Arnaud de Castelbajac

tireur sportif français

Arnaud Guilhem Armand Henri Hippolyte de Castelbajac, marquis de Castelbajac, né le 4 mai 1871 à Argueil (Seine-Maritime) et mort le 5 novembre 1949 à Paris (16e arrondissement), est un officier de cavalerie et tireur sportif français[1],[2]. Issu de la famille de Castelbajac, ancienne famille noble de Bigorre, il est le 11e marquis de Castelbajac et le grand-père du styliste Jean-Charles de Castelbajac[1].

Arnaud de Castelbajac
Image illustrative de l’article Arnaud de Castelbajac
Contexte général
Sport Tir sportif
Biographie
Nom de naissance Arnaud Guilhem Armand Hippolyte de Castelbajac
Nationalité sportive Drapeau de la France France
Nationalité France
Naissance
Lieu de naissance Argueil (Seine-Maritime) (France)
Décès (à 78 ans)
Lieu de décès Paris 16e (France)
Surnom Castel Pan-Pan
Club Jockey-Club, La Saint-Georges
Palmarès
Compétition Or Arg. Bro.
Jeux olympiques 0 0 0
Championnats du monde 0 0 0
Championnats d'Europe 0 0 0

Il , est un officier de cavalerie et tireur sportif français. Il termine 6e aux Jeux olympiques de 1924. Il est également connu pour sa participation aux Jeux olympiques d'été de 1924 à Paris, où il termine 6e à l'épreuve de pistolet à tir rapide 25 mètres, ainsi que pour ses huit médailles aux Championnats du monde de tir[1]. Il fut également un sportif accompli, cavalier émérite, nageur, joueur de tennis et champion de pelote basque[2].

Carrière militaire

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Ancien élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, Arnaud de Castelbajac est nommé sous-lieutenant au 15e régiment de dragons en 1894[3]. Il s'illustre dans de nombreux concours hippiques et intègre l'École de cavalerie de Saumur (cours 1894-1895), où il est promu lieutenant par décret du 26 septembre 1895[3]. Promu capitaine en 1902, il est affecté au 19e régiment de dragons et commence à pratiquer le tir au revolver en compétition militaire[3].

Durant la Première Guerre mondiale, il est nommé directeur du Centre d'instruction des autos-mitrailleuses (CIAM), chargé d'entraîner au tir automatique les nouveaux personnels affectés aux Groupes d'autos-mitrailleuses et autos-canons[3]. On lui doit notamment l'invention et la mise au point de la tourelle dont est définitivement dotée l'auto-mitrailleuse conçue par MM. de Ségur et Lorfeuvre, et montée en 1918 sur un châssis White TBC. Il organise et entraîne également des unités de cavalerie motorisée mobile pendant le conflit[2].

Le capitaine de Castelbajac, connu et apprécié de tous les hommes servant dans les groupes d'autos-mitrailleuses, est le héros d'un poème parodique en huitains, dû à François Désert, soldat artilleur du 11e groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons, dont la première strophe donne le ton :

« Ce sont les autos-mitrailleuses
De Carbon, de Castel ... bajac ;
Ce sont les grandes ravageuses
A l'impitoyable tac tac.
Leur réputation est fameuse
De Verdun jusqu'à Bergerac.
Ce sont les autos-mitrailleuses
De Carbon, de Castel ... bajac. »[4]

Ses nombreuses inspections des groupes, son sens pratique et sa préoccupation constante de la sécurité des personnels l'amènent à jouer un rôle prépondérant dans la conception de la nouvelle automitrailleuse appelée à équiper les unités qu'il commande. On lui doit en particulier l'invention et la mise au point de la tourelle dont est définitivement dotée l'auto-mitrailleuse conçue par MM de Ségur et Lorfeuvre et in fine montée en 1918 sur un châssis White TBC[5].

Carrière sportive

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Palmarès aux Championnats du monde

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Arnaud de Castelbajac remporte huit médailles aux Championnats du monde de tir, toutes dans l'épreuve par équipes au pistolet libre 50 mètres[1] :

Il est également champion interallié de tir en 1919[2].

Jeux olympiques

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Arnaud de Castelbajac participe à deux éditions des Jeux olympiques :

Sportif accompli

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Le New York Times, dans sa notice nécrologique de 1949, le décrit comme « l'un des sportifs les plus accomplis de France »[2]. Cavalier émérite, il se distingue en concours hippique international avec son cheval Floridor[2]. Il est également nageur, joueur de tennis et champion de pelote basque[2]. Il obtient son permis de conduire dès 1899[2].

Compétitions de tir

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En 1910, Arnaud, comte de Castelbajac, à l'issue du concours annuel de commandement de Gastinne Renette, prend les premières places dans les catégories pistolet au visé, revolver au visé, revolver vitesse[7].

Il s'illustre en 1914, d'une part en remportant le prix de tir au pistolet sur silhouette de la Société "Le pistolet" d'Issy, d'autre part en parrainant un prix de tir (conditions de Stockholm) au Stand de Maisons-Laffitte[8].

Vie privée

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Arnaud de Castelbajac épouse le 12 avril 1902, à Paris (8e arrondissement), Yvonne Brunet de Montreuil (1876-1968)[3]. De cette union naît notamment Gaston de Castelbajac, père du styliste Jean-Charles de Castelbajac[1].

Il était le 11e marquis de Castelbajac, succédant à une longue lignée de noblesse française[1].

Distinctions

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Liens externes

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Bibliographie

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  • (en) « Castelbajac, Noted as Sportsman, Dies », The New York Times, , p. 28 (lire en ligne, consulté le ).
  • (en) « Arnaud, Marquis de Castelbajac », sur Olympedia (consulté le ).

Notes et références

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) « Arnaud, Marquis de Castelbajac », sur Olympedia (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) « Castelbajac, Noted as Sportsman, Dies », The New York Times, , p. 28 (lire en ligne, consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 « Généalogie de Arnaud de Castelbajac », sur Geneastar (consulté le ).
  4. Taca Tac Teuf Teuf, journal de tranchées des groupes d'autos-mitrailleuses, n°1, p.7 (Lire en ligne)
  5. François Vauvillier, Le grand album des automitrailleuses de la victoire, Paris, Histoire & Collections, , 168 p. (ISBN 979-10-380-1314-8), p. 162-163.
  6. Le Petit Courrier, 20 janvier 1919, p. 2 (lire en ligne).
  7. La Libre Parole, 20 juin 1910, p. 4, col. 5 lire en ligne.
  8. Le Petit Journal,, 29 juin 1914, p. 6, col. 3 lire en ligne.