Antoine Rambaud
Antoine Rambaud, seigneur de Furmeyer, est un chef de guerre protestant. Il est né au Château d'Ancelle et est assassiné à Gap en 1565 ou 1566.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Surnom |
le capitaine Furmeyer |
| Père |
Guélis II Rambaud |
| Mère |
Anne Matheron de Pennes de Peynier de la Faurie |
| Fratrie |
Jean Rambaud |
| Victimes |
Assassiné |
|---|
Biographie
modifierSes origines
modifierIl est le fils de Guélis II Rambaud, seigneur de Furmeyer[1], qui sera grièvement blessé au siège de Pavie en et d'Anne de Matheron.
Avec ses frères, il participe aux guerres d'Italie. Son frère, Jean, est tué en 1544 à la bataille de Cérisoles. Antoine est amené au protestantisme son neveu par alliance, Guillaume Farel et d'autres prédicateurs[réf. nécessaire].
Guerres de religion
modifierLes guerres de religion touchent le Royaume de France entre 1562 et 1598 ; elles n'épargnent pas le Dauphiné. Le conflit entre les autorités royales catholiques et les protestants dauphinois débute en 1560 ; Hector Pardaillan, seigneur de la Motte-Gondrin, Lieutenant général du Dauphiné fait exécuter, à Romans, le pasteur Duval et Louis Gay.
Entre 1562 et 1565, le seigneur de Furmayer participe aux opérations militaires de la région. Le , Furmeyer, La Charce et de Montbrun, capitaines dauphinois protestants, se rendent à Valence, s'introduisent dans la forteresse et pendent Hector Pardaillan, en déplacement dans cette ville. Cet assassinat déclenche une flambée de violence dans cette province.
Le , Furmeyer s'empare de Gap, à la tête de 400 protestants du Champsaur ou fugitifs de Gap. Il descend de ses montagnes le , et défend Sisteron contre les catholiques, commandés par le comte de Sommerive, Honoré Ier de Savoie, gouverneur de Provence. Inférieurs en nombre et manquant de munitions, ils se replient sur le Dauphiné.
Le , les protestants, parmi lesquels Guillaume Farel et Gabriel de Clermont (ancien évêque de Gap), sont chassés de Gap. Furmeyer pille et incendie la Grande-Chartreuse, un chef-d'œuvre de l'art roman, car des armes y sont cachées.
Furmeyer, alors près de Valence, apprend que Grenoble est assiégée depuis le , par les comtes de Suze et de Maugiron, avec 6 000 hommes à pied et 400 cavaliers. Il part à son secours et veut délivrer le capitaine Le Coche que le baron des Adrets, François de Beaumont, y a laissé. Quand il arrive près de Sassenage, 700 fantassins et 120 cavaliers l'ont rejoint, pour la plupart des paysans non aguerris .
En , il se présente sur les bords du Drac, à proximité de Grenoble. Trois à quatre cents cavaliers gardent le gué du Drac, et un parti d’infanterie est prêt à l’attaquer par-derrière s'il s'engage. Il fait mine de s’enfuir, laisse la poursuite s’entamer, puis tourne casaque et charge les catholiques, qu’il met en déroute.
Une assemblée générale de chefs protestants, convoquée à Valence, le , donne à Furmeyer le commandement des troupes réformées dans le Gapençais. Furmeyer prend Romette, petite place forte à quatre kilomètres de Gap (), en se faisant passer pour un envoyé du gouverneur de Gap. Il défait, le , la milice gapençaise, avertie par le tocsin de Romette et commandée par le cadet de Charence.
Romette prise, au début de mars, le capitaine Furmeyer part avec quelques dizaines d'hommes en direction de Serres. Il contourne Gap, passe par Furmeyer et Veynes. Il réunit ses troupes et s'empare de Serres en mars. Il meurt assassiné, probablement à la fin de 1565 ou au début de 1566.
Annexes
modifierNotes et références
modifierBibliographie
modifier- Adolphe Rochas, Biographie du Dauphiné, 1860, p. 323-324.
- Eugène Haag et Émile Haag, La France protestante ou Vies des protestants français, 1858.
- Charles Charronnet, Les guerres de religion et la société protestante dans les Hautes-Alpes (1560-1789), 1863.
- Ch. Dufayard, le Connétable de Lesdiguieres, 1892.
- Joseph Roman, « Les trois Furmeyer », Bulletin historique et littéraire de la Société de l'histoire du protestantisme français, vol. Tome 31, no 3, , p. 359-367 Les trois Furmeyer par Joseph Roman
