention du manoir d’Ermeton, du donjon et de la chapelle castrale. Le fief d'Ermeton qui faisait partie du Comté de Namur, relevait au XVIe siècle du bailliage de Montaigle. Au début du XIVe siècle, il fut concédé par le comte Jean de Namur à Jacquemin de Bossoit, premier des seigneurs d'Ermeton. En 1612, Richard Godart, maître de forges, acheta la seigneurie qui, après Jacquemin de Bossoit, s'était transmise uniquement par successions et alliances. Ensuite, le château et ses terres ont connu bon nombre de propriétaires différents à l'issue de ventes successives (la 7e et dernière déterminant l'affectation actuelle à la résidence privée actuelle de M. de Ghellinck en 2021). En 1856, la comtesse Antoinette de Merode, propriétaire, devenue par son mariage duchesse de Valentinois puis princesse de Monaco, revend le château à M. Henri de Moreau dont la fille unique, Marie, épouse en 1886 le fils du comte Alphonse Hennequin de Villermont. La propriété passe à la famille de Villermont en 1870. Son fils, le comte Henry de Villermont est tué le au combat de Zammel (Westerloo), sans laisser de descendance. (Le monument actuel situé sur le côté droit du grand porche d’entrée rappelle son souvenir ainsi que celui d’autres habitants de la commune morts au champ d’honneur.) En 1925, le comte Hadelin d'Oultremont acquit le domaine d'Ermeton-sur-Biert qui fut appelé château d’Oultremont. Par ses fonctions de grand-maître au palais, il reçoit souvent les membres de la famille royale belge, dont le prince Léopold et la princesse Astrid de Suède pour des parties de chasse aux lapins et de pêche à la truite. Les parents d'Astrid y assistaient aux battues annuelles. Le comte Hadelin revendit sa propriété d'Ermeton en 1935 à un géomètre de Bruges, m. Charles Libbrecht. En tout 238 ha, dont une magnifique drève située face au grand porche d’entrée. L'ensemble sera loué en 1937 comme prieuré pour la Communauté bénédictine de Marlagne qui l'achètera enfin le pour le revendre en 2021[11]. Des tours rectangulaires flanquent cet édifice qui a gardé, intérieurement, une partie de son patrimoine décoratif[10].
- Le Chemin des diligences était une allée bordée d'environ 200 hêtres tricentenaires dont quelques beaux exemplaires de hêtres pourpres. Le site est classé depuis 1983.
- L’église Notre-Dame, construite en 1853, arbore un style néo-classique[12].
- La chapelle dédiée à Saint-Roch, édifice octogonal datant de 1866, est située rue d'Anthée.
Folklore
modifierEnseignement
modifierÉconomie
modifierSports et vie associative
modifierPersonnalités liées à la commune
modifierLa peintre et historienne, Marie de Villermont, meurt dans la commune le .
Notes et références
modifier- 1 2 « Folklore à Ermeton-sur-Biert | Tchesse aux Macrales, chasse aux sorcières », sur visitwallonia.fr (consulté le )
- ↑ Claude Gaier, L'industrie et le commerce des armes dans les anciennes principautés belges du: XIIIe à la fin du XVe, Librairie Droz, (ISBN 978-2-251-66202-2, lire en ligne)
- ↑ « CHAPITRE II : Caractères de la métallurgie namuroise - www.valleedusamson.be », sur www.valleedusamson.be (consulté le )
- ↑ « Les thématiques du sous-sol wallon », sur carto1.wallonie.be (consulté le )
- ↑ Ph. Van der Maelen, Dictionnaire géographique de la province de Namur, 1832, p. 81
- ↑ Achille Trotin, Fraire sur les traces de son passé minier, mémoire dactylographié, s.l., 2001, p. 22
- ↑ Ferraris no 100 (Florenne) et 118 (Dinant)
- ↑ Schmitz Jean et Nieuwland Robert, L'invasion allemande dans les provinces de Namur et de Luxembourg, Cinquième partie, L'Entre-Sambre-et-Meuse, Bruxelles et Paris, G. Van Oest & Cie,
- ↑ Schmitz Jean et Nieuwland Robert, L'invasion allemande dans les provinces de Namur et de Luxembourg, Cinquième partie, L'Entre-Sambre-et-Meuse, Bruxelles et Paris, G. Van Oest & Cie,
- 1 2 Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, 1973, p. 64 et 65.
- ↑ Pierre Wiame, « Le monastère d'Ermeton-sur-Biert racheté par un Bruxellois », L'avenir, (lire en ligne)
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, p. 173.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, t. 1, 2 et 3 : Province de Namur, Arrondissement de Namur, Liège, Éditions Solédi, 1975-1983, 835 p. (ISBN 2-8021-0008-4)
- Ermeton-sur-Biert. Traditions religieuses. , 32 pages [plaquette imprimée à Mettet, réalisée à l'occasion d'une exposition par les soins du conseil de fabrique de la paroisse].
- Joseph Gonze, État civil d’Ermeton-sur-Biert au XIXe siècle, Cahier du Musée de Cerfontaine n° 352, 97 pages, 2012.
- André Lépine et Guy Heynen, - Rommel traverse l’Entre-Sambre-et-Meuse, de Dinant à Landrecies, Cahier du Musée de Cerfontaine n° 415, 40 pages, 45 photos et croquis, 2009. — Avance fulgurante de la 7e Panzer ou 7e division blindée, commandée par Rommel, qui traverse la Meuse à Bouvignes et fonce vers l’ouest, par Onhaye, Philippeville, Cerfontaine, Sivry et Avesnes où se déroule pour la première fois une bataille nocturne de chars.