Aure Atika

actrice et réalisatrice française

Aure Bitton, dite Aure Atika, est une actrice et réalisatrice française, née le à Monte-Estoril (Portugal).

Aure Atika
Description de cette image, également commentée ci-après
Aure Atika lors du Festival de Cannes 2017.
Nom de naissance Aure Bitton
Naissance (56 ans)
Monte-Estoril, Portugal
Nationalité Française
Profession Actrice
Réalisatrice
Films notables La Vérité si je mens !
De battre mon cœur s'est arrêté
OSS 117 : Le Caire, nid d'espions
La Faute à Voltaire
Bimboland
Séries notables The Night Manager
Les Bracelets rouges
Lycée Toulouse-Lautrec

Biographie

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Enfance et formation

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Aure Bitton naît le au Portugal, où sa mère s'était rendue pour assister à un festival de rock alors qu'elle était enceinte[1].

Elle est issue d’une famille juive séfarade originaire du Maroc, installée en France dans les années 1960[2].

Sa mère, Odette Bitton (1941–1993), dite « Ode », était infirmière, photographe et réalisatrice[3],[4],[5]. Le nom de son père biologique est inconnu. Sa mère lui a un temps affirmé qu'elle avait été conçue sous LSD avec le chef opérateur Michel Fournier (en), affirmation contredite plus tard par un test ADN[6].

Durant son enfance, Aure est fréquemment confiée à sa grand-mère, sa mère vivant un mode de vie bohème et multipliant les voyages en Orient[1].

Elle poursuit des études de droit à l'université Paris Panthéon Assas (Paris II), puis suit les cours de l'École du Louvre[7].

Carrière

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Aure débute au cinéma à l'âge de neuf ans dans le film L'Adolescente (1979), réalisé par Jeanne Moreau. En 1992, elle tient le rôle principal de Sam suffit, un long-métrage réalisé par Virginie Thévenet. L'échec commercial du film l'éloigne temporairement du grand écran.

Aure Atika en mars 2010.

Elle se tourne alors vers la télévision, où elle anime pendant plusieurs années des émissions telles que Sexy Zap sur M6 puis, sur Paris Première, Nova, une émission consacrée à la vie nocturne parisienne.

En 1996, lors de la diffusion du premier numéro de l'émission Nova, elle est impliquée dans un incident médiatisé avec le professeur Choron, alors qu'elle interviewe Jackie Berroyer. Agacé par les questions posées, Choron l'insulte à l'antenne, ce à quoi elle réagit en lui jetant le contenu de son verre au visage, geste qu'il lui rend immédiatement[8]. Interrogée en 2014, elle revient sur cet épisode en expliquant que les protagonistes présents étaient sous l'influence de l'alcool et que Choron cherchait à provoquer face à la caméra[9].

En 1997, elle tient l'un des rôles principaux dans la comédie à succès La Vérité si je mens !, qui relance sa carrière au cinéma.

Aure Atika au Festival de Deauville, 2012.

Elle alterne ensuite les registres, jouant aussi bien dans des comédies populaires comme Trafic d'influence, OSS 117 : Le Caire, nid d'espions, Comme t'y es belle !, et les suites de La Vérité si je mens !, que dans des films dramatiques ou intimistes tels que La Faute à Voltaire, De battre mon cœur s'est arrêté, Le Convoyeur, Mademoiselle Chambon ou Le Skylab.

Parallèlement à sa carrière d'actrice, Aure Atika réalise plusieurs courts-métrages. En 2017, elle publie un roman autobiographique intitulé Mon ciel et ma terre, aux éditions Fayard, dans lequel elle évoque sa relation avec une mère bohème et toxicodépendante[10].

En , elle préside le jury du 39e Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier, succédant à Laetitia Casta.

En 2019, elle est membre du jury du 1re Festival Cinéroman, présidé par Frédéric Beigbeder.

Les 16 et , elle est l'invitée d'honneur de la deuxième édition de l'événement l'ADCA, à Aix-les-Bains[11].

Vie privée

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Longtemps convaincue par sa mère qu'elle était la fille du chef opérateur Michel Fournier (en)[1], Aure Atika fut un temps reconnue comme telle par ce dernier, qui la mentionna dans plusieurs interviews[12]. Ce lien supposé sera toutefois démenti après sa mort par un test ADN réalisé avec une fille biologique de Fournier[1].

Elle a été la compagne de Philippe Cerboneschi, dit Philippe Zdar (1967–2019), membre des duos Motorbass et Cassius, avec qui elle a eu une fille, prénommée Angelica, née en 2002[10].

Filmographie

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Aure Atika au photocall du Festival de Namur, 2013.

Actrice

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Cinéma

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Télévision

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Doublage

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Réalisatrice

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Théâtre

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Publication

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  • Mon ciel et ma terre, Fayard, 2017. Sélectionné pour le prix du 1er roman de Chambéry. Sélectionné pour le Prix La Coupole. Lauréat du Prix Grand Public 2017 de La Coupole.[réf. nécessaire]

Distinctions

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Récompenses

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Nominations

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Décoration

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Aure Atika, la vérité sans mentir, Libération, .
  2. Interview d’Aure Atika, Propos recueillis par Anne-Claire Chêne, www.kunveno.com, .
  3. « Ode Bitton » (présentation), sur l'Internet Movie Database
  4. « Aure Atika, entre ombres et lumière », sur L'Illustré,
  5. « Acte de décès n° 00392, Odette Bitton, Paris 13e, 20 février 1993 », Archives de Paris, registre d'état civil.
  6. « 5 choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur Aure Atika », sur tf1info.fr, (consulté le )
  7. « Biographie d'Aure Atika dans le magazine Première », sur Premiere.fr (consulté le ).
  8. [vidéo] Clash entre Aure Atika et le professeur Choron sur Dailymotion.
  9. Aure Atika : « J’aurais voulu être ébéniste », Philippe Vandel, émission Tout et son contraire, sur France Info.fr, le . Deuxième extrait.
  10. 1 2 Mathieu Bonis, « Aure Atika raconte son enfance auprès d’une mère toxicomane », sur gala.fr, (consulté le ).
  11. L'Essor Savoyard (Aubane Lemaire), « Aix-les-Bains : l’actrice Aure Atika va rendre visite aux cinéphiles aixois », (consulté le )
  12. « Interview de Michel Fournier », sur objectif-cinema.com (consulté le ).
  13. « Dans ces clips il y a des guests! - Liste de 94 morceaux - SensCritique », sur www.senscritique.com (consulté le )
  14. AlloCine, « Peur(s) du noir » (consulté le )
  15. « Montpellier : Aure Atika présidera le jury de Cinemed », sur midilibre.fr (consulté le )
  16. https://www.academie-cinema.org/wp-content/uploads/2019/11/liste-nominations-cesar-2010-officiel.pdf
  17. « Trophées Francophones du Cinéma 2014 », sur www.emissions-tv.com (consulté le )
  18. Arrêté du 13 février 2015 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres

Liens externes

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