Safran (entreprise)

groupe industriel et technologique français

Safran est un groupe industriel et technologique français, présent au niveau international dans les domaines de l’aéronautique, de l'espace et de la défense. Il est créé en 2005 lors de la fusion entre Snecma et Sagem. Depuis , il est coté au CAC 40.

Safran
logo de Safran (entreprise)
Logo de Safran.
illustration de Safran (entreprise)
SAFRAN à Casablanca route de Nouaceur

Création 11 mai 2005 (fusion de Snecma et Sagem)
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration
Action Euronext : SAF
Slogan Key missions, key technologies (2010)
Powered by Trust (2016)
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Direction Olivier Andriès, Directeur Général, Ross McInnes, Président
Actionnaires voir tableau
Activité Concepteur et producteur de moteurs d’avions, d’hélicoptères et de fusées, d’équipements aéronautiques et de défense
Produits Moteur d'avion et moteur d'hélicoptère (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Filiales Safran Aero Boosters
Safran Aerosystems
Safran Aircraft Engines
Safran Cabin
Safran Ceramics
Safran Electrical & Power
Safran Electronics & Defense
Safran Engineering Services
Safran Filtration System
Safran Helicopter Engines
Safran Landing Systems
Safran Nacelles
Safran Passenger Solutions
Safran Reosc
Safran Seats
Safran Transmission Systems
ArianeGroup (50 %)
Aero Gearbox International (50 %)
Effectif 110 535 (2025)[1]
SIREN 562082909Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.safran-group.com

Chiffre d'affaires en augmentation31,3 milliards d'euros (2025)[2]
27,3 milliards d'€ (2024)
Résultat net en augmentation3 174 millions d'euros (2025, données ajustées)[1]
3 068 millions d'euros (2024)
Société précédente Groupe Snecma (d) et SagemVoir et modifier les données sur Wikidata

Ses métiers sont la conception et la production de moteurs d’avions, d’hélicoptères et de fusées, d’équipements aéronautiques et de défense.

Après l’absorption de Zodiac Aerospace en 2018, le groupe compte plus de 100 000 employés en 2025.

Safran se classe en 2025 au 29e rang mondial pour la production d'armement[3].

Historique

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Gnome et Rhône est créée en 1905, puis nationalisée en 1945 pour devenir la Société nationale d’étude et de construction de moteurs d’aviation (Snecma). Elle se consacre à la fabrication de moteurs d’avions. Hispano-Suiza rejoint le groupe en 1968, suivi par Messier-Bugatti en 1977, Turboméca et Labinal en 2000. Le , l'État français privatise la Snecma en mettant en bourse 35 % du capital[4] pour une recette de 1,3 milliard d'euros.

Fondée en 1925, la Société d’applications générales d’électricité et de mécanique (SAGEM) est une entreprise française contrôlée par ses salariés, elle avait une activité très diversifiée, de la défense aux téléscripteurs en passant par des équipements aéronautiques comme les centrales inertielles. En 2004, elle comporte deux branches : télécommunications et défense sécurité.

Le principe de la fusion entre Sagem et Snecma est annoncé en [5]. Elle permet d'achever la privatisation de Snecma en douceur[6]. Lors de la constitution du groupe, Jean-Paul Béchat (ex-Snecma) est le président du directoire et Mario Colaiacovo (ex-Sagem) est le président du conseil de surveillance. Les tensions sont fortes entre les dirigeants des deux anciennes entreprises[7]. En , Grégoire Olivier, ancien président du directoire de Sagem pressenti pour prendre la place de Jean-Paul Béchat, quitte le groupe[8]. Après intervention de Bercy, les deux dirigeants sont remerciés en 2007[9].

Lors de l’année 2008, la branche communication est cédée[10]. En , Areva vend une grande partie de ses actions[11]. Safran entre au CAC 40 le [12].

En , Safran et le groupe Airbus annoncent leur volonté de créer Airbus Safran Launchers, une coentreprise dans le domaine des lanceurs spatiaux[13], afin de concurrencer l’américain SpaceX. Les deux groupes voudraient à terme reprendre les activités actuellement confiées à Arianespace et au Centre national d'études spatiales[14].

En 2016, toutes les sociétés du groupe prennent le nom Safran[15].

Le groupe se recentre sur le métier de l’aéronautique, tout en préservant son expertise dans le domaine de l'espace et de la défense. Tout d’abord, Safran vend sa filiale Morpho pour 2,4 milliards de dollars au fonds d'investissement Advent International, propriétaire d’Oberthur Technologies[16],[17]. Puis, entre 2017 et 2018, Safran rachète Zodiac Aerospace pour environ 8,7 milliards d’euros, reprise de dettes comprise. Les familles actionnaires de Zodiac, le Fonds stratégique de participation (FSP) et le FFP, la société d'investissement de la famille Peugeot, détiennent ensemble 10 % du capital, soit autant que l’État. La marque « Zodiac Aerospace » disparaît[18],[19],[20],[21],[22],[23].

Au mois d', Safran voit son chiffre d'affaires divisé par deux par rapport à l'année précédente, la faute à la crise du secteur aérien directement liée au Covid-19[24]. La trésorerie de Safran s'élève toutefois à 3,25 milliards d'euros au [25],[26].
En 2020, malgré la pandémie, Safran parvient à dégager un bénéfice net de 352 millions d'euros[27].

En , Safran et TotalEnergies annoncent un accord pour développer le recours aux carburants d'aviation durables (SAF) afin de limiter l'empreinte écologique de leurs actions[28]. Ces carburants, qui représentent en 2019 moins de 0,1 % des 360 milliards de litres de carburant utilisés par l'aviation, doivent atteindre une part de 2 % en 2025 et 5 % en 2030[29].

En raison de pots-de-vin versés en Chine par ses filiales entre 1999 et 2015, pour solder un différend avec le ministère américain de la Justice, Safran s'engage en à verser 17,2 millions de dollars[30].

Le , Safran annonce entrer en « négociations exclusives » avec Air liquide pour acquérir ses activités oxygène aéronautique[31].

En 2023, Safran annonce l'acquisition des activités commandes de vol et actionnement de Collins Aerospace pour 1,8 milliard de dollars[32], l'achat étant finalisé en . Cette branche de Collins emploie 4 000 personnes sur huit sites européens (Royaume-Uni, Italie, France) et en Asie, aux États-Unis et en Inde, générant en 2024 un chiffre d’affaires de 1,55 milliard de dollars et un EBITDA de 130 millions de dollars[33].

En , Safran est autorisé par le gouvernement italien à racheter Microtecnica[34].

Le , Safran annonce l'acquisition pour environ 220 millions d'euros de l'entreprise française spécialisée dans l'IA, Preligens[35]. Preligens est alors renommée en Safran.AI et est rattachée à Safran Electronics & Defense.

En 2024, le bénéfice net du groupe bondit de 51 % à 3 milliards d'euros[36]. En octobre, Safran annonce investir dans un plan d'un milliard d'euros pour recruter 4 000 collaborateurs dans le monde.

En , Safran entre en négociations exclusives en vue d'acquérir l'entreprise française Exail Technologies, spécialisée notamment dans les drones sous-marins, pour une valorisation d'environ 2,2 milliards d'euros[37]. Les discussions prennent fin le sans accord, les parties n'étant pas parvenues à s'entendre sur les conditions de l'opération[38].

Chronologie

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Zodiac Marine and PoolZodiac AerospaceSagemcomMorpho (entreprise)MobiwireSociété d’applications générales d’électricité et de mécaniqueSociété d’application téléphoniqueSociété de fabrication d’instruments de mesureSOM-BerthiotSociété de fabrication d’instruments de mesureOptique et précision de LevalloisLabinalTurbomécaSociété de construction des avions Hurel-DuboisIdemiaSMA EnginesLaboratoire de recherches balistiques et aérodynamiquesSociété européenne de propulsionÉtablissements RégnierClerget-BlinAvions VoisinSociété nationale d'étude et de construction de moteurs d'aviationGnome et RhôneArianeGroupLorraine-DietrichLorraine-DietrichRenaultCaudron-RenaultSociété des avions CaudronBugattiSafran Transmission SystemsSociété alsacienne de constructions mécaniquesMessier-BugattiGeorge MessierGeorge DowtyTechspace AeroFN HerstalSociété nationale des poudres et des explosifs

Identité visuelle (logotype)

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Chiffres clés

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Évolution de la répartition du capital, des données financières, et des effectifs
Année Flottant État français Salariés Areva Autodétention,
autocontrôle
Chiffre d’affaires
ajusté (M€)
Résultat net ajusté,
part du groupe (M€)
Effectifs
2007[39] 38,79 %30,41 %19,96 %7,38 %1,39 %10 3213963 262
2009[40] 38,14 %30,20 %20,09 %7,38 %4,19 %10 44837654 872
2011[41] 51,96 %30,20 %15,98 %1,86 %11 7361 18959 805
2013[42] 62,75 %22,41 %14,70 %0,14 %14 4951 19366 289
2015[43] 70,89 %15,39 %13,57 %0,15 %15 5361 48270 087
2016[44] 73,7 %14 %11,9 %0,4 %15 7811 80466 490
2017[45] 78,2 %13,1 %6,9 %1,8 %16 52158 000
2018[46] 80,2 %11 %6,9 %1,9 %21 05092 000
2019 81,4 %11,2 %6,8 %0,6 %24 64095 000
2020 81,4 %11,2 %7,3 %0,1 %16 49878 892
2021 81,7 %11,2 %7 %0,1 %15 30076 800
2022[47] 81,40 %11,23 %6,74 %0,63 %19 0351 17883 276
2023[48] 79,43 %11,23 %6,13 %3,21 %23 1992 02891 984
2024[48] 81,04 %11,58 %5,76 %1,62 %27 3173 06899 364
2025[1] 82,39 %11,72 %5,55 %0,34 %31 3293 174110 535

Les données financières ajustées étant issues des rapports annuels, la comparaison entre les années est difficile. Notamment, les chiffres sont en euros courants et les périmètres de consolidation varient. Les données d'actionnariat et d'effectifs sont arrêtées au 31 décembre de chaque exercice.

Métiers et sociétés du groupe

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En 2019, une nouvelle organisation regroupe les sociétés en trois secteurs d'activités[49] :

Propulsion aéronautique et spatiale

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Safran Aircraft Engines

Safran Aircraft Engines, anciennement Snecma, est un motoriste aéronautique et spatial, il conçoit, développe, produit, et commercialise, seul ou en partenariat, des moteurs pour avions civils et militaires, lanceurs spatiaux et satellites. Il assure la maintenance et le support pour ses appareils.

Le principal succès de Safran est le moteur CFM56 fabriqué et commercialisé par la société CFM International, une coentreprise à parité entre Safran Aircraft Engines et l’américain General Electric. En trente années d’existence, ce moteur, destiné aux avions civils moyen-courrier, a été vendu à plus de 20 000 exemplaires. Un A320 sur deux en est équipé, tous les B737 en sont équipés. Safran réalise la moitié de son chiffre d’affaires dans la propulsion.

Safran Helicopter Engines

Motoriste aéronautique, Safran Helicopter Engines, anciennement Turboméca, conçoit, développe, produit, et commercialise, seul ou en partenariat, des turbomachines pour hélicoptères civils, parapublics et militaires. Il assure la maintenance et le support pour ses appareils.

Safran Power Units est une filiale de Safran Helicopter Engines.

Safran Aero Boosters

Safran Aero Boosters, anciennement Techspace Aero, conçoit, développe et produit des modules, des équipements pour moteurs d’avions (civils et militaires) et d’engins spatiaux. La société est aussi spécialisée dans la conception, l’installation et la modernisation de bancs d’essais, sous la marque Safran Test Cells.

Safran Transmission Systems

Safran Transmission Systems, anciennement Hispano-Suiza, est spécialiste de l’extraction et de la gestion de puissance pour moteurs d’avions et d’hélicoptères civils et militaires.

ArianeGroup

La co-entreprise ArianeGroup, anciennement Airbus Safran Launchers, est spécialisée dans les lanceurs.

Équipements aéronautiques

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Safran Nacelles

Safran Nacelles, anciennement Aircelle, fournit des nacelles complètes pour moteurs d’avions ainsi que le support et les services associés, des matériaux composites pour aérostructures. Il est le nacelliste intégrateur des deux motorisations de l’Airbus A380.

Safran System Aerostructures, localisé à Florange, est une filiale de Safran Nacelles.

Safran Landing Systems

Concepteur et fabricant de trains et de systèmes d’atterrissage, Safran Landing Systems, anciennement Messier-Bugatti-Dowty, équipe plus de 19 000 appareils, avions civils, avions militaires et hélicoptères. C’est un acteur majeur des systèmes d’atterrissage et de freinage (roues et freins carbone, extension/rétraction des trains, calculateurs de freinage, hydraulique…) pour l’aéronautique. Présent sur les marchés civil et militaire, il équipe les programmes Airbus, de l'A300 à l'A350, mais aussi Boeing (767ER, 777ER, 737 NG et le programme 787). Il est enfin présent sur l'aviation d'affaires et régionale (Dassault, ATR et sélectionné pour le prochain Learjet 85).

Safran Electrical & Power

Spécialiste des systèmes de câblages électriques et de l’électronique de puissance pour l’aéronautique, Safran Electrical & Power (formé des parties de Labinal et d’Hispano-Suiza) est fournisseur de Boeing et d’Airbus, pour l’ensemble des programmes civils tels que l’A380 et le B787 Dreamliner ainsi que le programme militaire A400M. Dans le domaine militaire, il équipe de nombreux avions.

Safran Engineering Services est une filiale de Safran Electrical & Power.

Safran Electronics & Defense

Safran Electronics & Defense, anciennement Sagem, propose des solutions et des services en optronique, avionique, actionneurs, navigation, électronique et logiciels critiques pour les applications civiles et de défense aérospatiales, terrestres et navales.

Safran Aerosystems

Présent à bord de la plupart des programmes d'avions commerciaux, régionaux et d'affaires et d'hélicoptères, Safran Aerosystems conçoit, développe et produit des systèmes aéronautiques de distribution électrique, des systèmes gonflables de sécurité et des systèmes de gestion des eaux et déchets. Issue du rachat de Zodiac, la société est également un acteur majeur des systèmes oxygène, de divertissement à bord, de télémesure et de communications et des systèmes carburant.

Équipements intérieurs

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Safran Cabin

Safran Cabin fournit les cabines intégrées, les coffres à bagages, les cuisines et équipements de service à bord, les cabinets de toilettes, les espaces de repos pour équipage et conteneurs de fret. Issue du rachat de Zodiac, la société équipe les avions régionaux, moyens et long-courriers, l’aviation d’affaires et militaire.

Safran Seats

Issue du rachat de Zodiac, Safran Seats propose des sièges d’avion, pour équipage et passagers. 1 million de sièges fabriqués par Safran Seats sont actuellement en service dans les flottes aériennes mondiales.

Safran Passenger Solutions

Société la plus récente du groupe (créée en 2019), elle intègre les équipements complexes des cabines et les solutions axées sur le confort passager (gestion de l'eau et des déchets et divertissements à bord).

Autres filiales

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Safran Ceramics est spécialisée dans les matériaux composites thermostructuraux et céramiques.

Safran Engineering Services, filiale de Safran Electrical & Power, propose des services d’ingénierie à valeur ajoutée, avec expertise et gestion de projet dans différents domaines : systèmes électriques, aérostructures, mécanique, logiciels, ingénierie système.

Safran Tech est chargé de l'organisation de la R&T (recherche et technologie) du groupe.

Safran Martin-Baker France, filiale de Safran et de Martin-Baker construit les sièges éjectables des avions militaires français.

Safran Aero Composite, coentreprise avec Albany International (en), spécialisé dans la fabrication des aubes en composites, implantée à Rochester, Commercy et Mexico.

Organisation

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Le siège de Safran, dans le 15e arrondissement de Paris.

Capital

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Au , le capital social s'élève à 83 668 925,20 euros, divisé en 418 344 626 actions de 0,20 € chacune, dont 111 853 841 bénéficient d'un droit de vote double. La répartition du capital et des droits de vote est la suivante[1] :

Répartition du capital au 31 décembre 2025
Actionnaires Nombre d'actions % du capital % des droits de vote exerçables
Public 344 630 86682,39 %73,08 %
dont TCI Fund Management Limited 33 883 8408,1 %9,64 %
dont BlackRock 22 172 2275,3 %4,19 %
État français (Agence des participations de l'État) 49 050 84611,72 %18,35 %
Salariés 23 232 5085,55 %8,57 %
dont FCPE Safran Investissement 20 339 0804,86 %7,69 %
Autodétention 1 430 4060,34 %
Total 418 344 626100 %100 %

Aucun autre actionnaire ne détenait plus de 5 % du capital ou des droits de vote à cette date[1].

Dirigeants

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Au , les membres du conseil d’administration sont[50] :

  • Ross McInnes, président du conseil d'administration
  • Olivier Andriès, directeur général et administrateur
  • Anne Aubert, administratrice représentant les salariés actionnaires
  • Valérie Baudson, administratrice indépendante, présidente du comité des nominations et des rémunérations
  • Anne Bouverot, administratrice indépendante
  • Fabrice Brégier, administrateur indépendant
  • Christèle Debarenne-Fievet, administratrice représentant les salariés
  • Pascale Dosda, administratrice représentant les salariés actionnaires
  • Laurent Guillot, administrateur indépendant, président du comité d'audit et des risques
  • Ivan Hardouin, administrateur représentant les salariés
  • Alexandre Lahousse, administrateur nommé sur proposition de l'État
  • Fabienne Lecorvaisier, administratrice indépendante
  • Patrick Pélata, administrateur référent, président du comité innovation, technologie et climat
  • Robert Peugeot, administrateur indépendant
  • Chloé Raison, représentante de l'État
  • Daniela Schwarzer, administratrice indépendante

Le conseil compte huit administrateurs indépendants, un représentant de l'État et un administrateur proposé par l'État, deux représentants des salariés actionnaires et deux représentants des salariés[50].

Dirigeants historiques

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De 2005 à 2011, Safran est administrée par un directoire et un conseil de surveillance. La société adopte la forme à conseil d'administration en 2011.

Les concurrents

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Sur le segment des moteurs pour avions civils et militaires et pour hélicoptères, Safran rencontre quatre acteurs : General Electric (États-Unis), Rolls-Royce (Royaume-Uni), Pratt & Whitney (États-Unis & Canada) et Honeywell (États-Unis). Dans l’activité équipements, la concurrence est plus nombreuse et diversifiée :

Dans la défense et l’avionique, le principal concurrent est le groupe français Thales.

Safran ayant également repris le développement de drones tactiques (Sagem Sperwer et Patroller), ses principaux concurrents sont AAI Corp (États-Unis), IAI (Israël) et Thales.

Safran II.

Communication

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Mécénat

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Depuis sa création jusqu’en 2017, Safran a soutenu les navigateurs Marc Guillemot à bord de Safran puis Morgan Lagravière à bord de Safran II. Ce mécénat était pensé pour accompagner la fusion de Snecma/Sagem et rassembler les salariés du groupe autour d’un projet fédérateur[54].

Lobbying

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Safran exerce un lobbying[55],[56],[57],[58] notamment dirigé en 2024 contre l'interdiction des polluants éternels[59], et pour la vidéosurveillance automatisée[60].

Safran est inscrit depuis 2017 comme représentant d'intérêts auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique et déclare en 2023 des dépenses de lobbying comprises entre 300 000 et 400 000 euros, avec un nombre de personnes employées dans le cadre des activités de représentation d’intérêts équivalent à 2 personnes en temps plein travaillé[61].

L'entreprise est inscrite depuis 2009 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne et déclare en 2023 des dépenses d'un montant compris entre 400 000 et 500 000 euros[62].

L'entreprise déclare avoir exercé des activités de lobbying auprès des institutions des États-Unis pour un montant de 990 000 dollars en 2017[63].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 « Document d'enregistrement universel 2025 », sur safran-group.com, (consulté le ), p. 486-487.
  2. « Safran annonce une excellente performance financière 2025 et relève ses ambitions 2028 », sur safran-group.com, (consulté le ).
  3. D'après (en) Defense News Top 100 Liste pour 2025
  4. « SNECMA », sur journal-officiel.gouv.fr (consulté le )
  5. « Fusion surprise de Snecma et Sagem » [archive], sur usinenouvelle.com,
  6. « Quand Snecma et Sagem s'unissent pour devenir Safran », Le Monde, (lire en ligne)
  7. « Du poivre chez Safran », sur lepoint.fr
  8. « Béchat fait le ménage », sur lepoint.fr
  9. 1 2 « SOS Francis Mer », sur lepoint.fr,
  10. « Safran lâche les mobiles Sagem au fonds Sofinnova », sur usinenouvelle.com
  11. « Areva lance la vente de la majorité de ses actions Safran », sur www.usinenouvelle.com
  12. Rémy Maucourt, « Safran entre dans le CAC40 », sur usinenouvelle.com,
  13. Airbus et Safran unissent leurs forces dans les lanceurs spatiaux, le Monde - 03/12/2014
  14. Michel Cabirol, « Airbus et Safran lancent une OPA sur les activités spatiales de l'État », sur latribune.fr,
  15. Bruno Trévidic, « Philippe Petitcolin : « Toutes les sociétés du groupe s’appelleront Safran » », sur lesechos.fr,
  16. « Safran a-t-il raison de vendre sa pépite Morpho? », sur Challenges (consulté le )
  17. Isabelle Chaperon et Guy Dutheil, « Safran vend sa filiale biométrie à Oberthur », Le Monde, (lire en ligne)
  18. Safran et Zodiac Aerospace, un nouveau leader mondial de l’aéronautique, communiqué officiel de Safran et Zodiac Aerospace, 19 janvier 2017
  19. Bruno Trevidic, Anne Bauer, « Pourquoi le rachat de Zodiac par Safran était écrit », Les Échos, (lire en ligne)
  20. Véronique Guillermard, « Safran-Zodiac : les dessous d'un rachat éclair », Le Figaro, (lire en ligne)
  21. Fabrice Gliszczynski, « Safran-Zodiac : ce qui peut faitre capoter le deal », La Tribune, (lire en ligne)
  22. Vincent Lamigeon, « L’histoire secrète de la fusion Safran-Zodiac Aerospace », sur www.challenges.fr,
  23. Guy Dutheil, « Aéronautique : Safran avalise l’absorption de l’équipementier Zodiac », Le Monde, (lire en ligne)
  24. Zone Bourse, « Safran a vu son chiffre d'affaires divisé par deux en avril », sur zonebourse.com (consulté le )
  25. « Safran a vu son chiffre d'affaires divisé par deux en avril », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
  26. « Safran a vu son chiffre d'affaires divisé par deux en avril », sur Boursorama, (consulté le )
  27. « Safran dégage un bénéfice net de 352 millions d'euros en 2020 malgré la pandémie », sur Le Figaro (consulté le )
  28. « Partenariat entre TotalEnergies et Safran sur les carburants d'aviation durables », sur lefigaro.fr (consulté le )
  29. « TotalEnergies et Safran s'unissent dans la « décarbonation » de l'aérien », sur Capital.fr, (consulté le )
  30. « Pots-de-vin en Chine : amende salée pour Safran aux États-Unis », sur MSN (consulté le )
  31. Challenges.fr, « Avec Air Liquide, Safran veut renforcer sa présence dans le domaine militaire », sur Challenges, (consulté le )
  32. Hassan Meddah, « Les 5 bonnes raisons qui poussent Safran à racheter les activités de commandes de vol de l’américain Collins Aerospace », L'Usine nouvelle, (lire en ligne)
  33. « Safran acquiert les activités d’actionnement et de commandes de vol de Collins Aerospace », sur Air et Cosmos, (consulté le )
  34. « Safran finalement autorisé à racheter Microtecnica », sur Le Figaro, (consulté le )
  35. « Défense et renseignement : Safran acquiert Preligens, pépite française de l’intelligence artificielle », sur Le Figaro, (consulté le )
  36. « Le bénéfice net de Safran bondit de 51% en 2024 », sur Le Figaro, (consulté le )
  37. Olivier Pinaud, « Safran veut racheter le fabricant français de drones sous-marins Exail » Accès payant, sur Le Monde, .
  38. « Safran annonce la fin des négociations concernant le projet d'acquisition d'Exail Technologies », sur safran-group.com, (consulté le ).
  39. Rapport annuel 2007
  40. Rapport annuel 2009
  41. Rapport annuel 2011
  42. Rapport annuel 2013
  43. Rapport annuel 2015
  44. Rapport annuel 2016
  45. Communiqué financier - résultats 2017
  46. « Structure du capital et des droits de vote », sur Safran, (consulté le )
  47. « Document d'enregistrement universel 2023 », sur safran-group.com, (consulté le ).
  48. 1 2 « Document d'enregistrement universel 2024 », sur safran-group.com, (consulté le ).
  49. Safran modifie le pilotage opérationnel de ses activités d’équipements.
  50. 1 2 « Gouvernance », sur safran-group.com (consulté le ).
  51. « Jean-Paul Herteman prend la tête de Safran », sur usinenouvelle.com,
  52. Véronique Guillermard, Yann Le Galès, « Herteman récolte les fruits de la relance de Safran », sur lefigaro.fr,
  53. « Olivier Andriès prend les commandes de Safran », sur lefigaro.fr (consulté le )
  54. « Safran se retire du sponsoring nautique », sur courseaularge.com,
  55. « Safran pioche chez Eurenco sa nouvelle directrice des affaires publiques », sur La Lettre, (consulté le )
  56. « Le lobbyiste de Safran attendu chez Airbus », sur l'Informé, (consulté le )
  57. « Safran recrute au lobby de l'armement terrestre pour ses affaires publiques », sur La Lettre, (consulté le )
  58. « Safran », sur Observatoire des multinationales (consulté le )
  59. « Le lobby de la défense en embuscade contre l'interdiction des "polluants éternels" », sur La Lettre, (consulté le )
  60. « Vidéosurveillance biométrique aux JO de Paris : la victoire d'un lobby », sur Basta!, (consulté le )
  61. « Fiche Safran », sur hatvp.fr (consulté le )
  62. « données relatives à l’organisation - Union européenne », sur transparency-register.europa.eu (consulté le )
  63. Olivier Petitjean, « De Paris à Washington, les sociétés du CAC 40 ont dépensé au moins 60 millions d’euros pour influencer les politiques », sur Bastamag (consulté le )

Voir aussi

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