Dans les documents anciens, le toponyme Auvelais le terme pourrait être d'origine celtique et évoquer l'existence d'une pommeraie - est mentionné sous des formes orthographiques variées: «Nauloiz» ou «Navloiz» et «Avoloit» en 1113, «Auvlois» ou «Avulois» en 1138 et 1246, «Aulois» ou «Avlois» en 1151, 1196, 1225,etc., «Auloiz» ou «Avloiz» en 1155, 1179 et 1225, Aveloiz en 1182 et 1229 ou «Avelois» en 1229 et 1240[2]. Cette dernière variante fut presque exclusivement employée jusqu'au cours du siècle dernier; elle fit alors place à «Auvelois», forme qu’on rencontre cependant déjà en 1444 et qui est conservée aujourd’hui sur le sceau communal. On écrira néanmoins plus communément «Auvelais», orthographe conforme à la prononciation locale, l’usage ayant substitué le phonème «ai» à «oi»[2].
Auvelais se présente comme une entité implantée dans la vallée de la Sambre, au cœur d’un relief doucement ondulé caractéristique du sillon sambro-mosan. La localité occupe principalement la rive nord du cours d’eau, dans une zone où la plaine alluviale s’élargit légèrement, offrant un terrain relativement plat et propice à l’urbanisation. L’altitude y est modérée : le centre, autour de la place Communale, se situe à environ 95 m, tandis que l’ensemble du territoire oscille entre 88 m et 176 m, selon les données topographiques régionales[3].
Le paysage physique d’Auvelais est dominé par la Sambre, dont le tracé a façonné la morphologie locale. Le lit du fleuve, relativement encaissé mais régulier, a généré des dépôts alluviaux qui composent aujourd’hui une large partie des sols de la vallée. Ces terrains meubles contrastent avec les versants plus élevés situés au nord et au sud, où affleurent des formations géologiques plus anciennes et plus compactes. L’altitude moyenne du secteur, estimée à environ 111–117 m, témoigne d’un relief peu accentué mais marqué par une transition progressive entre la plaine fluviale et les plateaux environnants[3],[4].
La structure physique du territoire reflète également l’influence de l’occupation humaine, qui s’est historiquement concentrée dans les zones basses proches de la Sambre, tandis que les espaces plus élevés ont conservé un caractère plus rural ou boisé. Les données géographiques régionales, accessibles via le Géoportail de la Wallonie, confirment la présence d’une mosaïque d’occupations du sol mêlant zones bâties, espaces verts, infrastructures industrielles et surfaces agricoles, typiques des vallées industrielles wallonnes[5].
La géologie, s’inscrit dans le cadre structural du Synclinorium de Namur, vaste pli hercynien qui organise une grande partie du sous-sol de la région. Les terrains affleurant ou présents en profondeur appartiennent majoritairement au Carbonifère, avec une prédominance de formations houillères et de dépôts sédimentaires issus d’environnements marins puis deltaïques[6].
Les couches géologiques identifiées autour d’Auvelais comprennent des schistes sombres, siltites, grès et conglomérats, typiques des séries du Westphalien, période marquée par l’alternance de dépôts détritiques et de niveaux charbonneux. Ces formations témoignent d’un bassin subsident où se sont succédé deltas, marécages et apports fluviatiles. Les données issues des affleurements et sondages recensés par le Service géologique de Wallonie confirment la présence de ces unités lithostratigraphiques, ainsi que de structures tectoniques secondaires liées au plissement hercynien, notamment des failles inverses et des plans de schistosité bien développés[7].
La vallée de la Sambre, qui traverse Auvelais, doit sa morphologie à l’érosion quaternaire ayant entaillé les terrains carbonifères. Les versants montrent localement des talus instables et des zones où les anciennes exploitations minières ont modifié la structure du sous-sol. Le Service géologique de Wallonie signale en effet que la région présente divers points d’observation géomorphologique et d’anciens travaux miniers, éléments importants pour comprendre la dynamique du terrain et les risques associés, notamment les affaissements[8].
L’ensemble de ces caractéristiques fait d’Auvelais un secteur représentatif de la géologie sambroise : un sous-sol façonné par l’histoire houillère, structuré par la tectonique hercynienne et remodelé par l’érosion récente. Les données disponibles via la Carte géologique de Wallonie permettent d’en préciser les formations, les structures et les relations stratigraphiques, offrant un cadre scientifique solide pour l’étude du territoire[6].
La Sarthe, Le Voisin, Rominet, Larronnerie, La Vacherie, La Pêcherie, Pont-à-Biesme, Bruyère, Les Tiennes, Seuri, Le Gultia, Grippelotte et Clos du Mayeur.
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Des découvertes archéologiques établissent clairement l'existence d'un peuplement à l'époque romaine. Jusqu'à la fin de l'Ancien régime, le territoire actuel d'Auvelais était divisé en deux parties indépendantes. La première, Auvelais-le-Comté, appartenait pour trois quarts à l'abbaye de Floreffe (comté de Namur) et pour un quart au chapitre de Fosses (principauté de Liège). La seconde, Auvelais-le-Voisin, faisait partie de la principauté de Liège.
À la veille de la Révolution française, le centre d'Auvelais dépendait donc du comté de Namur, tandis que le quartier du Voisin, ainsi que ceux de la Larronnerie et de la Sarthe, relevaient de la principauté de Liège. Ces deux sections constituaient deux communes ou communautés, comme on disait alors, et deux seigneuries distinctes: celle d’Auvelais et celle du Voisin.
Cachet de la mairie d'Auvelais-le-Comté;.
Cachet de la mairie d'Auvelais-le-Voisin;.
À gauche, le cachet d'Auvelais-le-Comté en 1806 et à droite celui d'Auvelais-le-Voisin à la même époque. Des estampilles rares qui rappellent les deux anciennes communes qui composent aujourd’hui Auvelais.
Une pierre datant de 1802 scellée à proximité de la piscine porte l'inscription «Commune des deux Auvelais».
Pierre sculptée contenant l'inscription «Commune des deux Auvelois, l'an 1802» située près de la piscine d'Auvelais.
La ligne de démarcation entre le pays de Liège et le comté de Namur est assez exactement tracée par la nouvelle route d’Eghezée, le chemin de Besonry à Rominet et la rue de la Sarthe jusqu’au pont de Sambre; de là, elle se dirige vers l’intersection des rues du Voisin et des Aises, suit celle-ci jusqu’à la chapelle St-Roch et descend vers la Sambre.
Le , l'armée allemande exécute 44 civils et détruit 127 bâtiments. Ces événements font partie des Atrocités allemandes en 1914[9].
En 1977, à la suite de la loi sur les fusions des communes, Auvelais est fusionnée avec 6 autres communes pour formée l'entité de Basse-Sambre qui deviendra en 1978 sous le nom de Sambreville dont la section d'Auvelais deviendra le siège.
L’église Saint-Victor. L’ancienne église avait été construite en 1833, à l’emplacement de la précédente qui était devenue trop exiguë[12]. Vétusté et trop exiguë, elle fut démolie[13]. La nouvelle église, de style néo-roman, fut prise en possession par la fabrique d’église le , jour de sa bénédiction[14]. Le samedi , la nouvelle église du centre d’Auvelais a été consacrée par l’évêque du diocèse de Namur, Monseigneur Heylen[15].
La chapelle de la Sainte-Vierge, construite en 1871, servait à l’époque aux résidents d’un hospice pour personnes âgées[16].
L’église Sainte-Barbe (La Sarthe). La paroisse de la Sarthe a été créée le par arrêté royal, puis le par décret épiscopal[17]. L'église de style ogival a été construite entre 1906 et 1907 par l'architecte Lange[17]. L'église a subi d'importants dégâts pendant les deux guerres mondiales et, en 1950, a vu la modification de son sanctuaire[17].
L’ancien hôtel de ville se situait aux rues des Deux Auvelais et de l’Hôtel de Ville. La maison communale, autrefois implantée sur la place communale, fut construite en 1833[18],[19]. Un violent incendie a ravagé la ville le lundi [20],[19]. Le deuxième a été aménagé en 1925 et devait aussi devenir l'hôtel de ville de l'entité de Sambreville[21],[22]. Le nouveau complexe administratif, culturel et sportif est inauguré le .
Le phare breton au cimetière français.Le cimetière militaire français et son phare breton: construit par les Allemands en 1917, sur les hauteurs d'Auvelais, donnant sur la Sambre et sur la ville. La nécropole abrite les tombes de 1268 officiers et soldats français. C'est au cimetière militaire d'Auvelais que reposent la plupart des Français tombés à Auvelais, Tamines et Arsimont pendant les journées des 21 et au cours de la Première Guerre mondiale. Dans ce cimetière, un «Phare du Souvenir» rappelant la Bretagne et le sacrifice des Bretons tombés au champ d'honneur a été élevé en 1934, pour le 20e anniversaire, par un comité d'anciens combattants d'Auvelais[23].
Monument aux morts. Il se trouvait sur la place communale, près de l'église[24]. Le monument fut transféré en 1938[25].
La cavalcade d’Auvelais est un cortège folklorique pascal qui s’inscrit dans les traditions les plus anciennes et les plus vivantes de la vallée sambrevilloise. Son origine remonte à 1892, lorsque le bourgmestre Félix Protin mit sur pied un grand défilé de charité destiné à animer les fêtes de Pâques. Le cortège, ouvert par la gendarmerie à cheval et composé de calèches ainsi que de chars tirés par des chevaux de brasserie, prit alors le nom de « cavalcade ». Dès ses débuts, les quartiers d’Auvelais fournirent la majorité des groupes : clowns de la Sarthe-Auvelais et de la Sarthe-Jemeppe, Chinels de la Pêcherie, Canotiers et Sauvages du Voisin, ou encore les chars thématiques tels que La Paix, La Guerre ou Les ancêtres et leurs fils[26].
Au tournant du XXesiècle, la cavalcade était devenue un événement majeur, au point qu’en 1900, il fallait acquitter un droit d’entrée d’un franc pour assister au passage du cortège, soutenu financièrement par le Roi et la Reine. Malgré les interruptions dues aux deux guerres mondiales, la tradition se maintint et se transforma progressivement en un rendez-vous annuel incontournable. La création en 1956 du géant Jean le Porion, figure inspirée de l’histoire minière locale, marque un tournant dans l’identité du défilé. Il fut rejoint en 1966 par Marie d’el Potée, hommage à l’industrie verrière, puis en 2000 par leur fils Maxence, dont le nom évoque le jumelage avec Pont‑Sainte‑Maxence et les anciens moulins d’Auvelais. Ces géants, désormais indissociables du folklore sambrevillois, défilent chaque année et constituent l’un des symboles les plus reconnaissables de la cavalcade[27].
Au fil des décennies, de nombreuses sociétés locales ont contribué à l’animation du cortège : le Conservatoire dès 1897, la Bande à Rustique dans les années 1960‑1970, ou encore la formation musicale Borsalino entre 1975 et 1995. Le défilé s’est également ouvert à des groupes extérieurs, accueillant des harmonies, fanfares, marching bands internationaux, majorettes, Gilles sambrevillois et ensembles folkloriques variés. Les quartiers d’Auvelais Sarthe, Seuris, Ternes, Voisin, Centre ont toujours conservé un rôle central en proposant des chars à thème, rejoints après la fusion communale par ceux de Tamines, Falisolle, Velaine ou Arsimont[26].
Aujourd’hui encore, la cavalcade demeure un événement populaire rassemblant plusieurs centaines de participants et un public nombreux. En 2022, pour le 130ᵉ anniversaire, le cortège réunit 24 groupes et près de 600 participants, mettant particulièrement à l’honneur les géants locaux. L’édition confirma la vitalité du folklore auvelaisien, notamment grâce à la participation de groupes emblématiques comme les Macrâles des Bachères, actifs depuis un quart de siècle. Cette continuité témoigne de l’attachement profond des habitants à une tradition qui, depuis plus d’un siècle, rythme la vie culturelle de Sambreville et renforce les liens entre ses quartiers[28].
Auvelais accueille Le PPA Fest, festival rock-électro organisé depuis neuf ans par le Poste pionnier d'Auvelais (PPA), le Custom Show & Rock'n'Roll chaque année au mois de juillet sur la Grand-Place et les Soirées Fluo au Collège Saint-André de 2011 au 25 octobre 2014 (dernière édition)[Quoi ?].
L’enseignement à Auvelais se caractérise par une offre dense et diversifiée, structurée autour d’un réseau d’écoles fondamentales communales et libres, complété par deux pôles d’enseignement secondaire qui attirent des élèves de l’ensemble de Sambreville. Le paysage scolaire local reflète l’histoire industrielle de la vallée de la Sambre : une urbanisation compacte, une forte proximité entre établissements et quartiers, et une tradition d’ouverture vers les filières techniques et professionnelles.
Au niveau fondamental, Auvelais dispose de plusieurs implantations publiques et confessionnelles. L’École fondamentale autonome Wallonie‑Bruxelles Enseignement d’Auvelais, située rue Félix Willy, constitue l’un des principaux établissements primaires de la localité, accueillant les élèves de la maternelle au primaire dans un cadre urbain central[29]. Le réseau libre est représenté notamment par l’École Saint‑François, rue du Pont à Biesmes, qui assure un enseignement maternel et primaire et s’inscrit dans la continuité des institutions paroissiales historiques de la région[30]. À proximité immédiate, l’implantation d’Arsimont‑Seuris, bien que rattachée administrativement à Sambreville, participe également à l’aire scolaire d’Auvelais, avec une offre maternelle et une immersion linguistique en anglais[31].
L’enseignement secondaire est structuré autour de deux établissements majeurs. Le Collège Saint‑André d’Auvelais, rue des Auges, constitue un pôle important du réseau libre, proposant un enseignement général et technique dans un ensemble de bâtiments implantés au cœur du tissu urbain[30]. Son second site, dit du Voisin, situé un peu plus au nord, complète l’offre en accueillant d’autres sections du secondaire, ce qui en fait l’un des complexes scolaires les plus étendus de la commune[30]. L’enseignement qualifiant est assuré par l’École industrielle et commerciale d’Auvelais, rue Hicguet, qui perpétue la tradition technique de la vallée sambroise en proposant des formations professionnelles et techniques liées aux métiers industriels, commerciaux et administratifs, en lien avec les besoins économiques régionaux[31].
L’ensemble de ces établissements forme un maillage scolaire cohérent, où coexistent réseaux, pédagogies et orientations variées. Cette diversité permet à Auvelais de jouer un rôle éducatif central au sein de Sambreville, en offrant un parcours complet de la maternelle au secondaire supérieur, dans un environnement marqué par la proximité des infrastructures, la continuité historique des institutions et l’adaptation progressive aux évolutions pédagogiques contemporaines.
L’économie d’Auvelais s’inscrit dans la longue trajectoire industrielle de la Basse‑Sambre, où la localité a joué un rôle structurant dès la fin du XIXesiècle. Les archives communales, conservées aux Archives de l’État à Namur, témoignent d’un développement marqué par l’essor des charbonnages, du chemin de fer, des glaceries et de la production d’électricité, qui ont façonné l’urbanisation et l’organisation du territoire entre 1888 et 1977[32]. Parmi les pôles industriels emblématiques figure l’entreprise HMS (Ateliers Heuze, Malevez & Simon), active dans la métallurgie et la fabrication d’équipements spécialisés. Les documents iconographiques et patrimoniaux conservés à la Bibliothèque d’Auvelais illustrent l’importance de ces ateliers, leur personnel nombreux, leurs infrastructures sociales et leur production variée, notamment dans les années 1920 à 1940[33],[34].
Après le déclin des grandes industries lourdes au XXesiècle, l’économie locale s’est progressivement réorientée vers un tissu plus diversifié, mêlant PME, activités artisanales, logistique et services. Le parc d’activité économique d’Auvelais, situé le long de la N98 et géré par le Bureau économique de la Province de Namur, accueille aujourd’hui entreprises et commerces dans un zoning mixte qui prolonge cette dynamique de reconversion[35]. L’ancien site des Glaceries Saint‑Gobain constitue un autre symbole de cette mutation : transformé en vaste espace d’activités, il regroupe désormais environ 400 travailleurs et une quarantaine d’entreprises, dont plusieurs spécialisées dans le traitement des déchets, et affiche un taux d’occupation supérieur à 90 %[35].
L’économie sociale occupe également une place notable dans le paysage auvelaisien. Le site du « Bon Pain », autrefois lié à une tradition coopérative et ouvrière, a fait l’objet de projets de réhabilitation et de valorisation, devenant un lieu emblématique des initiatives locales en matière d’emploi et de solidarité. Les dossiers patrimoniaux et historiques du CARHOP et de la Bibliothèque d’Auvelais retracent cette évolution, depuis les coopératives du début du XXesiècle jusqu’aux projets contemporains de revitalisation économique et sociale[36].
Les services de santé d’Auvelais, localité de l’entité de Sambreville, se structurent autour d’un ensemble d’institutions hospitalières, médico‑sociales et de soins de proximité qui assurent une couverture sanitaire complète pour la population locale. L’établissement central est le CHRSM – Site Sambre, hôpital général situé rue Chère Voie, qui propose des services d’urgences, de médecine spécialisée, d’hospitalisation et de consultations externes[37]. Autour de ce pôle hospitalier gravitent plusieurs structures de soins primaires, dont le centre médical All‑Thi‑Soins, offrant des consultations généralistes et paramédicales, et la Maison médicale La Bruyère, qui fonctionne selon un modèle pluridisciplinaire intégrant médecine générale, prévention et suivi communautaire[38],[39].
Les services à domicile occupent une place importante dans l’organisation sanitaire locale, avec des structures telles que Sambre Soins, spécialisée dans l’accompagnement infirmier et l’aide quotidienne, ainsi que des infirmiers indépendants assurant une permanence continue pour les soins à domicile[40]. La prise en charge des personnes âgées est assurée par des établissements comme Les Charmilles, maison de repos et de soins offrant hébergement, encadrement médical et activités adaptées[41]. Les besoins en soins palliatifs sont couverts par le centre L’Acacia, qui propose un accompagnement spécialisé aux patients en fin de vie et à leurs familles[42].
Enfin, la présence du Centre de Santé Provincial contribue à la dimension préventive et éducative de l’offre sanitaire, notamment par des actions de dépistage, de vaccination et de promotion de la santé publique . L’ensemble de ces services forme un réseau cohérent, combinant soins hospitaliers, médecine de proximité, accompagnement social et prise en charge spécialisée, permettant à Auvelais de disposer d’une offre de santé diversifiée et accessible.
Les transports à Auvelais s’articulent autour d’un réseau ferroviaire, routier et d’autobus qui reflète la position de la localité dans l’axe structurant de la Sambre. La gare d’Auvelais constitue le principal nœud de mobilité : elle est intégrée au réseau national exploité par la SNCB, qui assure l’ensemble du trafic ferroviaire intérieur en Belgique. Les voyageurs y accèdent aux services habituels du rail belge, notamment la planification d’itinéraires via le planificateur en ligne et l’application mobile, lesquels tiennent compte des informations en temps réel concernant retards, suppressions ou travaux sur les voies. Les billets, abonnements et autres formules tarifaires peuvent être achetés aux guichets, aux automates ou en ligne, conformément aux pratiques standardisées du réseau national[43]. La gare d’Auvelais s’inscrit dans un maillage régional dense, avec des correspondances vers les gares voisines de Tamines et Jemeppe-sur-Sambre, toutes deux également intégrées au réseau SNCB et situées dans le même bassin de mobilité[44].
Le transport par autobus est assuré par le TEC, opérateur responsable de l’ensemble du réseau wallon. Plusieurs arrêts structurent la desserte locale, notamment Auvelais Gare SNCB, Auvelais Centre et les arrêts de la rue du Docteur Romedenne, qui assurent la connexion entre le centre urbain, la gare et les quartiers périphériques. Le réseau de bus complète ainsi le rail en couvrant des zones non desservies par celui-ci, conformément à l’organisation générale du transport public belge où les bus constituent un maillage fin du territoire[44].
Le système routier d’Auvelais s’insère dans la trame viaire du sillon sambro-mosan, avec des axes reliant rapidement la localité aux pôles voisins de Sambreville, Tamines et Charleroi. Bien que les sources consultées ne détaillent pas spécifiquement les routes locales, l’organisation générale du transport en Belgique montre que ces axes jouent un rôle complémentaire au rail et aux bus, facilitant les déplacements intercommunaux et l’accès aux infrastructures régionales.
Auvelais est traversée par les nationales 90 de Mons à Liège, 98 de Ligny à Vodecée et la 930 qui va d'Ornoz à Vitrival.
Le sport à Auvelais s’inscrit dans un paysage local où infrastructures modernes, clubs historiques et événements d’envergure régionale structurent une pratique particulièrement diversifiée. La commune dispose d’équipements sportifs majeurs, dont le Hall omnisports d’Auvelais, situé rue de Pont‑Sainte‑Maxence, qui constitue l’un des pôles centraux de l’activité physique locale, accueillant arts martiaux, sports collectifs et compétitions régulières[45]. À proximité, le complexe Sportsa, rue des Auges, complète cette offre par des installations polyvalentes utilisées pour l’entraînement, les tournois et les activités scolaires ou associatives[45]. La pratique individuelle est également bien représentée grâce à des salles de remise en forme telles que Héphaïstos Fitness, avenue de la Libération, ou le Basic‑Fit 24/7 de la rue de l’Essor, fréquentés par un public varié recherchant musculation, cardio‑training ou préparation physique générale[45].
Le tissu sportif auvelaisien s’appuie sur plusieurs clubs structurants. Le club de football UBS Auvelais, implanté rue du Pont‑à‑Biesmes, perpétue une tradition locale ancienne du ballon rond et accueille de nombreuses équipes de jeunes et de seniors engagées dans les compétitions régionales[46]. Les disciplines de combat sont représentées par des associations comme le Bushido Club ABS, actif dans les arts martiaux et les sports de défense, qui contribue à la formation technique et à la diffusion de ces pratiques dans la commune[45]. Le tennis et les sports de raquette trouvent leur place via des structures telles que le TCBS Tamines, situé à quelques minutes d’Auvelais et fréquenté par de nombreux habitants de la localité[45].
Auvelais se distingue également par son rôle dans l’organisation d’événements sportifs d’ampleur régionale. Le Grand Prix de Wallonie, épreuve cycliste cyclosportive, prévoit un départ depuis Sambreville, avec plusieurs parcours de 60 à 125 km, mobilisant chaque année un large public de cyclistes amateurs et confirmés; l’édition 2026 part notamment du pavillon Butacide, rue François Sarteel, à quelques centaines de mètres du centre d’Auvelais[47],[48]. La commune accueille aussi des compétitions ponctuelles inscrites dans l’agenda local, comme des tournois de football, des rencontres de futsal, ou encore des galas de boxe thaï organisés au hall omnisports, témoignant d’une programmation sportive dense et variée[49].
La course à pied et les sports de pleine nature bénéficient d’un environnement régional dynamique: de nombreuses épreuves se déroulent dans un rayon proche d’Auvelais, notamment des trails, joggings et triathlons, qui attirent régulièrement les habitants de la commune. Parmi les plus proches figurent le Trail de Saint‑Martin à Balâtre, à seulement 3 km, ou encore les multiples courses listées dans les calendriers régionaux pour 2026‑2027, montrant l’intégration d’Auvelais dans un réseau sportif intercommunal très actif .
Bernard Perpete comédien et animateur de télévision et radio décédé à l'âge de 45 ans, il avait notamment animé les émissions de télévision Bon week-end et Double 7 pour la RTBF. Il poursuivait également une carrière théâtrale.
↑Jean Germain, Les Noms officiels des communes de Wallonie, de Bruxelles-Capitale et de la Communauté germanophone: Évolution et fixation orthographique des toponymes majeures de 1795 à nos jours avec indication de la prononciation française (API), de la forme régionale wallonne et du gentilé, Louvain-Paris, Peeters, coll.«Mémoires de la Commission royale de toponymie et de dialectologie. Section wallonne» (no27), , 410p. (ISBN978-9-042944-01-5), p.43.
↑Julien Laurent, Louise Derycke et Marc Focant, Inventaire des archives de la commune d’Auvelais: Dépôt 2025 (1888-1977 (1991)), State Archives of Belgium, (ISBN978-94-6391-625-7, lire en ligne)