Auvelais

section de Sambreville, Belgique

Auvelais (en wallon Auvlè[1]) est une section de la commune belge de Sambreville située en Région wallonne dans la province de Namur en bordure de la Sambre. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Auvelais
Auvelais
Panorama d'Auvelais.
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Namur
Commune Sambreville
Code postal 5060
Code INS 92137A
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Auvelaisien(ne)
Population 8 527 hab. (1/1/2025)
Densité 1 176 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 26′ 49″ nord, 4° 38′ 06″ est
Superficie 725 ha = 7,25 km2
Localisation
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Auvelais
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Auvelais

Toponymie

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Dans les documents anciens, le toponyme Auvelais le terme pourrait être d'origine celtique et évoquer l'existence d'une pommeraie - est mentionné sous des formes orthographiques variées : « Nauloiz » ou « Navloiz » et « Avoloit » en 1113, « Auvlois » ou « Avulois » en 1138 et 1246, « Aulois » ou « Avlois » en 1151, 1196, 1225, etc., « Auloiz » ou « Avloiz » en 1155, 1179 et 1225, Aveloiz en 1182 et 1229 ou « Avelois » en 1229 et 1240[2]. Cette dernière variante fut presque exclusivement employée jusqu'au cours du siècle dernier ; elle fit alors place à « Auvelois », forme qu’on rencontre cependant déjà en 1444 et qui est conservée aujourd’hui sur le sceau communal. On écrira néanmoins plus communément « Auvelais », orthographe conforme à la prononciation locale, l’usage ayant substitué le phonème « ai » à « oi »[2].

Géographie

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Situation

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Auvelais se situe à l'ouest de la province de Namur, elle est intégrée dans la nouvelle entité créée en 1977 sous le nom de Sambreville.

Géographie physique

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Auvelais se présente comme une entité implantée dans la vallée de la Sambre, au cœur d’un relief doucement ondulé caractéristique du sillon sambro-mosan. La localité occupe principalement la rive nord du cours d’eau, dans une zone où la plaine alluviale s’élargit légèrement, offrant un terrain relativement plat et propice à l’urbanisation. L’altitude y est modérée : le centre, autour de la place Communale, se situe à environ 95 m, tandis que l’ensemble du territoire oscille entre 88 m et 176 m, selon les données topographiques régionales[3]. Le paysage physique d’Auvelais est dominé par la Sambre, dont le tracé a façonné la morphologie locale. Le lit du fleuve, relativement encaissé mais régulier, a généré des dépôts alluviaux qui composent aujourd’hui une large partie des sols de la vallée. Ces terrains meubles contrastent avec les versants plus élevés situés au nord et au sud, où affleurent des formations géologiques plus anciennes et plus compactes. L’altitude moyenne du secteur, estimée à environ 111–117 m, témoigne d’un relief peu accentué mais marqué par une transition progressive entre la plaine fluviale et les plateaux environnants[3],[4].

La structure physique du territoire reflète également l’influence de l’occupation humaine, qui s’est historiquement concentrée dans les zones basses proches de la Sambre, tandis que les espaces plus élevés ont conservé un caractère plus rural ou boisé. Les données géographiques régionales, accessibles via le Géoportail de la Wallonie, confirment la présence d’une mosaïque d’occupations du sol mêlant zones bâties, espaces verts, infrastructures industrielles et surfaces agricoles, typiques des vallées industrielles wallonnes[5]. La géologie, s’inscrit dans le cadre structural du Synclinorium de Namur, vaste pli hercynien qui organise une grande partie du sous-sol de la région. Les terrains affleurant ou présents en profondeur appartiennent majoritairement au Carbonifère, avec une prédominance de formations houillères et de dépôts sédimentaires issus d’environnements marins puis deltaïques[6]. Les couches géologiques identifiées autour d’Auvelais comprennent des schistes sombres, siltites, grès et conglomérats, typiques des séries du Westphalien, période marquée par l’alternance de dépôts détritiques et de niveaux charbonneux. Ces formations témoignent d’un bassin subsident où se sont succédé deltas, marécages et apports fluviatiles. Les données issues des affleurements et sondages recensés par le Service géologique de Wallonie confirment la présence de ces unités lithostratigraphiques, ainsi que de structures tectoniques secondaires liées au plissement hercynien, notamment des failles inverses et des plans de schistosité bien développés[7].

La vallée de la Sambre, qui traverse Auvelais, doit sa morphologie à l’érosion quaternaire ayant entaillé les terrains carbonifères. Les versants montrent localement des talus instables et des zones où les anciennes exploitations minières ont modifié la structure du sous-sol. Le Service géologique de Wallonie signale en effet que la région présente divers points d’observation géomorphologique et d’anciens travaux miniers, éléments importants pour comprendre la dynamique du terrain et les risques associés, notamment les affaissements[8]. L’ensemble de ces caractéristiques fait d’Auvelais un secteur représentatif de la géologie sambroise : un sous-sol façonné par l’histoire houillère, structuré par la tectonique hercynienne et remodelé par l’érosion récente. Les données disponibles via la Carte géologique de Wallonie permettent d’en préciser les formations, les structures et les relations stratigraphiques, offrant un cadre scientifique solide pour l’étude du territoire[6].

Quartiers et lieux-dits

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Vue de l'église de La Sarthe.

La Sarthe, Le Voisin, Rominet, Larronnerie, La Vacherie, La Pêcherie, Pont-à-Biesme, Bruyère, Les Tiennes, Seuri, Le Gultia, Grippelotte et Clos du Mayeur[9].

Hydrographie

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La localité est traversée par la Sambre et par ses affluents comme le ruisseau de Fosses et la Vieille Sambre[10].

Démographie

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  • Sources : INS, Rem : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.
  • 1890 : Scission d'Arsimont en 1887.

Histoire

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Des découvertes archéologiques établissent clairement l'existence d'un peuplement à l'époque romaine. Jusqu'à la fin de l'Ancien régime, le territoire actuel d'Auvelais était divisé en deux parties indépendantes. La première, Auvelais-le-Comté, appartenait pour trois quarts à l'abbaye de Floreffe (comté de Namur) et pour un quart au chapitre de Fosses (principauté de Liège). La seconde, Auvelais-le-Voisin, faisait partie de la principauté de Liège. Au XIIe siècle, un moulin situé au lieu-dit du Grogneaux fut mis en service par l’abbaye de Floreffe et resta en activité jusqu’en 1950[11]. Un pont fut signalé à Auvelais en 1265[12].

Afin d'assurer l'alimentation en eau du moulin de Grogneaux, d'importants aménagements furent réalisés sur la Sambre, modifiant son cours et compliquant la navigation. À la fin du XIIIe siècle, les difficultés rencontrées par les bateliers conduisirent l'abbaye de Floreffe, avec l'autorisation du comte de Namur Gui de Dampierre, à faire construire une écluse intégrée au barrage du moulin[13]. Son usage était soumis à un péage dont les revenus étaient répartis entre l'abbaye et le comté de Namur. Au fil des siècles, le réseau d'écluses de la Sambre se développa, facilitant la navigation entre Charleroi et Namur, malgré des conditions de circulation souvent difficiles[14]. La canalisation de la rivière, réalisée entre 1825 et 1829 sous le gouvernement des Pays-Bas, entraîna la construction d'une seconde écluse à la Prée. Toutefois, les aménagements demeurèrent insuffisants en raison des crues, du mauvais état des infrastructures et des caractéristiques du cours d'eau[15]. Afin d'améliorer durablement la navigation, de nouveaux travaux furent entrepris à la fin du XIXe siècle, prévoyant le remplacement des anciennes écluses de Grogneaux et de la Prée par un barrage-écluse plus moderne[15].

À la veille de la Révolution française, le centre d'Auvelais dépendait donc du comté de Namur, tandis que le quartier du Voisin, ainsi que ceux de la Larronnerie et de la Sarthe, relevaient de la principauté de Liège. Ces deux sections constituaient deux communes ou communautés, comme on disait alors, et deux seigneuries distinctes : celle d’Auvelais et celle du Voisin.

À gauche, le cachet d'Auvelais-le-Comté en 1806 et à droite celui d'Auvelais-le-Voisin à la même époque. Des estampilles rares qui rappellent les deux anciennes communes qui composent aujourd’hui Auvelais.

Une pierre datant de 1802 scellée à proximité de la piscine porte l'inscription « Commune des deux Auvelais ».

La ligne de démarcation entre le pays de Liège et le comté de Namur est assez exactement tracée par la nouvelle route d’Eghezée, le chemin de Besonry à Rominet et la rue de la Sarthe jusqu’au pont de Sambre ; de là, elle se dirige vers l’intersection des rues du Voisin et des Aises, suit celle-ci jusqu’à la chapelle St-Roch et descend vers la Sambre.

Ancienne carte postale illustrant la l'ancienne gare.

La ligne 130 est mise en service à l'été 1843. Son inauguration officielle a lieu le , tandis que l'exploitation commerciale débute le de la même année. Afin de desservir la localité d'Auvelais, une halte est ouverte le . Celle-ci voit son importance croître progressivement et obtient le statut de gare le [16]. À l'origine, le tronçon compris entre Châtelineau et Namur ne dispose que d'une seule voie ferrée. Cette configuration subsiste jusqu'en 1853, date à laquelle la ligne est adaptée pour répondre à l'augmentation du trafic ferroviaire[16]. La première gare d'Auvelais est édifiée en 1863. Le bâtiment voyageurs est implanté du côté droit de la ligne lorsqu'on se dirige de Namur vers Charleroi. Cette gare contribue au développement des échanges et renforce l'intégration d'Auvelais dans le réseau de transport régional au cours de la seconde moitié du XIXe siècle[16]. Auvelais comptait deux concessions de charbonnages : Saint-Roch, en activité de 1829 à 1931, et la Société Anonyme du Charbonnage Elisabeth, en activité de 1903 jusqu’aux années 1960[17]. D’autres industries se sont également implantées sur le territoire, comme les Produits Chimiques d’Auvelais en 1853[18], la Société Anonyme des Feutres et Amiantes d’Auvelais en 1900[19], qui fit la renommée de la localité dans le monde entier[20], la Société Anonyme des Glaces d’Auvelais de 1875 à 1971[21], la Société Anonyme des Glaces Nationales Belges fondée en 1889[22], ainsi que l’atelier Heuze, Malevez et Simon fondé en 1919[23].

L’usine des Produits Chimiques d’Auvelais fut le théâtre d’un épisode particulièrement marquant de l’histoire locale au milieu du XIXe siècle. En 1855, un pharmacien établi à Wanfercée-Baulet, nommé Peeters, publia un ouvrage dans lequel il dénonçait les conséquences des industries chimiques sur l’agriculture et sur les conditions sanitaires des populations[24]. La diffusion de ces critiques par la presse régionale contribua à alimenter les inquiétudes et les tensions au sein de la population. Dans ce contexte de mécontentement croissant, un groupe de jeunes habitants de la région se rassembla devant l’usine d’Auvelais dans la soirée du afin d’y manifester son opposition[19]. La situation dégénéra lorsque les gardes chargés de protéger l’établissement estimèrent que la foule adoptait une attitude menaçante. Des coups de feu furent alors tirés, provoquant la mort de deux manifestants, Marron et Godefroid[24]. Cet événement demeura longtemps dans la mémoire collective comme l’un des épisodes les plus dramatiques liés au développement industriel d’Auvelais[19].

Quelques croix du cimetière militaire.

Le , l'armée allemande exécute 44 civils et détruit 127 bâtiments. Ces événements font partie des Atrocités allemandes en 1914[25]. C’est dans ce contexte qu’en 1917, les Allemands construisirent un cimetière pour y rassembler 962 soldats français, dont la plupart étaient des Bretons, ainsi que 308 soldats allemands tués lors de cette bataille[26]. À la fin de la guerre, le , les troupes allemandes rentrèrent dans leur pays[27]. Quelques jours plus tard, le , les premiers soldats britanniques, pour la plupart originaires de Londres et appartenant au corps de transports automobiles, entraient dans la commune, suivis par l’arrivée de troupes canadiennes[28]. En 1977, à la suite de la loi sur les fusions des communes, Auvelais est fusionnée avec 6 autres communes pour formée l'entité de Basse-Sambre qui deviendra en 1978 sous le nom de Sambreville dont la section d'Auvelais deviendra le siège.

Liste des bourgmestres de 1830 à 1977

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  • Ferdinand‑Joseph Dupont, de 1830 à 1863.
  • Napoléon Hicguet, de 1863 à 1872.
  • Louis Petit‑Bouche, de 1872 à 1879.
  • Napoléon Hicguet, de 1879 à 1881.
  • Justin Hicguet, de 1881 à 1896.
  • Felix Protin, de 1896 à 1904.
  • Louis Petit-Delcorde, de 1904 à 1912.
  • Octave Hicguet, de 1912 à 1921.
  • Michel Melchior, de 1921 à 1935.
  • Georges Lorand, de 1935 à 1946.
  • Ferdinand Romedenne faisant fonction, de 1940 à 1941 (Parti Catholique)[29].
  • Armand Malarme, de 1947 à 1952.
  • Hector Féraille, de 1952 à 1970.
  • Charles Debin, de 1970 à 1977[30].

Patrimoine et culture locale

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Patrimoine architectural et sites

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Monuments architecturaux

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L'église Saint-Victor.
  • L’église Saint-Victor. L’ancienne église avait été construite en 1833, à l’emplacement de la précédente qui était devenue trop exiguë[31]. Vétusté et trop exiguë, elle fut démolie[32]. La nouvelle église, de style néo-roman, fut prise en possession par la fabrique d’église le , jour de sa bénédiction[33]. Le samedi , la nouvelle église du centre d’Auvelais a été consacrée par l’évêque du diocèse de Namur, Monseigneur Heylen[34].
  • La chapelle de la Sainte-Vierge, construite en 1871, servait à l’époque aux résidents d’un hospice pour personnes âgées[35].
  • L’église Sainte-Barbe (La Sarthe). La paroisse de la Sarthe a été créée le par arrêté royal, puis le par décret épiscopal[36]. L'église de style ogival a été construite entre 1906 et 1907 par l'architecte Lange[36]. L'église a subi d'importants dégâts pendant les deux guerres mondiales et, en 1950, a vu la modification de son sanctuaire[36].
  • L’ancien hôtel de ville se situait aux rues des Deux Auvelais et de l’Hôtel de Ville. La maison communale, autrefois implantée sur la place communale, fut construite en 1833[37],[38]. Un violent incendie a ravagé la ville le lundi [39],[38]. Le deuxième a été aménagé en 1925 et devait aussi devenir l'hôtel de ville de l'entité de Sambreville[40],[41]. Le nouveau complexe administratif, culturel et sportif est inauguré le [40].

Monuments et sites commémoratifs

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Le phare breton au cimetière français.
  • Le cimetière militaire français et son phare breton : construit par les Allemands en 1917, sur les hauteurs d'Auvelais, donnant sur la Sambre et sur la ville.  La nécropole abrite les tombes de 1268 officiers et soldats français. C'est au cimetière militaire d'Auvelais que reposent la plupart des Français tombés à Auvelais, Tamines et Arsimont pendant les journées des 21 et au cours de la Première Guerre mondiale. Dans ce cimetière, un « Phare du Souvenir » rappelant la Bretagne et le sacrifice des Bretons tombés au champ d'honneur a été élevé en 1934, pour le 20e anniversaire, par un comité d'anciens combattants d'Auvelais[42].
  • Monument aux morts. Il se trouvait sur la place communale, près de l'église[43]. Le monument fut transféré en 1938[44].

Culture

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  • Sambreville la Médiévale, au mois de mai.
  • Rock'n'roll tonight, début juillet.
  • Soirée africaine.

La cavalcade d'Auvelais

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La cavalcade d’Auvelais est un cortège folklorique pascal qui s’inscrit dans les traditions les plus anciennes et les plus vivantes de la vallée sambrevilloise. Son origine remonte à 1892, lorsque le bourgmestre Félix Protin mit sur pied un grand défilé de charité destiné à animer les fêtes de Pâques. Le cortège, ouvert par la gendarmerie à cheval et composé de calèches ainsi que de chars tirés par des chevaux de brasserie, prit alors le nom de « cavalcade ». Dès ses débuts, les quartiers d’Auvelais fournirent la majorité des groupes : clowns de la Sarthe-Auvelais et de la Sarthe-Jemeppe, Chinels de la Pêcherie, Canotiers et Sauvages du Voisin, ou encore les chars thématiques tels que La Paix, La Guerre ou Les ancêtres et leurs fils[45]. Au tournant du XXe siècle, la cavalcade était devenue un événement majeur, au point qu’en 1900, il fallait acquitter un droit d’entrée d’un franc pour assister au passage du cortège, soutenu financièrement par le Roi et la Reine. Malgré les interruptions dues aux deux guerres mondiales, la tradition se maintint et se transforma progressivement en un rendez-vous annuel incontournable. La création en 1956 du géant Jean le Porion, figure inspirée de l’histoire minière locale, marque un tournant dans l’identité du défilé. Il fut rejoint en 1966 par Marie d’el Potée, hommage à l’industrie verrière, puis en 2000 par leur fils Maxence, dont le nom évoque le jumelage avec Pont‑Sainte‑Maxence et les anciens moulins d’Auvelais. Ces géants, désormais indissociables du folklore sambrevillois, défilent chaque année et constituent l’un des symboles les plus reconnaissables de la cavalcade[46].

Au fil des décennies, de nombreuses sociétés locales ont contribué à l’animation du cortège : le Conservatoire dès 1897, la Bande à Rustique dans les années 1960‑1970, ou encore la formation musicale Borsalino entre 1975 et 1995. Le défilé s’est également ouvert à des groupes extérieurs, accueillant des harmonies, fanfares, marching bands internationaux, majorettes, Gilles sambrevillois et ensembles folkloriques variés. Les quartiers d’Auvelais Sarthe, Seuris, Ternes, Voisin, Centre ont toujours conservé un rôle central en proposant des chars à thème, rejoints après la fusion communale par ceux de Tamines, Falisolle, Velaine ou Arsimont[45]. Aujourd’hui encore, la cavalcade demeure un événement populaire rassemblant plusieurs centaines de participants et un public nombreux. En 2022, pour le 130ᵉ anniversaire, le cortège réunit 24 groupes et près de 600 participants, mettant particulièrement à l’honneur les géants locaux. L’édition confirma la vitalité du folklore auvelaisien, notamment grâce à la participation de groupes emblématiques comme les Macrâles des Bachères, actifs depuis un quart de siècle. Cette continuité témoigne de l’attachement profond des habitants à une tradition qui, depuis plus d’un siècle, rythme la vie culturelle de Sambreville et renforce les liens entre ses quartiers[47].

Événements musicaux

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Auvelais accueille Le PPA Fest, festival rock-électro organisé depuis neuf ans par le Poste pionnier d'Auvelais (PPA), le Custom Show & Rock'n'Roll chaque année au mois de juillet sur la Grand-Place et les Soirées Fluo au Collège Saint-André jusqu'au .

Enseignement

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L’enseignement à Auvelais se caractérise par une offre dense et diversifiée, structurée autour d’un réseau d’écoles fondamentales communales et libres, complété par deux pôles d’enseignement secondaire qui attirent des élèves de l’ensemble de Sambreville. Le paysage scolaire local reflète l’histoire industrielle de la vallée de la Sambre : une urbanisation compacte, une forte proximité entre établissements et quartiers, et une tradition d’ouverture vers les filières techniques et professionnelles. Au niveau fondamental, Auvelais dispose de plusieurs implantations publiques et confessionnelles. L’École fondamentale autonome Wallonie‑Bruxelles Enseignement d’Auvelais, située rue Félix Willy, constitue l’un des principaux établissements primaires de la localité, accueillant les élèves de la maternelle au primaire dans un cadre urbain central[48].

Le réseau libre est représenté notamment par l’École Saint‑François, rue du Pont à Biesmes, qui assure un enseignement maternel et primaire et s’inscrit dans la continuité des institutions paroissiales historiques de la région[49]. À proximité immédiate, l’implantation d’Arsimont‑Seuris, bien que rattachée administrativement à Sambreville, participe également à l’aire scolaire d’Auvelais, avec une offre maternelle et une immersion linguistique en anglais[50]. L’enseignement secondaire est structuré autour de deux établissements majeurs. Le Collège Saint‑André d’Auvelais, rue des Auges, constitue un pôle important du réseau libre, proposant un enseignement général et technique dans un ensemble de bâtiments implantés au cœur du tissu urbain[49]. Son second site, dit du Voisin, situé un peu plus au nord, complète l’offre en accueillant d’autres sections du secondaire, ce qui en fait l’un des complexes scolaires les plus étendus de la commune[49].

L’enseignement qualifiant est assuré par l’École industrielle et commerciale d’Auvelais, rue Hicguet, qui perpétue la tradition technique de la vallée sambroise en proposant des formations professionnelles et techniques liées aux métiers industriels, commerciaux et administratifs, en lien avec les besoins économiques régionaux[50]. L’ensemble de ces établissements forme un maillage scolaire cohérent, où coexistent réseaux, pédagogies et orientations variées. Cette diversité permet à Auvelais de jouer un rôle éducatif central au sein de Sambreville, en offrant un parcours complet de la maternelle au secondaire supérieur, dans un environnement marqué par la proximité des infrastructures, la continuité historique des institutions et l’adaptation progressive aux évolutions pédagogiques contemporaines.

Galerie

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Économie

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L’économie d’Auvelais s’inscrit dans la longue trajectoire industrielle de la Basse‑Sambre, où la localité a joué un rôle structurant dès la fin du XIXe siècle. Les archives communales, conservées aux Archives de l’État à Namur, témoignent d’un développement marqué par l’essor des charbonnages, du chemin de fer, des glaceries et de la production d’électricité, qui ont façonné l’urbanisation et l’organisation du territoire entre 1888 et 1977[51]. Parmi les pôles industriels emblématiques figure l’entreprise HMS (Ateliers Heuze, Malevez & Simon), active dans la métallurgie et la fabrication d’équipements spécialisés. Les documents iconographiques et patrimoniaux conservés à la Bibliothèque d’Auvelais illustrent l’importance de ces ateliers, leur personnel nombreux, leurs infrastructures sociales et leur production variée, notamment dans les années 1920 à 1940[52],[53].

Après le déclin des grandes industries lourdes au XXe siècle, l’économie locale s’est progressivement réorientée vers un tissu plus diversifié, mêlant PME, activités artisanales, logistique et services. Le parc d’activité économique d’Auvelais, situé le long de la N98 et géré par le Bureau économique de la Province de Namur, accueille aujourd’hui entreprises et commerces dans un zoning mixte qui prolonge cette dynamique de reconversion[54]. L’ancien site des Glaceries Saint‑Gobain constitue un autre symbole de cette mutation : transformé en vaste espace d’activités, il regroupe désormais environ 400 travailleurs et une quarantaine d’entreprises, dont plusieurs spécialisées dans le traitement des déchets, et affiche un taux d’occupation supérieur à 90 %[54].

L’économie sociale occupe également une place notable dans le paysage auvelaisien. Le site du « Bon Pain », autrefois lié à une tradition coopérative et ouvrière, a fait l’objet de projets de réhabilitation et de valorisation, devenant un lieu emblématique des initiatives locales en matière d’emploi et de solidarité. Les dossiers patrimoniaux et historiques du CARHOP et de la Bibliothèque d’Auvelais retracent cette évolution, depuis les coopératives du début du XXe siècle jusqu’aux projets contemporains de revitalisation économique et sociale[55].

Industries historiques

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Les charbonnages

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Située sur le sillon Sambre-et-Meuse, le sol de la localité est constitué de houille dans lequel fut exploité le charbon parmi les charbonnages qui fut exploités on note notamment la concession du charbonnage de Saint-Roch fut attribuée par arrêté royal du à MM. Eloin et de Coppin, qui entreprirent peu après l'exploitation des gisements houillers du site[56]. Une société anonyme, dénommée Société du Charbonnage de Saint-Roch, fut créée le afin d'assurer le développement des activités minières[57]. Au cours de son histoire, l'entreprise connut plusieurs restructurations : son rapprochement avec le charbonnage d'Auvelais en 1860 donna naissance aux Charbonnages d'Auvelais-Saint-Roch, avant qu'une nouvelle réorganisation ne conduise, en 1878, à la formation des Charbonnages d'Auvelais et de Saint-Roch[56]. Dans les années 1870, l'exploitation occupait plusieurs centaines de travailleurs ; en 1874, l'effectif atteignait 370 personnes, parmi lesquelles figuraient 73 enfants, une situation alors courante dans l'industrie minière[57]. Au début du XXe siècle, la production était principalement constituée de charbon maigre, apprécié notamment dans les secteurs de la briqueterie et de la fabrication de la chaux[58]. En 1921, un nouveau puits fut creusé au lieu-dit de la Grippelotte, celle-ci fut reliée au puits principal par un chemin de fer aérien[57]. L'entreprise cessa définitivement ses activités en 1931, date de sa dissolution. Une partie de l'ancien site minier fut réaffectée à des usages industriels par la suite : en 1970, la glacerie y installa une nouvelle unité de production de verre flotté à l'emplacement de l'ancien puits principal[56].

Auvelais comptait aussi une autre société minière, la Société Anonyme du Charbonnage Elisabeth, fondée en 1903 et dissoute au début des années 1960[59].

La centrale électrique de l'Entre-Sambre-et-Meuse

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Le réseau public de distribution d'électricité entra en service le . Sa réalisation représenta un investissement de 231 000 francs. L'infrastructure reposait sur une ligne d'alimentation à haute tension de 3 000 volts reliant une cabine implantée à proximité des charbonnages Saint-Roch et Élisabeth à quatre postes de transformation délivrant du courant à 220 volts[60]. Ces installations alimentaient ensuite un réseau aérien dont le développement atteignait environ 23 kilomètres. Jusqu'en 1912, la fourniture d'électricité à la commune fut assurée par la société exploitant les charbonnages Saint-Roch et Élisabeth[60]. Cette année-là, les droits relatifs à cette activité furent transférés à la Centrale électrique de l'Entre-Sambre-et-Meuse, qui reprit l'exploitation du service de distribution[60]. La Centrale Électrique de l'Entre-Sambre-et-Meuse fut constituée à la fin de l'année 1911 afin de répondre aux besoins croissants en énergie électrique dans la région[61]. Ses activités débutèrent en 1912 grâce à l'exploitation d'une centrale thermique de dimensions modestes implantée à Velaine-sur-Sambre, ainsi qu'à un premier réseau de distribution fonctionnant sous une tension de 3 000 volts. Le développement rapide de la consommation d'électricité rendit cependant nécessaire l'agrandissement des capacités de production[61]. Une nouvelle centrale, plus importante et dotée d'équipements plus performants, fut alors construite à Auvelais. Mise en service dès 1914, elle permit de renforcer l'approvisionnement électrique régional et accompagna l'essor industriel du bassin sambrien[61].

La Société Anonyme des Feutres et Amiantes d'Auvelais

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L'industrie de la feutrerie se développa à Auvelais au début du XXe siècle. Un premier établissement, fondé en 1900 à proximité de l'ancienne église, eut cependant une existence relativement brève. Par la suite, deux autres entreprises vinrent renforcer cette activité industrielle dans la localité[62]. Créée le , la Société Anonyme des Feutres et Amiantes d'Auvelais se spécialisa dans la fabrication de feutres à base de poils et de laine, ainsi que de produits dérivés de l'amiante[62]. Sa production comprenait notamment des plaques utilisées comme isolants thermiques dans diverses applications industrielles, en particulier dans les secteurs de l'électricité et des appareils de chauffage, ainsi que des fils destinés à l'étanchéité des conduites. L'entreprise poursuivit ses activités jusqu'au [62].

Une seconde société, la Feutrerie Nouvelle d'Auvelais, fut constituée le et entra en production l'année suivante. Ses fabrications se répartissaient en plusieurs catégories de feutres techniques. Certains, élaborés à partir de poils de bovins ou de chèvres, étaient employés pour le polissage du verre[63]. D'autres, composés de laine, servaient au traitement de surfaces telles que les métaux, le marbre ou le cristal. L'entreprise produisait également des feutres aiguilletés à base de jute, utilisés comme support pour des revêtements plastiques destinés aux sols. Cette activité industrielle prit fin le [63]. Cette entreprise fut la renommée d'Auvelais dans le monde entier[64]. Les glaceries absorbaient entre la moitié et les trois quarts de la production des usines de feutres, y compris les quantités destinées à l'exportation vers des établissements verriers étrangers[63]. Cette dépendance économique rendit les feutreries particulièrement vulnérables aux évolutions technologiques de l'industrie du verre. L'adoption progressive du procédé du verre flotté, qui supprimait l'étape de doucissage nécessitant l'utilisation de feutres industriels, entraîna une diminution brutale de la demande[63]. Cette transformation des méthodes de production contribua au déclin puis à la disparition des deux principales feutreries d'Auvelais[63].

La Société Anonyme des Glaces d'Auvelais et la Société Anonyme des Glaces Nationales Belges

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La Société Anonyme des Glaces d'Auvelais fut fondée le et établit ses installations dans le quartier de la Vacherie, à proximité de Jemeppe-sur-Sambre. Active dans l'industrie verrière, elle participa au développement économique de la région durant la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle[21]. En 1932, l'entreprise fusionna avec la Société Anonyme des Glaces Nationales Belges de Saint-Roch, également implantée à Auvelais. Cette opération donna naissance à la société des Glaceries de la Sambre, tandis que le personnel des deux établissements fut regroupé sur le site de Saint-Roch[21]. Après la Seconde Guerre mondiale, les bâtiments de l'ancienne glacerie accueillirent diverses activités industrielles, notamment celles de la société Grèsambre, spécialisée dans les revêtements de sol, ainsi qu'une division DPC des Glaceries de la Sambre. L'exploitation du site se poursuivit jusque dans les années 1970 avant de prendre définitivement fin en 1971[21]. En 1925, la glacerie a fêté le 50e anniversaire[65].

La Société Anonyme des Glaces Nationales Belges fut constituée le . Son établissement industriel, implanté à Auvelais dans le quartier de Saint-Roch, entra en exploitation dès le [66]. L'entreprise connut un essor rapide et s'imposa comme l'un des principaux employeurs de la région. En 1905, elle occupait près de 1 400 ouvriers et distribuait chaque année plus de 1,5 million de francs en salaires[67]. Plusieurs décennies plus tard, la division d'Auvelais employait encore plus de 1 100 travailleurs, témoignant de l'importance durable du site dans l'industrie verrière locale[68]. Les glaceries de la Basse-Sambre développèrent rapidement un savoir-faire technique reconnu bien au-delà de leur région d'origine. Parmi leur personnel se forma un groupe de spécialistes hautement qualifiés dont les compétences contribuèrent à la diffusion des méthodes et de l'expertise verrières acquises dans les établissements sambriens[58]. Ces techniciens furent appelés à intervenir dans plusieurs centres industriels étrangers, notamment à Sas van Gent aux Pays-Bas, à Porz-Urbach, Stolberg et Mannheim en Allemagne, à Pise en Italie, ainsi qu'à Pittsburgh aux États-Unis[58]. Leur influence s'étendit également jusqu'en Russie. Cette présence internationale participa au rayonnement de l'industrie verrière de la Basse-Sambre et témoigna de la réputation acquise par ses entreprises dans le domaine de la fabrication du verre[58]. La direction de l'entreprise fut successivement assurée par Adolphe Thys, Arthur Limelette puis Léon Petit, qui exercèrent les fonctions d'administrateurs-gérants entre la fin du XIXe siècle et les premières décennies du XXe siècle[68]. Une résidence de prestige entourée d'un parc était mise à la disposition de ces dirigeants à proximité de l'usine. Les capacités de production augmentèrent considérablement au fil des années. Alors que l'usine fabriquait environ 100 000 mètres carrés de glaces par an lors de sa mise en service, ce volume atteignait près de 600 000 mètres carrés en 1905[69]. Ce développement industriel contribua à la croissance démographique du quartier de la glacerie et favorisa la création d'infrastructures destinées à la population locale, notamment un établissement scolaire pour les jeunes enfants des familles ouvrières[70]

La fabrique de produits chimiques

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La création d’une industrie chimique à Auvelais fut rendue possible par un arrêté royal adopté en 1853, qui autorisa l’implantation d’une usine spécialisée dans la production de substances chimiques. Les premières années de l’établissement furent marquées par la direction assurée par J. Leroy, Wauthier et Félix Protin[71]. Cette dernière personnalité joua également un rôle dans la vie publique locale en exerçant les fonctions de bourgmestre d’Auvelais entre 1896 et 1904. Au cours de son développement, l’entreprise s’imposa comme un employeur important de la région[71]. En 1926, la société anonyme « Les Produits Chimiques d’Auvelais » occupait environ 250 ouvriers, témoignant de l’importance du secteur chimique dans l’activité industrielle de la commune durant la première moitié du XXe siècle[71].

Le moulin de Grogneaux

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Ancienne carte postale illustrant le moulin de Grogneaux.

En 1138, l'abbaye de Floreffe[11] acquiert un terrain situé à la limite des territoires d'Auvelais et de Velaine-sur-Sambre, le long de la Sambre. Les religieux y établissent par la suite le moulin de Grogneaux, qui constitue durant plusieurs siècles un élément de l'activité économique locale[72]. À la suite de l'annexion des Pays-Bas méridionaux par la France révolutionnaire et de la nationalisation des biens ecclésiastiques, le moulin est vendu comme bien national après 1794[72]. Au cours du XIXe siècle, l'établissement passe entre les mains de plusieurs propriétaires successifs, parmi lesquels figurent notamment Goreux, Guillaume Labbeville, Constant Chapelle, Adrien Lambert, Richir, J.-J. Chaltin et Bastin[72].

Le , ce dernier transfère l'exploitation à la société anonyme Constant Bastin. Quelques années plus tard, le , la famille Bastin se retire de l'entreprise, ce qui conduit à la création de la Société anonyme des Moulins d'Auvelais[72]. La direction est alors confiée à Frans Ockenaer. Le , cette société cède ses titres à la société anonyme Concordia, également connue sous le nom de Nouvelle des Moulins d'Auvelais[72]. La gestion de la nouvelle entité est assurée dans un premier temps par Vincent Decoux. Au milieu du XXe siècle, l'entreprise emploie vingt-huit ouvriers[72]. L'activité meunière cesse toutefois peu après, et le moulin de Grogneaux ferme définitivement vers 1950[11].

Services de santé

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Les services de santé d’Auvelais, localité de l’entité de Sambreville, se structurent autour d’un ensemble d’institutions hospitalières, médico‑sociales et de soins de proximité qui assurent une couverture sanitaire complète pour la population locale. L’établissement central est le CHRSM – Site Sambre, hôpital général situé rue Chère Voie, qui propose des services d’urgences, de médecine spécialisée, d’hospitalisation et de consultations externes[73]. Autour de ce pôle hospitalier gravitent plusieurs structures de soins primaires, dont le centre médical All‑Thi‑Soins, offrant des consultations généralistes et paramédicales, et la Maison médicale La Bruyère, qui fonctionne selon un modèle pluridisciplinaire intégrant médecine générale, prévention et suivi communautaire[74],[75].

Les services à domicile occupent une place importante dans l’organisation sanitaire locale, avec des structures telles que Sambre Soins, spécialisée dans l’accompagnement infirmier et l’aide quotidienne, ainsi que des infirmiers indépendants assurant une permanence continue pour les soins à domicile[76]. La prise en charge des personnes âgées est assurée par des établissements comme Les Charmilles, maison de repos et de soins offrant hébergement, encadrement médical et activités adaptées[77]. Les besoins en soins palliatifs sont couverts par le centre L’Acacia, qui propose un accompagnement spécialisé aux patients en fin de vie et à leurs familles[78].

Enfin, la présence du Centre de Santé Provincial contribue à la dimension préventive et éducative de l’offre sanitaire, notamment par des actions de dépistage, de vaccination et de promotion de la santé publique . L’ensemble de ces services forme un réseau cohérent, combinant soins hospitaliers, médecine de proximité, accompagnement social et prise en charge spécialisée, permettant à Auvelais de disposer d’une offre de santé diversifiée et accessible.

Transports

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La gare.

Les transports à Auvelais s’articulent autour d’un réseau ferroviaire, routier et d’autobus qui reflète la position de la localité dans l’axe structurant de la Sambre. La gare d’Auvelais constitue le principal nœud de mobilité : elle est intégrée au réseau national exploité par la SNCB, qui assure l’ensemble du trafic ferroviaire intérieur en Belgique. Les voyageurs y accèdent aux services habituels du rail belge, notamment la planification d’itinéraires via le planificateur en ligne et l’application mobile, lesquels tiennent compte des informations en temps réel concernant retards, suppressions ou travaux sur les voies. Les billets, abonnements et autres formules tarifaires peuvent être achetés aux guichets, aux automates ou en ligne, conformément aux pratiques standardisées du réseau national[79]. La gare d’Auvelais s’inscrit dans un maillage régional dense, avec des correspondances vers les gares voisines de Tamines et Jemeppe-sur-Sambre, toutes deux également intégrées au réseau SNCB et situées dans le même bassin de mobilité[80].

Le transport par autobus est assuré par le TEC, opérateur responsable de l’ensemble du réseau wallon. Plusieurs arrêts structurent la desserte locale, notamment Auvelais Gare SNCB, Auvelais Centre et les arrêts de la rue du Docteur Romedenne, qui assurent la connexion entre le centre urbain, la gare et les quartiers périphériques. Le réseau de bus complète ainsi le rail en couvrant des zones non desservies par celui-ci, conformément à l’organisation générale du transport public belge où les bus constituent un maillage fin du territoire[80]. Le système routier d’Auvelais s’insère dans la trame viaire du sillon sambro-mosan, avec des axes reliant rapidement la localité aux pôles voisins de Sambreville, Tamines et Charleroi. Bien que les sources consultées ne détaillent pas spécifiquement les routes locales, l’organisation générale du transport en Belgique montre que ces axes jouent un rôle complémentaire au rail et aux bus, facilitant les déplacements intercommunaux et l’accès aux infrastructures régionales.

Auvelais est traversée par les nationales 90 de Mons à Liège, 98 de Ligny à Vodecée et la 930 qui va d'Ornoz à Vitrival.

Sports et vie associative

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Le sport à Auvelais s’inscrit dans un paysage local où infrastructures modernes, clubs historiques et événements d’envergure régionale structurent une pratique particulièrement diversifiée. La commune dispose d’équipements sportifs majeurs, dont le Hall omnisports d’Auvelais, situé rue de Pont‑Sainte‑Maxence, qui constitue l’un des pôles centraux de l’activité physique locale, accueillant arts martiaux, sports collectifs et compétitions régulières[81]. À proximité, le complexe Sportsa, rue des Auges, complète cette offre par des installations polyvalentes utilisées pour l’entraînement, les tournois et les activités scolaires ou associatives[81]. La pratique individuelle est également bien représentée grâce à des salles de remise en forme telles que Héphaïstos Fitness, avenue de la Libération, ou le Basic‑Fit 24/7 de la rue de l’Essor, fréquentés par un public varié recherchant musculation, cardio‑training ou préparation physique générale[81]. Le tissu sportif auvelaisien s’appuie sur plusieurs clubs structurants. Le club de football UBS Auvelais, implanté rue du Pont‑à‑Biesmes, perpétue une tradition locale ancienne du ballon rond et accueille de nombreuses équipes de jeunes et de seniors engagées dans les compétitions régionales[82]. Les disciplines de combat sont représentées par des associations comme le Bushido Club ABS, actif dans les arts martiaux et les sports de défense, qui contribue à la formation technique et à la diffusion de ces pratiques dans la commune[81]. Le tennis et les sports de raquette trouvent leur place via des structures telles que le TCBS Tamines, situé à quelques minutes d’Auvelais et fréquenté par de nombreux habitants de la localité[81].

Auvelais se distingue également par son rôle dans l’organisation d’événements sportifs d’ampleur régionale. Le Grand Prix de Wallonie, épreuve cycliste cyclosportive, prévoit un départ depuis Sambreville, avec plusieurs parcours de 60 à 125 km, mobilisant chaque année un large public de cyclistes amateurs et confirmés ; l’édition 2026 part notamment du pavillon Butacide, rue François Sarteel, à quelques centaines de mètres du centre d’Auvelais[83],[84]. La commune accueille aussi des compétitions ponctuelles inscrites dans l’agenda local, comme des tournois de football, des rencontres de futsal, ou encore des galas de boxe thaï organisés au hall omnisports, témoignant d’une programmation sportive dense et variée[85]. La course à pied et les sports de pleine nature bénéficient d’un environnement régional dynamique : de nombreuses épreuves se déroulent dans un rayon proche d’Auvelais, notamment des trails, joggings et triathlons, qui attirent régulièrement les habitants de la commune. Parmi les plus proches figurent le Trail de Saint‑Martin à Balâtre, à seulement 3 km, ou encore les multiples courses listées dans les calendriers régionaux pour 2026‑2027, montrant l’intégration d’Auvelais dans un réseau sportif intercommunal très actif .

Vie associative

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Le secteur culturel occupe une place centrale dans la vie associative auvelaise. Installé à proximité de l'ancienne gare, le CRAC'S (Centre Régional d'Action Culturelle de Sambreville) constitue l'un des principaux acteurs de la vie culturelle locale. Créé en 1971, ce centre culturel organise des spectacles, concerts, expositions, ateliers, stages et initiatives citoyennes destinés à un large public. Son action vise à favoriser l'accès à la culture, la participation des habitants à la vie culturelle et la valorisation du territoire de la Basse-Sambre[86]’[87]. Le monde associatif local est également marqué par la présence de nombreuses organisations d'éducation permanente et de développement social. Parmi elles figure la Maison de la Laïcité de Sambreville - Action Laïque Basse-Sambre, qui propose des activités éducatives, culturelles et citoyennes fondées sur les valeurs de liberté de conscience, de tolérance et de solidarité. Cette structure organise notamment des conférences, des cérémonies laïques et diverses animations destinées aux habitants de la région[88].

Les festivités populaires sont soutenues par plusieurs associations bénévoles. Le Comité Officiel des Fêtes d'Auvelais contribue à l'animation de la localité par l'organisation de manifestations à caractère culturel, social et éducatif. Son rôle est particulièrement visible lors des événements festifs qui rythment la vie locale et renforcent le sentiment d'appartenance à la communauté[89]. La jeunesse bénéficie également de structures spécifiques. Des mouvements de jeunesse, maisons de jeunes et associations d'animation socioculturelle participent à l'encadrement des enfants et des adolescents. Parmi celles-ci figure notamment l'ASBL AROCA, active dans les activités destinées aux jeunes de l'entité sambrevilloise[90]’[91]. Enfin, le tissu associatif d'Auvelais comprend aussi des organisations d'entraide, des associations religieuses, des fabriques d'église, des œuvres caritatives et des initiatives consacrées aux personnes âgées ou aux publics fragilisés. Ces structures contribuent au maintien du lien social et à l'accompagnement des habitants dans différents aspects de la vie quotidienne[91]’[92].

Jumelage

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Personnalités

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  • Les frères Christophe et Olivier Rochus, joueurs de tennis professionnels.
  • Thierry Haumont, écrivain, Prix Victor Rossel 1985.
  • Le dj et producteur Vito de Luca (Aeroplane (en)).
  • Bernard Perpete comédien et animateur de télévision et radio décédé à l'âge de 45 ans, il avait notamment animé les émissions de télévision Bon week-end et Double 7 pour la RTBF. Il poursuivait également une carrière théâtrale.
  • Yves de Wasseige (1926-2021), homme politique belge.

Notes et références

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  1. ↑ Jean Germain, Les Noms officiels des communes de Wallonie, de Bruxelles-Capitale et de la Communauté germanophone : Évolution et fixation orthographique des toponymes majeures de 1795 à nos jours avec indication de la prononciation française (API), de la forme régionale wallonne et du gentilé, Louvain-Paris, Peeters, coll. « Mémoires de la Commission royale de toponymie et de dialectologie. Section wallonne » (no 27), , 410 p. (ISBN 978-9-042944-01-5), p. 43.
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  5. ↑ « Accueil | Géoportail de la Wallonie », sur geoportail.wallonie.be (consulté le )
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  8. ↑ « Service géologique de Wallonie », sur geologie.wallonie.be (consulté le )
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  13. ↑ Wauthion 1982, p. 48.
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Voir aussi

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Article connexe

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Bibliographie

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  • E. Clausset et G. Mauclet, Histoire d'Auvelais, Gembloux, J. Duculot,
  • Robert Wauthion, Auvelais en cartes postales anciennes, Zaltbommel, Bibliothèque Européenne, , 116 p.
  • Robert Wauthion, Une pensée de Sambreville, Wesmael-Charlier, , 159 p.

Liens externes

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