Aptychotrema timorensis
Aptychotrema timorensis est une espèce de raies vivant au large des côtes ouest australiennes.
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VUB1ab(v) : Vulnérable
Description
modifierAptychotrema timorensis se distingue par un disque corporel large et de forme en coin, prolongé par un museau fin et pointu, et une peau dotée de petites taches claires sur la face dorsale. Sa taille maximale est d’environ 58 centimètres de longueur totale chez les individus mâles. Ces derniers devenant matures autour de 48 à 50 centimètres de long[1],[2].
Habitat et répartition
modifierL’aire de répartition d’Aptychotrema timorensis se limite aux eaux tropicales du nord jusqu’au sud de l’Australie, principalement dans la mer de Timor et la mer d’Arafura, sur les plateaux continentaux peu profonds. On l’observe généralement à des profondeurs allant jusqu’à environ 120 mètres, adoptant un mode de vie benthopélagique dans les zones sableuses voire légèrement boueuses au large de la côte[3].
Comportement
modifierLa biologie de cette espèce reste encore peu connue en détail, mais comme d’autres raies du même genre, elle se reproduit vraisemblablement via une forme de viviparité aplacentaire, produisant un nombre limité de petits à chaque portée. Cela, associé à une croissance lente et à une faible fécondité, mène une faible capacité de reconstitution de sa population[4].
Taxinomie
modifierLe nom valide complet (avec auteur) de ce taxon est Aptychotrema timorensis Last (en), 2004[5].
L’espèce est décrite pour la première fois en 2004 par Peter Last[6],[7]. Néanmoins, un spécimen de ce type avait déjà été décrit scientifiquement en 1984 et baptisé Aptychotrema sp.[8]. De nouvelles études sont régulièrement menées afin de cerner véritablement l’espèce[9],[10],[11],[12].
Menaces et conservation
modifierL’espèce est évaluée comme vulnérable par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Elle est en effet menacée quant à la taille réduite de son aire d’habitation et à des pressions environnementales liées aux activités humaines, notamment la pêche intensive[13]. Elle n’est pas considérée comme dangereuse pour l’être humain et son interaction avec ce dernier reste limitée : l’espèce ne se rapprochant que très rarement des côtes peu profondes[4].
Notes et références
modifier- ↑ (en) Neville Coleman, Australia's Sharks and Rays, National Book Distributors and Publishers, (ISBN 9781864362534, lire en ligne), p. 49-51
- ↑ (en) Doug Perrine, Sharks & Rays, Colin Baxter Photography, (ISBN 9781900455985), p. 119
- ↑ (en) chap. 3 « Sharks and Rays », dans Gerald R. Allen, Field Guide to Tropical Reef Fishes of the Indo-Pacific : Covers 1,670 Species in Australia, Indonesia, Malaysia, Vietnam and the Philippines (with 2,000 Illustrations) (ill. Jill Ruse et Roger Swainston), Tuttle Publishing, (ISBN 9781462921881, lire en ligne)
- 1 2 (en) Peter Kyne, Peter Last et Samantha Sherman, « Aptychotrema timorensis », IUCN Red List of Threatened Species, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ World Register of Marine Species, consulté le .
- ↑ (en) Edward Pierson Ramsay, Records of the Australian Museum, Australian Museum, , p. 201
- ↑ (en) Peter R. Last, « Rhinobatos sainsburyi n. sp. and Aptychotrema timorensis n. sp. -- two new shovelnose rays (Batoidea: Rhinobatidae) from the eastern Indian Ocean », Australian Museum, vol. 56, no 2, , p. 201-208
- ↑ (en) T. Gloerfelt-Tarp et P.J. Kailola, « Trawled fishes of southern Indonesia and northwestern Australia », Australian Development Assistance Bureau, , p. 31
- ↑ (en) Keith J. Sainsbury, Patricia J. Kailola et Guy G. Leyland, Continental Shelf Fishes of Northern and North-western Australia : An Illustrated Guide, Clouston & Hall and Peter Pownall Fisheries Information Service, , 375 p., p. 44-45
- ↑ (et) « eElurikkus koondab ühte portaali Eesti eluslooduse andmed », eElurikkus,
- ↑ (en) D. F. Hoese et al., « Fishes », dans O. L. Beasley et A. Wells, Zoological Catalogue of Australia, vol. 35, ABRS & CSIRO Publishing, , 2178 p., p. 177
- ↑ (en) Peter R. Last et al., « Rays of the world », CSIRO Publishing, , p. 120
- ↑ (en) Iain Craig Field, Mark G Meekan, Rik Buckworth et Corey J. A. Bradshaw, « Protein mining the world’s oceans: Australasia as an example of illegal expansion‐and‐displacement fishing », Fish and Fisheries, vol. 10, no 3, , p. 323-328 (lire en ligne)
Liens externes
modifier- (en) Animal Diversity Web : Aptychotrema timorensis (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Aptychotrema timorensis Last, 2004 (consulté le )
- (fr + en) EOL : Aptychotrema timorensis Last 2004 (consulté le )
- (en + fr) FishBase : (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Aptychotrema timorensis Last, 2004 (consulté le )
- (en) IRMNG : Aptychotrema timorensis Last, 2004 (consulté le )
- (en) UICN : espèce Aptychotrema timorensis (consulté le )
- (en) WoRMS : espèce Aptychotrema timorensis Last, 2004 (consulté le )