Famille de Castelbajac

La famille de Castelbajac est une famille subsistante de la noblesse française, d’extraction féodale, originaire de Bigorre.

de Castelbajac
Image illustrative de l’article Famille de Castelbajac
Armes de la famille.
Blasonnement D'azur à une croix alésée d'argent surmontée de trois fleurs de lys d'or.[1]
Devise « Lilia in cruce floruere »
Cri de guerre « Bigorre ! Bigorre ! Castelbajac ! »
Période XIVe siècle - XXIe siècle
Origine Bigorre
Demeures Château de Castelbajac, Château de Caumont
Charges Premier chambellan, gentilhomme de la chambre du roi, ambassadeur, député, sénateur
Fonctions militaires Amiral, lieutenant général, officiers
Fonctions ecclésiastiques Évêque
Récompenses civiles Pair de France (Seconde Restauration)
Récompenses militaires Ordre de Saint-Louis, ordre de la Légion d'honneur
Preuves de noblesse
Autres Maintenue en la noblesse en 1666

Elle compte parmi ses membres des officiers dont des officiers généraux, un évêque, un député, un sénateur, un ambassadeur, un sportif, une servante de Dieu, un créateur dans la haute couture.

Histoire

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La famille de Castelbajac tire son nom de la terre de Castelbajac, en Hautes-Pyrénées, dont ses premiers membres étaient seigneurs. Le nom des barons de Castelbajac figure dans un très grand nombre d'actes aux XIe siècle, XIIe siècle et XIIIe siècle. À partir du XIVe siècle, la famille de Castelbajac se divisa en deux grandes branches qui subsistent jusqu'à nos jours et dont on n'a pu déterminer le point de jonction[1].

Bernard, baron de Castelbajac, fils présumé de Guillaume-Arnaud frère d'Arnaud-Raymond[1], et d'autres seigneurs sont mentionnés avec la qualité de principes (prince) dans un acte passé le par Centulle Ier (par sa femme Béatrix Ire de Bigorre), comte de Bigorre[1],[2].

En 1191, Bernard de Castelbajac est mentionné à Jaffa, comme participant à la troisième croisade[3], dans l'armée de Richard Cœur de Lion.

Après la chute de l'empire Plantagenêt, ils deviennent vassaux de France, considérés comme très fidèle[2].

Arnaud et Pierre de Castelbajac, frères, vivants à la fin du XIIIe siècle auraient été les auteurs des deux grandes branches[3].

Raymond de Castelbajac est commandant du château de Lourdes, lorsqu'il reçoit par lettre du l'ordre du roi de France Jean II le Bon de le remettre aux Anglais d'après le Traité de Brétigny[4].

Bernard de Castelbajac signa dans l'ordre de la dame blanche à l'écu vert, ordre de chevalerie initié par Jean II Le Meingre dit Boucicaut en 1399[5].

Tout au long de la guerre de Cent Ans, plusieurs membres de la famille on été chef de compagnies et on défendu le parti Capétien[2].

Par mariage avec Jeanne de Barbazan l'une des sœurs de Arnault Guilhem de Barbazan, le chevalier sans peur, qui a reçu de la part du roy Charles VII de porter les fleurs de lys ainsi que ses sœurs et toutes leurs descendant, les Castelbajac ont mis ces dernière sur leurs armes assez tardivement[2].

Des membres de la famille de Castelbajac sont mentionnés dans les armées du roi Charles VII et tant que chambellan de ce dernier, commandées par Jeanne d'Arc, aux batailles de Montargis, Vendôme, Beaugency en 1429[2] et donc probablement Orléans mais sans preuve.

En 1666, lors des grandes recherches de noblesse les preuves furent :

  • Branche aînée : Jean de Castelbajac, chevalier, seigneur de Bernet, Tajac, etc., gentilhomme ordinaire de la chambre du roi fut maintenu noble en 1666 sur preuves remontant à 1392, par jugement de Pellot, intendant de Bordeaux[6],[7].
  • Branche cadette : Manaud de Castelbajac, chevalier, seigneur de Casteljaloux fut maintenu dans sa noblesse le , sur preuves remontant à 1535, par jugement de Legendre, intendant de Montauban[8].

« Une généalogie conservée dans les manuscrits de Bernard Chérin » ferait remonter la filiation de la branche de Barbazan à « Arnaud-Raymond, chevalier, sire de Castelbajac, maréchal de Bigorre », « mentionné dans un acte du  »[9].

Jean-Baptiste Gaston de Castelbajac présent au États généraux de 1789, nommé député de la noblesse de Rivière-Verdun, considéré comme l'un des plus zélés défenseurs du trône[2].

Le généalogiste Gustave Chaix d'Est-Ange écrit que Jean, premier auteur connu de la famille, portait dès le début du XIe siècle le titre de baron de Castelbajac[1]. Il ajoute qu'on lui attribue, mais sans preuves certaines, pour fils Arnaud-Raymond[1]. Il fait également mention d'une tradition très ancienne mais invérifiable selon laquelle les Castelbajac seraient issus de la descendance d'Eneko Arista (Dynastie Jiménez), qui conquit le royaume de Pampelune en 816[10].

Régis Valette (2007) et Arnaud Clement (2025) classent cette famille dans la noblesse médiévale sur preuves d'une filiation suivie et prouvée remontant à 1380[7],[11].

Filiation

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Gustave Chaix d'Est-Ange et Henri Jougla de Morenas donnent La filiation suivante de famille de Castelbajac « à peu près régulièrement établie à partir de Bernard sire et baron de Castelbajac, mentionné dans un certain nombre d'actes de la première moitié du XIVe siècle» et qui avait épousé Blanche de Comminges, qui reste veuve en 1340[12],[3].

  • Bernard de Castelbajac († avant 1340) x Blanche de Comminges
    • Arnaud-Raymond de Castelbajac, auteur d'une branche éteinte au XVIe siècle
    • Bernard de Castelbajac († avant 1361) x Jeanne de Panassac
      • Bernard de Castelbajac († avant 1412) x Mondine de Ferrabouc
        • Arnaud-Raymond de Castelbajac († 1468) x 1411 Marguerite de Comminges
          • Bernard de Castelbajac x Marthe de Saint-Arroman, auteur d'une branche éteinte au XVIe siècle
          • Arnaud de Castelbajac x 1458 Marguerite de Laverdac
            • Bernard de Castelbajac dit le baron vert x Florette de Montesquiou, qui n'eut qu'une fille.
            • Jean de Castelbajac x Marguerite d'Isalguier († 1563)
              • Jean de Castelbajac x 1525 Françoise de Ver
                • Jean de Castelbajac x 1582 Germaine de Béon
                  • Pierre de Castelbajac x 1608 Dominguette de Binos
                    • Jean de Castelbajac x Jeanne d'Aurout
                      • Bernard de Castelbajac x 1692 Catherine de Cardaillac-Lomné
                        • Jean de Castelbajac († 1753) x 1750 Marie de Thoron
                          • Jean-Baptiste de Castelbajac (1753) x 1780 Louise-Anne de Cazalès
                            • Barthélemy-Jacques de Castelbajac (1787) x 1824 Sophie de La Rochefoucauld
                              • Anne-Raymond de Castelbajac x 1809 Éléonore de Cabarrus
                                • Louis-Gaston de Castelbajac x 1838 Pauline de Perron
                                  • Charles de Castelbajac x 1880 Marguerite de Fournas, dont postérité.

Personnalités

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Galerie de portraits

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Alliances

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Les principales alliances de la famille de Castelbajac sont : de la Rochefontenilles, de Comminges, d'Esparros, de Jussan, de Montesquiou 1359, 1400, de Barbazan, de Coaraze, d'Aure de Larboust, de Barèges, de Pardaillan 1453, 1615, de Montlezun 1492, de Lavedan, de Navailles, d'Estaing, de Durfort de Duras 1524, 1693, d'Espagne, de Laval-Vabres, d'Orbessan, de Ferrabouc, d'Antin, de la Barthe de Giscaro et de Thermes 1526, 1856, de Bezolles 1465, de Lavardac 1458, d'Isalguier-Clermont, de Béon 1540, 1582, de Faudoas 1619, du Bouzet, de Binos 1608, de Mauléon, de Timbrune de Valence, de Cardaillac-Lomné, de Gazalés 1780, de Mac-Mahon, de la Rochefoucauld 1824, Oudinot de Beggio 1849, Alfonso de Aldama de Montelos 1855, de Valon 1869, de Villeneuve 1829, le Tonnelier de Breteuil 1878, de Serre de Saint-Boman 1878, de Mun, de Bruyères-Chalabre 1567, d'Asson 1681, d'Armagnac 1715, de Percin 1768, de Bey de Saint-Géry 1799, de Fournas de la Brosse de Fabrezan 1880, du Cos de la Hitte 1883, de Bosredon 1835, de Terride, de Bénac, Colonna di Stigliano.

Possessions

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Elle a tenu les fiefs de Montastruc, Bernet, Lubret, Lourdes, Lauret, Goudon, Séméac, Lagarde, Barbazan, Hèches, Orieux, Loubersan, Vic-Bigorre, Astugues, Hèches, Campistrous, Sarraganchies, Mont-d'Oleron, Castillon, Bouilh, Tajan, Casenove, Mingot, Lacassagne, Casteljaloux, Forgues, Cabanac, Fayan, Mansan.

Armes, titres

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Image
Armes modernes

D'azur à la croix alésée d'argent, surmontée de trois fleurs de lys d'or.[1]

Armes primitives

D'azur à la croix d'argent.[1]

Titre de Pair de France héréditaire par ordonnance du avec autorisation par lettres patentes du à instituer un majorat au titre de baron-pair (éteint)[13],[14].

Postérité

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 Chaix d'Est-Ange 1909, (lire en ligne), p. 388-389.
  2. 1 2 3 4 5 6 Nicolas Viton de Saint Allais, Nobiliaire universel de France ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, t. Ier, chez l'auteur, rue de la Villiere, (lire en ligne)
  3. 1 2 3 Jougla de Morenas, p. 343.
  4. ↑ Histoire de Lourdes, Editions Privat, (lire en ligne), p. 35.
  5. ↑ Adriaan Schoonebeek, Histoire de tous les ordres militaires ou de chevalerie: contenant leurs institutions, leurs cérémonies ..., chez H. Desbordes [et] P. Scepérus et P. Brunel, (lire en ligne).
  6. ↑ Chaix d'Est-Ange 1909, (lire en ligne), p. 390.
  7. 1 2 Arnaud Clement, « La noblesse française », sur academia.edu (consulté en ), p. 155.
  8. ↑ Chaix d'Est-Ange 1909, (ligne), p. 391.
  9. ↑ Chaix d'Est-Ange 1909, (lire en ligne), p. 391.
  10. ↑ Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, C. Hérissey, (lire en ligne), p. 388.
  11. ↑ Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Paris, Éditions Robert Laffont, , 414 p. (ISBN 978-2-221-10875-8), p. 58.
  12. ↑ Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, C. Hérissey, (lire en ligne), p. 389
  13. ↑ Chaix d'Est-Ange 1909, (lire en ligne), p. 391.
  14. ↑ Albert Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la restauration 1814-1830 Volume 2, H. Champion, (lire en ligne), p. 42

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, t. VIII, (lire en ligne), p. 388-392 : famille de Castelbajac
  • Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, vol. 2, Société du Grand armorial de France, (lire en ligne [PDF]), p. 343, notice de Castelbajac

Articles connexes

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Liens externes

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