Via Cristoforo Colombo
La Via Cristoforo Colombo (appelée communément « la Colombo par les romains) est une des artères les plus importantes de Rome. Elle relie directement le centre-ville de la capitale italienne à la cité balnéaire de Castel Fusano et au Lido de Rome sur les bords de la mer Tyrrhénienne.
| Pays | |
|---|---|
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Ville frontalière | |
| Coordonnées | |
| Début | |
| Fin |
| Type |
Voie rapide urbaine et extra urbaine |
|---|---|
| Forme |
2 x 3 voies pouvant aller jusqu'à 6, BAU et 2 chaussées latérales |
| Longueur |
27 km |
| Largeur |
33 à 100 m |
| Date de début |
|---|
Cette artère, dédiée à Christophe Colomb, est en grande partie constituée d'une route à chaussées séparées comprenant 3 voies dans chaque sens, bordée d'une voie parallèle de chaque coté. Elle s'étend sur 27 km, ce qui en fait la plus longue voie de Rome[1] et la plus longue voie italienne se trouvant à l'intérieur des frontières d'une même commune et, probablement, la plus longue d'Italie. Cette artère très importante, considérée comme une voie intra urbaine, n'a pas de numéro d'identification alors que 2 chaussées parallèles, la Via del Mare est baptisée
et la Via Ostense
. Toutes ces routes permettent de relier Rome à Ostie, le Lido de Rome et l'aéroport Leonardo da Vinci de Rome Fiumicino par la route, aux cotés de l'autoroute
gratuite.
Histoire
modifierElle a été conçue en 1937 dans le cadre du plan d'urbanisme lié à l'Exposition Universelle de Rome qui devait se tenir en 1942, de relier le centre-ville avec la zone d'exposition de l'E.U.R., avant de poursuivre son tracé vers le Lido de Rome. Ainsi, selon Benito Mussolini, cette artère devait servir d'axe structurant pour l'extension de la zone urbaine de Rome vers la mer. L'exposition ayant été annulée, la chaussée de type voie rapide urbaine ne sera achevée et ouverte au trafic qu'après la Seconde Guerre mondiale, en 1954. Le 12 décembre 1940, par la résolution n° 4105, elle est baptisée Via Imperiale, ainsi que toute la partie située à l'intérieur des murs d'Aurélien jusqu'au Forum de l'Empire fasciste (aujourd'hui Piazza di San Marco et Piazza della Madonna di Loreto), incluant la Via dei Trionfi. Par la résolution n° 3942 du , la portion de la Via dell'Impero entre les murs d'Aurélien et la mer est renommée Via dei Navigatori puis, le , par la résolution n° 100.90, Via Cristoforo Colombo. Les travaux du dernier tronçon ont été achevés en 1954 ce qui a permis d'ouvrir l'intégralité de la voie à la circulation[2].
Tracé
modifierLa Via Cristoforo Colombo débute Porta Ardeatina, dans la partie Sud du mur d'Aurélien, passe au dessus du périphérique intérieur (Via Cilicia) et des voies ferrées près de la gare d'Ostiense, traverse le quartier de l'E.U.R. en passant de part et d'autre du PalaLottomatica, puis franchit le GRA Grand Contournement de Rome (Grande Raccordo Anulare) au niveau de l'échangeur autoroutier no 27, avant d'entamer quelques kilomètres plus loin, une longue ligne droite de 11 km jusqu'au Lido di Castel Fusano, l'un des quartieri (quartiers) formant le Sud de l'agglomération d'Ostie.
Pour les Jeux olympiques d'été de 1960, la route a accueilli les événements de marathon et le contre la montre de cyclisme. L'événement a été entaché par la mort du cycliste danois Knud Enemark Jensen[3].
Vues
modifierPour approfondir
modifierBibliographie
modifier- (it) Anna Maria Ramieri, La via Imperiale e le scoperte archeologiche (1937-1941) in Gli anni del Governatorato (1926-1944), pp. 109–114, Collana Quaderni dei monumenti, Rome, Edizioni Kappa, 1995. (ISBN 88-7890-181-4).
Liens externes
modifier- (en) 1960 Summer Olympics official report. Volume 1. pp. 80, 84.
- (en) 1960 Summer Olympics official report. Volume 2. Part 2. pp. 118, 316.
Notes et références
modifier- ↑ (it) « Qual è la via più lunga di Roma? », sur Il Corriere della Città, (consulté le )
- ↑ (it) Quilici, 2005, La Via Imperiale e lo sviluppo urbano delle aree circostanti
- ↑ (en) David Maraniss, Rome 1960: The Olympics That Changed the World, Simon & Schuster - New York, , 110-113 p. (ISBN 978-1-4165-3407-5)