Auguste Aiguier
Auguste Aiguier, né le à Toulon et mort le au Pradet[1], est un peintre paysagiste français.
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Auguste Louis Laurent Aiguier |
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Biographie
modifierFils d'agriculteurs, Auguste Aiguier ne suit pas la voie familiale mais commence à vingt ans une carrière de coiffeur, établi à Marseille, où il épouse une modiste, Mlle Barthélemy. Dans cette ville il fréquente François Barry et François Simon, peintres et coiffeurs perruquiers comme lui, et suit des cours dans l'atelier de Félix Ziem qui lui conseille de s'inscrire à l'école municipale des beaux-arts alors dirigée par Émile Loubon dont il devient l'élève ainsi que d'Augustin Aubert[2].
Il commence à exposer ses œuvres à Marseille à partir de 1846. En 1852, il va à Paris pour se perfectionner dans l'atelier d'Ernest Hébert. Revenu à Marseille, il présente deux tableaux à l'Exposition universelle de 1855 à Paris (dont Coucher de soleil aux Catalans, influencé par Le Lorrain, et aujourd'hui conservé au musée de Toulon)[3], et deux de ses peintures seront choisies par l'État pour l'Exposition universelle de 1862 à Londres[4].
Tuberculeux, il se retire chez ses parents au Pradet, au hameau d'Astouret, près de Toulon, où il meurt le . Il est inhumé au cimetière Saint-Pierre à Marseille.
Style
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Auguste Aiguier montra sa première toile à trente ans passés et il s'arrêta de peindre à environ cinquante ans. Pendant ces vingt années, il a peut-être produit en tout cent tableaux.
Son œuvre est caractérisée par une peinture de paysages et de marines, souvent le soir et en fin de saison, avec un penchant un peu triste et pudique. Sa grande fluidité de touche fait de lui une sorte « d'impressionniste liquide », sans empâtement. S'il avait plus vécu, peut-être aurait-il été le seul impressionniste provençal, car la façon ultrasensible dont il cherchait à fixer les moindres changements de lumière vespérale sur la mer aurait pu faire de ses Vallons des Auffes ses Nymphéas.
Il peignait surtout le soir, le soleil mourant sur la mer, parce que dans la journée il aidait sa femme à la boutique. On trouve quelques rares matins dans son œuvre, mais ils sont l'exception, comme cette petite marine de 1864, Le matin, qui pourrait être la dernière de ses œuvres. Sur le plan technique, il s'acharnait patiemment à refaire le même tableau jusqu'à ce qu'il ait noté ce qu'il voulait, cette différence d'atmosphère et de reflet coloré qui font de lui une sorte d'impressionniste. De plus il repeignait plusieurs fois les mêmes sujets sur les mêmes toiles pour en utiliser les transparences, car il restait fidèle aux glacis du XVIIIe siècle au lieu d'empâter comme Loubon. Tout cela fait que ses toiles ont gardé un caractère d'émotion calme qui les distingue. Les titres même qu'il leur donnait, où dominent les mots « couchant » et « automne » inclinent à la tranquillité rêveuse.
Œuvres
modifierLe catalogue de la vente des tableaux et études faite à Marseille en 1866 comporte 40 tableaux et 193 études[2].
Dans les collections publiques
modifier- Cannes, Musée de la Castre : Anse du littoral toulonnais (1846), Abattage d'un voilier au bassin de carénage de Marseille (1846)
- Marseille
- musée des beaux-arts :
- musée Grobet-Labadié : Marine au soleil couchant[7], et plusieurs toiles attribuées à l'artiste : Bord de mer aux deux barques noires[8], Cabanon au bord de la mer[9], Calanque[10], Coucher de soleil[11], Marine avec pêcheur sur un rocher brun[12], Marine[13], Paysage[14].
- Toulon, musée d'art :
- Les Tamaris
- Coucher de soleil aux Catalans, Marseille (avant 1855), huile sur toile, 75 × 150 cm[15]
- Œuvres d'Auguste Aiguier
- Carénage d'un voilier (1846), musée de la Marine, Marseille.
- Effet de soleil couchant sur la Méditerranée (1858), musée des beaux-arts de Marseille.
- Soirée d'automne aux Catalans, Marseille, Musée d'art de Toulon
Notes et références
modifier- ↑ Naissance : Archives du Var, commune de Toulon, 7 E 146/ 61, acte de naissance no 270, vue 88/404. Décès : Archives du Var, commune de La Garde, 7 E 66/ 15, acte de décès no 25, vue 219/432 .
- 1 2 André Gouirand, Les Peintres Provençaux, Paris, Société d'éditions littéraires et artistiques, (lire en ligne)
- ↑ Guide des collections du musée des beaux-arts du palais Longchamp, page 78
- ↑ Jean-Roger Soubiran, André Alauzen, André Bourde, Marie-Claude Homet, Marie-Christine Gloton, Pierre Lesage et al. (préf. François Trucy, Pierre Perruchio et Édouard Pommier), La peinture en Provence dans les collections du musée de Toulon du XVIIe au début du XXe siècle, Toulon, Musée de Toulon, , 360 p., 32 × 23,5 cm (ISBN 978-2-905076-09-0), p. 163
- ↑ Notice no 000PE013500, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
- ↑ Base Joconde
- ↑ Notice no 000DE005613, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no 000PE016121, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no 000PE016115, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no 000PE016114, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no 000PE016109, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no 000PE016110, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no 000PE016111, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no 000PE016120, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
- ↑ André Alauzen di Genova, La Merveilleuse Provence des peintres, NAEF/Aubéron, , 287 p. (ISBN 2-908650-85-1), p. 174
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Jeanne Laffitte, (1re éd. 1986), 473 p. (ISBN 978-2-86276-441-2), p. 8-9
- Charles Ginoux, « Aiguier (Louis-Auguste) », dans Peintres sculpteurs, architectes et autres artistes nés à Toulon ou y ayant vécu (1366-1893), Paris, Charavay libraire-éditeur, (lire en ligne), p. 7-8
- Jean-Roger Soubiran, André Alauzen, André Bourde, Marie-Claude Homet, Marie-Christine Gloton, Pierre Lesage et al. (préf. François Trucy, Pierre Perruchio et Édouard Pommier), La peinture en Provence dans les collections du musée de Toulon du XVIIe au début du XXe siècle, Toulon, Musée de Toulon, , 360 p., 32 × 23,5 cm (ISBN 978-2-905076-09-0), p. 163-164.
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
