Aubry-du-Hainaut

commune française du département du Nord

Aubry-du-Hainaut est une commune française située dans la partie hennuyère du département du Nord, en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Aubrysiens.

Aubry-du-Hainaut
Aubry-du-Hainaut
La mairie.
Blason de Aubry-du-Hainaut
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Valenciennes Métropole
Maire
Mandat
Raymond Zingraff
2026-2032
Code postal 59494
Code commune 59027
Démographie
Gentilé Aubrysiens, Aubrysiennes
Population
municipale
1 705 hab. (2023 en évolution de +1,55 % par rapport à 2017)
Densité 395 hab./km2
Population
unité urbaine
332 401 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 50° 22′ 15″ nord, 3° 27′ 42″ est
Altitude Min. 25 m
Max. 48 m
Superficie 4,32 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Valenciennes (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Valenciennes (partie française)
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton d'Aulnoy-lez-Valenciennes
Législatives Vingt et unième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Aubry-du-Hainaut
Géolocalisation sur la carte : France
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Aubry-du-Hainaut
Géolocalisation sur la carte : Nord
Voir sur la carte topographique du Nord
Aubry-du-Hainaut
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Aubry-du-Hainaut
Liens
Site web www.aubryduhainaut.fr

Géographie

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Localisation

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Aubry-du-Hainaut est située dans le Parc naturel régional Scarpe-Escaut[1]. Elle se situe à cinq kilomètres à l'ouest de Valenciennes.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Bellaing, Hérin, Petite-Forêt, Raismes et La Sentinelle.

Géologie et relief

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La superficie de la commune est de 4,32 km2 ; son altitude varie de 25 à 48 mètres[2].

Hydrographie

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Réseau hydrographique

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La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Ferme Saint-Martin et le Courant Saint-Martin[3],[4],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Aubry-du-Hainaut[Note 2].

Gestion et qualité des eaux

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Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe aval ». Ce document de planification concerne un territoire de 624 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe aval, comprenant la Pévèle, la plaine de la Scarpe et le bassin minier avec l'Ostrevent. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le parc naturel régional Scarpe-Escaut[5].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 723 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 9,7 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à 5 km à vol d'oiseau[12], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,1 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 3].

Paysages

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La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 4],[15]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[16].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[16].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[16].

Urbanisme

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Une des entrées du village, ici par la RD213.

Typologie

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Au , Aubry-du-Hainaut est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Valenciennes (partie française)[Note 5], une agglomération internationale regroupant 56 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[18],[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française), dont elle est une commune du pôle principal[Note 7],[19]. Cette aire, qui regroupe 102 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,5 %), zones urbanisées (17,8 %), forêts (2,3 %), prairies (0,4 %)[22]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

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La commune est desservie par ne ligne régulière de bus du réseau Transvilles.

Risques naturels et technologiques

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Les risques naturels de la commune sont les risques d'affaissement minier, engins de guerre, inondations, coulées de boue et mouvements de terrain.

Toponymie

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Étymologiquement, Aubry viendrait du latin « albarum », qui signifie de l'aubier. Le premier habitant se serait installé au IXe siècle dans la forêt, attirant ensuite l'installation d'autres maisons. Le lieu-dit Aubry a été cédé par la suite par le comte du Hainaut aux Prémontrés.

En 1158, Aubry prit le nom d'Albriu.

En 1244, Aubri devenu paroisse, s'appela tour à tour Obry, Obries et Albry.

Le conseil municipal a modifié le nom en juin 1962 en Aubry-lez-Valenciennes. L'ajout « du Hainaut » a été effectué le pour éviter la confusion avec la commune d'Auby.

Histoire

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Un ancien parchemin du indique notamment le nom du maire de l'époque qui était Jacquemart Broyart.

Vers 1470 Jeanne Grebert, dame d'Aubry, Bâillon et Gourguechon épouse Jacques de Thiant et transmet la seigneurie d'Aubry le comte à la Maison de Thiant.

Au XVIe siècle, la seigneurie d'Aubry était toujours la propriété de la Maison de Thiant, ce qui explique la ressemblance entre les blasons d'Aubry et de Thiant, « de sinople semé de billettes d'argent au lion du même brochant sur le tout ».

Politique et administration

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Découpage territorial

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Intercommunalité

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La commune d'Aubry-du-Hainaut est membre de la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole[Insee 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont le siège est à Valenciennes. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[23].

Rattachement administratif

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Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Valenciennes, au département du Nord, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Hauts-de-France[Insee 1].

Rattachement électoral

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Élections municipales et communautaires

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Liste des maires

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Raymond Zingraff à Pecquencourt en octobre 2019.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
en 1802-1803   P. P. Sauvage[25]    
en 1807-1808   Cathelotte[26],[27]    
en 1881   Wambré[28]    
2001 24 août 2019 Renée Stievenart [29],[30].    
1 septembre 2019 en cours
(au 2 septembre 2026)
Raymond Zingraff   Ancien cadre
Réélu pour le mandat 2026-2032[31]

Équipements et services publics

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Enseignement

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La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

Elle administre l'école primaire des Mésanges[32].

Justice, sécurité, secours et défense

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La commune dépend du tribunal judiciaire de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, du Pôle nationalité du tribunal judiciaire de Valenciennes et du tribunal pour enfants de Valenciennes[33].

Population et société

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Les habitants sont appelés les Aubrysiens[34].

Démographie

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Ses habitants sont nommés les Aubrysiens et les habitantes les Aubrysiennes[35].

Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[37].

En 2023, la commune comptait 1 705 habitants[Note 8], en évolution de +1,55 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
465603602711773833903950991
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
9219951 0241 1101 1741 1371 1651 1231 093
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 0571 0419329489759629419661 039
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
1 2061 2451 4771 4441 4351 4421 4441 4521 706
2023 - - - - - - - -
1 705--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 29,8 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 811 hommes pour 895 femmes, soit un taux de 52,46 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ou +
1,3 
6,0 
75-89 ans
7,4 
19,9 
60-74 ans
24,2 
20,2 
45-59 ans
17,7 
19,7 
30-44 ans
20,1 
13,2 
15-29 ans
13,0 
20,6 
0-14 ans
16,3 
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[40]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 

Économie

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Revenus de la population et fiscalité

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En 2023, le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 28 230 , supérieur à celui du département (23 810 ) et supérieur à celui de la France métropolitaine (25 920 )[Insee 2],[Insee 3],[Insee 4].

Entreprises et commerces

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Jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, les habitants vivaient de l'agriculture et plus encore de l'exploitation forestière. La découverte de la houille a apporté d'autres métiers. Toutefois, il ne reste de l'exploitation minière passée qu'un vieux puits de plus de 200 ans et quelques affaissements dans la plaine en direction de la fosse de Wallers - Arenberg et de la mare à Goriaux.

Agriculture

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La commune est dans la « plaine de la Scarpe », une petite région agricole dans le département du Nord[41]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 9] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 4].

1988200020102020
Exploitations161175
SAU[Note 10] (ha)402356442296

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 16 lors du recensement agricole de 1988[Note 11] à 11 en 2000 puis à 7 en 2010[43] et enfin à 5 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 69 % depuis 1988. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 402 ha en 1988 à 296 ha en 2020[Carte 6]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 25 à 59 ha[43],[Carte 6].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Le Château d'Aubry-du-Hainaut par Eugène Chigot.
  • Le château d'Aubry du XIIe siècle était un petit château fort qui servait à protéger les habitants du pillage. Il a été rasé au XVIe siècle par Jean de Thiant.
  • Le château d'Aubry-du-Hainaut date du XVIe siècle. C'est le seigneur Jean de Thiant, chevalier et gouverneur de Bouchain fils de Jacques de Thiant époux de Jeanne Grebert dame d'Aubry, qui entreprend la construction du château entre 1520 et 1526. Jean décède de la petite vérole (variole) en 1522 et c'est le petit-fils prénommé aussi Jean, dit "Waflart", atteint lui aussi de la variole mais qui survécut et sera héritier du château par relief de Jeanne Grebert de Thiant en 1536.
  • Il a été occupé par différentes familles nobles comme les seigneurs de Bousies au XVIe siècle, les seigneurs de Gouzeaucourt au XVIIe siècle, puis les seigneurs de Houplin, les marquis de Saluces de Bernemicourt et les Comtes Van der Buch au XVIIIe siècle. Abandonné pendant des années et après restauration, il est transformé en hôtel-restaurant.
L'église.
  • L'église sainte Marie-Madeleine. Aubry dépendait au XIIe siècle de l'église mère de Raismes. En 1244, c'est une paroisse. Il faudra attendre 1300 pour la construction de la première église, comme l'indique une inscription sur l'un des piliers intérieurs. Elle a été plusieurs fois agrandie, notamment en 1548, date à laquelle l'église a été dédiée à sainte Marie-Madeleine. L'église a été également transformée en 1684 et de 1888. Des vitraux représentent la vie de sainte Marie-Madeleine[44].
  • Le monument aux morts[45].
  • Autres monuments : les chapelles de Malplaquet et de la rue Pasteur, la cense à Papin, le colombier de la mairie, le moulin Lequimme, le portail ancien situé rue Henri Maurice, les vestiges du château de Malplaquet dit château Crépin et le courant Saint-Martin[46].
  • Des sentiers de randonnée permettent de traverser les sites miniers de Wallers et la forêt[47].

Personnalité liée à la commune

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Héraldique

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Les armes d'Aubry se blasonnent ainsi : « De sinople semé de billettes d'argent, au lion du même armé et lampassé de gueules brochant sur le tout. »

Pour approfondir

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent 21 grands paysages régionaux.
  5. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  6. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Valenciennes (partie française) comprend une ville-centre et 55 communes de banlieue.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  9. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  10. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  11. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[42].
  1. « Réseau hydrographique d'Aubry-du-Hainaut » sur Géoportail (consulté le 20 septembre 2024).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le )
  3. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. 1 2 « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références

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Autres sources

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  1. « Accueil », sur aubryduhainaut.fr (consulté le ).
  2. 1 2 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Sandre, « le Courant Saint-Martin »
  4. « Fiche communale d'Aubry-du-Hainaut », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le )
  5. « SAGE Scarpe aval », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  6. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  7. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  8. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
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  10. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
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  14. « Station Météo-France « Valenciennes », sur la commune de Valenciennes - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
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  16. 1 2 3 DREAL, « atlas des paysages de la région Nord-Pas-de-Calais : Paysages miniers », sur hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  17. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  18. « Unité urbaine 2020 de Valenciennes (partie française) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  19. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
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  24. « Découpage électoral du Nord (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
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  29. Nadir M’HAMED-SAID, « À Aubry-du-Hainaut, trois mandats tournés vers la jeunesse et le logement : Maire d’Aubry-du-Hainaut depuis 2001, Renée Stiévenart n’est pas pour les places réservées aux femmes : « il faut qu’elles manifestent leur envie » et c’est ce qu’elle a fait lors de ses trois mandats de conseillère puis de maire. Depuis, c’est la même énergie dévolue à la ville d’Aubry dont sa famille est originaire. Son bilan en trois points clés. », La Voix du Nord, (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  30. Véronique Bertin, « Depuis samedi, Renée Stiévenart n’est plus maire d’Aubry-du-Hainaut : En juin, Renée Stiévenart, 70 ans, a envoyé sa démission de son poste de maire au préfet et a été reçue l’après-midi même par le sous-préfet. Depuis samedi, elle n’est plus premier édile. Raymond Zingraff, premier adjoint, assurera l’intérim jusqu’à l’élection du nouveau premier magistrat prévue le dimanche 1er septembre. », La Voix du Nord, (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
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