La Sentinelle (Nord)

commune française du département du Nord

La Sentinelle est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Sentinellois.

La Sentinelle
La Sentinelle (Nord)
L'église était auparavant un des bâtiments de la fosse La Sentinelle de la Compagnie des mines d'Anzin. Au premier plan, le puits.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut
Maire
Mandat
Éric Blondiaux
2020-2026
Code postal 59174
Code commune 59564
Démographie
Gentilé Sentinellois, Sentinelloises
Population
municipale
3 103 hab. (2023 en évolution de −1,05 % par rapport à 2017)
Densité 798 hab./km2
Population
unité urbaine
332 401 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 50° 21′ 00″ nord, 3° 29′ 20″ est
Altitude Min. 21 m
Max. 66 m
Superficie 3,89 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Valenciennes (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Valenciennes (partie française)
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton d'Aulnoy-lez-Valenciennes
Législatives Dix-neuvième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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La Sentinelle
Géolocalisation sur la carte : France
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La Sentinelle
Géolocalisation sur la carte : Nord
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La Sentinelle
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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La Sentinelle

Géographie

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Localisation

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Les communes limitrophes sont Aubry-du-Hainaut, Hérin, Petite-Forêt, Prouvy, Trith-Saint-Léger et Valenciennes.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[1],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de la La Sentinelle.

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Vignoble, d'une superficie totale de 55,1 ha (0 ha sur la commune)[Carte 1],[2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[5] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[6]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 732 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à 3 km à vol d'oiseau[9], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,1 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 2].

Statistiques 1991-2020 et records station VALENCIENNES (59) - alt : 50 m, situation : lat : 50°19'41"N, lon : 3°27'39"E (à 3,1 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
15,3
9.1.2015
19,2
26.2.2019
23,9
31.3.2021
28
20.4.2018
31,7
26.5.2026
35
28.6.2011
40,9
25.7.2019
37,2
12.8.2003
34,8
15.9.2020
28,6
1.10.2011
21,8
12.11.1995
16,2
31.12.2022
40,9
2019
Maximale moyenne 6,4 7,6 11,4 15,1 18,8 21,9 24 24 20,4 15,5 10,2 6,9 15,2
Moyenne 3,9 4,5 7,4 10,1 13,6 16,6 18,7 18,6 15,5 11,7 7,3 4,5 11
Minimale moyenne 1,3 1,4 3,3 5 8,4 11,4 13,5 13,2 10,7 8 4,4 2 6,9
Record de froid
date du record
−14,9
7.1.2009
−13,3
4.2.2012
−11,9
13.3.2013
−4,9
11.4.2003
−1,1
6.5.2019
1,1
2.6.2006
5
31.7.2015
5,6
20.8.2014
−0,4
30.9.2018
−6,2
24.10.2003
−10,1
23.11.1998
−11,6
18.12.2010
−14,9
2009
Précipitations
Hauteur (mm) 54,3 47,3 50,8 41,8 57,9 63,1 66,4 67,6 52,1 60,1 63,9 68,8 694,1
≥ 1 mm (jours) 11,3 9,9 10 9,1 9,6 9,2 9,9 9,4 8,9 10,7 12 12,3 122,3
≥ 5 mm (jours) 3,8 3,4 3,5 2,8 3,8 4,1 4,2 4,2 3,9 3,9 4,5 5,2 47,3
≥ 10 mm (jours) 1 0,8 1 0,9 1,4 1,9 2,1 1,9 1,5 1,6 1,5 1,9 17,4
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
31,6
27.1.2002
24,4
12.2.2002
34
7.3.1989
21,4
26.4.2003
40,8
28.5.2018
50,8
4.6.2002
51,2
2.7.1995
57,1
15.8.2010
25,5
17.9.2013
38,2
7.10.1987
51
9.11.1988
29
11.12.2017
57,1
2010
Source : « Fiche 59606004 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/06/2026 dans l'état de la base
6,4
1,3
54,3
20 mm
40 mm
60 mm
jan.
7,6
1,4
47,3
fév.
11,4
3,3
50,8
mars
15,1
5
41,8
avril
18,8
8,4
57,9
mai
21,9
11,4
63,1
juin
24
13,5
66,4
jui.
24
13,2
67,6
août
20,4
10,7
52,1
sep.
15,5
8
60,1
oct.
10,2
4,4
63,9
nov.
6,9
2
68,8
déc.
Moyennes : ■ max ■ min °C ■ Précipitations mm

Paysages

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La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[12]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[13].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[13].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[13].

Voie de communication et transport

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La Sentinelle est desservie par la station Bois des Montagnes du Tramway de Valenciennes et trois lignes de bus la relient également au centre-ville de Valenciennes, à Denain, Hérin, et aux communes environnantes grâce au réseau Transvilles/Semurval.

La Sentinelle est traversée de part en part par les autoroutes A2 et A23, qui la relient directement à Lille, Bruxelles et Paris. L'échangeur entre ces deux autoroutes est situé sur le territoire de la commune. Deux sorties la desservent, la sortie 20 sur l'A2, et la sortie Valenciennes Nord, sur l'A23.

Urbanisme

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Typologie

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Au , La Sentinelle est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Valenciennes (partie française)[Note 4], une agglomération internationale regroupant 56 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[15],[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française), dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[16]. Cette aire, qui regroupe 102 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (60 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (35 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,4 %), zones urbanisées (35,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (24,3 %), prairies (1,3 %), eaux continentales[Note 7] (0,3 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

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Histoire

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Origines

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La commune a été créée en 1875, par détachement de Trith-Saint-Léger.

L'origine de sa dénomination provient du nom donné à un puits de mine jouant le rôle de sentinelle en cas de montée des eaux : fosse La Sentinelle.

Temps modernes

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Le , la Compagnie des Mines d'Anzin déplaçait ses travaux vers le sud, sur le territoire de la commune de Valenciennes en ouvrant le puits Long/Prés (Lomprez) d'un diamètre de 2,20 m. Elle fut instruite entre-temps des démarches d'une Société de recherche concurrente, connue sous le nom de Desmaisières, qui sollicita en , auprès de l'intendant du Hainaut, une permission d'exploiter du charbon sur les Seigneuries de Trith (La Sentinelle actuelle). La Compagnie d'Anzin, désireuse de supplanter cette dernière, se hâta d'extraire la houille au puits Long Près à la profondeur de 78 mètres, et d'ouvrir d'autres puits sur Trith (La Sentinelle) et deux autres sur St Waast (fosse Dutemple). C'est en 1770, au terme d'un long procès, qu'un arrangement fut enfin trouvé entre les deux sociétés rivales.

Époque contemporaine

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Commune née de la mine, La Sentinelle est un des plus remarquables témoins de l'histoire économique du Valenciennois. Jusqu'au début du XIXe siècle, son territoire, entièrement consacré à l'agriculture, appartient à Trith-Saint-Léger. Les cartes du temps n'y signalent qu'une auberge. La Compagnie des Mines d'Anzin cherche alors de nouveaux gisements de charbon vers l'ouest de sa concession. Le est ouverte la fosse « Sentinelle ». Son nom lui vient de sa proximité de l'étang du Vignoble alimenté par des sources souterraines. En cas de montée des eaux et de risque d'inondation, les mineurs de La Sentinelle peuvent donner l'alerte aux autres puits voisins. Des corons sont construits dès 1826 et, bientôt, le nombre d'habitants du hameau minier dépasse largement celui du bourg de Trith-Saint-Léger. La création d'une nouvelle commune est alors décidée et le le décret no 4601 officialise la division de la commune de Trith-Saint-Léger[20]. La mairie y est construite peu après. La vie associative est très vivante dans cette population longtemps stabilisée autour de 3 000 habitants.

Années 2000-2025

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Le samedi , alors qu'il remontait vers la Belgique, Salah Abdeslam, l'un des terroristes présumés des attentats du 13 novembre 2015, a été identifié sur les bandes de vidéo-surveillance de la station Total située sur l'aire de repos de La Sentinelle-Est, le long de l'A2[21].

Politique et administration

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Découpage territorial

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La commune de Sentinelle est membre de la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut[22], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont le siège est à Wallers. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[23].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Valenciennes, au département du Nord, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Hauts-de-France[22].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Aulnoy-lez-Valenciennes pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[22], et de la dix-neuvième circonscription du Nord pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[24].

Élections municipales et communautaires

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Liste des maires

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Liste des maires successifs[25]
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1945 janvier 1955 Hippolyte Legrand   Décédé en fonction
janvier 1955 avril 1977 Marcel Choquet    
avril 1977 août 1987 Albert Herbecq PCF Décédé en fonction
août 1987 décembre 1999 Claude Tréfois[26]
(1928-2021)
PCF Ancien contremaître mécanicien, adjoint au maire (1977 → 1987)
Démissionnaire
décembre 1999 mars 2008 Roger Blondiaux PCF Retraité, ancien adjoint
mars 2008 juin 2020 Bernadette Sopo PS Retraitée
juillet 2020 juin 2021 Éric Blondiaux UDI Aide-soignant
juin 2021 septembre 2021 Délégation spéciale[27]    
septembre 2021 en cours
(au 12 septembre 2021[28])
Éric Blondiaux UDI-Radical Aide-soignant
Réélu à la suite de l'élection municipale partielle du 5 septembre 2021[29]

Équipements et services publics

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Enseignement

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La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

Justice, sécurité, secours et défense

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Dans l'ordre administratif, la commune fait partie du ressort du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Population et société

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Les habitants sont appelés les Sentinellois[30].

Démographie

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Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[32].

En 2023, la commune comptait 3 103 habitants[Note 8], en évolution de −1,05 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
2 6582 9472 8902 8902 7352 6762 6952 7462 570
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
2 6412 7852 8172 8163 2033 5863 2883 6803 729
1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 2023 -
3 5883 3603 2533 2323 3323 2263 1173 103-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,8 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 537 hommes pour 1 589 femmes, soit un taux de 50,83 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[35]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ou +
0,6 
4,8 
75-89 ans
7,6 
18,0 
60-74 ans
18,2 
21,0 
45-59 ans
20,9 
19,4 
30-44 ans
16,7 
17,8 
15-29 ans
16,5 
18,6 
0-14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[36]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 

Économie

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Revenus de la population et fiscalité

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En 2021[Note 9], la commune compte 1 246 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 2 880 personnes[Insee 1].

Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département et de la métropole sont les suivants :

  • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 18 690 €, inférieur à celui du département (21 340 €) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 €)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3] ;
  • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 25 %, supérieur à celui du département (19,5 %) et supérieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 4],[Insee 5],[Insee 6] ;
  • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 38 %, inférieur à celui du département (47,7 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].

Culture et patrimoine

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Lieux et monuments

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L'église Sainte-Barbe : ancien édifice minier, entièrement maçonné, long de 35 m, haut de 20 m, transformé par la Compagnie des mines d'Anzin en église dès 1852. L'autorité diocésaine lui donne alors le nom de Sainte-Barbe, patronne des mineurs. Le , les travaux de réhabilitation de cet édifice ont été inaugurés. La fosse La Sentinelle, le coron de l'Eglise, le coron Carré et le dispensaire de la Société de Secours Minière ont été inscrits le sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Les corons : le premier coron minier, dit « de l'Église » est construit dès 1826. Suivront ensuite les corons Carré et Demézières et enfin la cité Ernest.

« Saint-Christophe » : à l'entrée de la commune se trouve le lieu-dit « St Christophe ». Son nom a pour origine un oratoire, ou bien l'enseigne d'une auberge construite au milieu du XVIIIe siècle au carrefour de la grand-route, créée à l'époque, et du vieux chemin reliant Trith à Wallers. Le patronage du St protecteur des voyageurs se justifie amplement par l'importance du trafic routier.

Le puits Desmaizières, creusé en 1764 (le plus ancien sur le territoire de La Sentinelle), passa aux mains de la Compagnie d'Anzin. En contrepartie, celle-ci s'engagea à verser au Sieur Desmaizières, 300 livres par an tant qu'elle n'exploitait pas sur sa terre, 4800 livres dans le cadre de l'extraction du charbon. Le puits garda son nom ainsi que les Corons s'y rattachant. On remarquera l'orthographe du nom Desmaizières (Demézières actuel) et Long-Près (Lomprez actuel).

Le puits Ernest : Ouvert en 1826 sur le territoire de La Sentinelle (Hameau de Trith à cette époque), à 180 mètres au nord-est de Desmaizières et à 380 m au sud-ouest de la Réussite. Le puits Ernest, d'un diamètre de 3,80 m, traversa 50 m de morts terrains avant de rencontrer le terrain houiller à la profondeur de 80 m. Le fonçage constitua à lui seul, un record, puisqu'il avait duré moins de huit mois. L'aérage était en partie assuré par le puits Réussite et le puits Desmaizières. D'une profondeur de 387 m, le puits Ernest fut fermé en 1894, après une production totale de 617 000 tonnes. Le gisement plus profond fut repris par la fosse Réussite. C'est avec Ernest que s'achevèrent les dernières recherches dans le faisceau gras d'Anzin. L'intérêt principal de la compagnie allait en effet se déplacer vers la région de Denain, où la fosse Villars découvrit le charbon gras en 1826. Abandonnée par la police des « mines » avant 1909, une cité minière s'implanta sur l'ancien carreau de fosse (cité Ernest actuelle). Le puits fut relocalisé en 2001 par les charbonnages de France. L'origine du nom Ernest est inconnue dans les archives.

Personnalités liées à la commune

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Le , lors de la cérémonie des vœux du maire Éric Blondiaux, deux personnalités locales, reconnues pour leur engagement de longue date dans la vie culturelle et municipale de La Sentinelle, ont été mises à l’honneur et se sont vu remettre la médaille du Sénat, en présence du sénateur Guislain Cambier :

  • Daniel Lefort (né le à Valenciennes) a été instituteur à l’école Joliot-Curie de La Sentinelle de 1966 à 1997. Clarinettiste et professeur de musique, il a été directeur artistique de la chorale Cœur pour Chœur et de la troupe Chanterêve, connue pour ses représentations de comédies musicales[5] ;
  • Gilles Alexandre (né le à Valenciennes) a été adjoint aux travaux et à l'urbanisme puis premier adjoint au maire. Il est le créateur de la géante Renée-Sance et le président de l’association Il était une fois La Sentinelle.

Pour approfondir

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. ↑ Les records sont établis sur la période du au .
  3. ↑ La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent 21 grands paysages régionaux.
  4. ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  5. ↑ Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Valenciennes (partie française) comprend une ville-centre et 55 communes de banlieue.
  6. ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  8. ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  9. ↑ 2021 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025
  10. ↑ Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l'occupation d’un logement connu à la taxe d'habitation.
  1. 1 2 « Réseau hydrographique de la Sentinelle » sur Géoportail (consulté le 21 septembre 2024).
  2. ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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Autres sources

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  2. ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
  3. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  4. ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  5. 1 2 Bruno Figurski (correspondant local de presse), « La médaille du Sénat pour Daniel Lefort », sur La Voix du Nord, (consulté le )
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  27. ↑ Bruno Figurski, « La Sentinelle : Éric Blondiaux n'est plus maire, une délégation spéciale aux affaires : C'est officiel depuis le 3 juin : une délégation spéciale s'est installée en mairie de La Sentinelle pour gérer la ville dans l'attente de nouvelles élections prévues le 5 septembre. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  28. ↑ Bruno Figurski, « La Sentinelle: le maire retrouve son écharpe, après une cérémonie chahutée : Samedi après-midi à la salle culturelle, Eric Blondiaux a repris son écharpe de maire après une parenthèse de trois mois, l'annulation des élections de 2020 et un nouveau scrutin. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  29. ↑ V.A., « La Sentinelle : Éric Blondiaux va reprendre le mandat interrompu en juin : Dimanche, le maire sortant de La Sentinelle Éric Blondiaux a reçu la confiance de ses administrés. Parmi les 1 216 votants (1 190 exprimés), 706 lui ont accordé leur suffrage, contre 484 pour Bernadette Sopo. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  30. ↑ Roger Brunet, « France, le trésor des régions », sur tresordesregions.mgm.fr (consulté le ).
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  32. ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  35. ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de la Sentinelle (59564) », (consulté le ).
  36. ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2022 - Département du Nord (59) », (consulté le ).