Atelier et jardin de Pissarro
L'atelier et jardin de Pissarro est un ensemble patrimonial situé à Éragny-sur-Epte, dans le département de l'Oise. Il correspond à l'atelier aménagé en 1893 dans une ancienne grange et au jardin de la propriété où le peintre Camille Pissarro et sa famille s'installent en 1884. D'abord louée, la propriété comprenant une maison, une grange et un verger est acquise par Pissarro en 1892, avec l'aide financière de son ami Claude Monet[1].
| Type |
Atelier d'artiste et jardin |
|---|---|
| Destination initiale |
Grange et dépendances |
| Architecte |
Jean-Alfred Besnard |
| Construction |
1893 (aménagement de l'atelier) |
| Propriétaire |
Propriété privée |
| Patrimonialité |
| Pays |
France |
|---|---|
| Commune | |
| Adresse |
29 rue Camille-Pissarro |
| Coordonnées |
|---|
Pissarro réside principalement à Éragny de 1884 jusqu'à sa mort en 1903. Au cours de ses années passées à Éragny, il réalise quelque quatre cents peintures, ainsi que de nombreux dessins et aquarelles[2]. La maison, le jardin, le verger et les paysages visibles depuis la propriété deviennent des motifs récurrents de son œuvre tardive[3].
Une exposition organisée en 2017 au musée du Luxembourg, Pissarro à Éragny. La nature retrouvée, a réuni une centaine de tableaux, dessins et gravures créés à Éragny entre 1884 et 1903[4].
L'atelier et le jardin sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du . La notice Mérimée les classe parmi les « lieux de mémoire » et présente l'atelier et la maison d'Éragny comme un « haut lieu de la peinture impressionniste »[1].
Histoire
modifier1884 : Installation de Camille Pissarro à Éragny
modifierAu printemps 1884, après plusieurs déménagements successifs, Camille Pissarro choisit de s'installer avec sa famille à Éragny-sur-Epte[5]. Dans une lettre adressée à son fils Lucien le , il décrit la demeure comme une « maison superbe et pas chère », louée « mille francs, avec jardin et prés »[6],[7].
La propriété est louée pendant huit ans à un certain M. Dallemagne[6],[8]. Elle est composée d'une maison d'habitation, d'une grange et d'un verger[1]. L'environnement rural d'Éragny constitue un cadre de vie et de travail majeur pour Pissarro au cours des deux dernières décennies de sa carrière[2],[3].
Acquisition de la propriété en 1892
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En 1892, après huit années de location auprès de M. Dallemagne, la famille Pissarro apprend que la propriété doit être vendue[6],[8]. Julie Pissarro entreprend alors de rechercher les moyens nécessaires à son acquisition, notamment auprès de Claude Monet, installé à Giverny. Dans une série de lettres échangées en juin 1892, Monet accepte d'avancer à Pissarro jusqu'à 15 000 francs, contribuant de manière décisive au financement de l'achat[9]. Évoquant leur longue relation, Monet écrit « Nous sommes d'assez vieux amis pour nous rendre des services »[10]. La notice des Monuments historiques attribue l'acquisition à un emprunt accordé par Monet[1]. Clarisse Fava-Piz indique pour sa part que Camille et Julie Pissarro acquièrent la propriété qu'ils louaient et mentionne, aux côtés du prêt de Monet, une contribution du marchand Paul Durand-Ruel au financement de l'achat[11],[12].
Après l'achat, la propriété reste le principal point d'attache de Pissarro jusqu'à sa mort, en 1903. Julie y demeure elle aussi jusqu'à la fin de sa vie[13].
Transformation de la grange en atelier
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À l'été 1893, Pissarro entreprend de transformer la grange située dans le jardin en un véritable atelier[14]. Il fait appel à l'architecte parisien Jean-Alfred Besnard[1], chargé d'établir les plans et de suivre le chantier. La correspondance entre Pissarro et Besnard documente les entrepreneurs mobilisés et l'implication du peintre dans les différentes phases de la transformation[11].
Le , Pissarro écrit à son fils Lucien : « Mon atelier avance, on est en train de plafonner, il a sept sur huit mètres et demi et très haut de plafond, il y aura une fenêtre assez grande du côté ouest que j'aurais voulu avoir carrée, mais j'y ai pensé trop tard, la porte sera tout près de l'entrée de la grange, l'escalier dans la cour, il y aura une toiture en vieilles tuiles. Besnard m'a envoyé ce matin le dessin pour le charpentier, je le trouve un peu joli, j'aimerais mieux quelquechose de plus rustique. L'embarrassant c'est la couverture de l'escalier, c'est pas beau : le voici : j'aime mieux quelque chose de ce genre : (deux croquis) mais il n'y a pas de toiture à l'escalier, il paraît que c'est indispensable; ma foi, je couvrirai le tout de vigne vierge, celà sauvera la forme. J'oubliais le principal, une baie de trois mètres d'ouverture en cintre au nord, ce qui donne une belle lumière »[15]. Cette description correspond aux principaux éléments architecturaux de l'atelier décrits dans la notice des monuments historiques : la grande verrière en plein cintre au nord, l'ouverture occidentale et l'escalier extérieur couvert[1].
Le 17 octobre 1893, toujours auprès de Lucien, Pissarro s'impatiente : « L'atelier avance lentement, piano, pianissimo. La grande baie enfin est vitrée ainsi que la fenêtre, les portes sont closes, la galerie et l'escalier vont être posés demain. [...] j'espère pouvoir commencer une étude de la fenêtre, car c'est féérique en ce moment »[16]. En octobre 1893, la grande baie orientée au nord est en place et Pissarro se montre impatient de commencer à travailler dans son nouvel atelier[17].
Dès le début de 1894, Pissarro installe également une presse dans son nouvel atelier, où la peinture côtoie ainsi son activité de gravure[18].
Description
modifierLa maison d'habitation est un bâtiment de plan carré construit en briques, avec des chaînages d'angle et des encadrements de fenêtres en pierre de taille. Sa toiture est couverte d'ardoise. La notice des Monuments historiques précise que sa décoration intérieure d'origine a disparu[1]. Certains éléments anciens sont néanmoins encore conservés à l'intérieur et sont traditionnellement rattachés, par les occupants successifs de la propriété, à la période d'occupation de la famille Pissarro, sans que leur datation ni cette attribution aient été établies par une source publiée. La maison appartient à la propriété historique décrite par la notice Mérimée, mais l'arrêté de 1998 ne protège explicitement que l'atelier et le jardin correspondant aux parcelles B 378 et B 379[1].
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L'ancienne grange comprend un rez-de-chaussée autrefois destiné aux écuries et aux remises, tandis que l'atelier occupe l'étage. Le mur nord est ouvert par la grande verrière en plein cintre créée en 1893 et le mur occidental comporte une fenêtre donnant sur le jardin, le verger et la vallée de l'Epte. L'accès à l'atelier se fait par un escalier extérieur couvert[1].
La campagne de travaux de 1893 modifie également les abords de la grange. Fava-Piz rapproche View from My Window, peint avant ces transformations, et Plum Trees in Bloom, peint après l'aménagement de l'atelier : entre les deux vues, le mur séparant le jardin de la prairie est supprimé, l'ancienne grange est transformée en atelier et un escalier extérieur donnant accès à l'étage est ajouté[11].
La maison : collection et vie familiale
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Dans un article publié en mars 1929 sous le titre « La Maison d'Éragny », l'écrivain et critique d'art Charles Kunstler restitue une visite de la propriété et décrit notamment la salle à manger telle qu'elle était associée au souvenir de Pissarro. Il indique que ses murs avaient accueilli des œuvres d'amis, obtenues par dons, échanges ou achats, et cite des tableaux de Paul Cézanne, Vincent van Gogh, Edgar Degas, Claude Monet, Mary Cassatt et Armand Guillaumin, aux côtés des œuvres de Pissarro lui-même[19]. Ce témoignage documente ainsi la maison non seulement comme lieu d'habitation, mais aussi comme espace où étaient conservées et montrées des œuvres issues du cercle artistique de Pissarro.
Fenêtres occidentales et points de vue
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Plusieurs ouvertures orientées vers l'ouest ont servi de points de vue à Pissarro et doivent être distinguées selon les bâtiments de la propriété. L'Ashmolean Museum situe ainsi View from my Window (1886-1888) à une fenêtre de la maison d'habitation ; la grange, qui sera ultérieurement aménagée en atelier, apparaît elle-même à l'extrémité gauche de la composition[20]. Une étude technique publiée par Newfields situe également cette vue vers l'ouest depuis un atelier installé au deuxième étage de la maison[21].
Fava-Piz décrit elle aussi, avant la transformation de la grange, un espace de travail situé à l'étage de la maison. Pissarro y peint depuis une fenêtre du deuxième étage et multiplie les vues sur les environs de la propriété, notamment sur la plaine de l'Epte et sur Bazincourt, dont il réalise une série de variations[11]. Ces sources documentent ainsi un point de vue occidental depuis la maison, distinct des ouvertures de la grange-atelier.
Richard R. Brettell attribue Haymaking at Éragny (1892) à une fenêtre occidentale située au deuxième étage de la grange, qu'il considère déjà utilisée comme atelier avant les grands travaux de 1893[22]. Brettell estime en outre que cette ouverture occidentale aurait été conservée lors du réaménagement de l'atelier[22].

La correspondance de Pissarro documente une fenêtre occidentale dans le cadre même des travaux de 1893 : le , alors que le chantier est en cours, il écrit à son fils Lucien qu'« il y aura une fenêtre assez grande du côté ouest que j'aurais voulu avoir carrée » et mentionne séparément la création d'une baie de trois mètres d'ouverture en plein cintre au nord[15].
Les notices du catalogue Pissarro à Éragny. La nature retrouvée situent également les points de vue dans des bâtiments distincts. La notice no 27 indique qu'une toile a probablement été réalisée depuis une fenêtre du deuxième étage de la demeure de l'artiste, du côté ouest ; les notices no 26 et no 28 se réfèrent, quant à elles, à la fenêtre ouest de l'atelier[23].
L’« école d’Éragny » : les cinq fils artistes
modifierLa pratique artistique à Éragny ne se limite pas au travail de Camille Pissarro. Le guide officiel de l'exposition Pissarro à Éragny. La nature retrouvée souligne que les enfants, élevés dans une grande liberté, imitent leur père et forment ce que Pissarro appelle, sur le ton de la plaisanterie, « l'école d'Éragny »[24].

Le Kunstmuseum Basel, dans la documentation de son exposition Camille Pissarro. The Studio of Modernism de 2021, décrit plus précisément les Pissarro comme une famille d'artistes. Il souligne les échanges artistiques de Camille avec ses quatre fils adultes, Lucien, Georges, Félix et Ludovic-Rodo, et précise que le cinquième et plus jeune fils, Paul-Émile, apprend lui aussi le dessin et la peinture dans le cercle familial[26].
Kunstler emploie lui aussi en 1929 l'expression « École d'Éragny » à propos de la pièce qui avait servi d'atelier à Pissarro. Il décrit en outre le grenier où les fils Pissarro venaient jouer lorsque le temps les retenait à l'intérieur et où subsistaient encore des dessins d'enfants et du matériel lié à la gravure[27].
En 1898, Pissarro représente Paul-Émile, alors âgé de quatorze ans, en train de peindre dans l'atelier d'Éragny, entouré des toiles de son père[25]. L'atelier, la maison et leurs espaces de travail s'inscrivent ainsi dans un environnement familial où les cinq fils sont, à des degrés et à des âges différents, engagés dans une pratique artistique[26].
La propriété dans l'œuvre de Camille Pissarro
modifierPlusieurs notices du catalogue Pissarro à Éragny. La nature retrouvée rattachent directement des tableaux à la propriété, qu'il s'agisse de vues peintes depuis ses bâtiments ou de motifs pris dans le jardin. C'est notamment le cas de Vue de ma fenêtre, Éragny, de L'Escalier, coin de jardin à Éragny, du Jardin potager et le clocher d'Éragny et d’Automne, brume du matin, Éragny[28].

De 1884 à 1903, Éragny constitue le principal point d'ancrage de Pissarro. La maison, le jardin, le verger et les prairies environnantes fournissent de nombreux motifs à ses peintures, dessins et estampes[2],[3].
Les troubles oculaires chroniques de Pissarro limitent par périodes son travail en plein air et l'amènent à peindre à l'abri. Fava-Piz met en relation le travail à l'intérieur avec les conditions météorologiques et avec l'affection oculaire qui rend parfois difficile la peinture en extérieur[29]. Avant même l'aménagement de la grange en 1893, il travaille déjà depuis une fenêtre du deuxième étage de la maison[11]. Le catalogue de 2017 met également ces contraintes en relation avec la création du nouvel atelier[14],[30].
L'aménagement de la grande baie nord ouvre un nouveau point de vue depuis l'atelier. Fava-Piz indique que Pissarro peint depuis cette fenêtre une série de vues du clocher d'Éragny, parmi lesquelles The Steeple at Eragny Viewed from the Studio et The Deaf Woman's House and the Steeple at Eragny, dans lesquelles le clocher et la maison dite de la « femme sourde » structurent la composition[17].
Fava-Piz analyse plus largement le nouvel atelier comme un espace d'expérimentation picturale et technique, dans lequel Pissarro explore des formes, des médiums et des motifs variés[31].

Le tableau Pruniers en fleurs, Éragny, peint en 1894 et conservé à Ordrupgaard, montre le jardin après les transformations de 1893 et l'ancienne grange devenue atelier. Fava-Piz l'utilise notamment pour comparer l'état de la propriété avant et après les travaux[11].
Le jardin au pied de l'atelier demeure lui-même un sujet de recherche picturale. Dans une lettre à son fils Georges datée du , citée dans la chronologie du catalogue, Pissarro évoque « un motif extraordinaire, c'est le jardin en bas de l'escalier de l'atelier »[32].
Lors de l'Exposition universelle de 1900 à Paris, Pissarro est représenté dans l'Exposition centennale de l'art français par sept peintures, répertoriées sous les no 516 à no 522. Le catalogue officiel mentionne notamment, sous le no 517, une œuvre intitulée Ferme à Éragny, prêtée par M. Hessel[33].
Un lieu de sociabilité artistique
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La propriété constitue également un lieu de rencontres pour l'entourage artistique et intellectuel de Pissarro. La notice des Monuments historiques mentionne notamment parmi les artistes qui fréquentent le lieu Claude Monet, Paul Cézanne, Alfred Sisley, Auguste Renoir et l'écrivain et critique d'art Octave Mirbeau[1]. Monet est par ailleurs le parrain de Paul-Émile, dernier fils de Camille Pissarro et seul de ses enfants né à Éragny[5].
La présence de Mirbeau à Éragny est notamment attestée en septembre 1891 : une lettre qu'il adresse à Claude Monet le est identifiée par le musée d'Orsay comme ayant été écrite au lendemain d'une visite chez les Pissarro à Éragny[34].
Le , la peintre américaine Mary Cassatt vient également à Éragny, accompagnée d'une jeune Américaine souhaitant demander conseil à Pissarro. L'épisode est relaté dans deux lettres adressées par Pissarro à Mirbeau et conservées dans les collections du Louvre[35],[36]. Quelques semaines plus tard, Pissarro écrit avoir reçu trois autres Américaines envoyées par Cassatt, qui souhaitent se loger à Éragny afin de bénéficier de ses conseils[37].

Le peintre belge Théo van Rysselberghe séjourne lui aussi à Éragny en 1895, présence signalée dans la chronologie établie par Janine Bailly-Herzberg[38]. Lors d'un séjour au mois de mai, il réalise le portrait de Jeanne Pissarro. Le Musée des Beaux Arts de Houston, qui conserve l'œuvre, la date de 1895 et indique Éragny comme lieu d'exécution ; sa notice cite également une lettre du 11 mai dans laquelle Pissarro annonce l'arrivée de « Théo » pour plusieurs jours et le début du portrait de sa fille[39].
Les peintres néo-impressionnistes Maximilien Luce et Léo Gausson fréquentent également Pissarro à Éragny, présence signalée dans la chronologie établie par Janine Bailly-Herzberg[40].
Luce entretient des liens réguliers avec la famille Pissarro. En juin 1893, Pissarro écrit qu'il repart pour Éragny accompagné de Luce ; celui-ci est de nouveau présent auprès de la famille en janvier 1894[41]. Le musée des impressionnismes Giverny le décrit comme l'un des « visiteurs familiers » du jardin de Pissarro à Éragny[42]. En septembre 1895, il séjourne pendant une quinzaine de jours à Éragny[43]. Le Metropolitan Museum of Art rattache à ce séjour plusieurs études de la famille Pissarro réunies dans la lithographie The Pissarro Family, réalisée vers 1895[44].
Gausson se rend lui aussi à Éragny et y travaille. En 1891, il peint Jardin de Camille Pissarro et le clocher d'Éragny, vue pointilliste prise dans le jardin de la propriété. Le musée Daubigny précise qu'il fréquente Pissarro et va parfois le rejoindre à Éragny[45].
Protection au titre des monuments historiques
modifierGalerie
modifier- Vue de ma fenêtre, Éragny, 1888, Ashmolean Museum. La grange et le mur séparant encore le jardin de la prairie avant la transformation de 1893.
- Pruniers en fleurs, Éragny, 1894, Ordrupgaard. Le jardin et l'ancienne grange après son aménagement en atelier.
- L'Escalier, coin de jardin à Éragny, 1897, Ordrupgaard.
- Camille Pissarro, Haymaking at Éragny, 1892, Art Institute of Chicago.
- Camille Pissarro au sommet de l'escalier extérieur de son atelier, vers 1900.
- Atelier de Camille Pissarro à Eragny sur Epte en juin 2026.
- Vue historique de l'intérieur de l'atelier au début du XXe siècle, avec de nombreuses œuvres disposées contre les murs et au sol ; l'ouverture occidentale est visible à droite.
- 2026 : l'ouverture occidentale de l'atelier donnant vers le jardin, le verger et la vallée de l'Epte.
- La maison de Camille Pissarro à Éragny-sur-Epte en avril 2026.
- Vue générale de l'intérieur de l'atelier en 2026 : ouverture occidentale, cheminée et grande verrière nord.
- Théo van Rysselberghe, Jeanne Pissarro, 1895, peint à Éragny lors d'un séjour de l'artiste chez les Pissarro. Museum of Fine Arts, Houston.
- Maximilien Luce, Ludovic-Rodo Pissarro dans le jardin de son père à Éragny, 1895.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Ministère de la Culture, base Mérimée, « Atelier et jardin de Pissarro », notice Notice no PA60000017, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- 1 2 3 Richard R. Brettell (dir.) et Joachim Pissarro (dir.), Pissarro à Éragny. La nature retrouvée, Paris, Réunion des musées nationaux - Grand Palais, (ISBN 978-2-7118-6425-6), p. 13
- 1 2 3 Richard R. Brettell (dir.) et Joachim Pissarro (dir.), Pissarro à Éragny. La nature retrouvée, Paris, Réunion des musées nationaux - Grand Palais, (ISBN 978-2-7118-6425-6), p. 28-30
- ↑ « Pissarro à Éragny. La nature retrouvée », sur Réunion des musées nationaux - Grand Palais (consulté le )
- 1 2 Richard R. Brettell (dir.) et Joachim Pissarro (dir.), Pissarro à Éragny. La nature retrouvée, Paris, Réunion des musées nationaux - Grand Palais, (ISBN 978-2-7118-6425-6), p. 177
- 1 2 3 (en) Aimee Marcereau DeGalan, French Paintings and Pastels, 1600–1945: The Collections of The Nelson-Atkins Museum of Art, Nelson-Atkins Museum of Art, (DOI 10.37764/78973.5.646.5407), « Camille Pissarro, Poplars, Sunset at Eragny, 1894 »
- ↑ Camille Pissarro (commentaires de Janine Bailly-Herzberg), Correspondance de Camille Pissarro : 1865-1885, t. I, Paris, PUF, (ISBN 2-13-036-694-5), p. 291
- 1 2 Joachim Pissarro et Claire Durand-Ruel Snollaerts, Pissarro : catalogue critique des peintures, t. III, Paris et Milan, Wildenstein Institute / Skira, , p. 499
- ↑ Richard R. Brettell (dir.) et Joachim Pissarro (dir.), Pissarro à Éragny. La nature retrouvée, Paris, Réunion des musées nationaux - Grand Palais, (ISBN 978-2-7118-6425-6), p. 26 et 182
- ↑ Daniel Wildenstein, Claude Monet. Biographie et catalogue raisonné. Tome III : 1887-1898, Lausanne et Paris, La Bibliothèque des Arts, (lire en ligne), N° 1157
- 1 2 3 4 5 6 (en) Clarisse Fava-Piz, The Honest Eye: Camille Pissarro's Impressionism, Munich, Prestel, (ISBN 978-3-7913-7789-6), « In Pissarro's Studio: A Window into Impressionist Experimentation », p. 26
- ↑ (en) Clarisse Fava-Piz, The Honest Eye: Camille Pissarro's Impressionism, Munich, Prestel, (ISBN 978-3-7913-7789-6), p. 219
- ↑ Richard R. Brettell (dir.) et Joachim Pissarro (dir.), Pissarro à Éragny. La nature retrouvée, Paris, Réunion des musées nationaux - Grand Palais, (ISBN 978-2-7118-6425-6), p. 26
- 1 2 Richard R. Brettell (dir.) et Joachim Pissarro (dir.), Pissarro à Éragny. La nature retrouvée, Paris, Réunion des musées nationaux - Grand Palais, (ISBN 978-2-7118-6425-6), p. 35-36
- 1 2 Camille Pissarro (commentaires de Janine Bailly-Herzberg), Correspondance de Camille Pissarro : 1891-1894, t. III, Paris, Éditions du Valhermeil, (ISBN 2-905-684-09-7), p. 359
- ↑ Camille Pissarro (commentaires de Janine Bailly-Herzberg), Correspondance de Camille Pissarro : 1891-1894, t. III, Paris, Éditions du Valhermeil, (ISBN 2-905-684-09-7), p. 388
- 1 2 (en) Clarisse Fava-Piz, The Honest Eye: Camille Pissarro's Impressionism, Munich, Prestel, (ISBN 978-3-7913-7789-6), « In Pissarro's Studio: A Window into Impressionist Experimentation », p. 27
- ↑ Camille Pissarro (commentaires de Janine Bailly-Herzberg), Correspondance de Camille Pissarro : 1891-1894, t. III, Paris, Éditions du Valhermeil, (ISBN 2-905-684-09-7), p. 416
- ↑ Charles Kunstler, « La Maison d'Éragny », A.B.C. Artistique et Littéraire, no 51, , p. 79-83
- ↑ (en) « View from my Window », sur Ashmolean Museum (consulté le )
- ↑ (en) « The House of the Deaf Woman and the Belfry at Éragny », sur Paintings by the Pissarro Family: A Technical Catalogue, Newfields (consulté le )
- 1 2 (en) Richard R. Brettell, « Cat. 12: Haymaking at Éragny, 1892 », sur Pissarro Paintings and Works on Paper at the Art Institute of Chicago, Art Institute of Chicago, (consulté le )
- ↑ Richard R. Brettell (dir.) et Joachim Pissarro (dir.), Pissarro à Éragny. La nature retrouvée, Paris, Réunion des musées nationaux - Grand Palais, (ISBN 978-2-7118-6425-6), p. 84, notices 26-28
- ↑ « Pissarro à Éragny. La nature retrouvée - guide de visite », sur Réunion des musées nationaux - Grand Palais / Musée du Luxembourg, (consulté le ), section « Éragny : le village de l'artiste (1884-1903) »
- 1 2 (en) Richard R. Brettell, Pissarro's People, Munich et New York, DelMonico Books / Prestel, (ISBN 978-3-7913-5118-6), p. 113
- 1 2 (en) « Camille Pissarro. The Studio of Modernism », sur Kunstmuseum Basel, (consulté le ), section 8.1, « The “School of Éragny” »
- ↑ Charles Kunstler, « La Maison d'Éragny », A.B.C. Artistique et Littéraire, no 51, , p. 79-83
- ↑ Richard R. Brettell (dir.) et Joachim Pissarro (dir.), Pissarro à Éragny. La nature retrouvée, Paris, Réunion des musées nationaux - Grand Palais, (ISBN 978-2-7118-6425-6), p. 60, 98, 102 et 104
- ↑ (en) Clarisse Fava-Piz, The Honest Eye: Camille Pissarro's Impressionism, Munich, Prestel, (ISBN 978-3-7913-7789-6), « In Pissarro's Studio: A Window into Impressionist Experimentation », p. 23
- ↑ Richard R. Brettell (dir.) et Joachim Pissarro (dir.), Pissarro à Éragny. La nature retrouvée, Paris, Réunion des musées nationaux - Grand Palais, (ISBN 978-2-7118-6425-6), p. 180
- ↑ (en) Clarisse Fava-Piz, The Honest Eye: Camille Pissarro's Impressionism, Munich, Prestel, (ISBN 978-3-7913-7789-6), « In Pissarro's Studio: A Window into Impressionist Experimentation », p. 24
- ↑ Richard R. Brettell (dir.) et Joachim Pissarro (dir.), Pissarro à Éragny. La nature retrouvée, Paris, Réunion des musées nationaux - Grand Palais, (ISBN 978-2-7118-6425-6), p. 189
- ↑ Exposition universelle internationale de 1900 à Paris : Catalogue général officiel, Œuvres d'art, Paris, (lire en ligne), p. 57
- ↑ Musée d'Orsay, notice d'œuvre ODO 2007 1 143, Lettre autographe signée d'Octave Mirbeau à Claude Monet, lettre datée du 23 septembre 1891 et notice situant la visite chez les Pissarro à Éragny le 22 septembre 1891.
- ↑ Vincent de Chillaz, Musée du Louvre, Département des arts graphiques, Musée d'Orsay : inventaire général des autographes, Paris, Réunion des musées nationaux, , Aut. 3388-3389, p. 369
- ↑ Camille Pissarro (commentaires de Janine Bailly-Herzberg), Correspondance de Camille Pissarro : 1891-1894, t. III, Paris, Éditions du Valhermeil, (ISBN 2-905-684-09-7), p. 146-147
- ↑ Camille Pissarro (commentaires de Janine Bailly-Herzberg), Correspondance de Camille Pissarro : 1891-1894, t. III, Paris, Éditions du Valhermeil, (ISBN 2-905-684-09-7), p. 172
- ↑ Camille Pissarro (chronologie et commentaires de Janine Bailly-Herzberg), Correspondance de Camille Pissarro : 1865-1885, t. I, Paris, PUF, (ISBN 2-13-036-694-5), p. 47
- ↑ (en) « Jeanne Pissarro », sur Museum of Fine Arts, Houston (consulté le )
- ↑ Camille Pissarro (chronologie et commentaires de Janine Bailly-Herzberg), Correspondance de Camille Pissarro : 1865-1885, t. I, Paris, PUF, (ISBN 2-13-036-694-5), p. 42
- ↑ Camille Pissarro (commentaires de Janine Bailly-Herzberg), Correspondance de Camille Pissarro : 1891-1894, t. III, Paris, Éditions du Valhermeil, (ISBN 2-905-684-09-7), p. 334 et 420
- ↑ Musée des impressionnismes Giverny, Le Journal, saison 2022, no 6, p. 6.
- ↑ Camille Pissarro (chronologie et commentaires de Janine Bailly-Herzberg), Correspondance de Camille Pissarro : 1865-1885, t. I, Paris, PUF, (ISBN 2-13-036-694-5), p. 48
- ↑ (en) « The Pissarro Family », sur Metropolitan Museum of Art (consulté le )
- ↑ Musée Daubigny, De l'atelier au paysage, fabrique de l'impressionnisme, dossier pédagogique de l'exposition, 2024, p. 4.
Bibliographie
modifier- Camille Pissarro (commentaires de Janine Bailly-Herzberg), Correspondance de Camille Pissarro : 1891-1894, t. III, Paris, Éditions du Valhermeil, (ISBN 2-905-684-09-7)
- Charles Kunstler, « La Maison d'Éragny », A.B.C. Artistique et Littéraire, no 51, , p. 79-83
- Richard R. Brettell (dir.) et Joachim Pissarro (dir.), Pissarro à Éragny. La nature retrouvée, Paris, Réunion des musées nationaux - Grand Palais, , 209 p. (ISBN 978-2-7118-6425-6)
- (en) Clarisse Fava-Piz, The Honest Eye: Camille Pissarro's Impressionism, Munich, Prestel, (ISBN 978-3-7913-7789-6), « In Pissarro's Studio: A Window into Impressionist Experimentation »