Arthur Dupon
Arthur Dupon, né à Borgerhout le et mort à Berchem le , est un sculpteur, médailleur et professeur de sculpture belge.
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Josuë Dupon (oncle) |
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Biographie
modifierFamille
modifierArthur Léonard Dupon, né Bloemstraat no 16 à Borgerhout le , est le fils du statuaire Henri Dupon (1855-1917) et de Jeanne Catherine Bouchée (1865-1924), dentellière. Son oncle est le sculpteur Josué Dupon. Il épouse à Borgerhout le Justine Contamine (1893-1966), une amie de jeunesse[1].
Formation
modifierEn 1901, Arthur Dupon devient étudiant à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers. Après avoir suivi des leçons de peinture, il aborde les rudiments de la sculpture. Ses professeurs sont Alphonse Van Beurden, W. Van der Veken et Henri Houben. En 1904, il entre dans les ateliers de Frans Deckers et de son oncle Josué Dupon. Isidore Opsomer lui donne des leçons de dessin. Durant ces années, il aide son père comme tailleur de pierre dans ses nombreux chantiers.
De 1909 à 1913, il est l'un des étudiants les plus brillants de l'Institut supérieur des beaux-arts d'Anvers. Il bénéficie également des cours de Jules Lagae et de ceux de Thomas Vinçotte, dont il fréquente les ateliers à Bruxelles[2],[3].
Carrière
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Il est le lauréat en sculpture du prix Van Lerius en 1911. En 1912, grâce à son œuvre Démosthène, il est le plus jeune et le seul candidat admis à concourir à l'épreuve finale et obtient Prix de Rome belge en sculpture. Cependant la guerre l'empêche d'effectuer le traditionnel voyage en Italie qu'il effectuera durant un an en 1920-1921. Dès lors, il séjourne à Paris afin d'y admirer les chefs-d'œuvre exposés au Louvre[4].
Lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale, il se réfugie à Laren, près d'Amsterdam, où il traverse une période de profonde dépression, tandis que sa carrière paraît interrompue et que son meilleur ami, le sculpteur Jos Daems meurt dès le début du conflit[5]. Il décide de s'engager afin de combattre et, en , embarque à Flessingue pour Londres, mais il est réformé avant d'intégrer l'armée. Jean Rentiers, homme d'affaires anversois l'accueille à Teddington jusqu'au début de l'année 1919, et qui devient son mécène. Durant son séjour en Grande-Bretagne, il travaille beaucoup et réalise notamment les portraits de la famille Rentiers. En 1919, son projet du Mémorial Saint-Georges de Zeebruges, présenté avec son ami l'architecte Joseph Smolderen obtient le premier prix du concours et la commande de l'ouvrage, inauguré en 1925[3].
Arthur Dupon participe notamment au Salon d'Anvers en 1911, 1923, 1926 et en 1930. Au Salon de Bruxelles de 1914, il envoie deux bustes d'hommes. En 1925, il envoie un buste au Salon de Gand[6].
De 1930 à 1955, il est professeur de modelage de bustes et d'ornements à l'Académie d'Anvers et forme des élèves tels Mark Macken, Nat Neujean, Norette Claeys, Paul Mazy, Karel Dupon et Karel Van de Put. Il est membre du cercle Als ik Kan et expose dans ce cadre jusqu'en 1954[7].
En 1957, il est élu membre de la section de sculpture de l'Académie royale de Belgique[8]. Lors de l'Exposition universelle de Bruxelles de 1958, ses médailles sont mises à l'honneur parmi les sculpteurs contemporains au palais VII[9].
Œuvre
modifierCaractéristiques
modifierAdmirateur d'Auguste Rodin et d'Antoine Bourdelle, son style reflète l'héritage des conceptions artistiques du XIXe siècle. Il réalise de nombreux portraits et bustes, notamment ceux de son épouse Justine, de sa fille Lili et de ses petites-filles Véronique et Anne, ainsi que du compositeur Lodewijk Mortelmans, du peintre Isidore Opsomer, de Camille Huysmans et du professeur De Donder. Le Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers conserve notamment ses sculptures De heer Schepmans, Victorie, De staatsman Camille Huysmans et De schilder Isidoor Opsomer. Plusieurs de ses œuvres, dont Torso et Fonteinmotief, sont également conservées au Musée de Sculpture en plein air de Middelheim à Anvers.
Il collabore à la restauration de la Maison de Rubens à Anvers. Plusieurs de ses œuvres, dont une fontaine et un Torse sont visibles au Musée de Sculpture en plein air de Middelheim à Anvers. Il grave également des médailles commémoratives à la demande d'autorités officielles ou d'organismes privés. Il réalise également de nombreuses médailles et médaillons, notamment à l'effigie d'Édward Moretus (1926), à l'occasion de l'inauguration de l'écluse du Kruisschans à Anvers (1928), ainsi que pour la Société royale de zoologie d'Anvers (1968) et l'Académie royale de Belgique (1970)[10].
Œuvres principales
modifier- Mémorial Saint-Georges de Zeebruges, port de Zeebruges (1925), détruit par l'occupant durant la guerre en 1942[11].
- Torse, bronze (1925), fragment du Mémorial Saint-Georges de Zeebruges, Musée de Sculpture en plein air de Middelheim, Anvers.
- Edward Moretus, médaille (1926).
- Mémorial des Combattants, Lierre (1927).
- Fontaine, bronze (1930), Musée de Sculpture en plein air de Middelheim, Anvers.
- Le peintre Isidore Opsomer, bronze, Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers[12].
- Lili, buste en bronze de la fille de l'artiste.
- Racer, statuette en bronze (1938), Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles[13].
- Buste de Camille Huysmans, à la Chambre des représentants (1949).
Références
modifier- ↑ « État-civil de Borgerhout », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- 1 2 Guy Vanden Bemden, « Arthur Dupon », sur be-monumen.be, (consulté le ).
- 1 2 Albert Bontridder 1994, p. 155-158.
- ↑ Rédaction, « Prix de Rome », Le Matin, no 284, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Albert Bontridder 1994, p. 155.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1914, Bruxelles, Imprimerie Charles Lelong, , 174 p. (lire en ligne), p. 122.
- ↑ « Als ik Kan », sur www.lodewijkmortelmans.be, (consulté le ).
- ↑ Rédaction, « Académie royale », Le Soir, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Michèle Coraine, « L'Art belge contemporain », Le Peuple, , p. 5 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ André Vincke, « Arthur Dupon en zijn medailles 1890-1972 », Maandblad voor numismatiek. Numismatica Brugge en het Vrije, vol. 15, , p. 29-36, 56-61, 76-83, 97-102 et 119-127.
- ↑ Rédaction, « Le Mémorial de Zeebrugge », Le Soir, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Arthur Dupon », sur kmska.be, (consulté le ).
- ↑ « Arthur Dupon », sur fine-arts-museum.be, (consulté le ).
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Albert Bontridder, « Dupon, Arthur », Nouvelle Biographie Nationale, vol. 7, , p. 155-158 (lire en ligne, consulté le ).
Liens externes
modifier- Guy Vanden Bemden, « Arthur Dupon », sur be-monumen.be, (consulté le ).
- Ressources relatives aux beaux-arts :