Antoine Titus

chorégraphe français

Antoine Titus, dit aussi Antoine Dauchy, Titus Dauchy ou Titus, né Catherin Titus Dauchy vers 1777 à Paris et mort le dans la même ville, est un danseur et chorégraphe français qui a principalement travaillé à Paris, Milan, Berlin et Saint-Pétersbourg.

Antoine Titus
Surnom Titus, Caterino Titus Dauchy, Caterino Titus D'Auchy, Титюс, Антуан Доши́, Антуан Титюс Доши́
Nom de naissance Catherin Titus Dauchy
Naissance vers 1777
Paris
Décès
Ancien 8e arrondissement de Paris
Activité principale danseur, chorégraphe
Années d'activité 1798-1850

Biographie

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Famille

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Catherin[Note 1] Titus Dauchy naît à Paris vers 1777[1], fils du couple de danseurs Antoine Dauchy et Maria Dauchy, née Durand[2]. Aussi nommé Antoine Dauchy ou Titus il serait le neveu du conseiller d'État Luc Jacques Édouard Dauchy[3].

Vers 1816, Antoine Dauchy et Barbe Vérienne (ou Vercelli) donnent naissance à Milan à un fils naturel[4] prénommé Charles Antoine Titus[5],[6]. Ce dernier, dit artiste, se marie le avec Anne Maître[6], veuve de Jacques Sauvageot, fabricante de cristaux rue de Bondy[7],[8]. Il meurt, veuf, en 1899 à Libourne[5].

À une date inconnue et jusqu'à sa mort[9],[4], Catherin Titus Dauchy est marié à Fanny Mayer[Note 2].

Carrière

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Après avoir dansé à Milan, où il remonte La Fille mal gardée en 1798[10], Titus Dauchy débute sous le nom de scène Titus à l'Opéra de Paris en , comme élève de Louis Milon, dans le rôle de Léandre dans Héro et Léandre[11]. Entre 1807 et 1817, il se produit à plusieurs reprises à Milan[10],[12].

En 1811, il est engagé comme danseur soliste et maître de ballet à Vienne[2]. Y sont présentés un divertissement de sa composition (à partir du ) ainsi que ses ballets Le Pêcheur (), Kiaking () et Monsieur Deschalumeaux (18 et ).

Après un passage au théâtre de la Porte-Saint-Martin, il devient danseur et maître de ballet aux Théâtres royaux de Berlin[2]. Sa dernière représentation comme danseur a lieu le , après quoi plusieurs de ses ballets sont donnés : La Laitière suisse (première le ), Egle oder Beleidigte und gerächte Liebe (), Kiaking (), Der Zögling der Natur (), Das Zauberwäldchen (), Monsieur Deschalumeaux (), Der rosenfarbene Kobold (), Die beiden Tanten (), lexis und Susetta oder Die italienische Weinlese bei Mont’'olivetto (), Amphion (1827), Floreska oder Das Bergwerk in Polen (1829), Die Rose und der Guthsherr (), Röschen Aescherling (), Vénus et Adonis ().

En 1832, il est engagé à Saint-Pétersbourg comme maître de ballet des ballets impériaux au théâtre Bolchoï Kamenny, succédant à Alexis Blache. Ce dernier était maître de ballet et principal chorégraphe invité[13], après la querelle entre Charles-Louis Didelot et le directeur des théâtres impériaux, le prince Sergueï Sergueïevitch Gagarine, en 1831. Didelot, offensé, quitta son poste, bien que préparant un nouveau ballet. Alexis Blache arriva à Saint-Pétersbourg au tout début de 1832. Mais il devint vite clair que, par comparaison avec le maître de ballet précédent, son talent était plus modeste — la chute précipitée du niveau de la troupe impériale en témoigna. Blache, au cours de son séjour à Saint-Pétersbourg, monta 14 ballets avec des décors pompeux, une grande quantité de personnages, mais avec des danses médiocres[14]. Il fallait engager un autre chorégraphe. Le choix se porte sur Antoine Titus[15].

Arrivé à Saint-Pétersbourg en 1832, Antoine Titus se met immédiatement au travail[16]. Il présente pour la première fois des ballets du répertoire parisien, comme La Laitière suisse (1832), La Sylphide (), Le Diable boiteux () et Giselle (). Quant à ses propres œuvres, même si Glinka en compose parfois la musique, elles ne marquent guère les esprits.

En 1847, Antoine Titus fait venir à Saint-Pétersbourg Marius Petipa et partage avec lui la charge de maître de ballet jusqu'en 1849, année où il est remplacé par Jules Perrot, venu s'installer à Saint-Pétersbourg en 1848 à la recherche d'un revenu stable. Antoine Titus se retire alors pour enseigner à l'école de danse des Théâtres impériaux.

Il meurt en 1855 à Paris, au 25 place Royale, à l'âge de 78 ans[9],[4]. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise deux jours plus tard[17]. En 1861, sa dépouille est exhumée pour être déplacée au cimetière de Montmartre[18], dans le caveau familial de sa belle-fille Anne Maître, sur lequel son nom est toujours visible au XXIe siècle[19].

Archives

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  • Archives de la Maison du Roi : intendance des Théâtres royaux et du Matériel des fêtes et cérémonies, École royale de musique et de déclamation. Dossier II. Correspondance concernant le projet de budget de 1829 [...] au sieur Titus, premier maître des ballets du roi de Prusse, 1 autogr., Archives nationales de France (cote Opéra et Opéra-Italien. - Affaires de comptabilité, O/3/1681)[20]
  • Дело о службе инспектора и балетмейстера Антуана-Титюса Доши (он же Титюс; Antoine-Titus Dauchy) (The case of the service of inspector and choreographer Antoine-Totyus Doshi (aka Titus; Antoine-Titus Dauchy)), 1833, Bibliothèque présidentielle Boris-Eltsine, Saint-Petersbourg

Bibliographie

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  • Philippe Le Moal (dir.), Dictionnaire de la danse, Paris, Larousse, 1999[21]. Nouvelle version en 2008.

Notes et références

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  1. Aussi nommé Caterino en italien et Ekaterino en russe.
  2. Aussi appelée Franziska Meyer en Allemagne.

Références

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  1. Acte de décès du , reconstitué après le , Paris 8e (ancien), Archives de Paris
  2. 1 2 3 (de) « Antoine Titus Dauchy – Biographische Informationen aus der WeGA » [archive du ], sur weber-gesamtausgabe.de (consulté le )
  3. P. D'Arrieux, « Un caissier », sur Gallica, La Guienne, (consulté le ), p. 2
  4. 1 2 3 71. Dauchy, Tables des successions et absences, Paris, Bureau 3, arrondissements 7 et 8 anciens, décès du , Archives de Paris
  5. 1 2 Acte de décès no 283, , Libourne, Archives départementales de la Gironde [lire en ligne] (vue 23/81)
  6. 1 2 Acte de mariage du , reconstitué après le , Paris, Archives de Paris
  7. Sociétés. Gazette des tribunaux, 9 janvier 1858, p. 36, 4ème colonne.
  8. Cour Impériale de Paris (18 mars 1857). Mémorial du commerce et de l'industrie, 1860, p. 144, lire en ligne sur Gallica.
  9. 1 2 Acte de décès du , reconstitué après le , Paris 8e (ancien), Archives de Paris
  10. 1 2 (it) Serie cronologica delle rappresentazioni drammatico-pantomimiche poste sulle scene dei principali teatri di Milano, Milano, G. Silvestri, (lire en ligne), p. 58 ; 86-89 ; 102-104 ; 108-112 ; 132
  11. F. J. B. P. G***, « Théâtre de l'Opéra », sur Gallica, Le Courrier des spectacles, ou Journal des théâtres, (consulté le ), p. 2
  12. (en) Sidney Jackson, Theatrical Costume, Masks, Make-up and Wigs : a Bibliography and Iconography, London ; New York, Routledge, (ISBN 978-0-203-81989-0, 978-1-136-74642-0 et 978-1-299-99509-3, lire en ligne), p. 498
  13. (ru) L'histoire du ballet russe
  14. (ru) Le ballet “Sumbeka”
  15. (ru) Le ballet russe, entrée « Titus »
  16. Gazette du monde. Une sylphide s'il vous plait. Les Coulisses, 30 juin 1842, p. 3, lire en ligne sur Gallica.
  17. Registre journalier d'inhumation, , cimetière du Père-Lachaise, Archives de Paris
  18. Registre journalier d'inhumation, , cimetière du Père-Lachaise, Archives de Paris
  19. « Titus Dauchy (inconnu(es)-1855) - Mémorial Find a... », sur fr.findagrave.com (consulté le )
  20. « Archives de la Maison du Roi : intendance des Théâtres royaux et du Matériel des fêtes et cérémonies, École royale de musique et de déclamation (1815-1830) », sur www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  21. Article Titus (Antoine) par Elisabeth Souritz. Dictionnaire de la danse, 1999, p. 285, lire en ligne sur Gallica.

Liens externes

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