Antoine Jorissen
Antoine Jorissen, né à Louvain le et mort à Herent le 6 ou le , est un artiste peintre, un sculpteur et un médailleur belge.
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Biographie
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modifierFormation
modifierAntoine Jorissen est d'abord étudiant à l'Académie des beaux-arts de Louvain, où il apprend le modelage auprès de Gérard Van der Linden. Plus tard, il perfectionne sa technique à Bruxelles auprès de Victor Rousseau. Parallèlement, il travaille dans l'atelier de Frantz Vermeylen, où il s'initie à l'art de la médaille[2].
Par l'intermédiaire d'Omer Dierickx, professeur de peinture à l'Académie de Louvain, il commence également à s'intéresser à cette discipline artistique. En 1909, il se rend à Paris pour perfectionner sa technique auprès du peintre Louis Anquetin et copie d'anciens chefs-d'œuvre au Musée du Louvre[2].
Carrière
modifierEn 1913, il est retenu parmi les six candidats admis à participer au prix de Rome belge en peinture. Le prix n'est pas décerné cette année-là[3].
Au début de la Première Guerre mondiale, il se porte volontaire au 1er Régiment de ligne. Il est démobilisé en 1919 avec les honneurs. En 1919, il participe au Prix de Rome belge en sculpture. L’épreuve est un bas-relief intitulé Apollon séduit les bergers par son chant, mais le prix n'est pas décerné[4].
De 1921 jusqu’à sa démission en 1955, il est professeur de dessin à l’Académie de Louvain. Il n’y a jamais été sculpteur : ce poste était occupé à partir de 1934 par Oscar De Clerck, lui-même sculpteur et médailleur[2]. Jorissen expose à Louvain dans son propre atelier (Brouwersstraat no 10) (1932), ainsi que dans diverses expositions collectives dans le cadre du Cercle Royal Artistique de Louvain (1922-1942), à Bruxelles au Palais des Beaux-Arts (1934) et à Luxembourg (1947).
Œuvre
modifierCaractéristiques
modifierAntoine Jorissen est particulièrement connu dans la région de Louvain, et après les deux guerres, il reçoit de nombreuses commandes pour l'érection de monuments aux morts, notamment à Herent et dans la commune ardennaise d'Ave-et-Auffe. De plus, il réalise des chemins de croix (dont celui du Mariapark sur le Tervuursevest et celui de l'ancienne chartreuse rue Bank à Louvain en 1935) et d'autres scènes religieuses (Les Sept Douleurs et les Sept Joies de Joseph pour les Pères Picpus)[5].
Le monument le plus célèbre de Jorissen dans la région de Louvain est le mémorial à Albert Ier sur l'avenue du roi Albert, inauguré en 1952[6].
Il est également l'auteur de plusieurs têtes de petits enfants et de sculptures plus grandes qui expriment une puissance contenue, telles que La Douleur de l'âme et L'Attaque. Il laisse aussi quelques panneaux décoratifs, de même que des portraits, tel celui de Jacques Giele, agronome de l'État en 1932[7]. Ses paysages brabançons rencontrent moins de succès, en raison de leur caractère flou et monochrome[8].
Médailles
modifierAprès la mort de Franzt Vermeylen advenue en 1922, Antoine Jorissen devient le fournisseur attitré de médailles pour les milieux catholiques de Louvain, dont l'université). Son art de la médaille est récompensé à l'Exposition numismatique internationale de Madrid en 1951.
Parmi ses médailles commémoratives, figurent :
- Célébration de François Collard, professeur à l'Université de Louvain (1925) ;
- Fondation du Collège Cardinal Mercier à Braine-l'Alleud (1926) ;
- Pape Pie XI (1928) ;
- Célébration de Jacques Forget, professeur à l'Université de Louvain (1928) ;
- Célébration d'Albin Van Hoonacker, professeur à l'Université de Louvain (1928) ;
- Célébration de Leon Boels, président du COO Leuven (1928) ;
- Célébration de Rufin Schockaert, poète et médecin (1932) ;
- Célébration de Richard Bruynoghe, directeur de l'institut de bactériologie de l'Université de Louvain (1945) ;
- En hommage à René Maere, professeur d'archéologie à l'Université de Louvain (1947) ;
- Jésus-Christ Roi de la Paix ;
- 300e anniversaire de Jan Palfijn (1950) ;
- Plaque du Prix Davidsfonds (1956) ;
- Nomination d'Arthur Janssen comme prélat domestique du pape (1956).
Distinctions
modifierRéférences
modifier- (nl) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en néerlandais intitulé « Antoine Jorissen » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « État-civil de Louvain », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- 1 2 3 4 Guy Vanden Bemden, « Antoine Jorissen », sur be-monumen.be, (consulté le ).
- ↑ Rédaction, « Prix de Rome pour la peinture », Le Patriote, no 274, , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Proclamation, « Grand concours de sculpture de 1919 », Bulletins de l'Académie royale de Belgique, vol. 2, , p. 168 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Rédaction, « Chronique religieuse », La Libre Belgique, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Rédaction, « Un monument au roi Albert », Le Soir, , p. 6 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Rédaction, « La manifestation Jacques Giele », La Libre Belgique, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Rédaction, « À Louvain - l'exposition Jorissen », La Nation belge, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).