La bombe BLU-109 est une bombe américaine anti-abris souterrains (dite Bunker buster en anglais) de 874 kg entrée en service en 1985. Il en existe une version comme bombe guidée par GPS (acronyme anglais JDAM), dotée d'un kit de guidage GPS. Elle peut aussi être équipée de kits d'armement air-sol modulaire (sigle anglais AASM) de propulsion et guidage GPS-inertiel ou imageur infrarouge, ou encore d'un laser de l'équipementier Safran[1].

BLU-109
Image illustrative de l'article BLU-109
Une bombe guidée GBU-31(V)3B, à charge pénétrante BLU-109 accrochée à un F-15E.
Présentation
Type Bunker buster
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Date de création 1985-1990
Fabricant Lockheed puis Lockheed Martin
Utilisateur(s) Drapeau des États-Unis États-Unis

Drapeau de la France France

Période d’utilisation 1985-présent
Caractéristiques
Longueur 2,41 m
Diamètre 370 mm
Masse 874 kg
Explosif Tritonal
Quantité d'explosif 240 kg

Elle peut détruire une cible à près de 7 mètres de profondeur. Elle a notamment été utilisée pendant la guerre du Kosovo en 1999 et durant la Seconde Guerre du Golfe en 2003 contre les bunkers de l'état-major irakien.

Des bombes BLU-109 pourraient également avoir été mises en oeuvre le à Beyrouth, lors du bombardement massif opéré par l'armée israélienne ayant conduit au décès de Hassan Nasrallah et d'une partie de l'état-major du Hezbollah[2].

BLU-118

modifier

La BLU-118/B est une version de la BLU-109 ; elle reprend exactement la même enveloppe, mais elle contient du SFAE, [solid fuel air explosive] en anglais, un explosif solide à effet thermobarique. Cette version est destinée à la dévastation de tunnels, elle est disponible en 2001 pour une utilisation en Afghanistan[3],[4].

Autre développement

modifier

En 2015, General Dynamics a lancé un développement de 7,2 millions de dollars d'une version appelée HAMMER, qui est destinée à détruire les substances chimiques et biologiques en répandant des dizaines de boules de feu cinétiques incendiaires (Kinetic Fireballs Incendiaries, KFI en anglais) (absence d'explosion) à l'intérieur d'un bunker. Les KFI sont issus du programme Small Business Innovation Research (en) (SBIR) d'Exquadrum, Inc. d'Adelanto, en Californie[5],[6].

Matériel concurrent

modifier

ARESIA (ex-Rafaut) développe en France une bombe équivalente, la P1000[1],[7], testée début 2025 par la DGA[8].

Notes et références

modifier
  1. 1 2 « La DGA prononce la qualification de la munition AASM 1000 pour l'avion de combat Rafale », sur Ministère des armées, (consulté le )
  2. « Liban : que sont les bombes «anti-bunker», soupçonnées d’avoir éliminé l’ancien chef du Hezbollah ? », sur Le Figaro, (consulté le )
  3. « BLU-118/B Thermobaric Weapon Demonstration / Hard Target Defeat Program », sur GlobalSecurity.org (consulté le )
  4. Robert Little, « A race to get a new bomb for cave war » [archive du ], sur The Baltimore Sun (consulté le )
  5. (en) « BLU-118/B Thermobaric Weapon », sur GlobalSecurity.org (consulté le ).
  6. « tribpub.com/gdpr/baltimoresun.… »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?).
  7. Vincent Lamigeon, « Aéronautique: l'entreprise Aresia s'arme pour l'économie de guerre », sur Challenges, (consulté le )
  8. Direction générale de l'armement - Essai de missiles, « Essai bombe P1000 », sur Youtube, (consulté le )