Antonio Filosa
Antonio Filosa, né le à Naples, est un dirigeant d'entreprise, italo-brésilien. Il est nommé directeur général du groupe automobile Stellantis le , ayant occupé précédemment des postes de direction au sein du groupe FIAT, FCA et Stellantis, notamment à la tête de la marque Jeep et des opérations en Amérique du Sud[1],[2].
| Directeur général Stellantis | |
|---|---|
| depuis le | |
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité |
Italienne, Brésilienne |
| Activité |
Directeur général de Stellantis (depuis 2025), ancien PDG de Jeep |
Biographie
modifierFormation
modifierNatif de Naples, Antonio Filosa parle couramment l’anglais avec un accent italien marqué[1].
Antonio Filosa est diplômé en ingénierie de l'École polytechnique de Milan et titulaire d’un Executive MBA de la Fundação Dom Cabral au Brésil[3].
Vie privée
modifierIl est marié à une architecte brésilienne et a deux enfants. Il est citoyen italien et brésilien et il a une passion pour le water-polo[4].
Carrière professionnelle
modifierFiat
modifierAntonio Filosa commence sa carrière en 1999 chez FIAT, où il occupe divers postes en Europe (notamment en Espagne) et en Amérique du Sud[5].
Recruté par Sergio Marchionne, il est une figure majeure de la renaissance de Fiat. À la tête de la région Amériques depuis 2018, il a propulsé Fiat au premier rang du marché brésilien[6].
Fiat Chrysler Automobiles
modifierÀ partir de 2005, il se concentre sur les opérations sud-américaines de FIAT-Chrysler Automobiles (FCA), devenant directeur opérationnel pour l’Amérique du Sud en 2018, un rôle qu’il conserve après la fusion de FCA avec PSA pour former Stellantis en 2021[3].

Jeep
modifierEn , il est nommé PDG de la marque Jeep, une des marques phares de Stellantis en Amérique du Nord, par Carlos Tavares, succédant à Christian Meunier. Il est chargé de redresser les ventes de la marque, notamment sur le marché nord-américain, où la part de marché de Stellantis avait diminué[3],[2],[6].
Stellantis
modifierSuccédant à Carlos Tavares, Antonio Filosa est nommé directeur général de Stellantis à la suite du départ de son poste de son prédécesseur dont des erreurs stratégiques ont conduit à une chute des ventes et des bénéfices du groupe en 2024. Sa nomination vise à redonner confiance aux équipes et relancer la stratégie du groupe, sous la présidence maintenue de John Elkann[1],[7].
Antonio Filosa, était jusqu'à cette derniere nomination directeur pour le continent américain pour le groupe Stellantis, et durant la période intérimaire ouverte en décembre 2024 par le départ immédiat de Carlos Tavares de son poste[8].
Début , plusieurs médias révèlent qu'Antonio Filosa pourrait percevoir une rémunération de 23 millions de US$ par an à partir de 2028 s'il atteint tous ses objectifs à la tête de Stellantis[9].
Depuis le 23 juin 2025, il est à la tête operationnelle du groupe Stellantis[10].
Antonio Filosa fait basculer le centre de gravité du groupe Stellantis aux Etats-Unis malgré que l’Europe représente 45 % des ventes du groupe, contre 26 % pour l’Amérique du Nord et 17 % pour l’Amérique du Sud, au grand dam d’une partie de la famille Peugeot[11]. D'autre part, il a initié un mouvement stratégique qui consacre la montée en puissance des anciens cadres de FCA au détriment de l’héritage PSA[12].
Le groupe accuse une perte de 22 milliards d’euros pour l’année 2025. Il doit faire face à des parts de marché en chute depuis cinq ans, en Amérique du Nord comme en Europe[13].

En 2026, Antonio Filosa évalue la viabilité à long terme des 14 marques du groupe Stellantis(sujet déjà d'actualité du temps de son prédécesseur Carlos Tavares). L'abandon de certaines marques n’est pas exclu, notamment Maserati(ou mariage avec Alfa Romeo), Lancia ou DS sont évoqués[14]
Style de management
modifierConnu pour son style accessible et chaleureux, Antonio Filosa se distingue par une approche axée sur les relations humaines, contrastant avec le style plus rigoureux de son prédécesseur, Carlos Tavares[1]. Il met l’accent sur des relations saines avec les fournisseurs et les équipes, comme il l’exprime lors d’une réunion du Conseil consultatif des fournisseurs d’Amérique du Nord en [7].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 « Stellantis : l’Italien Antonio Filosa, l’anti-Tavares, prend les commandes du constructeur automobile », sur Le Figaro, (consulté le )
- 1 2 (en) Giulio Piovaccari, Gilles Guillaume, « Stellantis names Antonio Filosa as its new CEO, source says », sur Reuters, (consulté le )
- 1 2 3 « Stellantis. Christian Meunier remplacé par Antonio Filosa à la tête de la marque Jeep », sur L’Argus, (consulté le )
- ↑ (en) « FACTBOX From trainee to CEO: Antonio Filosa, the new boss of Jeep maker Stellantis », Reuters, (consulté le )
- ↑ Olivier Ubertalli, « Antonio Filosa, le nouveau mécano en chef de Stellantis », sur Le Point,
- 1 2 Aurélien-Lacroix, « Antonio Filosa, l’Italien discret devenu patron de Stellantis »
, sur carnetsdeleconomie.fr, (consulté le ) - 1 2 « Pourquoi Antonio Filosa serait le seul candidat pour prendre la tête de Stellantis », sur Autoactu.com, (consulté le )
- ↑ Antoine Laroche, « Stellantis : qui est l’Italien Antonio Filosa élu [P]DG à la suite du départ de Carlos Tavarès ? »
, sur france3-regions.franceinfo.fr avec AFP, (consulté le ). - ↑ « Stellantis: la rémunération d'Antonio Filosa pourrait atteindre 23 millions de dollars en 2028, selon un calcul de l’AFP », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « Antonio Filosa présente la nouvelle équipe dirigeante de Stellantis au premier jour de son mandat de CEO »
, sur Stellantis.com, (consulté le ). - ↑ Sophie Fay, « Chez Stellantis, le patron Antonio Filosa boude l’Europe, berceau historique du constructeur automobile »
, sur Le Monde, (consulté le ) - ↑ Catherine Leroy, « Antonio Filosa place des hommes issus de FCA aux postes clés de Stellantis »
, sur journalauto.com, (consulté le ) - ↑ Olivier Ubertalli, « EXCLUSIF. « Les Chinois ont gagné la bataille des coûts, mais l’Europe conserve des atouts » : les vérités du patron de Stellantis, Antonio Filosa »
, sur Le Point, (consulté le ). - ↑ Didier Ric, « Stellantis ne serait pas en mesure de conserver ses 14 marques. Lesquelles sont les plus menacées ? »
, sur - L'Automobile Magazine, (consulté le )