Arthur Sarradin
Arthur Sarradin, né le , est un journaliste et écrivain français, correspondant au Proche-Orient basé à Beyrouth. Il collabore notamment avec Libération, Radio France, TF1, LCI et Paris Match[1],[2].
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité |
Française |
| Formation |
Université Saint-Joseph de Beyrouth |
| Activité |
Journaliste, écrivain |
| Distinction |
Prix Albert-Londres du livre (2026) |
|---|
Il est l'auteur de Le Nom des ombres. Sortir de l’enfer concentrationnaire syrien, publié aux Éditions du Seuil en 2025. Cet ouvrage repose sur des témoignages de survivants des prisons du régime de Bachar el-Assad. En , il reçoit le prix Albert-Londres du livre pour ce récit d'enquête[3],[4].
Biographie
modifierFormation et débuts professionnels
modifierArthur Sarradin termine ses études de science politique à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth en 2020[5]. Il commence sa carrière comme fixeur, un professionnel qui facilite le travail des journalistes étrangers sur le terrain, avant de réaliser ses propres reportages et de travailler comme correspondant[1],[6].
Il collabore avec plusieurs médias francophones, dont Libération, Radio France, TF1/LCI et Paris Match. Il coréalise également le documentaire La Révolution naît des entrailles du chagrin, sorti en 2021 et consacré au contexte politique libanais[1].
En avril 2026, Télérama publie un entretien dans lequel le journaliste revient sur son travail de correspondant au Liban, la couverture des bombardements et sa manière de raconter les conséquences humaines de la guerre[2].
Reportages au Liban
modifierBasé à Beyrouth, Arthur Sarradin couvre les conflits au Liban et leurs conséquences sur la population civile. Dans son entretien avec Télérama, il évoque les difficultés du reportage en zone de guerre et la nécessité de replacer les personnes touchées par les bombardements au centre du récit journalistique[2].
Le site suisse Heidi.news publie également un témoignage signé par Arthur Sarradin sur la situation au Liban, intitulé « Liban : le droit, les morts, et les mots »[7].
Enquête sur les prisons syriennes
modifierÀ la suite de la chute du régime de Bachar el-Assad, le , Arthur Sarradin se rend en Syrie et recueille les témoignages d'anciens détenus. Son enquête porte sur les prisons du régime, les violences subies par les prisonniers et les difficultés rencontrées par les survivants pour raconter leur expérience[1],[8].
Dans son entretien avec L'Orient-Le Jour, publié en , il explique avoir privilégié la forme du livre pour restituer des témoignages trop longs pour être réduits au format d'un reportage classique. Il décrit une démarche fondée sur des entretiens libres, laissant les survivants raconter leurs souvenirs sans suivre nécessairement une chronologie prédéfinie[1].
Le Nom des ombres
modifierLe Nom des ombres. Sortir de l’enfer concentrationnaire syrien est publié aux Éditions du Seuil en [3]. L'ouvrage s'intéresse au système carcéral syrien et aux expériences de personnes détenues sous le régime Assad.
Le livre s'appuie notamment sur les récits d'anciens détenus, ainsi que sur des recherches consacrées aux lieux de détention et aux traces de la répression. L'auteur y examine la difficulté de transmettre l'expérience de l'emprisonnement et de rendre leur identité aux personnes que le système carcéral a tenté de réduire au silence[1],[8].
Le livre figure dans la sélection du prix Albert-Londres du livre 2026, annoncée en septembre de la même année[9].
Distinctions
modifier- 2026 : prix du livre des Assises internationales du journalisme pour Le Nom des ombres[3],[10].
- 2026 : prix Albert-Londres du livre pour Le Nom des ombres. Sortir de l’enfer concentrationnaire syrien[11].
Le prix Albert-Londres du livre lui est attribué le , lors d'une cérémonie organisée à Paris. Télérama publie à cette occasion un entretien consacré à son parcours et à son livre. Livres Hebdo rapporte que le jury a salué son écriture et sa narration, tandis que Le Monde, dans un article consacré au prix de la presse écrite remis à Bruno Meyerfeld, mentionne également Arthur Sarradin parmi les lauréats de la cérémonie[4],[3],[12].
Le , TF1 Info revient également sur la récompense et sur le travail d'enquête consacré à la prison syrienne de Sednaya[13].
Ouvrage
modifier- Le Nom des ombres. Sortir de l’enfer concentrationnaire syrien, Paris, Seuil, 2025, (ISBN 978-2-02-160464-1).
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 « Arthur Sarradin : écrire l’indicible », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
- 1 2 3 « « Quand on couvre le Liban, on a l’impression de faire sa propre autopsie » : le journaliste Arthur Sarradin témoigne », sur Télérama,
- 1 2 3 4 Souen Léger, « Arthur Sarradin remporte le 10e prix Albert-Londres du livre », sur Livres Hebdo,
- 1 2 François Rousseaux, « Arthur Sarradin, lauréat du prix Albert-Londres pour son livre sur la Syrie : « Il faut une écoute et une empathie totale » », sur Télérama,
- ↑ « Arthur Sarradin : écrire l’indicible », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
- ↑ « Arthur Sarradin », sur Au Poste
- ↑ « Liban : le droit, les morts, et les mots », sur Heidi.news
- 1 2 Hocine Bouhadjera, « Prix Albert-Londres : les lauréats 2026 », sur ActuaLitté,
- ↑ « La sélection du prix Albert-Londres du livre 2026 », sur Livres Hebdo,
- ↑ « Les lauréat·es des prix des Assises du journalisme 2026 », sur Journalisme.com,
- ↑ « Prix Albert Londres : les lauréats 2026 », sur Prix Albert-Londres,
- ↑ Michaël Moreau, « Le prix Albert Londres de la presse écrite attribué à Bruno Meyerfeld pour ses reportages dans « Le Monde » », sur Le Monde,
- ↑ Emilien Decelle, « Correspondant de LCI, Arthur Sarradin lauréat du prix Albert-Londres du livre pour son enquête sur la prison syrienne de Sednaya », sur TF1 Info,
Liens externes
modifier- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Arthur Sarradin sur Au Poste
- « Liban : le droit, les morts, et les mots » sur Heidi.news
- Palmarès 2026 du prix Albert-Londres