Antoine Louis Daclin

homme politique français

Antoine-Louis Daclin, né le à Besançon et mort le , est une personnalité politique française.

Antoine Daclin
Illustration.
Fonctions
Maires de Besançon

(15 ans)
Prédécesseur Joseph Louvot
Successeur Marie, Antoine, Charles, Suzanne de Terrier de Santans
Biographie
Nom de naissance Antoine Louis Daclin
Date de naissance
Lieu de naissance Besançon (Franche-Comté)
Date de décès (à 79 ans)
Nationalité Drapeau de la France Français
Parti politique Bonapartiste

Image illustrative de l’article Antoine Louis Daclin
Maires de Besançon

Il fut maire de Besançon sous le Consulat, le Premier Empire et le début de la Restauration[1].

Biographie

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Issu d’une famille participant à la gestion de Besançon de génération en génération et fils d’un négociant, Antoine-Louis intègre le collège jésuite de Besançon, puis l’université, où il devient au terme de sa formation avocat, puis conseiller au magistrat[1].

Il adhère à la Constituante. Grâce à cet engagement, il devient notamment membre de la première municipalité élue, puis procureur syndic du district, jusqu'à ce qu'il soit destitué en 1792 pour des soupçons de modérantisme[1]. Il se retire à la campagne[1].

Le Consulat nomme Antoine-Louis maire de Besançon le 28 juillet 1801, poste qu'il occupe jusqu’au 22 février 1816, sauf durant les Cent-Jours où il dépose sa démission[1]. Il participe activement aux institutions et aspects culturels bisontins :

Antoine-Louis est anobli en tant que baron-maire le 11 juin 1812[1]. Il est également notable départemental à partir du 17 vendémiaire an X (9 octobre 1801), il intègre le collège départemental à partir de 1804[1]. Il est aussi notamment membre résident de la Société d’agriculture du Doubs et occupe un siège au conseil de surveillance du dépôt de mendicité de Besançon[1].

Le 28 ventôse an XI (19 mars 1803), il intègre la liste des cinq-cent-cinquante plus imposés du Doubs, puis celle soixante plus imposés le 12 floréal an XIII (2 mai 1805)[1]. La même année, il est 19ème parmi les trente plus imposés, payant un cens de 1 182 francs[1]. Pour constituer sa fortune, il a acquis des domaines nationaux et on a aujourd’hui connaissance de quelques-unes de ses possessions agricoles, comme un vignoble dispersé entre Besançon, Fontain et Montfaucon, ou encore le domaine de Vuillorbe[1], peut-être dans la commune de Glamondans[2].

Durant le siège de Besançon en 1814, face aux réquisitions, les relations se tendent entre le maire et le général gouverneur Marulaz, alors que Daclin est favorable aux avancées royalistes au sein du conseil municipal[1]. Remplacé à la mairie de Besançon en 1816, il reste conseiller municipal de la ville jusqu’à sa mort en 1822[1].

Parallèlement, le 6 juillet 1816, il obtient l’hérédité de son titre de baron-pair par lettres patentes. Son fils Marie-Barbe-François-Amboise, notable depuis 1812 et homme politique local, en bénéficie logiquement[1]. La famille Daclin s'éteint avec le petit-fils de Antoine-Louis, Edmond, qui travaille dans les institutions judiciaires bisontines[1].

Liens externes

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Notes et références

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 Claude-Isabelle Brelot, « Doubs (notices) », dans Louis Bergeron & Guy Chaussinand-Nogaret, Grands notables du Premier Empire. 4 Jura Haute-Saône Doubs, Paris, Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), , 181 p. (ISBN 2-222-02458-7), p. 141 à 143
  2. Boris Gauzente (titulaire d'un doctorat obtenu à l'Université Marie et Louis Pasteur à Besançon), « Établissements de vie commune », dans Paul Delsalle, Cinq cents villages du comté de Bourgogne, entre Saône et Doubs vers 1567-1572., t. V : Tome V : paroisses, abbayes et prieurés, Vy-lès-Filain, Éditions Franche-Bourgogne, , 331 p. (ISBN 978-2-9546172-1-3, lire en ligne), p. 229 & 230