Autoroute A90 (Italie)
L'autoroute italienne A90, plus connue sous le nom de GRA - Grande Raccordo Anulare ou Grand contournement de Rome, est l'autoroute à 3 voies (minimum) qui sert de ceinture périphérique de l'agglomération de Rome Capitale. Il s'agit d'une autoroute sans péage à double sens de circulation, qui suit un itinéraire circulaire fermé de 68,223 km sans discontinuité, géré par l'ANAS. Construite à partir de 1948, elle est constituée d'au moins trois voies de circulation dans chaque sens depuis 2006. Elle est parcourue en moyenne par 160 000 véhicules par jour, soit environ 58 millions par an, ce qui en fait l'une des autoroutes italiennes les plus empruntées.
| Autoroute A90 G.R.A. - Grande Raccordo Anulare | |
![]() |
|
| Autres noms | Précédemment : A GRA (Autostrada Grande Raccordo Anulare) |
|---|---|
| Historique | |
| Ouverture | 1951 |
| Caractéristiques | |
| Longueur | 68 223 km |
| Largeur | 42 à 53 m |
| Intersections | |
| Ceinture périphérique | Rome |
| Réseau | Autoroute italienne |
| Territoires traversés | |
| Région | Latium |
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|


Nom et variantes
modifierLe sigle GRA, pour Grande Raccordo Anulare, est identique au nom de l'ingénieur Eugenio Gra (it), le président de l'ANAS qui fut à l'origine de ce projet de boulevard périphérique autour de Rome. Cette homonymie n'a toutefois jamais été reconnue officiellement, bien que le sigle ait été inventé a posteriori pour correspondre à l'appellation officieuse il Gra qui s'était répandue en hommage à l'ingénieur pendant les phases de conception et de construction. (NDR : Comme dans beaucoup de pays, la loi italienne stipule qu'un projet ne peut porter le nom de son auteur que si la personne est décédée depuis au moins dix ans).
Plusieurs variantes de GRA se retrouvent sur les panneaux routiers de la région : G.R.A., A G.R.A., A GRA, Raccordo Anulare, Grande Raccordo Anulare, ou encore Autostrada del Grande Raccordo Anulare.
D'autres noms peuvent être utilisés pour désigner le périphérique romain :
- Autoroute A90 (Autostrada A90 en italien) : c'est l'intitulé officiel dans la nomenclature des autoroutes italiennes depuis 1999 ; il est utilisé dans les services de cartographie en ligne comme Google Maps mais est amplement devancé par GRA et ses variantes sur les panneaux routiers italiens ;
- il Raccordo : cette dénomination non officielle est utilisée dans la langue quotidienne et dans les médias, notamment dans les bulletins d'informations sur la circulation ;
- le GRA est aussi découpé en quatre quarts qui ont leurs propres appellations officielles, encore visibles sur les plaques et héritées de l'époque où le périphérique n'était pas encore une autoroute unifiée :
- la circonvallazione Settentrionale ou « périphérique nord » va de via Aurelia à via Nomentana ;
- la circonvallazione Orientale ou « périphérique est » (à ne pas confondre avec le périphérique Est de Rome) de via Nomentana à via Appia Nuova ;
- la circonvallazione Meridionale ou « périphérique sud » de via Appia Nuova au ponte di Spinaceto ;
- la circonvallazione Occidentale ou « périphérique ouest » du ponte di Spinaceto à via Aurelia ;
- E80 : entre les sorties de l'autoroute A24 et de l'autoroute A91, le GRA est le support de la route européenne E80 qui relie Lisbonne à la frontière entre la Turquie et l'Iran.
Parcours et caractéristiques
modifierKilométrage et échangeurs
modifierLe kilomètre 0 a été fixé par convention au niveau de l'intersection avec la via Aurelia (route nationale 1) ; c'est là que se trouve la sortie no 1. Le kilométrage augmente à partir de ce point dans le sens des aiguilles d'une montre, le long de la chaussée interne. L'autoroute est ponctuée de 44 échangeurs d'entrée et/ou de sortie, soit environ un tous les 1,55 km. Une numérotation croissante rigoureuse des échangeurs n'a été introduite qu'à la fin des années 1990, dans le contexte des travaux de préparation du jubilé de l'an 2000. La langue courante, notamment parmi la population locale, tend encore à désigner les sorties par le nom de l'artère correspondante plutôt que par le numéro, d'autant qu'il subsiste des incohérences et des omissions dans la numérotation ; le quart nord-ouest, profondément remanié dans les années 2000 et 2010, est particulièrement concerné : à titre d'exemple, les sorties dites Cassia et Ospedale Sant'Andrea ne sont pas numérotées et se trouvent entre les sorties no 4 (Trionfale) et no 5 (Cassia Veientana).
L'A90 GRA dispose également d'échangeurs permettant simplement de changer de sens de circulation, ce que ne proposent pas les autoroutes à péage italiennes.
La plupart des échangeurs disposent d'un double système d'entrée et de sortie : vers et depuis Rome intramuros, et vers et depuis des localités extérieures au centre-ville, dans les deux sens de circulation. Il existe des exceptions, comme la sortie au niveau de via Cristoforo Colombo qui n'est accessible que depuis le sens de circulation extérieur du périphérique.
Certaines sorties forment de véritables bretelles d'autoroute avec des voies d'insertion distinctes de la chaussée principale, ce qui porte le nombre total de voies à six par sens de circulation sur certaines portions (sans compter la bande d'arrêt d'urgence) et améliore donc la fluidité du trafic. C'est le cas, par exemple, au niveau des sorties pour Via Aurelia et pour l'autoroute A24 qui relie Rome à Teramo, sur la côte adriatique.
Limites de vitesse
modifierContrairement à la majorité des boulevards périphériques italiens, régis par des limites de vitesse spécifiques dues à l'intensité de la circulation (110 voire 90 km/h), le GRA suit la réglementation habituelle du code de la route italien, sauf mention contraire :
- 130 km/h (110 en cas de précipitations) sur l'essentiel du tracé. Certaines portions requièrent, comme sur toutes les autoroutes italiennes, une vitesse minimale de 60 km/h sur la voie de droite et 90 km/h sur la voie centrale ;
- 110 km/h dans certains tunnels et à leur approche ;
- 70 km/h (parfois 60) sur certaines portions à deux voies ;
- 50 km/h sur les portions d'insertion à voie unique ;
- 40 km/h sur les bretelles d'accès.
Détail du parcours
modifierTableau des tunnels
modifier| Nom | Photo | Type | Longueur (chaussée int.) mètres[1] |
Longueur (chaussée ext.) mètres[1] |
Mise en service | Notes | ||
| Aurelia | Artificiel | 150 |
99 |
2005 | ||||
| Montespaccato | Artificiel | 150 |
2005 | tunnel de jonction voie int. | ||||
| Selva Candida | Artificiel | 975 |
1001 |
2006 | ||||
| Villa Romana | Mixte | 168 |
168 |
2007 | nom dérivé des ruines d'une maison de l'époque romaine
trouvées lors du creusement du tunnel | |||
| Villa Romana Ovest | Mixte | 185 |
2007 | tunnel de jonction (Trionfale) chaussée int. | ||||
| Insugherata | Mixte | 2008 | tunnel de jonction (Trionfale) chaussée ext. | |||||
| Trionfale | Naturel | 464 |
464 |
2007 | ||||
| Acqua Traversa | Artificiel | 160 |
160 |
2007 | ||||
| Cassia (vecchia) | Naturel | 66 |
66 |
1970 | ancien tracé, utilisé sur les accès du nouvel échangeur Cassia | |||
| Cassia (nuova) | Mixte | 700 |
695 |
2008-2011 | tunnel voie ext. (Nov. 2008)
voie int. (Juin 2011) | |||
| Volusia | Artificiel | 450 |
437 |
2007 | ||||
| Parco di Veio I | Artificiel | 357 |
357 |
2006 | ||||
| Parco di Veio II | Artificiel | 70 |
92 |
2006 | ||||
| Appia Antica | Mixte | 1150 |
1130 |
1999 | ||||
Tableau des ponts et viaducs
modifierHistoire
modifierOrigine (1946-1948)
modifierLe projet du GRA remonte aux débuts de la République italienne, peu après la Seconde Guerre mondiale. Le décret du ministre Giuseppe Romita du donne naissance à l'ANAS (Azienda Nazionale Autonoma delle Strade statali, ou « Société Nationale Autonome des Routes ») en remplacement d'une autre agence créée en 1928 sous Mussolini[2]. L'ingénieur Eugenio Gra en devient le premier directeur général[3]. L'objectif de ce nouvel organisme est double : il faut d'un côté poursuivre la remise en état des quelques 20 000 km du réseau routier italien détruits ou endommagés par la guerre, et de l'autre développer massivement le secteur des transports pour accompagner la reprise économique.
C'est dans ce contexte de reconstruction frénétique d'après-guerre que le projet du futur GRA voit le jour, parmi de nombreux autres[3]. Il reçoit l'approbation du ministère des Infrastructures et des Transports et du nouveau conseil d'administration de l'ANAS[3] ; plus précisément, il est envisagé de créer une nouvelle voie rapide de contournement de Rome qui relierait toutes les grandes voies antiques partant de la capitale (les fameuses vie consolari), en évitant autant que possible les intersections à niveau et en restant à égale distance du centre-ville[4]. Ce projet reprend, en l'amplifiant, les principes établis par le plan régulateur de 1909 de l'ingénieur Edmondo Sanjust di Teulada[3],[5], qui fut le premier à réglementer l'expansion de la ville au-delà du mur d'Aurélien[3], avec une rocade de 60 m de large et 25 km de long qui correspond plus ou moins à l'actuel tracé de la rocade Est, du Viale del Foro Italico et de la Circonvallazione Gianicolense [3]. La circulation à l'extérieur du centre-ville de Rome avait particulièrement besoin d'être rationalisée à cette époque. La disposition en étoile des grandes artères romaines entraîne de fréquents embouteillages et, le réseau existant, qui n'a pas été conçu pour accueillir autant de véhicules, ne peut être agrandi que difficilement[4].

Avant même le début des travaux, le GRA fait beaucoup parler de lui[3]. Il s'agit en outre d'une des premières applications concrètes de la loi de planification urbaine du [3]. Si le projet de périphérique d'Edmondo Sanjust di Teulada était destiné à se fondre dans le tissu urbain déjà existant et à servir de limite au centre-ville, le GRA, plus ambitieux, s'éloigne du centre proprement dit de l'époque et propose un itinéraire trois fois plus long[4].
Le projet et ses défenseurs font rapidement l'objet de fortes critiques de la part des urbanistes, des responsables politiques et d'une grande partie de l'opinion publique [3], eu égard à la situation économique et sociale inédite de la ville : Rome commence tout juste à se remettre d'une Seconde Guerre mondiale qui l'a profondément marquée, et la population se préoccupe avant tout des premières nécessités comme le logement, l'emploi et les services publics essentiels. La reconstruction est certes lancée, favorisée par le plan Marshall, mais avance lentement.
L'opportunité d'un ouvrage comme le GRA est donc remise en question par plusieurs acteurs. Parmi les principaux défauts du projet, on évoque la longueur excessive du périphérique, son coût, son éloignement par rapport à Rome intramuros, sa taille disproportionnée par rapport à la circulation de l'époque, et le fait qu'il ne permettra pas de lutter durablement contre le chômage malgré l'effectif de 4 500 ouvriers prévu pour sa construction[6].
Premiers travaux (1946-1951)
modifierÀ la fin des années 1940, les zones traversées par le futur Grande Raccordo sont encore en plein Ager romanus, très loin des limites de la ville, et sont vides de toute activité notable. Le relief est également favorable à la construction d'une route. La marge de manœuvre est donc grande, et les concepteurs du GRA parviennent ainsi à lui donner une forme presque parfaitement circulaire, qui englobe sans difficulté les terrains marécageux à assainir identifiés dans une loi de 1878 sur « l'assèchement de l'Ager romanus ».
Le Milliaire d'or du Forum, qui marquait le point zéro du réseau routier de l'Empire romain, est choisi comme centre de cet anneau périphérique. Tous les points du tracé se trouvent à une distance d'un peu plus de 11 km de ce repère.
À ses débuts, le GRA était avant tout destiné à éviter la traversée par les véhicules de passage du très exigu centre-ville de Rome et non à permettre un transit plus rapide entre les différents quartiers. Il ne comporte donc qu'une chaussée unique à deux voies de circulation et n'a encore rien d'une autoroute, comme en témoignent les dimensions des ponts qui permettaient de franchir le Tibre côté nord et côté sud[7].
L'utilité de ce projet très critiqué devient évidente après quelques années, à mesure que le miracle économique italien et la très forte périurbanisation font croître le nombre de véhicules de manière exponentielle. Le GRA, au-delà de ses fonctions premières, finit par devenir la colonne vertébrale des futurs plans d'urbanisation de Rome[3].

Mise en service et l'exploitation (1951-1982)
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Le premier tronçon, entre Via Appia et Via Aurelia, est inauguré le [8]. Viennent ensuite, le , le tronçon entre Via Flaminia et Via Tiburtina[9] et, en 1955 le tronçon entre Via Tiburtina et Via Appia[4]. En cinq ans, les travaux ont réalisé 75 % de l'ensemble.
À partir des années 1960, le GRA sert occasionnellement de cadre à des évènements locaux et nationaux : le , lors du marathon des Jeux olympiques d'été de Rome, les coureurs ont emprunté le côté externe du GRA sur une dizaine de kilomètres entre Via Cristoforo Colombo et Via Appia Antica, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
Les travaux de reconstruction de la ville et de son extension s'intensifient au cours de la décennie. En 1955, la loi dite Romita (du nom du ministre Giuseppe Romita) et son plan de développement du réseau autoroutier ont fixé à quatre le nombre d'autoroutes au départ de Rome : parmi elles, l'autoroute A1 Rome-Milan et l'autoroute A2 Rome-Naples sont les plus importantes et doivent déboucher sur le GRA pour éviter la traversée du centre de Rome.
Il devient vite évident que la voie unique du GRA ne suffit pas à absorber le flux de circulation apporté par ces autoroutes. Les travaux d'élargissement commencent alors à s'enchaîner sur plusieurs tronçons. Dès 1962, le premier tronçon à quatre voies de style autoroutier est inauguré entre Via Salaria et Via Tuscolana.
La même année, un grand plan de rénovation urbaine est lancé à Rome, première tentative de cette ampleur depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale[4]. Le volet principal est un projet connu sous le nom de Sistema Direzionale Orientale (SDO), qui vise à requalifier la périphérie Est de la capitale. Cette vaste zone devait accueillir des ministères et des bureaux et être desservie par une nouvelle voie rapide située dans le prolongement de l'autoroute A1 Rome-Florence et dont le tracé devait couper celui du GRA avant de rejoindre Via Cristoforo Colombo, la voie rapide qui relie Rome à la mer tyrrhénienne. Le GRA avait un rôle primordial à jouer dans ce projet, et il était prévu d'en rénover la section Est.
Le secteur Ouest, en revanche, n'étant pas retenu comme prioritaire, est resté en travaux pendant 20 ans. Une voie rapide était malgré tout censée être construite dans le prolongement de cette partie du GRA, de Via Cassia jusqu'à la Via Aurelia, à hauteur de Passoscuro[3]. Avec ce projet, le GRA doit prendre la forme caractéristique d'un fer à cheval[3]. Mais finalement, ces projets n'ont jamais été mis à exécution, les seuls travaux réalisés à cette époque sont l'achèvement du dernier tronçon, le secteur Nord-Ouest entre Via Aurelia et Via Flaminia. La construction est réalisée directement selon les standards autoroutiers de l'époque. Le GRA obtient officiellement le statut d'autoroute en 1969[10].
Histogramme du GRA de Rome
modifier- 1946 : Début des travaux
- 1951 : Ouverture du 1re tronçon Appia-Aurelia le 7 août
- 1952 : Ouverture du tronçon Flaminia-Tiburtina
- 1955 : Ouverture du tronçon Tiburtina-Appia
- 1960 : Le , le parcours du marathon des XVIIe Jeux olympiques d'été de Rome emprunte le GRA entre la Via Cristoforo Colombo (km 20,300 de la course) et la Via Appia Antica (km 30,750 de la course)[11]
- 1962 : La chaussée est doublée, de type autoroute, entre Via Salaria et Via Tuscolana
- 1970 : Ouverture du tronçon Cassia-Flaminia
- 1979 : Achèvement du 2e pont de Castel Giubileo
- 1979 : Le GRA est classé autoroute
- 1983 : Début des travaux de construction de la 3e voie
- 1997 : 50 % des chaussées sont 3 voies
- 2000 : 75 % des chaussées sont à 3 voies
- 2002 : Début des travaux de construction de la 3e voie dans le quadrant nord-ouest
- 2006 : Ouverture des premiers tronçons élargis du quadrant nord-ouest et des nouvelle sorties Ospedale Sant'Andrea, Casal del Marmo et Montespaccato
- 2007 : 97 % des chaussées sont à 3 voies
- 2011 : Fin des travaux d'élargissement à 3 voies minimum sur tout le tracé. Le dernier ouvrage, le tunnel Cassia sur la chaussée intérieure, a été inauguré le 30 juin 2011.
Futur nouveau GRA
modifierL'évolution constante du trafic routier sur le GRA (autoroute A90) a posé quelques problèmes à l'ANAS pour établir le plan de développement à long terme. Faudra-t-il élargir à 4 et 5 voies le GRA ou serait-il préférable d'envisager la construction d'un anneau extérieur.
La construction d'une nouvelle rocade autour de Rome, un deuxième GRA plus à l'extérieur baptisé Nuova Infrastruttura Anulare (N.I.A.), est envisagée depuis 2003, afin de supprimer sa congestion chronique et de desservir les nombreuses zones industrielles, commerciales et résidentielles qui se sont développées dans l'arrière-pays de Rome, malgré la situation écologique difficile de l'Agro Romano. Une étude préalable de faisabilité a même été réalisée[12]. Le projet a été relancé en 2006 par le Président de l'ANAS de l'époque[13], qui a déclaré que la N.I.A. de Rome était inscrite au plan décennal 2003-2012 de l'ANAS.
Le projet préliminaire prévoyait la construction d'un nouveau périphérique extérieur d'une longueur d'environ 120 km, au tracé circulaire plus irrégulier, d'un diamètre de 40 km, comportant 20 accès et 7 échangeurs avec le réseau autoroutier existant[14]. Le coût des travaux est estimé à 5,71 milliards d'€uros. Les travaux seraient réalisés en plusieurs phases, en commençant par le tronçon entre la Via Salaria et la Via Appia, financés par des investisseurs privés par (Project Financing).
Le projet a été largement contesté par les associations environnementales[15] en raison de leur prétendue inutilité et du fait que le tracé du N.I.A. traverse 5 zones naturelles protégées : la réserve Decima Malafede, la réserve de la Marcigliana, le parc régional de Veio, la réserve de Nomentum et la réserve du littoral romain.
À l'enthousiasme initial s'en est suivie une période plus calme, interrompue en août 2007 par le président de l'ANAS qui a confirmé l'existence d'une nouvelle étude de faisabilité sans toutefois annoncer un calendrier de réalisation[16]. La mise en œuvre du N.I.A. a figuré au programme électoral de plusieurs partis politiques pour les élections législatives italiennes de 2008, municipales et provinciales. En novembre 2009, l'ANAS a de nouveau abordé le projet, estimant qu'environ 1,5 milliard d'€uros apportés par des investisseurs privés seraient nécessaires pour sa réalisation[17].
Le GRA dans les médias
modifier- Dans le film de Federico Fellini (1953) Les Vitelloni, la scène où Alberto (Alberto Sordi) se moque des ouvriers au travail a été filmée sur l'un des premiers tronçons du GRA ouverts à la circulation.
- La vie autour du GRA a fait l'objet du film documentaire de 2013 réalisé par Gianfranco Rosi[18] Sacro GRA[19]. Le film a remporté le Lion d'or du meilleur film à la 70e édition de la Biennale du Festival international du film de Venise.
- Dans le film Roma (1972) de Federico Fellini, un gigantesque embouteillage sur le périphérique est mis en scène, bien qu'il soit reconstitué dans les studios Cinecittà. [ 85 ]
- L'acteur comique Corrado Guzzanti a dédié une chanson au GRA, parodiant le chanteur romain Antonello Venditti et se faisant passer pour lui dans le programme télévisé L'ottavo nano sur Rai 2[20]. Guzzanti a interprété sa chanson par surprise lors du concert de Venditti pour le troisième Scudetto de Roma en 2001 et enregistré dans l'album Circo Massimo 2001.
- Le chanteur Max Pezzali a souligné la gravité de la circulation sur la GRA dans sa chanson Chiuso in una scatola[21].
- Grande raccordo est le titre d'un recueil de nouvelles de Marco Lodoli (Ed. Bompiani, 1989).
- Le groupe de rappeurs romains Tiger Fregna a dédié un morceau intitulé GRA[22].
- Le GRA est cité dans les paroles de la chanson L'Agnello di Dio de Francesco De Gregori[23].
- Le groupe Radici nel Cemento mentionne le GRA dans la chanson Er Traffico de Roma de leur album Occhio ! de 2004[24].
- Sacro GRA, un film documentaire de Gianfranco Rosi sorti en 2013.
- La sortie N°33 du GRA (Casal Lumbroso) est mentionnée dans le single Borghese in borghese de Fulminacci, sorti en 2019, de l'album La vita veramente.
Voir aussi
modifier- Périphérique Est de Rome
- Subdivision administrative de Rome
- Arrondissements de Rome Capitale
- Nuova Infrastruttura Anulare (N.I.A.)[15]
Ouvrages similaires en Italie
modifier- Périphérique de Lecce
- Périphérique de Bitonto (Bari)
- Périphérique de Milan A50 A51 A52 A58
- Périphérique de Turin
Ouvrages similaires dans le monde
modifier- Bundesautobahn 10 Anneau de Berlin
- London Orbital
- anneau de Moscou
- Boulevard périphérique de Paris
Références
modifier- (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Autostrada A90 » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 La longueur est celle mentionnée sur les panneaux de signalisation à l'entrée de chaque tunnel
- ↑ Camera dei Deputati, « Trascrizione della seduta CXXII » [PDF], (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 (it) Stefano Baietti, « La storia e la cronologia del GRA di Roma », Strade dell'Informazione (périodique de l'ANAS à diffusion interne), ANAS, no 1, , p. 12 (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 5 (it) Umberto Cao, « Territori e culture della metropoli contemporanea », Gomorra, no 9, , p. 132 (ISBN 88-8353-438-7, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Senato della Repubblica: Edmondo Sanjust di Teulada » (consulté le )
- ↑ (it) Marco Pietrolucci, La città del Grande Raccordo Anulare di Roma, Gangemi Editore, (ISBN 978-88-492-2076-6), p. 320
- ↑ (it) « Il ponte di Castel Giubileo », (consulté le )
- ↑ (it) « Novecento Italiano, cronologia anno 1951 » (consulté le )
- ↑ « Novecento Italiano, cronologia anno 1952 » (consulté le )
- ↑ « A pag. 5 », ANAS
- ↑ Organizing Committee of the Games of the XVII Olympiad, « The games of the XVII Olympiad ROME 1960 - The Official Report of the Organizing Committee part 2 », Carlo Colombo Publisher, , p. 118 (lire en ligne [archive], consulté le )
- ↑ (it) « Roma, il grande raccordo si fa in due », RomaOne, (lire en ligne [archive], consulté le )
- ↑ (it) « L'ANAS vuole un secondo Raccordo Anulare », Roma18, (lire en ligne [archive], consulté le )
- ↑ Omar Sherif H. Rida, « Ci vorranno 8 anni per 120 km », Il Giornale, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 (it) « L'ANAS vuole un secondo Raccordo Anulare », WWF - Gruppo attivo Roma XI, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (it) « GRA: Ciucci, abbiamo in progetto un secondo anello », ANSA, (lire en ligne [archive], consulté le )
- ↑ Il Messaggero, cronaca di Roma, 26 novembre 2009, p. 21.
- ↑ (it) Camera dei Deputati, « Gianfranco Rosi, nuovo film su Gra Roma » [archive], (consulté le )
- ↑ « Sacro G.R.A. » [archive], (consulté le )
- ↑ (it) « L'ottavo nano, 2001 », sur Rai Teche, (consulté le )
- ↑ (en) « Chiuso in una scatola Lyrics - Max Pezzali », sur FlashLyrics (consulté le )
- ↑ Tiger Fregna – GRA (lire en ligne)
- ↑ (it) « L'agnello di Dio (Texte) - Francesco De Gregori » [archive], sur MTV Testi e Canzoni (consulté le )
- ↑ (it) « Er Traffico de Roma (Texte) - Radici nel Cemento » [archive], sur MTV Testi e Canzoni (consulté le )
