Auto-immolation en France

L'auto-immolation en France est une page non exhaustive qui récence dans un ordre chronologique divers cas d'auto-immolation dans ce pays. L'auto-immolation est une forme de suicide ou de tentative de suicide dans laquelle une personne verse un accélérant, comme de l'essence, sur son corps et s'immole.

Le , une enseignante française s'auto-immole par le feu dans la cour du lycée Jean-Moulin de Béziers. Elle meurt le lendemain[1].

Le , une femme de 68 ans tente de s'auto-immoler par le feu devant le palais de l'Élysée après avoir évoqué ses « problèmes de logement » ; une policière a aussitôt éteint le feu[2].

Le , un infirmier de 51 ans, au chômage, à qui la CAF ne verse plus d'allocation depuis 3 mois, s'auto-immole par le feu dans les locaux de l'agence CAF du Val Fourré, à Mantes-la-Jolie, alors que « son conseiller » lui réclame pour la quatrième fois des documents qu'il n'a pas. L'homme meurt de ses blessures quatre jours plus tard à l’hôpital Saint-Louis à Paris, même si la préfecture des Yvelines avait estimé, le jour de son geste, que ses jours n'étaient pas en danger[3],[4],[5]. Le Mouvement national des chômeurs et précaires a estimé que « la souffrance des chômeurs et personnes en situation de précarité n’est pas prise en compte sérieusement par les pouvoirs publics. » et a fustigé la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, pour avoir qualifié de « situation personnelle difficile » la cause de ce geste dramatique[3],[6].

Le , un chômeur en fin de droit ayant annoncé ses intentions quelques jours auparavant et devant rembourser des allocations perçues s'est auto-immolé par le feu devant son agence Pôle emploi à Nantes et est mort le même jour[7].

Le , un cadre d'une agence France Télécom de Pau s'est immolé par le feu à son domicile, et est mort dans la matinée, à la suite de sa mise à pied temporaire pour présomption de fraude[8].

Le , un étudiant syndicaliste de Solidaires étudiant-e-s tente de s'immoler par le feu devant le centre CROUS de la Madeleine à Lyon. Il explique son geste par un post sur son mur Facebook : il dit viser un « lieu politique, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et par extension, le gouvernement ». Il accuse « Macron, Hollande, Sarkozy et l'UE de [l]'avoir tué ». Il revendique le salaire étudiant et le salaire à vie « pour qu'on ne perde pas notre vie à la gagner »[9].

Un web documentaire interactif de Samuel Bollendorff et Olivia Collo, Le Grand Incendie[10], recense une cinquantaine d'immolations par le feu en France, entre 2011 et 2013. Il revient en détail sur sept de ces cas, tous liés à une problématique centrée sur les conditions de travail (y compris le chômage).

Le , un cadre de santé de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris tente de se suicider en s'auto-immolant[11].

Le , une femme tente de s'immoler par le feu devant la mairie de Paris, pour protester contre le squat d'un studio lui appartenant[12].

Le 19 juin 2026, un infirmier (ancien employé) s’ est auto-immolé sur le parking de l’UMD de l’hôpital du Rouvray, spécialisé en santé mentale, situé à Sotteville-lès-Rouen[13],. Il n’a pas survécu[14].

Notes et références

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