Anton Wilhelm Böhme, né le 1er juin 1673 et mort le 27 mai 1722 à Greenwich, est un aumônier royal luthérien allemand du palais Saint James de Londres. Il est connu comme auteur et traducteur.

Biographie

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Il est le fils d'Anton Böhme, pasteur d'Oesdorf, dans la principauté de Waldeck-Pyrmont, en Allemagne. Après des études à Lemgo et Hameln, il entre en 1693 à l'université de Halle, récemment fondée. En 1698, il est appelé à Arolsen, résidence du comte de Waldeck, pour éduquer les deux filles de ce dernier ; mais ses opinions religieuses déplaisent à une partie du clergé, et le comte le congédie[1].

Böhme reçoit une invitation à devenir aumônier de la duchesse douairière de Cobourg, mais il accepte une offre pour enseigner à des familles allemandes à Londres. Il part pour Londres le 25 août 1701. En route pour l'Angleterre, il fait la connaissance d'Heinrich Wilhelm Ludolf, secrétaire du prince Georges de Danemark[1].

Après avoir étudié l'anglais, Böhme ouvre une école en février 1702[1]. À ses débuts à Londres, il est fragile et dispose de faibles revenus ; mais il rencontre Frederick Slare (en), qui devient un ami fidèle[2]. Lorsque le prince George, à la demande de son épouse la reine Anne, introduit le Livre de la prière commune dans sa chapelle luthérienne, Ludolf recommande Böhme comme aumônier adjoint ; sa tâche consiste à lire les prières, ce que l'aumônier en poste trouve trop difficile[1]. Böhme est aumônier du prince à partir de 1705[3]. Son premier collègue, Irenaüs Crusius, est appelé à Stockholm et remplacé à la chapelle royale luthérienne allemande par John Tribbeko en 1707. Leurs relations s'avèrent tendues et, trois ans plus tard, Tribbeko est remplacé par Georg Andreas Ruperti[4]. Après la mort du prince en 1708, les offices continuent dans la chapelle comme auparavant ; et lors de l'accession au trône de George Ier en 1714, aucune modification n'est apportée[1].

Böhme meurt à Greenwich le 27 mai 1722, à l'âge de 48 ans. Il est enterré dans le cimetière de Greenwich, où un monument est érigé à sa mémoire[1].

Œuvres

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Böhme est un auteur prolifique. Outre des œuvres en allemand, de nombreuses traductions et des éditions d'autres auteurs, il a publié[1] :

  • 1707 : Enchiridion Precum cum Introductione de natura Orationis (2e édition 1715)[5]
  • Discourses and Tracts
  • 1808 puis 1710 : The First Principles of practical Christianity in Questions and Answers, expressed in the very Words of Scripture.
  • 1718 : The Duty of the Reformation
  • 1720 : The Doctrine of Godly Sorrow
  • 1708 puis 1721 : Plain Directions for reading the Holy Bible

Il a laissé plusieurs œuvres manuscrites. Ses écrits complets ont été publiés à Altona en 1731-1732 par Johann Jakob Rambach, professeur de théologie à Halle, avec une préface et des mémoires. Ces mémoires, traduits en anglais par Johann Christian Jacobi (en), ont paru à Londres en 1735 ; ils contiennent une liste exhaustive de ses publications et manuscrits. Une version abrégée de ces mémoires figure dans les Memorials of Eminent Persons de John Wilford (en)[1].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 (en)  « Boehm, Anthony William », dans Leslie Stephen, Dictionary of National Biography, vol. 5, Londres, Smith, Elder & Co, .
  2. ↑ Brunner, pp. 82-83.
  3. ↑ (en) Daniel L. Brunner, « Boehm, Anthony William », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press (lire en ligne Inscription nécessaire)
  4. ↑ Brunner, pp. 53-54.
  5. ↑ Brunner, p. 144.

Annexes

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Bibliographie

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  • Daniel L. Brunner, Halle Pietists in England: Anthony William Boehm and the Society for Promoting Christian Knowledge, in Arbeiten zur Geschichte des Pietismus no 29, Göttingen : Vandenhoeck et Ruprecht, 1993.

Liens externes

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