Arthur Lakes, né le à Martock, en Angleterre, et mort le à Nelson, au Canada, est un géologue, artiste, écrivain, enseignant et ministre épiscopalien américain. Il consigne une grande partie de ses travaux de terrain en géologie et en paléontologie au moyen de croquis et d'aquarelles. Lakes est reconnu pour être parvenu à déchiffrer une grande partie de la géologie du Colorado et, en tant que géologue économique, pour avoir orienté les activités de prospection minière qui revêtent une importance majeure pour cet État.

Carrière

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Lakes exerce comme professeur à temps partiel à l'établissement qui devient par la suite la Colorado School of Mines. En 1877, après avoir envoyé à Othniel Charles Marsh une vertèbre fossile provenant de la formation de Morrison, alors située dans le territoire du Kansas, il est recruté par ce dernier pour rechercher de nouveaux fossiles dans le cadre de la rivalité paléontologique connue sous le nom de « guerre des os ». Il met ainsi au jour des restes fossiles attribués notamment à Stegosaurus, Apatosaurus, Camptosaurus et Allosaurus. Il adresse également à Marsh une dent fossile, qu'il identifie comme une « dent de saurien ». Celle-ci demeure toutefois non identifiée jusqu'aux environs de l'an 2000, lorsqu'elle est redécouverte par Kenneth Carpenter, du musée de la nature et des sciences de Denver, au cours d'un examen des collections de Lakes conservées au musée Peabody d'histoire naturelle.

Alors qu'il travaille pour Marsh à Como Bluff, Lakes reçoit la visite d'Edward Drinker Cope, le principal rival de Marsh durant la guerre des os. Sa collaboration avec les deux paléontologues contribue involontairement à accroître l'animosité qui les oppose. Lakes est également à l'origine de la découverte des premiers fossiles mis au jour dans le gisement de Dinosaur Ridge (en), près de Morrison, dans le Colorado. Par ailleurs, il fait forer plusieurs puits d'exploration pétrolière dans les régions de Golden et de Morrison, sans qu'aucun ne se révèle productif.

Au cours de cette période, il enseigne également à la Colorado School of Mines et exerce les fonctions de ministre épiscopalien. Après avoir mis un terme à ses activités de prospecteur de fossiles, il rejoint l'Institut d'études géologiques des États-Unis. Il dirige successivement plusieurs revues consacrées à la géologie et à l'industrie minière et signe plus de 800 articles publiés dans des journaux et des revues spécialisées. Avec ses deux fils, tous deux bien instruits, il se reconvertit ensuite dans l'ingénierie minière. La famille quitte le Colorado pour s'établir à Ymir, en Colombie-Britannique, en 1912, où Lakes y meurt cinq ans plus tard, conservant, selon une description contemporaine, « le teint hâlé d'une vie passée au grand air ».

Publications

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Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « William Harlow Reed » (voir la liste des auteurs).

Références

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Annexes

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Articles connexes

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Bibliographie

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Liens externes

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