Antonio del Giudice

diplomate espagnol

Antonio del Giudice, ou de son nom complet, Antonio del Giudice Caracciolo di Cellamare né à Naples en 1657 et mort à Séville en 1733, duc de Giovinazzo, prince de Cellamare et grand d'Espagne, fut ambassadeur d'Espagne en France.

Antonio del Giudice
Armoiries des princes de Cellamare
Fonctions
Gouverneur de Guardaleza, d’Avellino et de Carabaca

Gentilhomme de la chambre du roi
Ambassadeur à la cour de France
Gouverneur et capitaine des frontières de la vieille Castille
Grand d’Espagne

Grand écuyer de la reine d’Espagne
Titres de noblesse
Prince de Cellamare
Duc de Giovinazzo
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
SévilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Famille del Giudice
Famille Caracciolo
Conjoint
Anna Camille Borghese
Autres informations
Religion
Grade militaire
Personne liée
Blason.

Proche du roi d'Espagne Philippe V, il fut l'instigateur de la conspiration de Cellamare visant à renverser le régent du royaume de France issu de la branche des Orléans par le roi d'Espagne[1].

Il fut le propriétaire du palais Cellamare situé à Naples[2].

Biographie

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La famille d'Antonio del Giudice, qui est originaire de Gênes, s'installe à Naples vers 1530 et se distingue pour être liée à la couronne espagnole. Son père était trésorier du royaume de Naples, ambassadeur d'Espagne auprès du duc de Savoie et des rois de France et du Portugal, vice-roi d'Aragon et, en 1706, membre du Conseil de l'Italie à Madrid[3]. Le prince est aussi un descendant de la famille Caracciolo, famille de la plus haute noblesse italienne qui a donné de nombreux aristocrates de premier plan, dont en France le maréchal de France Jean Caracciolo, cousin de la reine Catherine de Médicis[4]. Il est le neveu du cardinal Francesco del Giudice[1].

Soutenu par les traditions politiques de la famille, Antonio del Giudice a commencé sa vie publique à un jeune âge.

Il fit plusieurs campagnes militaires dont celle de 1702 en Italie, où il accompagna le nouveau roi Philippe V, petit-fils de Louis XIV, pour défendre Naples[5],[3].

Il a participé à la guerre de Succession d'Espagne (1701-1714). Fait prisonnier à Gaète pendant le conflit, il est libéré en 1712 et nommé ambassadeur à la cour de Louis XIV[3].

Pour avoir conspiré, après la mort du roi (1715) avec le cardinal Giulio Alberoni , la princesse et belle-fille de Louis XIV, Louise-Bénédicte de Bourbon-Condé ou encore avec le petit-fils de Louis XIV, Louis-Auguste de Bourbon, contre le régent Philippe II de Bourbon-Orléans, il est arrêté à Blois et exilé de France (1718). Cette conspiration, qui est entrée dans l'histoire comme la conspiration de Cellamare, a probablement été orchestrée par le roi d'Espagne Philippe V[3].

De retour en Espagne, il reçoit du roi le poste de capitaine du Vieux Séville. Il reste très proche du roi Philippe V jusqu'à sa mort intervenue en 1733 à Séville à la suite d'une dispute avec le secrétaire d'État espagnol José Patiño Rosales[3].

Bibliographie

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Voir aussi

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Notes et références

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  1. 1 2 (it) « CELLAMARE, Antonio del Giudice, duca di Giovinazzo, principe di - Enciclopedia », sur Treccani (consulté le )
  2. (it) « Palazzo Cellamare ok 'I lavori non si fermano' - la Repubblica.it », sur Archivio - la Repubblica.it, (consulté le )
  3. 1 2 3 4 5 (it) « CELLAMARE, Antonio del Giudice, duca di Giovinazzo, principe di in "Dizionario Biografico" », sur treccani.it (consulté le ).
  4. (it) « Caràcciolo - Enciclopedia », sur Treccani (consulté le )
  5. Société de Gens-de-Lettres, Dictionnaire Historique ou Histoire Abrégée de tous les Hommes qui se sont fait un nom, Caen et Lyon, A Caen, chez G.LEROY, seul Imprimeur du Roi, ancien Hôtel de la Monnaie. À Lyon, chez BRUYSET Frères, imprimeurs-libraires, , p. 463 Tome II

Liens externes

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